Société pharmaceutique
(MSD Belgium BVBA/SPRL)
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
FOSAMAX 10 mg, comprimés
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
FOSAMAX 10 mg contient l’équivalent de 10 mg d’acide alendronique sous forme de 13,05 d’alendronate monosodique trihydraté.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
3. FORME PHARMACEUTIQUE
FOSAMAX 10 mg est disponible en comprimés de forme ovale et de couleur blanche à blanc-cassé à 10 mg ; sur une des faces est
marqué « 936 », l’autre face est lisse.
Administration par voie orale.
4. DONNEES CLINIQUES
4.1 Indications thérapeutiques
• Traitement de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées pour prévenir des fractures, y compris celles de la hanche et de la
colonne vertébrale (fractures par compression vertébrale). (Voir Propriétés pour la définition de l’ostéoporose)
• Prévention et traitement de l’ostéoporose induite par des glucocorticoïdes chez la femme.
• Traitement de l’ostéoporose chez l’homme pour prévenir des fractures vertébrales. (Voir Propriétés pour les critères d’inclusion de la
population étudiée)
4.2 Posologie et mode d’administration
Pour permettre une absorption adéquate de l'alendronate:
FOSAMAX doit être pris avec seulement de l’eau plate, strictement à jeun et au moins, une demi-heure avant le premier repas, toute
autre boisson ou tout autre médicament. Les autres boissons (dont les eaux minérales), les aliments et certains médicaments risquent de
diminuer l'absorption de FOSAMAX (voir 4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions).
Pour faciliter le passage vers l’estomac et donc réduire la potentialité d’irritations locales et oesophagiennes/les effets
indésirables (voir 4.4 Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi),
• FOSAMAX doit être pris le matin au lever avec un grand verre d’eau (minimum 200 ml).
• Les patients doivent impérativement avaler le comprimé de FOSAMAX en entier. Les patients ne doivent ni écraser ni croquer le
comprimé ou le laisser se dissoudre dans leur bouche en raison du risque potentiel d'ulcérations oropharyngées.
• Les patients ne peuvent pas se recoucher avant d’avoir pris leur premier repas de la journée, celui-ci ne devant pas avoir lieu avant la
demi-heure suivant la prise de FOSAMAX.
• Les patients ne doivent pas s'allonger pendant au moins 30 minutes après la prise de FOSAMAX.
• FOSAMAX ne peut pas être pris le soir avant de se coucher ou avant de se lever le matin.
Les patients doivent recevoir une supplémentation en calcium et en vitamine D si leurs apports alimentaires sont insuffisants. Dans les
études cliniques avec FOSAMAX, les patients ont reçu un supplément calcique de 500 mg par jour (en respectant un intervalle de
plusieurs heures après la prise de FOSAMAX) (Voir 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi).
Aucune modification de posologie n'est nécessaire, ni chez les patients âgés ni chez les patients ayant une insuffisance rénale légère à
modérée (clairance de la créatinine 35 à 60 ml/min). FOSAMAX n'est pas recommandé, vu le manque d’expérience, chez les patients
ayant une insuffisance rénale plus sévère (clairance de la créatinine < 35 ml/min).
Traitement de l’ostéoporose chez la femme post-ménopausée
La dose recommandée est de 10 mg par jour. La durée optimale du traitement par traitement
par bisphosphonates pour l’ostéoporose n’a pas été établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement
au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.
Traitement de l’ostéoporose chez l’homme
La dose recommandée est de 10 mg par jour. La durée optimale du traitement par bisphosphonates pour l’ostéoporose n’a pas été
établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être
réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des risques potentiels, particulièrement après 5 ans ou plus de
traitement.
Prévention et traitement de l’ostéoporose induite par des glucocorticoïdes chez la femme
La dose recommandée est de 10 mg par jour. La durée optimale du traitement par bisphosphonates pour l’ostéoporose n’a pas été
établie. La nécessité de poursuivre le traitement doit être réévaluée régulièrement au cas par cas en fonction des bénéfices et des
risques potentiels, particulièrement après 5 ans ou plus de traitement.
4.3 Contre-indications
• Anomalies de l’oesophage et autres facteurs qui retardent la vidange de l’oesophage comme un rétrécissement ou de l’achalasie.
• Incapacité à rester debout ou assis redressé pendant au moins une demi-heure.
• Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.
• Hypocalcémie (voir 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi).
• FOSAMAX n’a pas été étudié chez des patients ayant une clairance de la créatinine < 35ml/min et ne devrait pas leur être
administré.
• FOSAMAX n’est pas indiqué chez l’enfant (de moins de 18 ans).
4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi
FOSAMAX peut causer une irritation locale de la muqueuse du tractus gastro-intestinal supérieur.
Des réactions, comme une oesophagite, des ulcères oesophagiens et des érosions oesophagiennes, et rarement suivi par une sténose
ou une perforation oesophagienne, ont été rapportées chez des patients recevant FOSAMAX. Dans certains cas, elles ont été sévères
et ont demandé une hospitalisation. Les médecins doivent donc être vigilants quant à tout signe ou symptôme signalant une possible
réaction oesophagienne et les patients devraient être informées d’arrêter FOSAMAX et de chercher un avis médical s’ils développent
de la dysphagie, de l’odynophagie, une douleur rétrosternale, ou un pyrosis qui apparaît ou qui s’accentue.
Le risque d’effets indésirables oesophagiens sévères semble être plus important chez les patients qui se couchent après avoir pris
FOSAMAX et/ou qui n’arrivent pas à l’avaler avec un grand verre d’eau, et/ou qui continuent à prendre FOSAMAX alors qu’ils ont
développé des symptômes qui suggèrent une irritation oesophagienne. C’est pourquoi il est très important que des instructions
complètes soient fournies et comprises par le patient (voir 4.2 Posologie et mode d’administration).
Bien que de larges études cliniques n'aient pas démontré une augmentation du risque, après la commercialisation, on a rapporté
quelques rares cas d'ulcères gastriques et duodénaux, parfois sévères et avec complications.
Vu la possibilité d’effets irritants de FOSAMAX sur la muqueuse du tractus gastro-intestinal supérieur et une aggravation potentielle
des maladies sous-jacentes, des précautions doivent être prises lorsque FOSAMAX est administré à des patients souffrant de
problèmes actifs du tractus gastro-intestinal supérieur, comme de la dysphagie, une maladie oesophagienne, une gastrite, une
duodénite, ou des ulcères. Ces patients doivent être suivis avec une attention particulière.
Pour faciliter le passage vers l’estomac et donc réduire la potentialité d’irritations locales et oesophagiennes, les patients devraient
recevoir pour information d’avaler FOSAMAX avec un grand verre d’eau et de ne pas se recoucher jusqu’à avoir pris leur première
nourriture de la journée; ce qui ne peut pas avoir lieu avant la demi-heure suivant la prise du médicament. Les patients ne peuvent ni
mâcher ni sucer les comprimés à cause du risque potentiel d’ulcération oro-pharyngée. Les patients devraient être particulièrement
informées de ne pas prendre leurs comprimés quand ils vont se coucher ou avant de s’être levés le matin. Les patients doivent être
informés que ne pas suivre ces instructions peut augmenter leur risque de problèmes oesophagiens.
Les patients devraient être informés que s’ils développent des symptômes de maladies oesophagiennes (comme des difficultés ou une
douleur en avalant, une douleur rétrosternale, ou des aigreurs d’estomac (naissantes ou qui empirent)), ils doivent arrêter de prendre
FOSAMAX, et consulter leur médecin.
Une ostéonécrose localisée de la mâchoire, généralement associée à l’extraction dentaire et/ou à une infection locale, avec retardement
de la cicatrisation a été rapportée rarement avec les bisphosphonates oraux (voir 4.8 ’Effets indésirables’). La plupart des cas
d’ostéonécrose de la mâchoire liée aux bisphosphonates ont été rapportés chez des patients atteints d’un cancer et traités par des
bisphosphonates par voie intraveineuse.
Les facteurs de risque bien connus de l’ostéonécrose de la mâchoire incluent le diagnostic d’un cancer, les traitements associés (ex :
chimiothérapie, radiothérapie, corticoïdes), mauvaise hygiène buccale, et des maladies associées (ex : maladie parodontale et/ou
maladie buccale préexistante, anémie, troubles de la coagulation, infection) et fumer. Les patients qui développent une ostéonécrose de
la mâchoire devraient être traités de façon appropriée par un chirurgien-stomatologue et l’arrêt du traitement par des bisphosphonates
devrait être considéré sur base de l’évaluation du rapport bénéfice/risque individuel. La chirurgie dentaire peut aggraver la condition.
Pour les patients nécessitant une intervention dentaire (ex : une extraction dentaire, des implants dentaires), le jugement clinique du
médecin traitant et/ou du chirurgien-stomatologue devrait guider la conduite à tenir, y compris le traitement par des bisphosphonates,
de chaque patient sur base de l’évaluation du rapport bénéfice/risque individuel.
Des douleurs osseuses, articulaires et/ou musculaires ont été rapportées chez des patients traités avec des bisphosphonates. Depuis la
mise sur le marché du médicament, ces symptômes ont rarement été sévères et/ou ont rarement provoqué une incapacité. (voir ‘4.8
Effets indésirables’). Le délai d’apparition des symptômes variait d’un jour à plusieurs mois après le début du traitement. Pour la
plupart des patients l’arrêt du traitement entraînait un soulagement des symptômes. Quelques-uns voyaient leurs symptômes
réapparaître quand ils reprenaient le même produit ou un autre bisphosphonate.
Des fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires ont été rapportées sous
bisphosphonates, principalement chez des patientes traitées au long cours pour ostéoporose. Ces fractures transverses ou obliques
courtes peuvent survenir sur n’importe quelle partie du fémur du dessous du petit trochanter jusqu’au dessus de la zone
supracondylienne. Ces fractures surviennent après un traumatisme minime ou sans traumatisme, et certaines patientes présentent une
douleur dans la cuisse ou l’aine, souvent associée à des signes radiologiques de fractures de stress, des semaines ou des mois avant la
fracture fémorale. Les fractures sont souvent bilatérales ; par conséquent, le fémur controlatéral doit être examiné chez les patientes
traitées par bisphosphonates ayant eu une fracture fémorale diaphysaire. Une mauvaise consolidation de ces fractures a été également
rapportée. L’arrêt du traitement par bisphosphonates chez les patientes chez lesquelles une fracture fémorale atypique est suspectée,
doit être envisagé en fonction de l’évaluation du bénéfice/risque pour la patiente.
Durant le traitement par bisphosphonates, les patientes doivent être informées que toute douleur au niveau de la cuisse, de la hanche ou
de l’aine doit être rapportée et toutes les patientes présentant de tels symptômes devront être examinées pour rechercher une fracture
fémorale atypique.
Les causes d'ostéoporose autres que la carence en oestrogènes, le vieillissement et l’usage des glucocorticoïdes doivent être
envisagées.
L'hypocalcémie doit être corrigée avant d'initier un traitement avec FOSAMAX (voir 4.3 Contre-indications). D'autres affections qui
influencent le métabolisme des minéraux (comme une déficience en vitamine D) doivent également être effectivement traités. Chez les
patients souffrant de telles conditions, la calcémie et les symptômes de l’hypocalcémie devraient être mesurés pendant le traitement par
FOSAMAX. A cause de l’effet positif de FOSAMAX sur l’augmentation de la minéralisation osseuse, une faible diminution
asymptomatique du calcium et du phosphate sériques peuvent se produire, en particulier chez les patients recevant des
glucocorticoïdes, chez qui l’absorption du calcium peut être diminuée.
Assurer des apports adéquats en calcium et en vitamine D est particulièrement important chez les patients recevant des
glucocorticoïdes.
Les patients ayant des problèmes héréditaires rares d’intolérance au galactose, de déficience en lactase de Lapp ou de malabsorption
du glucose-galactose ne doivent pas prendre ce médicament.
4.5 Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions
Il est probable que les suppléments de calcium, les antacides, et d'autres médicaments administrés concomitamment par voie orale
interféreront avec l'absorption de FOSAMAX. Par conséquent, les patients doivent attendre au moins une demi-heure après la prise
de FOSAMAX avant de prendre tout autre médicament par voie orale.
Aucune autre interaction médicamenteuse ayant des conséquences cliniques n'a été observée
Deux études cliniques, d'une durée d'un ou de deux ans, ont évalué l'utilisation concomitante du THS (oestrogènes ± progestatif) et de
FOSAMAX chez des femmes ménopausées ostéoporotiques. L'utilisation concomitante de FOSAMAX et du THS a résulté en une
augmentation plus importante de la densité osseuse et en une diminution plus prononcée du métabolisme osseux, par rapport aux
thérapies prises individuellement.
Dans ces études, les profils de sécurité et de tolérance de la combinaison étaient similaires à ceux des thérapies individuelles (Voir 4.8
Effets indésirables: Traitement concomitant avec une thérapie hormonale de substitution/œstrogènes et 5.1 Propriétés
pharmacodynamiques: Utilisation concomitante avec un traitement hormonal de substitution/oestrogènes (THS)).
En raison de l'irritation gastro-intestinale associée à la prise d'AINS, la prudence est de règle en cas de prise concomitante
d'alendronate.
Bien qu’il n’y ait pas eu d’études spécifiques sur les interactions, dans les études cliniques, FOSAMAX était utilisé de manière
concommitante avec un grand nombre de médicaments préscrits couramment sans aucune évidence d’interactions cliniques ou
indésirables.
4.6 Grossesse et Allaitement
Grossesse
FOSAMAX ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. FOSAMAX n'a pas été étudié chez la femme enceinte.
Allaitement
FOSAMAX n'a pas été étudié chez la femme allaitante et ne devrait donc pas lui être administré.
4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucune étude concernant les effets sur l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines n'a été menée. Cependant, certains
effets indésirables rapportés avec FOSAMAX peuvent modifier l'aptitude de certaines patientes à conduire des véhicules ou à utiliser
des machines. Les réponses individuelles à FOSAMAX peuvent varier (voir 4.8 Effets indésirables).
4.8 Effets indésirables
Les événements indésirables suivants ont été rapportés au cours des études cliniques et/ou depuis la commercialisation :
Fréquents (≥1/100, <1/10), peu fréquents (≥1/1 000, <1/100), rares (≥1/10 000, <1/1 000), très rares (≤1/10 000) incluant les
cas isolés.
Affections du système immunitaire :
Rare : réactions d’hypersensibilité dont urticaire et angio-œdème.
Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Rare : hypocalcémie symptomatique, en général sur un terrain prédisposé (voir rubrique 4.4).
Affections du système nerveux :
Fréquent : céphalées.
Affections oculaires :
Rare : uvéite, sclérite, épisclérite.
Affections gastro-intestinales :
Fréquent : douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulence, ulcère œsophagien*, dysphagie*, ballonnement
abdominal, régurgitation acide.
Peu fréquent : nausée, vomissements, gastrite, œsophagite*, érosions œsophagiennes*, méléna.
Rare : sténose œsophagienne*, ulcérations oropharyngées*, PUS (perforation, ulcères, saignement) de la partie haute du tractus
gastro-intestinal (voir rubrique 4.4).
* Voir rubriques 4.2 et 4.4
Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Peu fréquent : rash, prurit, érythème.
Rare : rash avec photosensibilité.
Très rare et cas isolés : cas isolés de réactions cutanées sévères, y compris syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique
toxique.
Affections musculo-squelettiques et systémiques:
Fréquent : douleurs ostéoarticulaires ou musculaires.
Rare : des cas d’ostéonécrose de la mâchoire ont été rapportés chez des patients traités par bisphosphonates. La majorité de ces cas
concerne des patients cancéreux, mais certains d’entre eux ont aussi été rapportés chez des patients traités pour ostéoporose.
L’ostéonécrose de la mâchoire est généralement associée à une extraction dentaire et/ou une infection locale (y compris une
ostéomyélite). Un cancer, une chimiothérapie, une radiothérapie, des corticoïdes, une mauvaise hygiène buccodentaire et fumer sont
aussi considérés comme des facteurs de risque; douleurs ostéoarticulaires ou musculaires sévères (voir rubrique 4.4).
Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
Rare : symptômes transitoires de type réaction aiguë (myalgies, malaise et rarement fièvre), généralement observés en début de
traitement.
Depuis la commercialisation les effets indésirables suivants ont été rapportés (fréquence inconnue) :
Affections du système nerveux :
Etourdissements, dysgueusie
Affections de l'oreille et du labyrinthe :
vertiges.
Affections musculo-squelettiques et systémiques:
gonflement des articulations, fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effets indésirables de classe des
bisphosphonates).
Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
asthénie, œdème périphérique.
Effets biologiques
Au cours des études cliniques, des diminutions asymptomatiques, légères et transitoires de la calcémie et de la phosphorémie ont été
respectivement observées chez environ 18 et 10 %, des patientes prenant de l’alendronate 10 mg/jour par rapport à environ 12 et 3%
des patientes prenant du placebo. Cependant, les incidences des diminutions de la calcémie à un taux < 8,0 mg/dl (2,0 mmol/l) et de la
phosphorémie à un taux ≤ à 2,0 mg/dl (0,65 mmol/l) ont été similaires dans les deux groupes de traitement.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue
du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via :
Belgique
Agence fédérale des médicaments et des produits de santé
Division Vigilance - EUROSTATION II
Place Victor Horta, 40/ 40 - B-1060 Bruxelles
Site internet: www.afmps.be
e-mail: adversedrugreactions@fagg-afmps.be
Luxembourg
Direction de la Santé – Division de la Pharmacie et des Médicaments
Villa Louvigny – Allée Marconi - L-2120 Luxembourg
Site internet: http://www.ms.public.lu/fr/activites/pharmacie-medicament/index.html
4.9 Surdosage
On ne dispose pas de données spécifiques sur la conduite à tenir en cas de surdosage par FOSAMAX. De l'hypocalcémie, de
l'hypophosphatémie et des évènements indésirables du tractus gastrointestinal supérieur, tels que mauvaise digestion, brûlures
d'estomac, oesophagite, gastrite ou ulcère, peuvent se produire en cas de surdosage par voie orale.
Du lait ou des antacides devraient être pris pour lier l'alendronate. Vu le risque d’irritation oesophagienne, des vomissements ne doivent
pas être provoqués et le patient doit rester totalement redressé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1 Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: Biphosphonate, pour le traitement des maladies osseuses
Code ATC: M05B A04
L'alendronate est un bisphosphonate qui dans les études réalisées chez l'animal, se localise préférentiellement au niveau des sites de
résorption osseuse et plus précisément à proximité des ostéoclastes. Il inhibe la résorption osseuse ostéoclastique sans effet direct sur
la formation de l'os. Vu que la résorption et la formation de l'os sont couplées, la formation osseuse est également réduite, mais dans
une moindre mesure que la résorption, entraînant ainsi un gain progressif de masse osseuse. Sous alendronate, un os normal est formé
incorporant l'alendronate dans sa matrice où il est pharmacologiquement inactif. Par conséquent, l'alendronate doit être administré de
façon continue afin d’inhiber les ostéoclastes au niveau des surfaces de résorption nouvellement formées.
Les pouvoirs inhibiteurs relatifs de l'alendronate sur la résorption et la minéralisation osseuses ont été comparés chez des rats en
période de croissance. La dose seuil à partir de laquelle l'alendronate altère la minéralisation (entraînant une ostéomalacie) est 6000
fois la dose qui inhibe la résorption. Ces résultats indiquent qu’il est très improbable que l'alendronate administré à dose thérapeutique
provoque une ostéomalacie.
Ostéoporose chez la femme post-ménopausée
L'ostéoporose est caractérisée par une masse osseuse basse qui conduit à une augmentation du risque de fractures, le plus souvent des
vertèbres, des hanches et des poignets. L'ostéoporose atteint aussi bien les hommes que les femmes, mais est plus fréquente chez les
femmes après la ménopause, lorsque le remodelage osseux s'accélère et que la résorption prédomine sur la formation osseuse,
entraînant une perte de masse osseuse.
L'ostéoporose ménopausique peut être confirmée par une masse osseuse basse (par exemple : plus de 2,5 déviations standards en
dessous de la moyenne des femmes avant la ménopause (T-score)) ou par des antécédents de fracture par fragilité.
Les femmes ménopausées qui risquent de développer de l’ostéoporose peuvent souvent être identifiées par une constitution frêle, des
antécédents familiaux d’ostéoporose, une ménopause précoce et une masse osseuse modéremment basse (définie comme une densité
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