Réaction face à la proposition de rétablir la peine de mort

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Contact :
Julien Délèze, Président
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COMMUNIQUE DE PRESSE
LE MOUVEMENT CHRETIEN CONSERVATEUR RECLAME LE RETABLISSEMENT DE LA PEINE
DE MORT
Surprise et consternation! Le communiqué du mouvement chrétien conservateur valaisan,
envoyé média ce jour et diffusé par le désormais ex-président des jeunes UDC de notre
canton, fait froid dans le dos.
Dans leur pise de position, ce mouvement rétrograde tente d’imposer une idée qu’on
espérait morte : «L’Etat doit avoir la possibilité de punir de la peine capitale ceux qui nuisent
très gravement au bien général, soit pour retrancher du corps social un membre qui le
menace sérieusement et éviter ainsi le risque de récidive, soit pour détourner les autres
d’imiter son exemple.»
Cette idée est d’autant plus révoltante qu’elle émane de milieux se revendiquant chrétiens.
Or, selon la pensée de cette religion, le bien le plus précieux donné par Dieu à l’homme est
précisément la vie, qui lui permet de plus d’appliquer un des commandements
fondamentaux du Christ : le pardon.
Une fois la surprise et la colère passée, il est nécessaire d’étudier cette prise de position,
certainement populiste, pour un mouvement en mal de publicité.
Depuis leXVIIIème siècle, toute la pensée occidentale moderne a revendiqué l’abolition de la
peine de mort, combat d’ailleurs toujours actuel. Le respect de la vie est une valeur
fondamentale de notre société. Renier ce droit est se placer en marge de notre civilisation.
C’est accepter la faiblesse de l’home au détriment de la force d’une société.
Une société se doit de préserver le bien commun, et certainement d’assurer la sécurité de
ses membres. Mais elle doit également montrer l’exemple dans la manière de répondre à la
criminalité. Une société glorifiant la violence ne peut tendre qu’à devenir elle-même
barbare.
On nous parle de l’effet de prévention générale de la peine de mort. Or, selon les études
criminologiques récentes, on remarque que le taux de criminalité n’est pas significativement
moindre dans les Etats ayant cet outil dans leur arsenal répressif. La criminalité a plutôt
tendance à être plus violente que dans les états ne connaissant pas la peine capitale.
Comme l’écrivait d’ailleurs Albert Camus, dans son « adresse au Garde des Sceaux de 1946»,
« ne pouvant pas tout égaliser dans le châtiment suprême, nous ne pouvons pas nous passer
de la clémence. »
Pour les Jeunesses Socialistes du Valais Romand
Julien Délèze, président
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