Dossier I : Diagnostic financier 1. Définir les notions de profitabilité

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Dossier I : Diagnostic financier
1. Définir les notions de profitabilité, solvabilité et rentabilité.
- Profitabilité
L'étude de la profitabilité met en relation une marge et un profit avec le niveau d'activité (mesuré par
le chiffre d'affaires). On peut donc l'exprimer de différentes façons (sachant qu'il n'existe pas de
normes précises ni admises par l'ensemble des acteurs et ou utilisateurs de ratios en ce domaine !).
- Taux de marque = Marge commerciale/Prix de vente H.T
- Taux de marge bénéficiaire = Résultat de l'exercice/Chiffre d'affaires H.T
- Taux de marge brute d'exploitation = E.B.E/chiffre d'affaires H.T ou RBE de la C.D.B/Chiffre
d'affaires H.T
- Taux de marge commerciale = Marge commerciale/Ventes de marchandises
- Solvabilité
La solvabilité se définit dans la perspective d'une liquidation de l'ensemble de l'entreprise, notamment
si elle se trouve en cessation de paiement par suite d'un manque de liquidité du bilan. L'entreprise est
solvable dans la mesure où l'actif réel est suffisant pour permettre de payer toutes les dettes.
- Rentabilité
La rentabilité se définit comme le rapport entre un profit et les moyens en capitaux ayant permis de
l'obtenir. Donc selon le type de rentabilité recherché, on peut exprimer les ratios suivants (liste non
exhaustive !)
- Rentabilité des capitaux propres ou rentabilité financière = Résultat financier/Ressources propres
- Rentabilité économique = Résultat d'exploitation/(Capitaux propres + Emprunts)
2. Présenter l'utilité d'un diagnostic financier pour l'entreprise elle-même d'une part et pour les
apporteurs de capitaux d'autre part.
L'analyse financière s'appuie sur des normes (c'est-à-dire sur des critères, quantitatifs ou non) pour
porter un jugement de valeur sur la santé d'une entreprise.
Les critères de jugement sont déterminés par les contraintes et les objectifs financiers fondamentaux
définis par la théorie financière. Le respect des normes est contrôlé par des indicateurs tels que les
ratios.
Selon la théorie financière, l'objectif de la gestion consiste à maximiser la valeur de la firme. Il faut
donc apprécier une entreprise selon :
- sa capacité bénéficiaire ; il s'agit de mesurer la rentabilité économique des capitaux investis ;
- les perspectives de progression de ses activités et de ses résultats ;
- le risque financier que l'on peut lui associer.
Ce risque financier dépend des équilibres financiers de l'entreprise et de son degré d'autonomie.
Comme les objectifs poursuivis par les utilisateurs des états financiers sont différents, l'analyse
financière sera menée de façon différente.
Ce sont les banques et les établissements de crédit qui ont été à l'origine du diagnostic. Le risque qu'ils
encouraient les a amenés à créer des outils susceptibles de les aider dans leur prise de décision d'octroi
de crédit.
Aujourd'hui, l'analyse financière est aussi réalisée à l'intérieur même de l'entreprise, dans un souci
d'information ou de prise de décisions.
Elle peut également être menée par un partenaire extérieur à l'entreprise.
- Gestionnaires
Les gestionnaires réalisent une analyse financière interne, puisqu'ils se trouvent dans l'entreprise.
Comme ils disposent du maximum d'informations, leur analyse est plus fine. Leurs objectifs sont
multiples :
- porter à intervalles réguliers un jugement sur les équilibres financiers, la rentabilité, la solvabilité, la
liquidité, le risque financier de l'entreprise... ;
- aider la Direction générale et la Direction financière à la prise de décisions ;
- élaborer des prévisions financières ;
- aider au contrôle de gestion.
- Investisseurs
Les investisseurs sont les actionnaires de l'entreprise : petits porteurs ou sociétés détenant des blocs de
participation. Les petits porteurs ne réalisent pas eux-mêmes une analyse financière ; ils s'adressent à
des analystes financiers qui étudient les informations économiques et financières.
Les actionnaires s'intéressent aux bénéfices attendus et à la qualité de la gestion dont dépend leur
rémunération par les dividendes et les plus-values.
- Prêteurs
Les prêteurs peuvent être les banques mais aussi d'autres entreprises qui consentent des prêts ou des
avances ou qui vendent à crédit. Les objectifs des prêteurs ne sont pas les mêmes, selon que les prêts
sont à long terme ou à court terme.
Dans une optique de prêt à court terme, seule la liquidité de l'entreprise est étudiée, c'est-à-dire sa
capacité à faire face à ses échéances à court terme.
Dans une optique de prêt à long terme, la solvabilité et la rentabilité doivent être étudiées.
Les créanciers s'intéressent particulièrement à la structure financière de l'entreprise.
- Salariés
Les salariés sont aussi intéressés à la situation financière de leur entreprise car une défaillance entraîne
la perte de leur emploi. D'autre part, la loi sur la participation leur confère le droit de participer aux
bénéfices. Ils peuvent aussi devenir actionnaires de leur société. Enfin, le comité d'entreprise dispose
d'un pouvoir d'information et de consultation sur l'entreprise. Il peut se faire assister d'un expertcomptable.
- Autres partenaires extérieurs
Certaines entreprises sont amenées à réaliser des analyses financières pour déterminer la valeur d'une
entreprise, ses forces et ses faiblesses, cela pour éviter de s'exposer à des difficultés en se liant à des
firmes peu viables.
Il en est ainsi avant l'acquisition partielle ou totale d'actifs et avant la conclusion d'un contrat de
fournitures à long terme.
4. Ratios de l’exercice N
Détail des calculs et résultat pour l’exercice N
N-1
N-2
N-3
35 223
5 460
5 190
Chiffre d’affaires HT
(en k€)
30 882
Valeur ajoutée (en k€)
12 290
12 590
7 430
7 050
EBE (en k€)
4 520
4 836
1 010
550
CAF (en k€)
3 344
3 927
780
490
Résultat
d’exploitation (en k€)
3 466
4 118
- 330
- 170
Résultat de l’exercice
(en k€)
2 010
3 641
- 300
- 200
71
81
91
70
92
65
10,33%
- 5,49%
- 3,85%
2,11%
27,46%
38,43%
31%
194%
166%
0,55
8,16
12,18
Rotation des créances
clients (jours)
360 * (Créances clients et cptes rattachés +
autres créances) / CA net TTC
= 360 * (8113 + 539) / (30882 * 1,196) = 84
Rotation des dettes
fournisseurs (jours)
360 * (Fournisseurs et cptes rattachés + autres
dette d’expl.)/(achats nets TTC) =
360 * 3514 / ((8244+9274)*1,196) = 60
Taux de marge
bénéficiaire
Résultat de l’exercice / CAHT
Frais financiers/EBE
(%)
73 / 4520 = 1,62 %
Taux d’endettement
(%)
(emprunts / KP appelés) = (806 + 1216)/7944 =
25,45 %
Capacité de
remboursement
(emprunts / CAF) = (806 + 1216) / 3344 = 0,60
= 2010 / 30882 = 6,51 %
5) Commenter, en une page au maximum, la situation de l’entreprise au cours de ces dernières
années
Après deux exercices consécutifs "catastrophiques" d'un point de vue financier (N-3 et N-2),
l'entreprise AGROTECH a, à l'évidence, redressé la situation d'une façon spectaculaire depuis N-1.
Toutefois, certains points se sont légèrement dégradés en N.
- L’évolution de son activité et de ses résultats
Tous les postes liés à l'activité et au résultat sont en baisse en N. Il semble toutefois qu'il y ait eu une
bonne maitrise de la baisse d'activité. En effet, le résultat d'exploitation a diminué dans des
proportions à peu près comparables à celles du C.A.H.T (14,82 % contre 12,32 %).
Ceci est confirmé par la "bonne tenue" de la valeur ajoutée et de l'E.B.E qui, dans le même temps,
n'ont baissé que de 2,38 % et de 6,53 %.
Sur les 1 631 K€ de baisse du résultat, 600 K€ sont liés à la baisse des résultats financiers et
exceptionnels.
Le taux de marge bénéficiaire a donc de ce fait diminué fortement (- 36,98 %).
- L’évolution de son endettement
Le pourcentage de frais financiers, le taux d'endettement se sont encore améliorés en N.
La capacité de remboursement (0,60 an), même si elle s'est légèrement dégradée, reste à un niveau
très correct puisque la règle généralement admise veut qu'elle ne soit pas supérieure à 3 ans.
En N, l'entreprise n'a pas souscrit de nouveaux emprunts et est donc en phase de désendettement
accéléré.
- L’évolution de sa trésorerie.
En N, la trésorerie nette a baissé de 1 178 K€, ce qui est évidemment important mais on s'aperçoit
que cette baisse est due à trois raisons essentielles :
- une distribution de dividendes de 1 000 K€. Ceci peut s'expliquer par le fait que les actionnaires
n'ont pas reçu de dividendes pendant plusieurs années compte tenu de la situation critique de
l'entreprise.
- une augmentation du B.F.R.E de 1 778 K€. Ceci est confirmé par la dégradation des délais clients et
fournisseurs.
- une augmentation des C.B et S.C.B de 509 K€.
Toutefois, le flux net de trésorerie généré par l'activité est positif, ce qui est une bonne chose
puisque c'est essentiellement de ce poste que doit venir la trésorerie. Si l'activité principale (ce pour
quoi l'entreprise a été créée) ne dégage pas de trésorerie, la situation deviendrait vite inquiétante.
Conclusion.
Après avoir sauvé la situation en N-1, la société a, dans l'ensemble, stabilisé ses positions d'un point
de vue financier. Toutefois, nous lui conseillons :
- de surveiller de près et régulièrement le B.F.R.E
- d'investir plus fortement dans les immobilisations corporelles qui sont amorties aujourd'hui à près
de 80 %. Ces investissements devraient permettre d'améliorer la productivité et la rentabilité.
- de recommencer à emprunter pour faire jouer l'effet de levier.
Dossier II : Projet d’investissement
Partie A : le choix d’investissement
1. Définir trois critères qui vont permettre de choisir un projet d’investissement. Préciser
l’intérêt et les limites de chacun d’eux.
La VAN consiste à ramener la valeur de l'ensemble des flux de trésorerie générés par le projet à sa
date de l’investissement (par un taux d'actualisation) :
- un projet est rejeté si sa VAN est négative, on retient le projet dont la VAN est la plus élevée.
Le taux de rendement interne (TRI) annule la valeur actuelle nette (VAN) des flux nets de trésorerie
générés par un projet d'investissement :
- un projet est rejeté si son TIR est inférieur à un taux de rejet (taux d'actualisation utilisé par
l'entreprise) ;
- on retient le projet dont le TIR est le plus élevé.
Indice de profitabilité est un critère de choix d'investissement permettant d'apprécier l'importance
de la valeur actuelle nette d'un projet par rapport aux capitaux investis :
- un projet est rejeté si son indice de profitabilité est inférieur à 1,· on retient le projet dont l'IP est le
plus élevé.
Délai de récupération du capital investi correspond à la durée nécessaire pour récupérer les
capitaux investis : un projet est rejeté si le DRCI dépasse la durée du projet, on retient le projet dont
le DRCI est le plus faible.
Privilégie les investissements de court terme pas toujours les plus rentables.
2. Déterminer les flux nets de trésorerie d’exploitation du projet 1.
début 2014
Résultat d’exploitation avant IS
IS
Résultat après IS
Dotations aux amortissements
CAF économique
Investissement
Variation du BFRE
Récupération du BFRE
FNT
-350
-550
-900,00
2014
-2240,00
746,67
-1493,33
1200,00
-293,33
2015
-1508,00
502,67
-1005,33
1200,00
194,67
2016
-800,00
266,67
-533,33
1200,00
666,67
-100
-100
-100
-393,33
94,67
566,67
2017
40,00
-13,33
26,67
1200,00
1226,67
850
2076,67
3. Déterminer la valeur actuelle nette à 10% et le taux interne de rentabilité du projet 1.
VAN à 10 % = 664,80
TRI = 24,59 %
4. Comparer les deux projets.
Les deux projets ont une VAN positive à 10 %, mais le projet 1 dégage une VAN nettement plus
élevée que celle du projet 2.
A contrario, le TRI indique que le projet 2 est préférable au projet 1.
Il y a conflit entre les critères en raison de la répartition des flux de trésorerie étalés différemment
dans le temps. En effet, le premier projet dégage des flux de trésorerie plus élevés en fin
d’investissement alors qu’inversement le second projet dégage de plus gros flux de trésorerie en
début d’investissement.
PARTIE B : le financement d’un projet d’investissement
1. Quels sont les financements à la disposition de la société pour réaliser un
projet d’investissement ?
Fonds propres : autofinancement, augmentation de capital en numéraire
quasi-fonds propres : Subventions…
Endettement : emprunt bancaire, emprunt obligataire, crédit-bail.
2. Déterminer l’effet de levier sous deux hypothèses :
-
la société décide s’endetter pour financer la totalité du projet ;
-
la société prévoit une augmentation du capital en numéraire.
Conclure.
Effet de levier
Dans cette partie, nous ne disposons pas du résultat prévisionnel net, donc il faut partir de la
relation entre Rf et Re:
Rf = Re+ D/K (Re — i) dans laquelle Re et i sont après impôt.
Augmentation du
capital
-
Augmentation de
l'endettement
Capitaux propres
Dettes financières
3 300
660
2 300
1 660
renta éco
30%*2/3
taux intérêts après IS 6%*2/3
20%
4,00%
20%
4,00%
bras de levier D/K
(Re-i)
effet de levier
Rf à partir de l'effet de levier=
0,20
16,00%
3,20%
23,200%
0,72
16,00%
11,55%
31,548%
L’endettement peut contribuer à améliorer ou à dégrader la rentabilité des capitaux propres 
l’effet de levier.
Si augmentation de l’endettement  D /K = 0,72 augmente. Le bras de levier est plus élevé, et
l’effet de levier étant positif (20% > 4%), l’endettement se traduit par une amélioration
significative de la rentabilité financière (31 %).
Si augmentation du capital D /K = 0,20 est faible. Le bras de levier est faible, mais l’effet de
levier étant positif (20% > 4%), l’endettement se traduit par une amélioration légère de la
rentabilité financière (23 %).
L’effet de levier correspond au supplément de rentabilité financière obtenu grâce à
l’endettement. Si la rentabilité économique baisse et que le différentiel (Re-i) devient négatif
alors on constate un effet de massue.
3. Proposer une solution de financement en justifiant votre choix.
Dossier III : rentabilité et risque
A. Approche économique
1. Notions de rentabilité économique
La rentabilité économique, taux de rendement économique des capitaux investis, est le quotient d'un
résultat économique par un capital économique.
Plusieurs ratios possibles :
Numérateur : EBE ou résultat d'exploitation ou résultat courant hors intérêt de la dette
Dénominateur : capitaux investis (capitaux propres + dettes financières) ou actif économique
Par la suite le calcul se fera de la façon suivante :
Rentabilité économique : résultat d'exploitation / capitaux propres hors résultat +dettes financières
2. Calcul de la rentabilité économique pour A et B
Entreprise A Entreprise B
CA
91 200
91 200
-Charges variables
68 700
50 600
-Charges fixes
7 300
25 400
= Résultat d'exploitation
15 200
15 200
Capitaux propres hors résultat
102 200
70 200
Dettes financières
Rentabilité éco : résult d'exp / cap propres + dettes fi
Rentabilité éco après I/S = 2/3 rentabilité éco avant I/S
32 000
14, 87 %
14,87%
9,91%
9,91%
3. Définition du risque économique
On appelle risque économique l'impact sur le résultat économique (ou sur la rentabilité économique)
d'une variation de l'activité (d'une variation du chiffre d'affaires).
4. Calcul du levier d’exploitation pour A et B
MCV = CA – Charges variables
Levier opérationnel = MCV / Résultat d'exploitation
Entreprise A
Entreprise B
22 500
40 600
1,48
2,67
Ces calculs s'interprètent ainsi : Si le CA varie de 1%, le résultat économique et la rentabilité
économique varieront de 1,48 % chez A et de 2,67 % chez B .
L'entreprise B est soumise à un risque économique quasiment 2 fois plus important que l'entreprise A.
5. Les autres outils de la mesure du risque économique


Outils de gestion : seuil de rentabilité, marge de sécurité …
Outils de probabilité et de statistiques : variance, écart-type, élasticité, probabilité de ruine
6. Réduction du risque économique
Le risque économique est lié à la structure des charges, pour réduire ce risque il faudrait réduire les
charges fixes pour abaisser le seuil de rentabilité.
On peut sous-traiter une partie de la production, faire appel à du personnel intérimaire, faire des
économies sur les postes entraînant des charges fixes, avoir plus de flexibilité dans la fabrication, etc.
B. Approche financière
7. Définition de la rentabilité financière
La rentabilité financière mesure le taux de rendement des capitaux propres. On l'obtient en faisant le
rapport du résultat net sur les capitaux propres
Rf = résultat net / capitaux propres hors résultat
8. Calcul de la rentabilité financière chez A et B
Entreprise A
Entreprise B
Capitaux propres
102 200
70 200
Résultat exploitation
15 200
15 200
Charges financières
2 300
Résultat avant IS
15 200
12 900
Résultat après IS
10 134
8 600
Rent fin avant I/S=Résultat avant IS / Cap propres
14,87%
18,38%
Rent fin après I/S= Résultat après IS / Cap propres
9,91%
12,25%
9. Explication de la différence entre la rentabilité de A et celle de B
Que ce soit avant ou après IS, la rentabilité financière de B est plus forte que celle de A : 18,38 %
supérieur à
14,87 % avant IS ou 12,25% supérieur à 9, 91% après IS. C'est le recours à l'endettement dans des
conditions favorables qui rend la rentabilité de B supérieure à A.
Il s'agit du jeu de l'effet de levier qui consiste à améliorer la rentabilité financière par appel à
l'emprunt.
Cet effet est positif quand le taux de rentabilité économique est supérieur au taux d'intérêt. C'est le cas
ici puisque le taux de rentabilité économique est de 9,91 % alors que le taux de l'emprunt est de 2/3 ( 2
300/32 000) = 4,79% (calculs après I/S).
10. Définition du risque financier (2 points)
On appelle risque financier l’impact de l’endettement sur la rentabilité des capitaux propres. C’est le
risque lié à l’endettement (cessation de paiement, rentabilité attendue par les actionnaires…)
11. Tableau des rentabilités dans le cadre de la baisse de 10% du CA
A
B
Variation par rapport à la
situation initiale
A
B
- 10%
-10 %
CA
82 080
82 080
Charges variables
61 830
45 540
Charges fixes
7 300
25 400
Résultat d’exploitation
12 950
11 140
- 14.80%
- 26.71 %
Rentabilité éco avant
impôt
12,67%
10,90%
- 14.80%
- 26.71 %
Rentabilité éco après impôt
8,447%
7,27%
- 9.87%
- 17.81%
0
2300
RCAI
12950
8840
Résultat net
8633
5893
Capitaux propres
102200
70200
RF avant impôt
12,67%
12,59%
- 14.80%
- 31.50 %
RF après impôt
8,45%
8,40%
- 9.87 %
- 21 %
charges financières
12. Conclusion
Chez A, la rentabilité financière est passée de 9,91% à 8,45%.
Chez B, la rentabilité financière chute plus fortement. Elle est passée de 12,25% à 8,39%.
Chez A, pour une baisse de 10% du CA, la rentabilité économique et la rentabilité financière chutent
de la même manière, passant de 9,91% à 8,45% soit une chute de 14,80%.
Cette chute de 14,80 % de la rentabilité économique traduit le risque économique, (déjà vu plus haut :
une chute de 1% du CA entraînant une chute de 1,48% de la rentabilité économique)
La rentabilité financière chute également de 14,8%, car il n'y a pas d'endettement.
A, entreprise non endettée, n’est soumise qu’au risque économique.
Chez B, la chute de la rentabilité économique est plus forte que chez A, elle passe de 9,91% à 7,27 %
soit de - 26,71% en raison de l’importance des charges fixes (cf. levier opérationnel vu plus haut).
Par ailleurs, la rentabilité financière chute de 31,5% en valeur relative, passant de 12,25% à 8,40%.,
du fait du recours à l'emprunt.
B, entreprise endettée, est soumise aux risques économique et financier.
L'entreprise B est donc davantage soumise que l'entreprise A aux risques : au risque économique tout
d'abord, dans la mesure où elle a davantage de charges fixes, au risque financier également dans la
mesure où elle est endettée.
Une variation de l'activité (c'est-à-dire du CA) se répercutera donc plus fortement à la fois sur sa
rentabilité économique et sur sa rentabilité financière.
Ainsi 10% de chute du CA entraîne une chute relative de 26,71% de la rentabilité économique chez B
contre seulement 14,80% chez A . Cette chute de 10% du CA engendre une baisse relative de la
rentabilité financière de 31,5% chez B alors qu'elle n'est que de 14,80% chez A.
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