Chap 11 P élÚves
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Lycée J. CURIE
Terminale S
Année scolaire 2008-2009
Cours Chap 11 P
Mouvements dans un champ de pesanteur
I. Mouvement de projectiles
Un projectile est un objet de petite taille (par rapport à la Terre) qui est, en général, lancé
par une machine (arme, lanceur d’engins, 
) dans une direction non verticale.
1. Equations différentielles du mouvement
On Ă©tudie le mouvement du centre d’inertie G d’un projectile dans le R.T.G (rĂ©fĂ©rentiel
terrestre galiléen). La position de G est repérée dans un repÚre R
(O, i, j, k)
orthonormé.
L’origine du repùre coïncide avec la position de G à t = 0.
Le projectile est lancé avec une vitesse initiale
, qui fait avec l’horizontale un angle ïĄ appelĂ© angle de tir. Les
composantes du vecteur vitesse sont dans ce repĂšre :
0x
0 0y
0z
v=
v v =
v=
ïƒŹ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒź
Bilan des forces : au cours de sa chute le projectile est soumis uniquement à son 






.

, vertical dirigé vers
le 



.. de valeur constante 
.. = 



..
D’aprĂšs la 2Ăšme loi de Newton on peut Ă©crire :


 = 





. Soit : 

.. = 

.. 
En projetant  sur les axes du repĂšre on obtient 3 Ă©quations diffĂ©rentielles du mouvement de G :
x
Gy
z
dÂČx
a (t) = = x =
dtÂČ
dÂČy
a (t) a (t) = = y =
dtÂČ
dÂČz
a (t) = = z =
dtÂČ
ïƒŹ
ïƒŻ
ïƒŻ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒŻ
ïƒŻ
ïƒź
2. Equations horaires du mouvement
Par intégration des équations différentielles précédentes, on obtient les coordonnées du vecteur vitesse
v( )t
du
centre d’inertie du systùme :
x
y
z
dx
v (t) = = x =
dt
dy
v( ) v (t) = = y =
dt
dz
v (t) = = z =
dt
ïƒŹ
ïƒŻ
ïƒŻ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒŻ
ïƒŻ
ïƒź
t
Les constantes d’intĂ©gration k1, k2, k3 se dĂ©terminent Ă  partir des conditions initiales, c’est Ă  dire de la connaissance
des coordonnĂ©es du vecteur vitesse Ă  l’instant t = 0
d’oĂč
On en déduit par intégration les équations horaires du mouvement :
x(t) =
OG(t) y(t) =
z(t)=
ïƒŹ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒź
0
i
ïČ
i
ïČ
k
ïČ
i
ïČ
j
ïČ
i
ïČ
0
v
ïČ
ïĄ
0x 0 1
0 0y 2
0z 0 3
v = v cos α = k
v v = 0 = k
v = v sin α = k
ïƒŹ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒź
x
y
z
v (t) =
v( ) v (t) =
v (t) =
ïƒŹ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒź
t
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Les constantes d’intĂ©gration k4, k5, k6 se dĂ©terminent lĂ  encore, Ă  partir des conditions initiales portant sur
OG(t)
Ă  t =
0 :
Les équations horaires du mouvement sont donc :
x(t) =
OG(t) y(t) =
z(t) =
ïƒŹ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒź
On constate que :
L’abscisse x de G est une fonction linĂ©aire du temps
L’ordonnĂ©e y de G est constamment nulle : la trajectoire de G est donc contenue dans le plan(xOz)
La cote z de G est une fonction parabolique du temps.
La chute libre d’un projectile peut s’interprĂ©ter comme la composition de 2 mouvements, l’un horizontal l’autre
vertical :
o Selon 0x le mouvement est rectiligne et uniforme Ă  la vitesse constante de valeur v0 cosïĄ
o Selon 0z, le mouvement est celui d’une chute libre verticale de vitesse initiale de valeur v0 sinïĄ
Remarque
Les Ă©quations horaires font intervenir le paramĂštre ïĄ, qu’on peut faire varier. On dit encore qu’il s’agit d’équations
horaires paramétriques.
3. Equation de la trajectoire
L’équation z = f (x) est celle de la trajectoire du centre d’inertie G du systĂšme.
Elle s’obtient en Ă©liminant t entre x(t) et z(t) :
0
0
x(t)
De l'expression x(t) = (v cosα) t on tire t = v cosα
que l’on reporte dans
l’expression de z(t), on obtient ainsi l’équation de la trajectoire :
 


22
02
0 0 0
1 x x 1 x
z(x) = - g + (v sinα) - g + x tanα
2 v cosα v cosα 2 (v cosα)
L’équation de la trajectoire est c’elle d’une parabole dont la concavitĂ© est tournĂ©e
vers le bas.
4. Applications Ă  la balistique
La portée et la flÚche (distance et hauteur atteintes par
le projectile) dépendent des conditions initiales du
lancer c’est Ă  dire des valeurs de vo (fig A) et de ïĄ (fig
B).
Pour une mĂȘme direction du lancer, plus v0 est grand plus la portĂ©e et la flĂšche sont importantes.
Pour une mĂȘme valeur de la vitesse v0, la portĂ©e et la flĂšche dĂ©pendent de la valeur ïĄ ; la portĂ©e est maximale pour
un angle ïĄ = 45°.
04
0 0 5
06
x = 0 = k
OG y = 0 = k
z = 0 = k
ïƒŹ
ïƒŻ

ïƒŻ
ïƒź
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Au point F correspondant Ă  la flĂšche, la tangente Ă  la trajectoire est horizontale, la composante de la vitesse vz est
nulle (
dz = 0
dx
).
Exemple :
L’équation de la trajectoire d’une balle de golf lancĂ© avec une vitesse initiale v0 = 40 m.s-1 et un angle ïĄ = 30° est :
-3 2
z(x)= - 4,1 × 10 x + 0,58 x
La portĂ©e se dĂ©duit de l’équation prĂ©cĂ©dente en posant z(x) = 

, soit 























.
Elle admet deux solutions : x = 
.. (l’origine) et x =
La flĂšche se dĂ©duit de l’équation suivante :
dz =
dx
Ses coordonnées sont donc :
x = 
(ce résultat correspondant à la moitié de la portée était
prévisible, du fait des propriétés de symétrie de la parabole) et la flÚche (hauteur maximale atteinte) est
-3 2
z(71) = - 4,1 × 10 ×71 + 0,58 ×71 = 21 m
II. L’attraction universelle
1. Expression vectorielle de la loi d’attraction universelle
C’est à Newton que l’on doit l’expression de la force d’attraction
universelle.
Deux objets ponctuels A et B, de masse respective mA et mB , séparés par
une distance d, s’attirent mutuellement par une force exprimĂ©e ici sous sa
forme vectorielle :
AB
B/A A/B AB
2
m .m
F - F G. .u
d

AB
u
est un vecteur unitaire :
AB
AB
u=
AB
Les masses s’expriment en kilogramme (kg), d en mĂštres (m) et G est la constante de gravitation : G = 6,67  10 - 11
N.mÂČ.kg-2
Ces deux forces ont mĂȘme direction la droite AB, mĂȘme intensitĂ© F = F A/B = F B/A, et sont de sens opposĂ©s.
Remarque :
Deux objets, quels qu’ils soient, sĂ©parĂ©s par une distance trĂšs grande devant leurs dimensions sont assimilables Ă  des
objets ponctuels.
De mĂȘme, deux corps mĂȘme proches, mais dont la rĂ©partition de masse est Ă  symĂ©trie sphĂ©rique, sont assimilables Ă 
deux objets ponctuels dont les masses seraient concentrées en leurs centres de symétrie.
C’est le cas du Soleil, des planùtes, des satellites tels que la Lune, 

2. Champ de gravitation
Dans le cas de la Terre, l’identification entre les deux expressions du poids d’un objet de masse m situĂ© Ă  une altitude
h par rapport au sol terrestre, permet de retrouver l’expression globale du champ de gravitation
 
2
Terre Terre
2
Terre
MM
g = G G d
R + h
. Le champ de pesanteur
g
est dit radial (sa direction est un rayon de la sphĂšre) et
centripĂšte (il pointe vers le centre). Sa valeur est proportionnelle Ă 
2
1
d
.
Si l’on se cantonne à des mouvements trùs proches de la surface de la Terre, la valeur du champ de gravitation (ou
encore de pesanteur)
Terre
2
Terre
M
g = G R
peut-ĂȘtre considĂ©rĂ©e constante. Le champ
g
est alors uniforme localement. Sa
valeur, Ă  la latitude de la France est g = 9,80 N.kg1.
Dans le cas du Soleil, l’expression de la force de gravitation exercĂ©e par le centre du Soleil de masse MSoleil sur un
objet de masse m, situĂ© Ă  une distance d de celui-ci peut s’écrire, par analogie avec l’expression du poids :
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Soleil
F = m g
. Le vecteur champ de gravitation solaire
gSoleil
a mĂȘme sens et mĂȘme direction que
F
, il est dirigé vers
le centre du Soleil. Il est radial et centripÚte. Son intensité est :
Soleil
Soleil 2
M
g = G d
, elle est proportionnelle Ă 
2
1
d
.
III. Mouvement circulaire uniforme (voir TP n°2)
Définition : Un mouvement est dit circulaire uniforme quand la trajectoire est un cercle parcouru à une vitesse de
valeur constante
La valeur de la vitesse est constante, le vecteur vitesse est porté par la tangente à
la trajectoire circulaire.
Si l’on trace le vecteur accĂ©lĂ©ration, on constate que celui-ci est constant en
valeur, et qu’il est toujours dirigĂ© vers le centre du cercle.
Dans le cas d’une trajectoire circulaire, si le vecteur
a
a une direction radiale
(suivant un rayon) le mouvement est uniforme, et réciproquement. La valeur de
l’accĂ©lĂ©ration est :
vÂČ
a = R
. Le vecteur
a
est obligatoirement centripÚte (pointé
vers le centre du cercle).
Remarque :
Dans le cas d’un mobile se dĂ©plaçant sur un cercle de rayon R, Ă  vitesse de valeur variable (mouvement circulaire non
uniforme), le vecteur accélération
a
n’est plus radial. Il peut ĂȘtre dĂ©composĂ© en deux composantes :
N
a
radiale et valant
2
v
R
et
T
a
tangentielle, valant
dv
dt
. En appelant
N
et
T
deux vecteurs
unitaires (fig ci-contre), l’expression gĂ©nĂ©rale de l’accĂ©lĂ©ration est
donc :
2
dv dv v
a T + N
dt dt R

On retrouve le cas d’un mouvement circulaire uniforme en Ă©crivant
dv 0
dt 
; l’expression de
l’accĂ©lĂ©ration se rĂ©duit alors Ă 
2
v
a N
R

IV. Mécanique céleste
1. Mouvement des planĂštes
On considĂšre maintenant comme systĂšme une planĂšte, tournant autour du Soleil ayant une
orbite circulaire. De façon Ă  ĂȘtre galilĂ©en, le rĂ©fĂ©rentiel d’étude qu’il convient de choisir, est
le référentiel héliocentrique.
On note m la masse de la planĂšte et r la distance de son centre au centre du Soleil.
La planĂšte n’est soumise qu’à la force gravitationnelle exercĂ©e par le Soleil notĂ©e
F
(en
nĂ©gligeant l’influence des autres astres, soit trĂšs Ă©loignĂ©s, soit de masse trĂšs infĂ©rieure Ă 
celle du Soleil). Cette force centripĂšte a pour expression vectorielle :
s
PS
m M
F = G . u
rÂČ
D’aprĂšs la deuxiĂšme loi de Newton, on peut Ă©crire :
Par conséquent, le vecteur accélération est radial, et le mouvement circulaire est uniforme.
Lorsqu’un mouvement circulaire a lieu sous l’effet d’une force radiale, le mouvement est obligatoirement uniforme.
On a donc . On en déduit la vitesse
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La vitesse d’une planùte sur son orbite circulaire est :
s
M
v = G
r
Elle ne dĂ©pend que de la masse de l’astre
attracteur, et de la distance r.
2. Mouvement des satellites
A. La vitesse est fonction de l’altitude
Pour un satellite le référentiel à choisir est le référentiel planétocentrique
(gĂ©ocentrique s’il s’agit d’un satellite terrestre) ; un calcul identique conduit Ă 
l’expression suivante de sa vitesse :
OĂč MP est la masse de la planĂšte autour de laquelle gravite le satellite, RP son rayon et
h l’altitude du satellite par rapport à la surface de la planùte.
La vitesse d’un satellite qui dĂ©crit une orbite circulaire est constante. Elle augmente si
son altitude diminue. Pour une altitude donnée, la vitesse est imposée.
Exemple :
Pour le satellite Spot 4 qui gravite autour de la Terre, son altitude est h = 825,2 km, le
rayon de la Terre RT = 6371 km, sa masse MT = 5,98 × 1024 kg et G = 6.6710- 11 SI.
On obtient :
24
-11 3 -1
33
5,98 10
v = 6,67 10 =7,44×10 m.s
(6371 10 + 825,2 10 )

 
B. Application
Certains satellites jouent un rÎle particulier : les satellites géostationnaires (comme le satellite Eutelsat2). De tels
satellites utilisĂ©s dans les tĂ©lĂ©communications, sont toujours positionnĂ©s au dessus du mĂȘme point de la surface de la
Terre. Par conséquent :
- leur vitesse angulaire  doit ĂȘtre Ă©gale Ă  celle de la rotation propre de la Terre.
- leur sens de rotation doit ĂȘtre le mĂȘme que celui de la Terre.
- leur orbite doit ĂȘtre dans le plan Ă©quatorial de la Terre.
L’altitude h de ces satellites est unique, puisque leur vitesse (angulaire et donc linĂ©aire) est
imposée. Elle se calcule grùce à la relation :
v = (RT + h)  dans laquelle  est la vitesse angulaire de la Terre autour de l’axe des pĂŽles.
Par définition :
T
T
2π
ω = oĂč T est la pĂ©riode de rotation propre de la Terre
T
.
En identifiant les deux expressions de la vitesse, on obtient :
d’oĂč on tire : .
Ce qui donne :
soit h  36000 km. Un tel satellite a sur son orbite, une vitesse v = 3,07103 m.s-1.
3. PĂ©riode de rĂ©volution d’un astre
DĂ©finition : La pĂ©riode de rĂ©volution d’un astre, est le temps qu’il met pour accomplir sa trajectoire (ou rĂ©volution)
autour d’un autre astre.
La vitesse d’un astre sur son orbite circulaire est donnĂ©e par l’expression :
M
v = G r
(M Ă©tant la masse de l’astre
lourd autour duquel il tourne). Cette vitesse peut-ĂȘtre obtenue Ă©galement en divisant la longueur 2 r parcourue en
une révolution par la durée T de la révolution. On obtient en égalant ces deux expressions :
d’oĂč :
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