Deux nouveaux kits pour optimiser la prise en charge du patient

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MÉDICaLIsaTION
L’hépatite C (VHC) touche plus
de 400 000 personnes en France
et peut évoluer vers la cirrhose
et le cancer du foie.
Hépatite C
Deux nouveaux kits pour optimiser
la prise en charge du patient
Disponibles depuis début 2012, les nouveaux tests VHC
en diagnostic sérologique et moléculaire de Roche Diagnostics
optimisent la prise en charge des patients atteints d’hépatite C chronique,
dans un contexte thérapeutique en pleine évolution.
Roche commercialise deux nouveaux tests de détection
et de quantification du virus responsable de l’hépatite C
(VHC), une pathologie qui touche plus de 400 000 personnes en France et peut évoluer vers la cirrhose et le
cancer du foie. Par rapport à l’ancien kit de détermination qualitative des anticorps dirigés contre le virus de
l’hépatite C par technologie ECL (électrochimiluminescence), le nouveau test Elecsys® anti-HCV II offre une
spécificité clinique nettement améliorée, ainsi qu’une
plus grande sensibilité de séroconversion, pour une
détection plus précoce des infections. "L’étude sur les panels de séroconversion montre que le test Elecsys® anti-HCV II détecte davantage de prélèvements sanguins positifs et s’avère plus performant que tous les autres tests évalués pour reconnaître la phase précoce de l’infection à VHC",
indique Raffaella Cargnello, chef de
produit chez Roche Diagnostics. Plus
simple d’utilisation, le test Elecsys®
anti-HCV II permet un traitement rapide
et fluide des échantillons : les réactifs
sont prêts à l’emploi et présentent une
stabilité de 31 jours à bord de l’analyseur, au lieu de trois pour l’ancien kit.
et LA qUANtIFICAtION…
La détection précoce d’anticorps
anti-VHC constitue la première étape
de la prise en charge de l’hépatite. Une
fois dépisté et traité, le patient infecté
par le VHC doit faire l’objet d’un suivi
10 000 BIO N° 87- JUIN 2012
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Sylvie Larrat, pharmacien virologue au CHU de Grenoble
" Une forte augmentation du nombre
de patients pris en charge "
quel est le contexte épidémiologique
de l’hépatite C ?
À l’heure actuelle, on estime que 3 % de la
population mondiale est infectée par le virus de l’hépatite C. En France, c’est un peu
moins : le nombre de porteurs chroniques
est évalué à 400 000, dont 30 à 40 % ignorent qu’ils sont infectés. Nous enregistrons
environ 4 000 nouveaux cas par an – dont
beaucoup sont des toxicomanes. En l’absence de traitement, la maladie évolue lentement et les risques augmentent avec le
temps : 20 % des patients développent une
cirrhose dans les 20 ou 30 ans qui suivent
la contamination, qui peut évoluer vers une
insuffisance hépatique ou un cancer du
foie. Entre 3 000 et 4 000 décès sont imputés au VHC en France chaque année.
quelles sont les dernières avancées
en matière de traitement ?
qu’est-ce que cela va changer
en termes de prise en charge ?
Le VHC est un virus qui ne s’intègre pas au
génome de la cellule hôte : il est donc possible de l’éliminer complètement du sang
du patient. Jusque récemment, le traitement reposait sur l’association de deux
médicaments : l’interféron pégylé, qui agit
sur le système immunitaire, et la ribavirine, un antiviral à large spectre. C’est un
traitement lourd, qui provoque des effets
secondaires importants – troubles hématologiques, symptômes grippaux, troubles
de l’humeur, etc. L’efficacité de cette bithérapie est cependant limitée : pour les
patients infectés par un VHC de génotype 1,
le plus courant, la guérison est obtenue
dans moins d’un cas sur deux ( RVs <
50 % ). La mise sur le marché de deux
nouvelles antiprotéases virales fin 2011
change la donne. Lorsqu’elles sont utilisées en complément de la bithérapie
classique, le taux de guérison grimpe à
70 %. Elles offrent, en outre, une seconde
chance aux patients déjà traités sans
succès par bithérapie, avec un taux de
guérison de l’ordre de 50-60 %.
Les spécialistes hospitaliers, seuls habilités
à prescrire et suivre ce type de traitement,
vont devoir faire face à une forte augmentation du nombre de patients pris en
charge : selon une étude récente, il pourrait être de près de 20 000 en France cette
année, contre 5 100 en 2010 *. Le patient
doit être suivi de façon plus rapprochée
et la mesure de la charge virale doit être
plus fréquente que sous bithérapie afin
de détecter le plus précocement possible
la survenue de résistances. Nous devons
disposer de mesures très précises, car le
seuil de sensibilité est très important pour
juger de l’éradication du virus. De plus, en
cas de réponse virologique rapide, la trithérapie présente l’avantage de réduire
notablement la durée totale du traitement :
24 à 28 semaines contre 48 auparavant.
au final, le nombre de mesures de la
charge virale au cours du traitement
devrait passer de six à une dizaine. Déjà,
le laboratoire de biologie du CHU de Grenoble réalise environ 60 charges virales
par semaine, contre 35 auparavant.
* Impact of hepatitis C triple therapy availability upon the number of patients to be traited and associated costs in France: a model-based analysis, sylvie Deuffic-Burban et al., Gut, 2012.
Fig. 1 : Les nouveaux tests VHC de Roche Diagnostics
optimisent la prise en charge du patient, du dépistage
au suivi du traitement
elecsys® Anti-HCv II
COBAs® AmpliPrep/COBAs® taqman®
HCv quantitative test, v2.0
régulier par quantification de la charge virale. Le nouveau
kit COBas® ampliPrep/COBas® TaqMan® HCV quantitative Test, v2.0 de Roche est parfaitement adapté aux
nouvelles options thérapeutiques anti-VHC. Le test, qui
a gagné en sensibilité, présente un domaine de linéarité
étendu : de 15 UI/ml (là où les recommandations officielles sont de 25 UI/ml) à 108 UI/ml.
"La précision de la qualifi cation dans les charges virales basses est primordiale pour un suivi optimum de la réponse aux thérapies antivirales à action directe, indique Véronique Mandran, chef de groupe chez Roche
elecsys® Anti-HCv II
• sensibilité clinique : 100 % tous génotypes
• spécificité clinique :
- Donneurs : 99,84 %
- Routine clinique: 99,66 %
• Temps d’analyse : 18 minutes
Diagnostics. Dans les valeurs hautes, cela permet d’éviter l’introduction d’un biais lié aux dilutions, devenues inutiles." Pour répondre à la diversité virale et
afin de prévenir les risques de faux négatifs liés au polymorphisme du virus,
une nouvelle technologie de sondes a
été développée : des amorces antisens et des sondes cibles supplémentaires augmentent la tolérance aux
erreurs d’appariement et permettront
COBAs® AmpliPrep/COBAs® taqman®
HCv quantitative test, v2.0
• sensibilité élevée: 15 Ul/ml
• Gamme de linéarité étendue : 15 Ul/ml
à 108 UL/ml
• quantification des génotypes 1 à 6
de détecter de nouvelles mutations
encore inconnues aujourd’hui. Ce
nouveau test détecte et quantifie de
façon homogène et précise tous les
génotypes 1 à 6 du VHC.
Enfin, le déroulement de la procédure
suivant un processus entièrement automatisé, sécurisé et tracé garantit
l’obtention d’un résultat totalement
fiable.
•
Le mAgAzINe D’INFORmAtION BIOméDICALe De ROCHe DIAgNOstICs FRANCe
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