La Chine, un paradoxe politico

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La Chine, un paradoxe politico-économique
INTRODUCTION
Plus encore que le reste de l’Asie, le monde chinois fascine par son immensité, sa diversité
et son dynamisme actuel. L’impact planétaire des récentes crises financières asiatiques a du
reste bien confirmé qu’il faut désormais compter avec la gigantesque zone d’influence
chinoise où coexistent la richissime Hong Kong tout juste sortie de 150 ans de tutelle
britannique, l’île de Taïwan farouchement indépendante, la chine continentale au socialisme
de marché et les tout puissants « Chinois d’outre mer » qui compose sans doute la diaspora la
plus influente du monde. On peut cependant observer que si la Chine connaît aujourd’hui un
tel dynamisme sur le plan économique, avec notamment une croissance qui culmine aux
alentours des 8% depuis maintenant plusieurs années, il ne faut pas oublier que pendant plus
de 30 ans après la fondation de la République populaire de Chine, le système communiste,
mené par les apparatchiks aux pouvoirs, n’a consisté qu’a renfermé le pays sur lui-même, tout
en imposant comme dans tous les pays qui suivaient ce système, une politique de répression
basé sur le fameux livre rouge de Mao Tse Tung et sa tristement célèbre révolution culturelle.
Pendant toutes ses années l’Empire du milieu, ci ce n’est la remise en cause de l’autarcie
économique maoïste ainsi que la plupart des grands principes économiques du communisme,
n’a que très peu révolu sa politique autoritaire et répressive qui caractérise les dernières
« dictatures » du monde. Il faut donc remarquer que la Chine a pour paradoxe d’être à la fois
l’un des derniers régimes communistes de la planète ainsi qu’une économie qui bat tous les
records de croissance. Les réformes en cours à partir de 1978, et l’arrivée de Den Xioping
(1976-1996), ont métamorphosé l’économie chinoise : l’agriculture a été décollectivisée, les
prix et le commerce libéralisés, les marchés ont remplacé le plan central, et les capitaux
étrangers affluent, avec même pour demain la possibilité pour les investisseurs étrangers
d’acquérir 30% ou plus des sociétés cotées. De plus la consommation alimentaire des 1
milliard 130 million de Chinois a enfin dépassé le seuil de subsistance et s’est diversifiée,
l’équipement des ménages en bien durable a fait un bond en avant. Mais ces progrès ont
(comme tous les progrès probablement) des effets pervers qui se font déjà ressentir : la
montée des inégalités, le risque d’un chômage massif et d’une détérioration des services
collectifs.
Considéré par les investisseurs occidentaux comme l’eldorado économique de prochain
siècle, avec le plus grand marché du monde (1,2 milliards d’habitant), l’Empire du milieu
adopte progressivement le capitalisme a l’ère mondialisation. Entre le scénario russe de la
libéralisation ratée et la voie indienne de modernisation, la Chine de Jiang Zemin expérimente
l’alchimie complexe de l’économie socialiste de marché alors qu’elle négocie son entrée dans
l’Organisation Mondial du Commerce. On peut alors se demander comment peut coexister
ces deux formes de systèmes, que sont un régime communiste et une économie de marché,
qui s’averre être au premier abord des antagonistes ? Comment le communisme influence t’il
cette économie ? Est-ce que finalement l’un des deux des deux finira par prendre
irrémédiablement le pas sur l’autre ?
Pour traiter cette question nous verrons dans un premier temps, comment se caractérise ce
régime qui se dit communiste et qui va apparaître au prochain congrès du parti communiste
qui a lieu ce mois de novembre, comme l’un des grands leaders du monde communiste. Puis
dans un second temps nous analyserons la situation économique actuelle de la Chine tout en
essayant d’expliquer ce que l’on caractérise aujourd’hui par « économie socialiste de
marché ». Enfin dans un troisième temps, nous verrons d’une part comment le régime
communiste influence sur de nombreux point la politique économique du pays, notamment
dans le domaine de l’information de cette économie, et d’autre part comment peut-on
envisager l’avenir de cet immense pays aussi bien sur le plan politique qu’économique.
I.La Chine marqué par son passé.
A. Autorité et planification (1949-1977).
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la guerre civile reprend entre les nationalistes
de Chang Kaï-chek et les communistes de Mao Tsé-Tung. Mais avec la fuite du
gouvernement nationaliste en 1948 sur l’île de Taïwan, la république populaire de Chine est
proclamée le 1er octobre 1949 à Pékin. Le modèle de développement soviétique est alors
adopté par le nouveau régime. Entre 1949 et 1952, le nouveau régime communiste entreprend
plusieurs campagnes de réformes et de propagandes. C’est ainsi que la réforme agraire de
1950 aboutira en 1955 à la collectivisation des terres. Y succède ensuite la nationalisation des
grandes entreprises ainsi que la confiscation des biens étrangers et des émigrés nationalistes.
Lorsque la guerre de Corée prend fin en 1953, le cadre de l’économie socialiste est en place.
Une planification impérative centralisée est mise en place.
Au printemps 1956, est lancée la campagne des « Cents Fleurs » destinée à encourager la
libre discussion. Les débats contradictoires qui en découlent aboutissent à une très vive
critique du régime communiste chinois. Le modèle soviétique n’a pas apporté les fruits
escomptés. La priorité donnée à l’industrie lourde est en contradiction avec la révolution qui a
été menée par les masses paysannes. Sur plan extérieur la Chine est en désaccord avec
l’URSS sur différents points de la politique extérieur de ce dernier. En effet la Chine est
hostile à la détente qui s’amorce entre les Etats-Unis et l’URSS, ainsi que sur le recul de
Khrouchtchev à Cuba. C’est ainsi que Mao décide d’élaborer une voie socialiste
chinoise : « marcher sur ses deux jambes », c’est à dire continuer le progrès industriel sans
négliger l’agriculture. Dès lors, la Chine abandonne le modèle soviétique qu’elle n’a appliqué
que brièvement et partiellement. Elle ne l’abandonne pas pour le meilleur, au contraire, ce
sera pire. Mao précipite son pays dans une série de catastrophes.
Sa première catastrophe est le grand bon en avant et son mouvement productiviste et
pharaonique, qui doit permettre, grâce à un redoublement d’efforts, de rattraper et de dépasser
la Grande-Bretagne en 15 ans. Cela provoque une effroyable famine contre laquelle le régime
lutte, mais en sacrifiant des zones rurales entières. Le grand bon consiste à mobiliser toutes
les forces humaines pour pallier au manque de capitaux et de techniciens par le travail des
masses paysannes sous-employées. Très vite on se rend compte de l’échec du grand bon. La
Chine connaît, au début des années 60, sa plus grande famine.
Puis, en 1966, apparaît la Révolution culturelle de Mao qui s’appuie sur la jeunesse étudiante
contestataire des Gardes Rouges pour réduire les signes de l’autorité et détruire les symboles
du passé (époque féodale). Mais la véritable raison de cette révolution culturelle reste
l’épuration du parti communiste au pouvoir et la prise de ce pouvoir par Mao. Ce dernier veut
combattre ceux qui détiennent des potes de direction et qui se sont engagés dans la voie
capitaliste. Les Gardes Rouges sillonnent tout le pays pour détruire tous les monuments, livres
et autres vestiges inspirés de l’ancienne culture chinoise. Mao Tsé-Tung est l’objet d’un culte
de personnalité. Des millions de Chinois portent sur eux le Petit livre rouge qui est le recueil
des pensées de Mao. Avec la révolution, ce dernier bouleverse la société chinoise, la structure
du gouvernement, le système d’enseignement ainsi que l’économie. Elle développe un culte
de la personnalité de Mao et s’accompagne d’une très dure répression qui fait plusieurs
millions de victimes.
Le Petit Livre rouge de Mao
Après la mort de Mao Tse-Tung en 1976, le 11e du parti communiste chinois qui se déroule
en 1977, met fin officiellement à la Révolution culturelle. Mais la Chine actuelle conserve les
cicatrices de ce traumatisme. En effet on retrouve dans les mentalités des autorités une
certaine réticence évoquer ce passé peu lointain. Il y a eut par exemple l’interdiction de
diffuser dans les salles de cinéma chinoise le dernier film de Daï Sijie, Balzac et la petite
tailleuse chinoise, qui raconte l’histoire de jeunes garçons qui sont envoyés en camp de
rééducation, sous la révolution culturelle, étant considérés comme des élites, ils appartiennent
au médical et scientifique, et ainsi comme des ennemis du parti communiste. De plus, persiste
encore une sorte de répression exercée par ces mêmes autorités. On ne peut néanmoins pas
dire qu’une certaine liberté n’existe pas. On constate une certaine liberté de parole, la pétition
verbale est admise dans des limites convenues, refusant en tout cas la violence, le blocage des
routes, les menaces. « L’Etat est à la fois surpuissant car il maintient son système policier,
même s’il est moins visible, moins brutal. Mais il est aussi sous-puissant car il ne peut pas
trop « pressurer » ceux qui font partie de la classe étatique, d’où le mécontentement possible
devant ces inégalités. » écrit F.R. Hutin. Le régime aurait donc conscience qu’un soulèvement
est toujours à prévoir avec cette population chinoise qui se laissent emporter violemment d’un
seul coup. Mao disait déjà : « Une seule étincelle peut mettre le feu à la plaine ». De plus se
pose toujours la question du respect des droits de l’homme. On dit qu’il est de moins en moins
bafoués. Cependant, par simple arrêté administratif, on peut détenir des personnes durant trois
ans sans jugement. La peine de mort est appliquée, 3500 exécutions par ans. On a, de plus,
recours à des prélèvements d’organes sur les corps des condamnés à la peine capitale. On fixe
ainsi la date de certaines exécutions en fonction du besoin de certains organes.
Après 16 ans d’exercice d’une politique basé sur le modèle soviétique et son imposante
autorité, ainsi que 10 autres années avec Mao à la tête du pouvoir et Révolution culturelle, il
n’est pas anormal d’observer qu’il existe encore aujourd’hui des traces de ces politiques dans
le régime actuel, même si celui a su apporter de nombreux changements. Cependant en ce qui
concerne la politique économique ce n’est pas Mao qui a influencé les gouvernements
d’aujourd’hui mais c’est un autre homme qui a su apporter des réformes et aller dans la
direction d’une certaine ouverture de la Chine, Deng Xioping.
B. Vers l’ouverture.
Après la mort de Mao, puis de ces deux successeurs c’est donc Deng Xioping qui prend le
pouvoir en décembre 1978. Son but est simple, il veut améliorer la qualité de vie des
habitants, créer des emplois, augmenté la productivité et moderniser l’appareil productif grâce
à l’importation de travail et de matériel technologique. Pour y arriver il faut que la Chine
assouplisse le fonctionnement de son économie tout en généralisant le système de
responsabilité de son économie. Dès lors, il y a « 4 grandes réformes » : l’agriculture,
l’industrie, l’armée et les sciences et technique. Cette ère peut être décomposer
chronologiquement en quatre phases. La première qui couvre la période de 1979-1984 est
consacrée à la correction de certains excès de la période maoïste : ralentissement de
l’investissement, ré allocation des ressources en faveur de l’agriculture et de l’industrie
légère, réajustement des prix relatifs. Parallèlement les autorités chinoises mènent à bien la
dé-collectivisation des terres. La deuxième phase de réforme (1984-1988) est centrée sur la
déréglementation des prix, la décentralisation des décisions économique, le développement
d’unité de production non étatique et l’ouverture du marché intérieur. Mais un problème se
pose, la libéralisation de la demande de la demande précède celle de l’offre, provoquant de
grave de grave déséquilibre macro-économique. Dans ce contexte, la troisième phase (19881992) est marquée par la suspension des réformes voir même par un retour en arrière dans
certains domaines comme par exemple le contrôle centralisé des prix à la consommation et du
crédit. Les réformes reprennent timidement à la fin de l’année 1991, et la quatrième phase est
celle de l’accélération décisive du processus d’ouverture de la Chine au commerce mondiale.
Mais pour arriver à l’économie de marché la Chine est passée par de nombreuses phases
depuis l’arrivée de Deng Xioping en 1978. En effet, à « l’économie planifiée complétée par
les mécanismes du marché » succède en 1984 « l’économie planifiée de marchandises », puis
en 1987 « la régulation du marché par l’Etat et des entreprises par le marché », en 1989 « la
combinaison organique du Plan et du marché » et enfin depuis le deuxième voyage de Deng
Xiaoping dans le sud en 1992, « l’économie socialiste de marché ». Par de là toutes ses
appellations qui sont le nom des différents modèles officiels assignés par les autorités
chinoises, on peut donc affirmer que l’économie de la Chine est aujourd’hui une économie de
marché. Une doctrine politique est née en 1992, les idéaux du socialisme ne sont pas
incompatibles avec l’économie de marché. C’est ainsi qu’on peut considérer Deng Xioping
comme l’instigateur de la greffe capitaliste en Chine, car c’est lui qui a crée en 1979 les
quatre premières Zones Economiques Spéciales (ZES), puis en 1984 quatorze autres Zones de
Développement Economique (ZDE).
Très symboliquement, l’ouverture de la Chine à l’économie mondiale a été marquée par
l’implantation d’une usine d’embouteillage à Shanghai de la firme américaine Coca-Cola
représentant le capitalisme porté a son paroxysme. C’est ainsi que la Chine à ouvert son
territoire aux capitaux étrangers en 1979. Et c’est en cette fin d’année 2002 qu’elle vient de
décidé d’ouvrir encore un peu plus son économie. Les autorités communistes vont en effet
autoriser les investisseurs privés et même les étrangers, à acquérir 30% ou plus du capital des
sociétés cotées, puisque pour le moment chacune de ces 1200 sociétés restait sous le contrôle
de l’Etat chinois, seule une part minoritaire de leur capital, au mieux 25%, fluctuait au gré des
ordres de bourses. C’est ainsi que de très nombreuses réformes comme celles-ci ont marqué
ces vingt dernières années l’économie chinoise et ont pu permettre l’ouverture de la Chine. Et
cette politique d’ouverture a connu des résultats probants. En effet entre 1980et 1994, les
importations ont été multipliées par 5,8 en dollars américains courants, les exportations par
6,7. la part des échanges extérieur dans le PIB est passé de moins de 10% à plus de 45%. La
Chine est plus ouverte que les ensembles de taille que sont l’Union européenne, les Etats-Unis
et le Japon. Cette forte progression des échanges doit cependant beaucoup à la délocalisation
d’entreprise sur le sol chinois. D’autre signe marque cette ouverture de la Chine sur
l’extérieur, comme la très rapide croissance du nombre de touristes étrangers (500 000 en
1980, 1,7 millions en 1990, 5,2 millions en 1994).
Les dirigeants qui ont succédés a Deng Xioping, comme l’actuel président Jiang Zemin, ont
su continuer les réformes qu’avaient entrepris celui-ci il y a plus de 20 ans pour ouvrir ce
gigantesque pays au monde et ainsi sortir de la planification et entrée dans l’économie de
marché. Et cette nouvelle économie mondiale (la Chine a fait son entrée dans l’OMC) a les
moyens de bouleversé à long terme la hiérarchie mondiale voir à très long terme l’hégémonie
américaine.
II. L’émergence d’une nouvelle économie.
A. Des dimensions mondiales.
Pour réussir son décollage économique, la Chine a emprunté nombre de recettes qui ont fait
la fortune des nouveaux pays industrialisés : une épargne massive mobilisée efficacement au
service du développement, notamment en matière budgétaire, une exploitation des avantages
comparatifs par la promotion des exportations, l’acquisition de technologie et de savoir-faire
par le biais de l’ouverture aux investissements étrangers. L’introduction d’une économie de
marché était une condition essentielle à la mise en place de cette stratégie.
Année 1990
Superficie
en km²
Chine
Taiwan
Continentale
9 561 000
36 000
Hong Kong Macao
Diaspora
1 045
-
17
Population en 1 200
millions d'hab.
2 900
PIB/tête en
Dollars US
% de ruraux 65
22
6
0,6
25 à 30
10 000
23 000
7 000
30
3
1
10 000
à 20 000
5
Cependant tous ces outils économiques ne peuvent expliquer simplement comment l’empire
du milieu renaît de ces cendres. En effet s’il suffisait d’appliquer différentes politiques pour
espérer résoudre ses problèmes économiques tous les pays auraient la possibilité de se
reconstruire comme la fait la Chine. Mais ce qui est particulier dans ce pays c’est sa
dimension unique au monde sur le plan démographique. La Chine actuelle peut se diviser en 5
parties. On retrouve d’un coté la Chine continentale qui se confond depuis 1949 avec la
République Populaire de Chine et d’autre coté, Taiwan considéré comme une province non
encore libérée par la RPC, Hong Kong étant rétrocédé à la Chine en 1997 comme « région
administrative spéciale » mais devant garder pendant 50 ans une grande part de sa
spécialisation économique, Macao rétrocédé en 1999 et enfin un peuplement chinois d’outre
mer qui constitue une diaspora présente dans l’ensemble du monde. C’est donc un fantastique
marché chinois qui s’ouvre au monde (bien entendu que Hong Kong, Taiwan et Macao
faisaient avaient déjà d’importants échanges extérieurs).
Un monde chinois
Entre 1979 et 1998, les statistiques douanières de la Chine indiquent que son commerce
international a été multiplié par 11 (valeur en dollar). Ses exportations ont quant à elles
progressée de 15% par an et ses importations de 12%, soit beaucoup plus vite que le
commerce international qui a crût au rythme de 7% par an. La Chine est devenu en 1997 le
dixième exportateur mondiale et le onzième importateur. Elle vient au troisième rang des pays
asiatiques en ce qui concerne l’exportation et au quatrième pour ce qui est de l’importation.
Son poids dans le commerce international a environ triplé au cours de ces vingt dernières
années passant de moins de 1% en 1978 à plus de 3,5% en 1997. La montée en puissance de
la Chine en matières d’exportations a été spectaculaire et s’est accompagnée d’une rapide
diversification des produits exportés.
Il faut ajouter à cette montée en puissance des exportations chinoises un autre phénomène
nouveau qui dope l’économie de la Chine, l’afflux d’investissements directs étrangers. Ces
derniers ont connu une véritable flambée au début des années 90, et notamment en 1992, pour
atteindre finalement 45 milliards de dollars en 1997. Cet essor s’explique par plusieurs
facteurs. Tout d’abord la forte croissance économique qui marque la période 1993-1997,
ensuite l’amélioration de l’environnement institutionnel pour les entreprises étrangères avec
l’accélération des réformes économiques, l’ouverture de nouveaux secteurs aux IDE
(Investissement Direct Etrangers) et les possibilités accrues de commercialisation sur le
marché intérieur. Mais cet afflux d’IDE a des limites, il tend à se stabiliser depuis 1997 en
raison d’un effet de seuil mais aussi surtout du ralentissement économique et de la crise
asiatique.
La Chine est donc désormais un enjeu pour les trois pôles de la Triade, c’est un partenaire
majeur pour ces trois grandes puissances économique. Elle fournit aux Etats-Unis 7% de leurs
importations, elle compte pour près de 5% des importations de l’Union européenne et de 12%
de celles du Japon. « La percée de la Chine sur ces grands marchés lui vaut des excédents
commerciaux structurels qui sont une source de tensions bilatérales : le déficit commercial
des Etats-Unis avec la Chine a ainsi dépassé 50 milliards de dollars en 1997 », explique F.
Lemoine, « atteignant presque l’ampleur du déficit américain avec le Japon (58 milliards) »,
continue t-elle. Les Etats-Unis protestent contre cette concurrence chinoise et exigent qu’elle
ouvre sont marché intérieur (ce qui le cas depuis peu, voir I.B). Il reste que l’ouverture du
marché chinois est un enjeu majeur pour les trois grands pôles car elle représente tout de
même un marché de presque 1,3 milliards de consommateurs, avec 15% des habitants qui ont
un niveau de vie comparable à celui de l’Europe, ce qui représentent 200 millions de
consommateurs !
Principaux partenaires commerciaux de la Chine
Exportations
chinoise en %
Monde
100
Etats-Unis
18
U.E
13
Japon
17
Hong Kong
24
Corée du Sud
5
Singapour
2
Taiwan
2
Reste du monde 18
Importations
chinoise en %
100
11
13
20
5
10
12
3
25
Soldes en
millions de $ US
40 421
16 414
4 637
2 844
36 793
-5 803
-13 044
-141
-1 278
Aujourd’hui le consommateur urbain a accès à la vente par correspondance et le porte-àporte est entré dans les mœurs. Les grandes marques étrangères sont résolument présentes
dans tous les secteurs. A cause (ou grâce) à la politique de l’enfant unique, les familles
dépensent sans compter pour leur rejeton, surnommé « le petit empereur » à qui l’on offre
tout. A n’en pas douter l’explosion des produits de consommations est à rapprocher de la
famille nucléaire chinoise : plus il y aura à consommer plus elle consommera explique les
grandes firmes internationales de Nike à Mac Donald’s. Dans les 35 plus grosses villes
chinoise, les produits de grandes consommations se vendent comme des petits pains. Pour 100
foyers, on y recense 96,6 téléviseurs couleur, 90 machines à laver, 82 réfrigérateurs, 25
magnétoscopes et 5,5 chaînes hi-fi. Et les Chinois veulent aussi voyager. China Travel
Service (CTS), filiale de l’agence nationale de voyage chinoise, (CTS) organise en des
voyages en Asie du sud-est et à Hong Kong. On est bien loin de l’époque maoïste où voyager
hors de la Chine était un luxe que très peu d’individus pouvaient se payer.
Les Chinois ont un objectif : rattraper et même dépasser les Etats-Unis. Redevenir l’Empire
du Milieu, autour duquel s’articule la politique mondiale. « Ils rêvent américains » dit un
observateur. La Chine en moins de vingt ans est devenu un vrai marché après avoir gagner
sont autosuffisance alimentaire. C’est un pays de plus de 200 millions de consommateurs qui
vient de s’ouvrir à l’économie mondiale. Ces consommateurs solvables sont les Chinois
résidents sur la côte et dans les grandes villes qui se transforme en une classe moyenne de
consommateur à peu prés correctement distribuée.
B. Une forte croissance ?
S’il y a bien des chiffres, au niveau économique, qui sont communiqués par les autorités
chinoises se sont ceux de la croissance de cet immense pays. En effet les Chinois sont fiers de
la croissance affichée ses dix dernières années. Cette dernière est estimée aux alentours des
8%. Et pour ce qui est de cette année la croissance chinoise est passée de 7,6% au premier
trimestre à 8,0% au second pour atteindre 8,1% entre juillet et septembre, par rapport au
même période de 2001, selon les chiffres annoncés par le Bureau national des statistiques. Le
chef de ce bureau, Yao Jingyang, a d’autre part déclaré que « nous estimons que l’économie
va croître de 7,8% pour l’ensemble de l’année », celui-ci a précisé que les dépenses publiques
avaient atteint sur les neuf premiers mois de l’année 21% du produit intérieur brut chinois,
tout en relativisant leur importance, « les dépenses du gouvernement ne sont qu’une raison
parmi d’autres du niveau de la croissance. C’est avant tout parce que la demande extérieure et
intérieure s’accroît… la demande intérieure est toujours la principale force motrice de la
croissance de l’économie chinoise », a déclaré M. Yao. Pékin voulait maintenir une
croissance élevée pour présenter un tableau favorable de l’économie du pays alors que le 16 e
Congrès du parti communiste, au cours duquel une nouvelle génération de dirigeant doit
prendre la direction des affaires du pays, s’ouvrait le 8 novembre dernier. De plus les
dirigeant chinois estiment que la croissance économique de la Chine l’année prochaine devrait
être supérieure à celle de cette année ». Les hautes autorités économiques chinoise semblent
donc optimistes pour le futur économique de leur patrie. Mais des voies de protestation
s’élève dans tout le pays. C’est ainsi que cinquante mille ouvriers en colère sont descendus
dans les rues de Daqing, la ville modèle de l’industrie pétrolière du nord-est. Jamais la Chine
n’avait connu printemps social aussi chaud depuis 1979, depuis l’année ou Deng Xioping
engagea la Chine sur la voie du « socialisme de marché ». En apparence, pourtant, Pékin a
réalisé la plus belle réussite économique que le monde ait connue depuis 1945.En deux
décennies, l’empire du milieu est devenu champion du monde de la croissance. Son pouvoir
d’achat a quadruplé, les sociétés américaines et européennes aimantées par un eldorado de 1,3
milliard d’habitant, ont investit plus de 300 milliards de dollars sur les côtes chinoises en dix
ans. Tout devrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes avec de tels chiffres
annoncés. Mais « comment voulez-vous que la production ait augmenté 25% entre 1997 et
2000 alors que la consommation d’énergie à chutée de 13% ? »,ironise Thomas Rawsky,
professeur d’économie à l’université de Pittsburgh. Selon lui la croissance n’aurait pas atteint
34% depuis 1997 mais au mieux 11% et au pire 0%, avec deux années de récession, en 1998 e
1999. Comme dans l’URSS planifiée, les politiciens locaux ont intérêt à gonfler les chiffres
pour faire avancer leur carrière.
Plus faible qu’annoncée la croissance est également bien moins saine que ne le prétend
Pékin, obligé de prolonger une prospérité apparente à coup de milliards publics pour éviter
l’explosion sociale. Le Premier ministre actuel n’a en effet pas lésiné sur les grands travaux :
la construction de 100 000 kilomètres de routes, 4 000 kilomètres de ligne de chemin de fer, 5
millions de kilowatts de nouvelles capacités électriques, … Ces grands chantiers constituent
depuis quatre ans le principal moteur de la croissance. Un moteur pourtant insuffisant car le
pays doit créer 8 millions d’emploi chaque année pour absorber les nouveaux arrivants sur le
marché du travail et amortir les coûts de restructuration qui ont coûté depuis 1995 plus de 25
millions d’emplois dans la seule industrie. Résultat sur 700 millions d’actifs, le pays comptes
aujourd’hui entre 30 et 50 millions de chômeurs dans les villes, et surtout entre 100 et 150
millions dans les campagnes.
Les économistes indépendants de Pékin ont donc bien essayé de mettre en garde les
dirigeants chinois des risques de leur politique de soutient de la croissance, jugeant qu’elle ne
fonctionnerait pas à long terme. « Le gouvernement ne peut pas continuer à dépenser comme
ça indéfiniment pour soutenir l’économie », indique Robert Subbaraman, économiste de
Lehman Brothers à Tokyo, il ajoute que « la consommation des ménages et l’investissement
vont devoir jouer un rôle de plus en plus important dans cette économie ». Mais M. Yao a
répondu que la politique de soutient de la demande continuera l’an prochain.
III. Vers quel avenir la Chine se dirige t-elle ?
A. Les limites du « socialisme de marché ».
Comme on vient de l’observer précédemment la croissance économique de la Chine
n’apporte pas les fruits d’une économie saine comme elle le devrait ! En effet on constate que
cette croissance chinoise est déséquilibrée, montée du sous-emploi et mena ce de chômage,
dégradation de l’environnement, réduction de l’effort en matière d’éducation et de santé, etc.
En dépit de la rapidité de la transition démographique, la population chinoise continue à
augmenter de 13 à 15 millions par an et la population d’âge actif de 16 à 18 millions
d’individu par an. En outre, du fait du faible niveau de fécondité, les taux d’activité sont très
élevés. Or en dépit d’une croissance économique rapide, seulement 8 millions d’emploi ont
été créés depuis le début des années 90. L’équilibre du marché du travail repose dons très
largement sur les entreprises rurales qui ont créé plus de 10 millions d’emploi par an depuis
ces mêmes années. L’économie chinoise n’a pas cependant été capable de générer assez
d’emploi pour absorber le chômage croissant dans les campagnes. Celui-ci toucherait selon
les estimations les plus conservatrices, 120 à 140 millions de personnes, un chiffre en rapide
augmentation en raison des progrès de productivité dans l’agriculture. Mais il faut encore
ajouter le chômage urbain qui représente prés de 6 millions de personnes, une partie de la
population flottante qui n’arrive pas à s’employer à plein temps (sans doute plus de 20
millions) et le sureffectif dans les entreprises d’Etat (20 millions au moins). Au total, entre
180 et 190 millions de Chinois, soit un quart de la population active, seraient au chômage.
La rapide croissance qu’a connut la Chine a contribué à dégrader un environnement déjà
fragiliser par la forte densité de la population. La progression des constructions résidentielles
ou industrielles et le défrichement de nouvelles terres ont accéléré l’érosion qui affecte
désormais un sixième du sol. La pollution industrielle et urbaine est plus inquiétante encore.
Le charbon reste la principale source d’énergie pour l’industrie et les ménages, ce qui
provoque des émissions de poussières de carbone et de dioxyde de souffre. Cinq villes de
Chine figurent parmi les vingt villes les plus polluées au monde de ce point de vue.
Quant à l’éducation et les services de santé, malgré les réformes entreprises, l’Etat réduit
sont effort dans ces deux domaines, alors qu’ils sont fournit gratuitement par celui (pour
l’éducation, 2% du PIB en 1990, 1,3% en 1995 et pour la santé 0,3% du PIB en 1990, 0,1%
en 1995). Il existe une très fortes disparités régionales dans ces domaines. En 1994, il y avait
2,3 étudiants de l’enseignement supérieur pour 1000 habitants à Shanghai et seulement 0,3
dans la province de Guanxi.
De plus on observe certaines contradictions de l’économie socialiste de marché. Tout abord,
le système mis en place à l’époque maoïste a laissé les pouvoirs locaux acquérir un rôle
déterminant dans les processus de planification. Non seulement ils allouaient les ressources
dans leur circonscription, mais encore ils avaient un réel pouvoir de négociation de la part qui
leur était affectée. La mise en place des mécanismes de marché s’est accompagnée
naturellement d’une décentralisation du pouvoir de décision. Cette décentralisation à profiter
aux pouvoirs locaux qui était déjà puissants. On observe donc la création d’une véritable
féodalité locale, en entraînant le développement de la corruption et en renforçant les pouvoirs
et les privilèges de la nomenklatura. Ceci a entraîné une distorsion systématique des lois de
concurrence au profit des entreprises contrôler par les pouvoirs locaux. Plus que jamais le
réseau de relations est l’élément fondamental des affaires, les autorités locales n’hésitent pas à
favoriser leurs entreprises y compris en restreignant l’accès à leur marché.
Pour Deng Xioping le socialisme devait concilier l’élévation du niveau de vie avec une
répartition équitable des richesses. Et là encore c’est une désillusion pour les Chinois car les
inégalités de revenu se sont accentuées depuis le début des réformes. Le coefficient de Gini
indicateur synthétique des inégalités est passé de 0,3 au début des années 80 à 0,45 en 1993,
un niveau comparable a celui de l’Inde. Le rapport entre revenu moyen des citadins et des
ruraux est monté de 2,4 en 1978 à 2,4 en 1994, marquant ainsi un creusement de l’écart en les
villes et les campagnes. En 1994 le PIB par tête était 10 fois plus élevé dans la municipalité
de Shanghai que dans les provinces les plus pauvres : Guizhou et le Shaanxi.
Et enfin se pose le problème de l’intégration difficile dans le commerce mondial. La chine a
choisi un modèle de développement fondé sur l’exploitation des avantages comparatifs grâce
au développement des échanges extérieurs. Donc la Chine est de plus en plus dépendante de
ses débouchées et plus particulièrement des marchés des pays développés vers lesquels elle
réalise 70% de ses exportations (cf. : II. A.). Jusqu'à maintenant, elle a augmenté sa part de
marché surtout au détriment des pays en développement, notamment dans le textile. Mais la
montée en puissance d l’industrie chinoise et en particulier des entreprises à capitaux
étrangers amènera les produits chinois à concurrencer directement les productions locales des
pays développés. La Chine va se heurter de plus en plus à la résistance de ces pays qui ne
peuvent tolérer cette concurrence. C’est pourquoi la Chine a intérêt de participer aux
organisations économiques régionales (APEC) ou mondiales (OMC) et à accepter les règles
internationales, par exemple en matière de protection de la propriété intellectuelle ou de
l’interdiction du travail forcé.
Avec une proportion encore trop importante de socialisme dans cette économie de marché, la
Chine doit se montrer plus ouverte qu’elle ne l’est, oublier ses mauvais démons de l’ère
maoïste et peut être changer de politique (politique de soutient de la croissance) pour pouvoir
escompter retrouver un jour un équilibre économique et social. Se montrer plus ouverte
signifie peut être aller jusqu'à la création d’une zone économique chinoise.
B. Vers une ouverture totale.
Dans un avenir qui n’est peu être pas si lointain il n’est pas impensable d’imager cette zone
économique chinoise qui ferait trembler le monde occidental. Ce monde regrouperait la
République populaire de Chine, Taiwan, Hong Kong et Macao. Si ces « quatre économies
chinoises » se fondaient en une seule au début du XXIe siècle, ce serait alors la formation
d’une véritable surpuissance : PNB supérieur a celui des Etats-Unis et de l’Union européenne,
les premières réserves de change cumulées au monde, probablement le plus important
commerce extérieur de la planète, le plus grand consommateur du monde (en 2010, la Chine à
elle seule aura une population de 1,39 milliard d’habitant). Il manquerait alors à cet ensemble
politique un appareillage politique.
A l’intérieur de l’immense pays qu’est la Chine se dressent des forces régionales comme
Pékin, capitale incontestable, siège d’un gouvernement central, comme Shanghai, bien décidé
à devenir le centre financier régional du siècle prochain, comme le Guangdong qui, autour des
villes de Canton et Shenzhen, aspire à conserver son statut unique de province la plus riche de
Chine, mais aussi la plus ouverte vers l’étranger). Puis il y a le cas de Taiwan qui a la volonté
de garder les structures acquises au fil des différentes étapes de l’histoire contemporaine de
l’île. Mais si les forces politiques de cette région ne veulent pas véritablement d’une
intégration, il en va tout autrement sur le plan économique. Il est clair que, rétrocession de
Hong Kong oblige, les capitaux circulent désormais sans restriction d’une Chine à l’autre.
L’argent Taiwanais n’a eu de cesse d’affluer vers le continent, sous la forme d’investissement
ou d’échanges commerciaux. Les passerelles sont nombreuses entre la Chine et Taiwan. Via
Hong Kong d’abord, qui fut longtemps la plaque tournante des échanges économique jusqu'à
l’établissement de liens maritimes directs. En 1996, les échanges commerciaux « indirect »
Chine-Taiwan atteignaient ainsi 30 milliards de dollars. Des centaines de sociétés installées à
Hong Kong ont permis à Taiwan d’investir et de vendre au continent chinois pendant près de
dix ans.
La sphère chinoise est dotant plus forte qu’elle apparaît comme un ensemble informel,
davantage fondé sur les relations personnelles (les guanxi) que sur les liens politiques et
institutionnels envisagés par les Etats et les organisations internationales (ONU, FMI, Banque
Mondial, etc.). Cette situation n’empêche en rien les capitaux de se déplacer entre la Chine,
Taiwan et Hong Kong, les deux derniers étant les premiers investisseurs « étrangers » sur le
territoire chinois. De son coté la Chine est désormais le premier investisseur à Hong Kong.
On considère de plus que l’ensemble économique chinois correspondrait donc au PNB d’un
pays comme la France. Sur le plan des réserves de changes cela est encore plus considérable :
Chine, 121 milliards de dollars ; Taiwan 95 milliards et Hong Kong 90 milliards ; soit plus de
300 milliards ! C’est ainsi que l’idée de ce « monde chinois » est séduisante pour beaucoup et
notamment pour les multinationales qui seraient face à un marché considérable. Ainsi le
Crédit Lyonnais avait-il été la première banque étrangère à s’installer à Xiamen, la zone
économique spéciale chinoise où investissaient en priorité les investisseurs Taiwanais.
Dans cette perspective de zone économique chinoise, on peut penser que ce monde, et la
Chine commence déjà à le faire, peut jouer le rôle de locomotive pour la région est-asiatique
qui se trouve actuellement en pleine crise. Elle pourrait même influencer l’économie mondiale
avec le « boom » de ses exportations et de ses importations. En ce qui concerne l’Asie du sudest l’émergence d’une forte demande chinoise pourrait réduire l’extrême dépendance de
certains ce ses pays limitrophes à la conjoncture international et notamment américaine, ce
qui est plutôt une bonne nouvelle pour une Asie en récession. La Chine a donc tout intérêt à
s’ouvrir et à s’intégrer dans l’économie mondiale. Elle a déjà fait un grand pas dans cette
direction en rejoignant l’OMC.
CONCLUSION
Depuis 1949 et le bouleversement du pouvoir par les communistes, la Chine a connu de
nombreuses transformations. Cela est peut-être vrai pour son économie qui est finalement
aujourd’hui plus une économie capitaliste que socialiste. Cependant les mentalités ne
changent en si peut de temps et un rien semble pouvoir embraser les pays. Car malgré le
développement du secteur privé la Chine reste toujours gouverné par le PCC. Et cela s’en fait
sentir aussi bien au niveau du simple consommateur qu’au niveau de l’entrepreneur. La liberté
d’expression existe mais dans certaines limites. On se souvient qu’en 1989, survient le
« printemps de Pékin », les étudiants occupent la place de Tien An Men et réclament plus de
liberté, l’armée intervient. Toutes les revendications des minorités nationales son étouffées.
Les camps de travail chinois comptent une bonne centaine de milliers de prisonniers.
Cependant l’économie chinoise qui est resté fermer pendant tant d’années a su s’ouvrir et
s’adapter à l’économie internationale. Comme exemple, on peut citer l’entrée dans l’OMC de
ce pays qui compte près de 450 millions de citadins. Où alors le fait que la Chine est annoncé
son intention de ratifier l’accord sur la réduction des gaz à effet de serres. Mais même si elle
fait des efforts, même si elle affiche de superbe résultat en ce qui concerne la croissance, la
Chine se retrouve confronter à différents problèmes économiques et sociaux. Tout d’abord, en
continuant dans la voix du soutient de la croissance, la Chine s’enlise dans un déficit
budgétaire qui ne semble pourtant pas déranger les autorités, alors que beaucoup
d’économiste extérieur sont d’accord sur le fait que le pays ne peut plus continuer comme ça.
L’inégalité des revenus ne cesse de s’accroître dans ce pays qui se dit communiste et qui se
veut donc égalitaire. De plus, au de là des chiffres truqués, existe encore le problème de la
faible efficacité chinoise : malgré vingt années de folle expansion, quasiment aucune
entreprise performante de taille mondiale n’a émergée. Les entreprises chinoises ne sont pas
incitées au profit, à la rentabilité et à l’investissement. Pourquoi se fatiguer à devenir
rentable ? Pendant toutes ces années, l’Etat a utilisé les prêts bancaires comme outil de
dépense publique, débouchant sur une véritable contre culture du crédit. Conséquence : 80%
de produits sont en surproduction. Tous cela est aussi dû à des années de planification.
« L’économie socialiste de marché » comme l’avait imaginé Deng Xioping semble avoir
atteint ses limites.
C’est ainsi qu’on peut espérer pour le futur la création d’une « grande chine » économique
qui pourrait rivaliser avec les plus grands et ainsi pouvoir offrir un emploi à toute sa
population chose que le socialisme n’a su paradoxalement apporter. Et ainsi permettre au plus
grand marché que le monde n'ait jamais connu la possibilité de produire mais surtout de
consommer ce qui pourrait être d’un grand secours pour une économie internationale qui est
au plus male. Mais ceci demande une transformation au cœur du centralisme chinois,
pourquoi pas avec la venue très prochainement d’une nouvelle hiérarchie qui sera remettre de
l’ordre dans l’économie chinoise qui semble au jour d’aujourd’hui au bord de la récession
malgré une très forte croissance affichée.
Année 1990
Chine
Taiwan
Hong Kong
Macao
Diaspora
9 561 000
36 000
1 045
17
Population en
millions
d'hab.
1 200
22
6
0,6
25 à 30
PIB/tête en
2 900
10 000
23 000
7 000
10 000
Continentale
Superficie
en km²
à 20 000
dollars US
% de ruraux
65
30
3
1
5
Année 1990
Chine
Taiwan
Hong Kong
Macao
Diaspora
9 561 000
36 000
1 045
17
1 200
22
6
0,6
25 à 30
2 900
10 000
23 000
7 000
10 000
Continentale
Superficie
en km²
Population en
millions d'hab.
PIB/tête en
à 20 000
dollars US
% de ruraux
65
30
3
1
Bibliographie
 Bruno Cabrillac (1997), « Economie de la Chine », Paris, Que sais-je ?, 127p.
5
 Hervé Sérieyx, Philippe Le Corre (1998), « Quand la Chine va au marché, leçon de
capitalisme à la Chinoise. », Paris, Maxima, 267p.
 Sous la direction de Jean-Pierre Larivière, (1999), « La Chine et les Chinois de la
diaspora », CNED-SEDES, 295p.
 Jean-Luc Domenach (1998), « La longue marche du communisme chinois », Revue
L’histoire, n°223, juillet-août, p.84-88.
 François Régis Hutin (2002), « La Chine en marche », Ouest-France, 9 novembre, p.3.
 François Régis Hutin (2002), « Il faut que la Chine réussisse ! », Ouest-France, 11
novembre, p.3.
 Marie-Françoise Renard (2002), « L’urbanisation en Chine : évolution et enjeux »,
www.cerdi.org.
 Paul Loubière, (2002), « La Chine c’est 200 millions de vrais consommateurs »,
www.chalenges-eco.com.

Julien
Nessi
(1999),
« Chine :
la
marche
forcée
vers
le
capitalisme »,
www.ciberscopie.com.
 (2002), « Bientôt le krach chinois ! », www.lexpanssion.com.
Table des matières
INTRODUCTION ...................................................... 1
I.La Chine marqué par son passé. ......................................... 2
A. Autorité et planification (1949-1977). .......................... 2
B. Vers l’ouverture. ........................................................... 5
II. L’émergence d’une nouvelle économie. .......................... 7
A. Des dimensions mondiales............................................ 7
B. Une forte croissance ? ................................................. 10
III. Vers quel avenir la Chine se dirige t-elle ? ................... 12
A. Les limites du « socialisme de marché »..................... 12
B. Vers une ouverture totale. ........................................... 14
CONCLUSION ........................................................ 15
Bibliographie ........................................................... 17
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