
le mucus par un agent mucolytique, 2) elle tr
es difficile
a
interpr
eter et 3) le bleu de m
ethyl
ene est actuellement
consid
er
e comme un canc
erig
ene. Le bleu de m
ethyl
ene
a aussi
et
e abandonn
e pour l’exploration de l’estomac
comme pour l’exploration de l’œsophage de Barrett
pour les m^
emes raisons. Comme indiqu
e dans la section
pr
ec
edente, la lumi
ere blanche est meilleure que
l’indigo-carmin car les zones de m
etaplasie apparaissent
comme des zones de couleur diff
erente de la muqueuse
environnante alors que l’indigo-carmin « noie » tout
en bleu : la m
etaplasie intestinale se pr
esentant comme
des taches plus blanches que la muqueuse environnante
ou
a l’inverse plus roses. Le progr
es majeur de ces
derni
eres ann
ees est repr
esent
eparleNBI,carles
diff
erences de couleur entre m
etaplasie intestinale et
muqueuse gastrique sont alors beaucoup plus nettes
qu’en lumi
ere blanche. Il a m^
eme
et
ed
ecritunaspectde
lignes bleues « un peu luminescentes » qui surlignent le
sommet des villosit
es de la m
etaplasie intestinale. On
parledecr
^
etes bleu clair (light blue crest en anglais).
Uedo et al. [5] ont valid
e ce terme et ont montr
e une
sensibilit
e de 89 % et une sp
ecificit
ede93%descr
^
etes
bleu clair pour le diagnostic de m
etaplasie intestinale.
Capelle et al. [6] ont compar
elumi
ere blanche et NBI
pour le diagnostic de m
etaplasie intestinale. La sensibilit
e
est de 51 % pour la lumi
ere blanche et de 71 % pour le
NBI, alors que la sp
ecificit
e est respectivement de 67 %
et 58 %. Sur les 68 sites de m
etaplasie intestinale, 21
seulement ont
et
ed
etect
es par NBI alors que 9
seulement ont
et
ed
etect
es par lumi
ere blanche. Ces
cr^
etes bleues sont observables en vision rapproch
ee.
L’exp
erience montre qu’en vision
a distance, en NBI, les
zones de m
etaplasie intestinale se pr
esentent : 1) soit
comme des zones blanches comme pos
ees sur la
muqueuse gastrique sombre (assez rarement), 2) soit
comme des zones bleut
eesetsouventvertes,sur
elev
ees
comme pos
eesouaucontraireend
epression, par
rapport
a la muqueuse gastrique qui est alors s
epia. On
ne connaı
ˆt pas d’explication
acesdiff
erents aspects
macroscopiques, sur
elev
es ou d
eprim
es. Pour ce qui est
des aspects d
eprim
es, l’impression est que la m
etaplasie
intestinale a colonis
edeszonesulc
er
ees. Sur les s
eries
Olympus 180, la luminosit
eduNBI
etait faible et il
etait
difficile de voir de loin dans l’estomac. NBI
etait alors
surtout utilis
e pour caract
eriser les zones de m
etaplasie
intestinale. Sur les nouvelles s
eries 190, NBI est
beaucoup plus lumineux et on peut voir d’un seul coup
d’œil l’ensemble de la muqueuse gastrique. NBI peut
alors ^
etre utilis
e pour d
etecter les zones de m
etaplasie
intestinale. Comme indiqu
eplushaut,leszonesde
m
etaplasie intestinale apparaissent alors comme un
patchwork de zones vertes dans l’antre et on peut
facilement observer si ces zones remontent sur l’angulus
et le fundus.
‘‘ Le progre`s majeur de ces dernie` res anne´es
est repre´sente´ par le NBI, avec lequel les
diffe´rences de couleur entre me´ taplasie intestinale
et muqueuse gastrique sont beaucoup plus nettes
qu’en lumie`re blanche’’
La de´ tection et la caracte´risation de la
dysplasie et du cancer superficiel
La d
etection passe comme indiqu
e plus haut par une
analyse en lumi
ere blanche. Le NBI lumineux pr
esent sur la
s
erie Olympus 190 pourrait probablement permettre de
d
etecter mais cela reste
ad
emontrer. En fait, les colorations
sont surtout utiles pour caract
eriser les anomalies et dire si
une anomalie de couleur ou de relief correspond
a une
zone de m
etaplasie intestinale ou une zone de dysplasie de
haut grade ou un cancer superficiel. La dysplasie de bas
grade reste difficile
a identifier et n’a pas fait l’objet
d’
etudes particuli
eres. Alors que l’indigo-carmin
etait la
coloration de r
ef
erence, l’association indigo-carmin et
acide ac
etique est devenue une coloration de r
ef
erence au
Japon : au sein de la muqueuse gastrique color
ee en bleu,
l’acide ac
etique blanchit la zone la plus
evolu
ee et permet
d’en d
elimiter les contours. Le tableau 2 montre les
r
esultats des
etudes de Sakai et al. [7] et de Kawahara et al.
[8], qui d
emontrent que l’association indigo-carmin et
acide ac
etique est plus pr
ecise que les autres techniques de
caract
erisation. L’
etude de Lee et al. ([9], tableau 3)r
ev
ele
que l’association est plus pr
ecise que la lumi
ere blanche
uniquement pour les l
esions diff
erenci
ees.
La derni
ere avanc
ee dans ce domaine concerne le NBI qui
se r
ev
ele plus pr
ecis que les colorants classiques dans
plusieurs
etudes, pour caract
eriser dysplasie de haut grade
ou cancer superficiel ou pour en d
elimiter les contours.
Concernant la caract
erisation, un avis d’experts sur une
collection de 40 l
esions [10] a montr
e que le NBI est plus
efficace que la lumi
ere blanche et que l’association NBI-
acide ac
etique est plus efficace que le NBI seul. Une
etude
sur 118 l
esions [11] a consist
e
a comparer lumi
ere blanche
et NBI pour
etablir les limites d’extension lat
erale d’une
zone de dysplasie s
ev
ere ou de cancer superficiel. Les
marges d’extension lat
erale marqu
ees par des points
d’
electrocoagulation ont
et
e analys
ees par histologie dans
un second temps. La pr
ecision de la lumi
ere blanche a
et
e
de 97 % contre 78 % pour la lumi
ere blanche. L’int
er^
et du
NBI pour pr
eciser l’extension lat
erale des zones de cancer
superficiel ou de dysplasie de haut grade a
et
e confirm
e
dans l’
etude de Nagahama et al. [12]. 18 % des l
esions
(n = 66) avaient une marge impr
ecise en lumi
ere blanche.
73 % de ces 66 l
esions ont alors eu leur marge lat
erale bien
visible en NBI. Les r
esultats
etaient meilleurs pour les l
esions
diff
erenci
ees.
19
HEPATO-GASTRO et Oncologie digestive
vol. 20 n8suppl
ement 1, janvier 2013
De d
ecouverte d’une dysplasie au niveau de la muqueuse gastrique
Copyright © 2017 John Libbey Eurotext. Téléchargé par un robot venant de 88.99.165.207 le 25/05/2017.