
Elle va enfin chercher à développer des lois qu’elle va appeler ordre naturel, donc des lois
générales et intangibles.
Elle va également détailler la notion de capital
Celle de l’investissement, du surplus ( produit net )
Enfin les physiocrates vont intégrer une loi fondamentale qui est celle des flux monétaires, des
flux de dépenses, qui est vitale pour assurer la reproduction économique de la société.
( Smith au 18e, Marx au 19e et Schumpeter au 20e siècle )
La force de Quesnay va être la compréhension d’une économie qui se définie comme une articulation
de relations mesurables. Par exemple des relations de production, des relations de circulation, de flux de
monnaie. Enfin cela va aboutir à mettre en place un système économique comme flux circulaire, en terme
de rareté. En effet, jusqu’à présent l’économie était considérée comme la gestion de la pénurie, de la rareté,
propre à la société agraire.
Dans la période contemporaine on a un renouveau de cette approche, notamment au niveau des courants
écologiques : ils développent l’idée que l’idée de croissance perpétuelle n’est pas fondée, car la planète est
fondée sur des ressources qui sont finies et épuisables. On va voir égt réapparaître la problématique
démographique et on verra certainement réapparaître les thèses malthusiennes.
I. L’école physiocratique
François Quesnay a vécu de 1674-1774 il est autodidacte, notamment dans le domaine économique,
puisqu’il pratique avant tout la chirurgie, médecin personnel de Mme de Pompadour. Ce sont ces travaux sur
l’économie, relativement tardif qui vont le faire connaître. Le premier de ces articles il le rédige dans
l’encyclopédie de Diderot et D’Alembert qu’il intitule « fermier et grains ». L’approche agraire est déjà
au cœur de son économie. Mais surtout devient célèbre par son ouvrage « Tableau économique ». Il montre
que la production des richesses et leur circulation au sein de la société, dans un « royaume agricole », sont
analysées grâce à un schéma en zigzag. Plusieurs versions différentes de ce schéma seront reprises. Grâce à
ce succès il fonde une Ecole que ses adversaires à l’époque appelleront la « secte », qui fut par la suite
appelée Ecole de physiocratie en 1777.
Physiocratie = néologisme formé de deux termes grecs : on va redécouvrir les auteurs classiques de
l’antiquité, alors que pendant longtemps ils avaient été conservé par le clergé.
Physis = nature, kratos = pouvoir
Donc c’est le pouvoir de la nature. Pourquoi ? Parce que cette notion renvoie à une vision naturaliste
de la société, comme s’il y avait un ordre naturel. Et aussi parce que c’est une explication de la richesse
comme provenant de la nature ( dc référence à l’agriculture ).
L’influence des physiocrates va culminer par la Déclaration de la libre circulation du blé en 1763.
Les physiocrates à l’époque étaient novateurs, c’était des libéraux, ils vont attaquer les fondements de
l’Ancien Régime fondés sur les taxes, les privilèges, l’achat des charges, les titres..dc ils attaquent le
clergé, la noblesse, les fermiers généraux…c’est ainsi qu’on va les accuser d’être responsables des
disettes entre 1768 et 1769 qui sera attribué à la liberté du commerce des grains. On va les accuser de
soutenir un « despotisme légal » de nature agrarienne, fondée sur la domination de l’agriculture. On
les accuse égt d’être hostile au développement de l’industrie. Ils vont contribuer en France et à l’étranger
des progrès des Lumières, mais ils se situent à une époque charnière. Ils vont être dans les années 1760
considérés comme des libéraux, mais 10 ans après, avec la crise révolutionnaire apparaissant peu à peu, ils
vont vite être considérés comme des conservateurs.
A. Quels sont les fondements de la doctrine des physiocrates ?
Le fondement principal est la productivité exclusive de l’agriculture : seule l’agriculture est source de
production de richesse. Ce secteur est le seul pour les physiocrates à reproduire davantage que ce qui est
nécessaire, à la différence du commerce et de l’industrie qui ne produit qu’une richesse égale au coût qu’elle
implique. Dc l’agriculture produisant plus de richesses qu’elle ne coûte elle dégage une sorte de plus
value. La richesse d’un « royaume agricole » dépend de l’importance du produit net dégager par
l’agriculture. Il faut favoriser un secteur particulier : l’agriculture et une classe particulière : les
fermiers, afin de rendre le secteur agricole le plus profitable possible.
Ces mesures et ces réformes peuvent aller dans deux sens :