Arrêt cardiaque extra-hospitalier dû à un rythme chockable : quel

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Arrêt cardiaque extra-hospitalier dû à un rythme chockable : quel pronostic ?
A.Asadi*,R.Habbal*,N.Barber-chamoux**,P.Motreff**,JR.Lusson**
*Service de cardiologie,CHU Ibn Rochd Casablanca , Maroc
**Pôle de cardiologie,CHU Gabriel Montpied Clermont Ferrand,France
Introduction :
L’arrêt cardiaque extrahospitalier (ACEH) est un problème majeur de santé publique.
Lorsqu’une victime d’ACEH est secourue,il est habituel de considérer deux
catégories de rythme cardiaque initial,selon que ce rythme correspond soit à une
fibrillation ou à une tachycardie ventriculaire soit à une asystolie ou à un rythme sans
pouls.Ce premier rythme cardiaque enregistré constitue un puissant facteur
pronostique.
Le but de l’étude était d'évaluer le pronostic des patients rescusités pour un ACEH
liée à un rythme chockable quelque soit l’aspect électrique après le retour en rythme
sinusal.
Matériels et méthode :
Etude rétrospective menée sur une période de 18 mois dans la région d’Auvergne.
Les données ont été recueillies selon le style d’Utstein.Toutes les variables ont été
considérées dans une analyse multivariée à la recherche de facteurs prédictifs de
survie.
Résultats :
On a recencé 54 patients.93% des patients ont reçu au moins un CEE.Un rythme
chockable a été noté dans 92%:La fibrillation ventriculaire est de loin le trouble du
rythme le plus fréquent (89%) suivie de la tachycardie ventriculaire(3%).La
coronarographie systématique a montré une occlusion coronaire récente fut trouvée
dans 43% des cas.Un geste de revascularisation a été réalisé dans 57% des cas.
En analyse univariée,la survie était meilleure si le rythme initial était choquable
(p=0.0014).
En analyse multivariée,les facteurs associés de manière indépendante à la survie
étaient :la
présence
d’un
rythme
initial
choquable(p<0.001),l’absence
de
revascularisation coronaire(p=0.006).La survie est estimée à 48 % avec un recul
moyen de 5 mois.
Conclusion :
Une
coronarographie
systématique
conduisant
à
une
angioplastie
était
indépendamment liée à la survie dans notre cohorte de patients réanimés après un
ACEH liée à un rythme chockable.
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