capes blanc 05/06 : correction de la partie mécanique

Pr´eparation CAPES 2004/2005 - M´ecanique
Universit´e Rennes I & IUFM Bretagne
capes blanc 05/06 : correction de la partie m´ecanique
I. Champ de gravitation
1. Le champ gravitationnel −→
dφ cr´e´e par un ´el´ement de volume dτ portant la masse dm =µdτ
en un point rep´er´e par le veteur −→
rest donn´e par
d−→
φ=−Gµdτ−→
r /r3.
2. On consid`ere un astre sph´erique. L’origine des coordonn´ees est au centre de l’astre.
Un point ext´erieur Mest rep´er´e par le vecteur −→
r. Le champ ´el´ementaire cr´e´e par un
´el´ement de volume dτ peut-ˆetre d´ecompos´e en composantes longitudinale et transversale
par rapport `a OM. Consid´erons l’´el´ement de volume dτ 0sym´etrique de dτ, par rapport
`a OM, le champ qu’il cr´ee a mˆeme grandeur puisque dτ 0est `a la mˆeme distance de M
que dτ. Si on d´ecompose le vecteur comme le pr´ec´edent, les composantes perpendiculaires
s’annulant, le champ r´esultant est uniquement dirig´e selon OM. Le champ cr´e´e par l’astre
entier est donc radial.
3.a Soit −→
Φ le champ de gravitation cr´e´e par la masse M`a l’emplacement de la masse m:
−→
Φ = −GM
−→
r
r3.
La masse msubit de la part de ce champ une force −→
F=m−→
Φ . Le travail ´el´ementaire
correspondant est δW =−→
F .d−→
l=−GmMdr/r2.
Le travail est positif ou n´egatif selon le signe du d´eplacement alg´ebrique dr.
3.b. dU =−δW =GmMdr/r2,soit
U=−GmM/r,
avec une constante d’int´egration nulle si on prend U(∞) = 0.
II. Satellite en orbite circulaire
1. Le satellite Mest rep´er´e par ces coordonn´ees polaires ret θdans le plan (O, x0, y0, z0)
de la trajectoire circulaire ; nous avons : −−→
OM =r−→
uro`u rest une constante (trajectoire
circulaire), soit −→
v=r˙
θ−→
uθ. Ceci donne pour l’acc´el´eration
−→
a=−r˙
θ2−→
ur.
Nous avons v=r˙
θ, soit −→
a=−v2/r −→
ur.
1
2. Un r´ef´erentiel Galil´een est un r´ef´erentiel par rapport auquel le Principe d’inertie est
v´erifi´e. Le principe d’inertie peut ˆetre enonc´e de la fa¸con suivante : dans un r´ef´erentiel
galil´een, si la somme des forces ext´erieures appliqu´ees `a un syst`eme est nulle alors le centre
d’inertie de ce syst`eme est, soit au repos, soit en mouvement rectiligne uniforme.
3. Dans les r´ef´erentiel galil´een R, la somme des forces ext´erieures exerc´ees est ´egale `a la
d´eriv´ee temporelle de la quantit´e de mouvement −→
p. Ceci donne
d−→
p
dt =X−→
fext.
4. Pour un point A, de quantit´e de mouvement −→
pA, on d´efinit le moment cin´etique de A
par rapport `a Ocomme −→
LO=−→
OA ∧−→
pA.
5. Au sol nous avons r=R, et le poids correspond alors `a la force de gravitation, soit
mg0=GMm/R2, ce qui donne
g0=GM
R2.
6a. D’apr`es le principe fondamental de la dynamique, nous avons |−→
a|=GM/r2=g0R2/r2.
Comme |−→
a|=v2/r, nous avons
v=Rrg0
r=Rrg0
R+l.
6b. L’´enerie totale du satellite vaut E=Ec+U=mv2/2−GMm/r, soit compte tenu de
l’expression de la vitesse,
E=−1
2
GMm
r=−1
2mg0
R2
r=−1
2mg0
R2
R+l.
6c. Le moment cin´etique du satellite en Oest ´egal `a : −→
LO=−−→
OM ∧m−→
v=mr2˙
θ−→
k0=mrv−→
k0,
−→
k0d´esignant le vecteur unitaire de l’axe Oz0. Ceci donne
−→
L0=mrv =mRpg0(R+l).
6d. La p´eriode de r´evolution Tvaut : T= 2π/ω = 2πr/v, soit
T=2πr
Rrr
g0
= 2πsR
g01 + z
R3/2
.
6e. Le satellite est g´eostationnaire (il est fixe par rapport `a un r´ef´erentiel li´e `a la terre) si
sa p´eriode de r´evolution est ´egale `a celle de rotation de la terre sur elle-mˆeme. Il faut donc
T=T0, soit
lg="T2
0
4π2
g0
R1/3
−1#R.
2
7. Application num´erique
v= 6.98 km.s−1,E=−2.93 109J,
−→
L0= 7.0 1012 kg.m2.s−1,T= 7.56 103s, soit environ 2 H 6 min,
lg= 36 103km.
III. ´
Etoile double
1. On appelle centre d’inertie G(ou centre de masse) du syst`eme mat´eriel (Σ) la bary-
centre des points Micomposant Σ affect´es de leur masse mi.A´etant un point arbitraire
quelconque, nous avons
X
i
mi
−→
AG =X
i
mi
−−→
AMi,soit X
i
miGMi=−→
0.
2. On ´etudie le mouvement des ´etoiles dans un r´ef´erentiel galil´een R0(O, x, y, z). Appliquons
dans ce r´ef´erentiel, le principe fondamental de la dynamique `a chaque ´etoile. En d´esignant
par −→
fla force de gravitation qu’exerce M1sur M2, la force qu’exerce M2sur M1est,
d’apr`es le principe d’action-r´eaction, −−→
f. Nous avons ainsi
m1 d2−−−→
OM1
dt2!R0
=−−→
fet m2 d2−−−→
OM2
dt2!R0
=−→
f .
En sommant, nous obtenons la relation suivante
d2
dt2hm1
−−−→
OM1+m2
−−−→
OM2iR0
=−→
0.
En utilisant la d´efinition du centre de masse G: (m1+m2)−→
OG =m1
−−−→
OM1+m2
−−−→
OM2, nous
obtenons d2−→
OG
dt2!R0
=−→
0.
Ainsi dans (R0), Ga un mouvement de translation rectiligne et uniforme. Le r´ef´erentiel
barycentrique RG(Gxyz) est en translation rectiligne et uniforme par rapport `a (R0), (RG)
est donc galil´een.
3a. Par d´efinition −→
v= d−−→
GM
dt !.
3b. Pla¸cons nous dans le r´ef´erentiel barycentrique. Nous avons
−−−→
GM2−−−−→
GM1=−−−−→
M1M2
m2
−−−→
GM2+m1
−−−→
GM1=−→
0
ce qui donne
−−−→
GM1=−m2
m1+m2
−−−−→
M1M2(1)
−−−→
GM2=m1
m1+m2
−−−−→
M1M2(2)
3
Nous avons alors
−→
p1=m1−→
v1=m1 d−−−→
GM1
dt !RG
=−m1m2
m1+m2
−→
v ,
−→
p2=m2−→
v2=m2 d−−−→
GM2
dt !RG
=m1m2
m1+m2
−→
v ,
ce qui nous donne
−→
p1=−µ−→
v
−→
p2=µ−→
v
3c. Calculons le moment cin´etique en Gde l’´etoile double −→
LG
−→
LG=−−−→
GM1∧−→
p1+−−−→
GM2∧−→
p2=−−−→
GM2−−−−→
GM1∧µ−→
v=−−−−→
M1M2∧µ−→
v .
Le moment cin´etique est le mˆeme que celui d’une particule de masse µ, situ´ee en un point
Md´efini par −−→
GM =−−−−→
M1M2, de vitesse −→
v= (d−−→
GM/dt)RG:
−→
LG=−−→
GM ∧µ−→
v .
3d. Nous avons, de mˆeme, pour l’´energie cin´etique
Ec=1
2m1v2
1+1
2m2v2
2=1
2p2
1
m1
+p2
2
m2=1
2µv2,
ce qui correspond `a l’´energie cin´etique de la particule Mci-dessus d´efinie.
3e. Nous avons µ(d−→
v /dt)RG= (d−→
p2/dt)RG. Or la particule M2est soumise `a la seule force
~
f; la relation fondamentale de la dynamique appliqu´ee `a la particule M2dans le r´ef´erentiel
galil´een (RG) nous donne donc
d~p2
dt RG
=−→
f , soit µd~v
dt RG
=−→
f .
Ainsi, la r´esolution de cette ´equation nous permet de d´eterminer la trajectoire du point M.
3f. Les trajectoires de M1et M2se d´eduisent de la trajectoire de M`a l’aide des relations
(1) et (2) et en utilisant −−→
GM =−−−−→
M1M2:
−−−→
GM1=−m2
m1+m2
−−→
GM,
−−−→
GM2=m1
m1+m2
−−→
GM.
4
Les trajectoires de M1et M2sont homoth´etiques de celle de M.
4a. La force de gravitation −→
fs’´ecrit ~
f=−Gm1m2/r2−→
ur.
L’application du th´eor`eme du moment cin´etique de la particule Men Gdans RGdonne
d−→
LG
dt =−−→
GM ∧~
f=~
0.
Le moment cin´etique de cette particule est donc une constante du mouvement
−→
LG=−−→
GM ∧µ−→
v=−−→
cstte,
soit
−→
LG=µCa.
Nous en d´eduisons que
– La trajectoire de la particule est plane dans le plan perpendiculaire `a −→
LG, passant
par G(soit ici le plan zGx).
– Le mouvement suit la loi des aires ; en effet nous avons
−→
LG=r−→
ur∧µh˙r−→
ur+r˙
θ−→
uθi=µr2˙
θ−→
ur∧−→
uθ=µCa−→
ur∧−→
uθ,
soit
Ca=r2˙
θ.
La quantit´e r2dθ repr´esente le double de l’aire balay´ee par le vecteur −−→
GM pendant la dur´ee
dt ; la vitesse ar´eolaire dS/dt =r2˙
θ/2 est constante au cours du mouvement.
En appliquant le principe fondamental de la dynamique, nous avons
µd−→
v
dt =−→
f
=−Gm1m2
Ca
˙
θ−→
ur
=Gm1m2
Ca
d−→
uθ
dt .
Ceci donne apr`es int´egration
−→
v=Gm1m2
µCa
(−→
uθ+−→
e).(3)
Le vecteur −→
ed´esigne une constante d’int´egration. Pour trouver l’expression de −→
rcalculons
le produit scalaire
−→
v .−→
uθ=r˙
θ=Ca
r=Gm1m2
µCa
(1 + −→
e .−→
uθ).
5
1 / 6 100%