C. Codage du message nerveux
● Au niveau d’une fibre nerveuse, si on augmente l’intensité du stimulus ou la fréquence
d’application du stimulus (ici l’étirement du fuseau neuro-musculaire), on assiste à une
succession de potentiels d’action (= train de potentiels d’action) qui ont tous la même
amplitude et dont la fréquence code l’intensité de la stimulation.
Plus l’intensité du stimulus est importante, plus la fréquence des potentiels d'action est élevée.
IV. Le fonctionnement synaptique
● Dans le circuit neuronique du réflexe myotatique, il existe deux types de synapses :
des synapses entre neurones sensitifs et neurones moteurs (synapses neuro-
neuroniques) localisées dans la substance grise de la moelle épinière ; d'autres synapses
neuro-neuroniques sont également présentes dans le cerveau.
des synapses entre les terminaisons de l’axone du motoneurone et des fibres
musculaires c’est à dire au niveau d’une plaque motrice (jonction neuromusculaire).
● Dans les deux cas, on observe une organisation similaire, ainsi on trouve :
dans l’élément présynaptique de nombreuses vésicules contenant une substance
chimique particulière : un neurotransmetteur.
Une fente synaptique qui sépare l’élément présynaptique de l’élément postsynaptique
(autre neurone ou cellule musculaire).
Des récepteurs au neurotransmetteur sur la membrane de l’élément postsynaptique.
● La transmission synaptique est unidirectionnelle et polarisée : elle ne se fait que depuis
l'élément présynaptique vers l'élément post-synaptique.
● Les modalités de la transmission synaptique :
L'arrivée d'un message nerveux présynaptique induit la libération, en plus ou moins
grande quantité de neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs) contenus dans les vésicules
présynaptiques et libérées dans la fente synaptique par exocytose. Dans le cas du circuit
nerveux de l'arc réflexe myotatique, le neurotransmetteur est l'acétylcholine.
Une fois le neurotransmetteur libéré, celui-ci se fixe sur les récepteurs spécifiques
localisés sur la membrane postsynaptique.
La fixation du neurotransmetteur sur son récepteur entraîne des mouvements d’ions à
l’origine d’une variation du potentiel de membrane de l’élément postsynaptique. Si
cette variation franchit la valeur seuil, elle provoque la création d’un potentiel d’action
(appelé potentiel d’action musculaire dans le cas de la synapse neuromusculaire) qui
entraîne la contraction musculaire.
Rq : La quantité de neurotransmetteur libérée dans la fente synaptique est proportionnelle à
l’intensité de la stimulation musculaire. Le message nerveux est donc codé en concentration de
neurotransmetteur.
● Dans le cas de la synapse neuromusculaire, le neurotransmetteur est l’acétylcholine. Or
diverses substances sont susceptibles de se fixer sur les récepteurs post-synaptiques de
l’acétylcholine portés par la membrane plasmique de la fibre musculaire. Certaines de ces
substances activent le récepteur en générant un potentiel d'action post-synaptique, comme le
fait l’acétylcholine : on dit que ce sont des agonistes. D’autres, au contraire, ont un effet
inhibiteur en ne générant pas de potentiel d'action post-synaptique : ce sont des antagonistes.
Le curare, substance produite pas certaines plantes, est un antagoniste de l'acétylcholine. Il
provoque ainsi un relâchement musculaire durable : cette paralysie peut être mortelle
(relâchement des muscles respiratoires) mais peut aussi être utilisée à bon escient pour son
effet myorelaxant (substance ayant un effet décontractant des muscles), en chirurgie
notamment.
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