Histoire de la pensée économique
On commencera à étudier l’histoire de la pensée économique à partir des physiocrates.
L’histoire de la pensée économique se définie avant tout dans sa méthode par une approche historique. Il
s’agit de voir comment l’évolution de la pensée économique en fonction de l’histoire a évolué.
Chapitre 1 : François Quesnay et la Physiocratie
Pourquoi commencer à partir des physiocrates ?
Parce qu’ils ont une même représentation de l’économie et ils participent de façon fondamentale à la mise
en place des caractéristiques principales. Même s’il y a un écart historique important, leur approche se fonde
sur les mêmes postulats :
1. le concept de reproduction de l’économie
2. le concept de circulation de la monnaie.
Ces deux concepts fondamentaux ont tous deux été mis en lien par Quesnay. Au bout du compte, l’analyse
monétaire est plus contemporaine.
Ricardo accorde autant d’importance à l’un et à l’autre.
Pour Marx, le lien entre ces deux concepts est fondamental : il considère que les conditions de reproduction
de l’économie s’exprime en fonction des flux : approche monétariste.
Quesnay n’entre pas dans la tradition classique de l’économie. Pquoi ? il n’adopte pas le concept de
prix naturel, il ne décrit pas la répartition des revenus des individus entre les salaires, les profits et la
rente, il n’intègre pas la dynamique de l’accumulation du capital ( qui sera très developpée par Marx ).
Dès que l’on parle d’économistes classiques, on s’appuie sur deux sens : celui de Marx et de Keynes.
L’économie classique pour Marx : « je fais remarquer une fois pour toute par EPC toute économie qui,
à partir de William Petty, cherche à pénétrer l’ensemble réel et intime des rapports de production dans la
société bourgeoise par opposition à l’économie vulgaire qui se contente des apparences et se borne à
ériger en système des vérités éternelles. » en 1876 ;
Keynes lui répond en 1936 « la dénomination de l’Economie classique a été désignée par Marx et
désigne Ricardo, Mill, et leurs prédécesseurs. » Ainsi, pour Keynes, le terme d’économie classique, a un
sens péjoratif pour Marx, comparable à « archaïque » ; Pourquoi est-ce que Ricardo a une grande
importance pour Marx ? Parce qu’il élabore dans sa théorie une théorie de la plus value, qui va annoncer
celle de Marx.
Au bout du compte et malgré ces dissensions, Quesnay, Ricardo et Marx, il y a un lien entre eux. Au bout
du compte ces auteurs ( Quesnay, Ricardo, Marx et Smith ) ont 4 jalons minimaux, 4 bornes qui
synthétisent ce que l’on peut appeler l’économie classique.
Au premier rang on trouve François Quesnay qui est considéré comme le premier à avoir fondé un courant
de pensée organisé en économie. Quesnay marque un tournant, il fonde une analyse scientifique de la
société au plan économique : c’est l’école physiocratique. Elle va avoir un impact important en France
pendant les années 1860 avant de décliner. Son impact et sa contribution seront durables, même si elle va
décliner en terme de « mode ». Pourquoi ? Parce qu’elle est liée à son temps, elle est considérée comme
classique et non moderne.
Donc il va y avoir une théorie physiocrate générale et universelle, alors qu’elle a été crée en France
sous l’Ancien régime. A la fois elle va disparaître en France et le courant va être considéré comme périmé,
parce qu’il avait émergé dans une société agraire ; mais en même temps elle détient des éléments de
modernité. Dc cette théorie est symbolique de l’époque. Quelles sont les caractéristiques de la société
française de l’époque et qu’est-ce que va mettre en avant la théorie physiocrate ?
Elle est agricole
Mais au niveau de la représentation de l’économie : on voit un système global, séparé en classes
sociales et cette organisation va être conservée par la suite.
La théorie physiocrate va distinguer l’économie en secteurs d’activités, ce qui perdure
aujourd’hui
Elle va enfin chercher à développer des lois qu’elle va appeler ordre naturel, donc des lois
générales et intangibles.
Elle va également détailler la notion de capital
Celle de l’investissement, du surplus ( produit net )
Enfin les physiocrates vont intégrer une loi fondamentale qui est celle des flux monétaires, des
flux de dépenses, qui est vitale pour assurer la reproduction économique de la société.
( Smith au 18e, Marx au 19e et Schumpeter au 20e siècle )
La force de Quesnay va être la compréhension d’une économie qui se définie comme une articulation
de relations mesurables. Par exemple des relations de production, des relations de circulation, de flux de
monnaie. Enfin cela va aboutir à mettre en place un système économique comme flux circulaire, en terme
de rareté. En effet, jusqu’à présent l’économie était considérée comme la gestion de la pénurie, de la rareté,
propre à la société agraire.
Dans la période contemporaine on a un renouveau de cette approche, notamment au niveau des courants
écologiques : ils développent l’idée que l’idée de croissance perpétuelle n’est pas fondée, car la planète est
fondée sur des ressources qui sont finies et épuisables. On va voir égt réapparaître la problématique
démographique et on verra certainement réapparaître les thèses malthusiennes.
I. L’école physiocratique
François Quesnay a vécu de 1674-1774 il est autodidacte, notamment dans le domaine économique,
puisqu’il pratique avant tout la chirurgie, médecin personnel de Mme de Pompadour. Ce sont ces travaux sur
l’économie, relativement tardif qui vont le faire connaître. Le premier de ces articles il le rédige dans
l’encyclopédie de Diderot et D’Alembert qu’il intitule « fermier et grains ». L’approche agraire est déjà
au cœur de son économie. Mais surtout devient célèbre par son ouvrage « Tableau économique ». Il montre
que la production des richesses et leur circulation au sein de la société, dans un « royaume agricole », sont
analysées grâce à un schéma en zigzag. Plusieurs versions différentes de ce schéma seront reprises. Grâce à
ce succès il fonde une Ecole que ses adversaires à l’époque appelleront la « secte », qui fut par la suite
appelée Ecole de physiocratie en 1777.
Physiocratie = néologisme formé de deux termes grecs : on va redécouvrir les auteurs classiques de
l’antiquité, alors que pendant longtemps ils avaient été conservé par le clergé.
Physis = nature, kratos = pouvoir
Donc c’est le pouvoir de la nature. Pourquoi ? Parce que cette notion renvoie à une vision naturaliste
de la société, comme s’il y avait un ordre naturel. Et aussi parce que c’est une explication de la richesse
comme provenant de la nature ( dc référence à l’agriculture ).
L’influence des physiocrates va culminer par la Déclaration de la libre circulation du blé en 1763.
Les physiocrates à l’époque étaient novateurs, c’était des libéraux, ils vont attaquer les fondements de
l’Ancien Régime fondés sur les taxes, les privilèges, l’achat des charges, les titres..dc ils attaquent le
clergé, la noblesse, les fermiers généraux…c’est ainsi qu’on va les accuser d’être responsables des
disettes entre 1768 et 1769 qui sera attribué à la liberté du commerce des grains. On va les accuser de
soutenir un « despotisme légal » de nature agrarienne, fondée sur la domination de l’agriculture. On
les accuse égt d’être hostile au développement de l’industrie. Ils vont contribuer en France et à l’étranger
des progrès des Lumières, mais ils se situent à une époque charnière. Ils vont être dans les années 1760
considérés comme des libéraux, mais 10 ans après, avec la crise révolutionnaire apparaissant peu à peu, ils
vont vite être considérés comme des conservateurs.
A. Quels sont les fondements de la doctrine des physiocrates ?
Le fondement principal est la productivité exclusive de l’agriculture : seule l’agriculture est source de
production de richesse. Ce secteur est le seul pour les physiocrates à reproduire davantage que ce qui est
nécessaire, à la différence du commerce et de l’industrie qui ne produit qu’une richesse égale au coût qu’elle
implique. Dc l’agriculture produisant plus de richesses qu’elle ne coûte elle dégage une sorte de plus
value. La richesse d’un « royaume agricole » dépend de l’importance du produit net dégager par
l’agriculture. Il faut favoriser un secteur particulier : l’agriculture et une classe particulière : les
fermiers, afin de rendre le secteur agricole le plus profitable possible.
Ces mesures et ces réformes peuvent aller dans deux sens :
la suppression des taxes qui pèsent sur l’activité agricole et la circulation des produits
agricoles.
Compenser cette suppression des taxes par l’instauration d’un impôt unique : non plus payé par
les consommateurs mais par les bénéficiaires du surplus des produits agricoles, à savoir les
producteurs fonciers car ce sont eux qui bénéficient de la rente. Ils vont par la suite devenir la
cible des libéraux, car ce sont ceux qui s’enrichissent sans rien produire mais uniquement par la
rente, cad par la possession des terres agricoles. But : la suppression de toutes les entraves au
commerce des produits agricoles. Suppression égt des barrières douanières pour transférer vers
les fermiers les bénéfices réalisés par les intermédiaires. Les intermédiaires tendent à imposer
leurs prix aux producteurs. De ce pt de vue là, l’école physiocrate est plutôt moderne et non
pas archaïque, puisque ces thèmes sont encore aujourd’hui en débat.
Le tableau économique, ouvrage majeur de Quesnay :
« La nation est réduite à 3 classes de citoyens » :
1. La classe productive : c’est celle qui fait renaître par la culture du territoire les richesses annuelles
de la nation…cette classe est enfermée dans la dépendance ; elle est soumise » c’est la classe de
ceux qui travaillent la terre, les ouvriers agricoles.
2. La classe des propriétaires : le souverain, le Roi, les possesseurs de terres. Cette classe subsiste
par le revenu que lui verse chaque année la classe productive. Dc vision péjorative, car elle ne
produit aucune plus value, ne travaille pas la terre, ne vit que sur la rente.
3. La classe dite « stérile » : elle est formée de tous les citoyens qui sont occupés à d’autres services,
d’autres travaux que ceux de l’agriculture. Les dépenses de cette classe stérile sont payées par la
classe productive. Par exemple : les commerçants.
Ce tableau économique de Quesnay présente, le coût, les rapports et les richesses annuelles de ces trois
classes. Cela lui permet de construire le tableau du « royaume agricole ». Sur la base de ce royaume agricole
il tire des lois économiques.
B. Les lois issues du Tableau de Quesnay
1. la première loi : la circulation monétaire entre les classes
La circulation de la monnaie : un système ne peut pas se fonder uniquement sur la production mais il faut
qu’il y ai un circuit de la monnaie.
Selon Quesnay, les relations ne sont pas entre individus mais entre classes.
Deux de ces classes sont définies par leurs activités de production de biens.
La troisième se définit par son activité de consommation.
Ces trois pôles étant posés, il les relie par les relations éco qu’elles entretiennent entre elles, fondées sur la
circulation monétaire. La productivité et la stérilité n’est pas définie par l’absence d’une production au
sens matériel. Une classe stérile, cela ne veut pas dire qu’ils ne produisent rien. Les physiocrates
considèrent que les secteurs tertiaires et secondaires ne produisent pas de produits nets
supplémentaires.
Pour Marx, à ce niveau là, Quesnay aurait été victime d’une illusion : illusion selon laquelle les ouvriers
des manufactures ne produisent pas de plus value, car l’ouvrier selon Quesnay était seulement apte à
transformer la matière. Dc pour Quesnay, selon Marx, il s’agissait uniquement d’un processus de
transformation. Alors que l’ouvrier agricole crée vraiment un nouveau bien qui n’existait pas auparavant et
provenant de la terre. Donc en fin de compte Quesnay ne concevait pas qu’on pouvait par la
transformation d’un matériau crée un nouveau bien ayant plus de valeur, il ne prenait pas en compte
l’innovation technologique.
2. Seconde Loi : la productivité exclusive de l’agriculture
D’où vient la productivité exclusive de l’agriculture ? La terre est le bien essentiel, sa possession et
son travail.
Comment se passent les rapports entre ces 3 classes ? Par l’échange de monnaie. Quesnay va d’abord
analyser les échanges entre ces classes en analysant leurs dépenses. Dc il analyse la circulation monétaire
de la société. Donc ce schéma va se présenter comme un circuit qui va être impulsé par les dépenses de
matières premières qui vont par la suite entraîner les autres dépenses. Dans ce cas, la société peut
fonctionner indéfiniment, les dépenses qu’engagent les classes, impulsent les dépenses suivantes…le
système est impulser de façon quasi permanente par la monnaie, qui en circulant entretient le
fonctionnement du système économique. Mais Néanmoins une crise est possible : le risque est que la
classe des propriétaires tirent leur revenus de la rente des classes productives, l’ordre régulier/naturel sera
alors menacer si les propriétaires ( qui ne produisent rien ) dépensaient davantage leurs revenus dans
« le luxe de décoration » ( à savoir les ouvrages de la classe stérile, cad les biens non agricoles qui
produisent moins de richesses ) au lieu de dépenser dans l’achat des biens de subsistance, le système de
circulation monétaire s’en trouverait perturber au détriment de la classe productive. Cela pourrait
créer une crise de subsistance, mettant en péril l’ensemble du système.
Au bout du compte, l’analyse de Quesnay va permettre de formaliser sous forme non écrite, sous forme de
schéma de décrire l’organisation économique de la société. Il fait dc une théorie économique générale de la
société. Il va léguer trois concepts à l’histoire de la pensée économique :
1. la reproduction
2. les avances
3. le produit net
1). La reproduction : Ce n’est pas un synonyme de la production : elle implique 3 choses indissociables :
la reproduction a pr fonction d’assurer la perpétuation de l’ordre naturel de la société, cad
la restauration des conditions éco de l’existence des trois classes. Il faut maintenir l’ordre
naturel éco et social, dc politique. Cela suppose la création chaque année d’un produit net
parce que ce produit net est destiné à l’entretien des propriétaires. Il faut rémunérer les
propriétaires, leur verser la rente parce que c’est eux qui détiennent la terre. Il valide le
système socio politique de l’ancien Régime dans son aspect économique, à savoir qu’il
accepte le fait qu’il y ai des propriétaires et même entretien les propriétaires.
Ce que doivent faire les fermiers pour avoir leurs élevages de gumes et de vaches. Les
fonds nécessaires à investir doivent être donnés aux fermiers pour ensuite qu’en
produisant ils puissent payer la rente aux propriétaires.
Enfin cela suppose la circulation d’une partie de la valeur produite. Il faut qu’il y ai une
circulation monétaire entre les 3 classes.
Ce tableau est une synthèse du système éco avec ces différentes classes, des flux induits par la circulation
monétaire enter ces différentes classes. Dc approche socio-économique. elle se différenciera par la
suite des marxistes et des libéraux, c’est que la réalisation du produit net n’est pas une fin en soi.
2). Le concept d’avance c’est l’ancêtre du « capital » : chaque année la classe productive doit réinvestir
un capital minimum pour relancer le cycle. Les avances sont les conditions de la production qu’il faut
avancer en début de période afin qu’elle soit avancée en fin de riode. Il y a donc deux sens au
concept d’avance :
Le capital est d’abord une somme de monnaie : c’est explicite pour les avances de la classe
stérile. Les avances entre la classe productive et la classe stérile vont se faire en monnaie. Pour ce
qui est des avances annuelles de la classe productive pour elle-même sont payés en nature, car les
biens qu’elle conserve sont produits au sein même de cette classe.
Il existe une catégorie particulière de capital pour Quesnay : ce sont les avances annuelles de
la classe productive qui ont la propriété de produire une valeur supérieure, à savoir que cette
partie du capital dépensée va produire plus qu’elle-même. Parce qu’une partie du capital investie
va produire une richesse supérieure.
3). Le concept de produit net : d’une part il va se décomposer à travers le revenu particulier de la classe
productive qu’elle va utilisé pour vivre, et d’autre part le revenu versé au propriétaires qu’ils perçoive
en vertu de leurs droits naturels sur la terre. Comme ce surplus est produit de l’agriculture, le revenu des
propriétaires provient d’une autre classe, celle des agriculteurs. Dc conception asymétrique de la société
dont la justification est fondée sur l’ordre naturel.
Nb : Marx s’inspirera de cette analyse éco et sociale de la société en la transposant et en remplaçant la classe
propriétaire par les bourgeois et la classe productive agricole en classe ouvrière.
II. Quelles sont les ambiguïtés du système physiocrate ?
Elles apparaissent à 3 niveaux :
1. la distinction entre classes
2. l’absence du concept de profit
3. l’hypothèse de la productivité exclusive de l’agriculture.
Cela va marquer le pt de passage de Quesnay à Smith puisque Smith s’attachera à combler ces lacunes.
1°. La distinction entre les classes : chez Quesnay il n’y a pas une variable unique sur laquelle se fonde
cette distinction. Il ne valide pas l’ordre éco mais l’ordre socio politique. La preuve : les variables éco
sont différentes d’une classe à l’autre. En effet, pour les propriétaires, on les définit de la façon dont ils
tirent leur revenu. Pour les deux autres classes on les définit selon leurs activités : travailler la terre ou dans
l’industrie. ( ref à la théorie de Huntington et du Choc des civilisations : différents critères pour étudier les
différentes civilisations, dc il y a un pb de définitions pour valider le présupposé. ) dc pour Quesnay il y a
deux critères : le revenu et l’activité. La classe productive crée le revenu et la classe propriétaire le perçoit.
Mais alors, comment définir la classe stérile puisqu’elle ne fait que de vendre à ces deux classes ? Ainsi, il
est impossible de rendre compte économiquement du fonctionnement de la société, car son système
n’est pas clôt. La classe dite stérile ne peut être définie que par les ventes qu’elle va effectuer auprès des
deux autres classes, dc elle est définie de manière « péjorative » ou déprécié. Il est impossible de rendre
compte de l’unité de la société car il utilise des critères différents. De même, il ne définit pas de manière
claire la notion de prix, il ne donne aucune donnée chiffrée. Smith reviendra sur cette carence en définissant
les classes par un seul critère : celui de revenu.
2°. L’absence du concept de profit : la classe productive est définie comme celle qui regroupe les
producteurs mais rien ne distingue les fermiers des ouvriers agricoles ( pas de distinction entre les
fermiers propriétaires, des salariés agricoles ). Implicitement Quesnay tend à considérer que tous les
membres de la classe productive sont des fermiers. Comment s’exprime économiquement la particularité des
fermiers ? Pour Quesnay, ils semblent être indispensable, mais toutefois ce ne sont pas les pivots du système
d’où une certaine ambiguïté, due à l’absence du concept de profit. Comment se répartit le surplus que les
fermiers produisent ? Est-ce qu’ils donnent tous aux propriétaires fonciers ou est-ce qu’ils en conserve une
partie et tirent ainsi un profit ? Il n’y a pas de place pour une rémunération spécifique des fermiers. Les
fermiers avancent le capital, en retirent en surplus, qu’ils reversent aux propriétaires, et ne gardent
rien pour eux volontairement.
On conclut pour Quesnay qu’il n’y a pas de place dans le circuit économique pour une rémunération des
fermiers.
3°. Critique majeure : son hypothèse de proprié exclusive de l’agriculture qui serait seule capable de
générer un surplus. Cela pose un pb car les produits de conso produits par la classe stérile sont
considérés comme non productifs. Or, la classe stérile participe aussi de la productivité et l’agriculture ne
serait pas le seul secteur producteur de richesse. Pourquoi Quesnay considère t-il que seul les fermiers
sont producteurs ? Pourquoi n’y a-t-il un produit net que dans l’agriculture ? 2 explications qui vont
créer un postulat, un présupposé, car il le définit d’entrer de jeux comme un fait acquis.
Par certains aspects il est moderniste et par d’autres il est conservateur et sa pensée est archaïque. Il est
moderniste dans sa méthode mais conservateur dans sa vision de la société.
Première explication : c’est un don de la nature, car la terre est source de fertilité. D’où le
fondement de son courant physiocrate. La nature en temps que ressource primaire est la
source de tout. Mais égt perception du monde fondée sur le fait qu’il y a un ordre du monde
fondé sur un système de classe. Donc on s’inscrit dans un pt de vue naturel, conception
naturaliste : déjà du pt de vue de la philosophie et égt du pr de vue du rapport à la nature.
Pourtant en terme de concept il va donner des clés à la période qui va lui succéder notamment
celle de Smith et c’est là tout le paradoxe de Quesnay.
Deux critiques :
- rien n’interdit de concevoir comme productives par exemple des activités minières comme
l’exploitation du sous sol. Or pour Quesnay c’est une conception naturaliste qui n’a pas a être
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