super commission de simplification administrative qui est en fait la mise en forme style
ENA d'une promesse de ce type faite en 2007. Pour la mise en pratique immédiate, on a eu
droit à une loi supprimant l'ALD pour certains patients, mais pas le 100%. Comme il faut
bien que quelqu'un valide le processus, le boulot revient au médecin qui prescrit : "La
mention " suivi post-ALD ” doit figurer sur l'ordonnance mentionnée à l'article R. 161-45 et
sur la feuille de soins mentionnée à l'article R. 161-40." Donc, pour simplifier la vie des
patients, hop, une petite (?) contrainte supplémentaire pour le prescripteur.
PEDIATRES ET GENERALISTES Certains pédiatres se sont déchaînés pour rappeler
une fois de plus que les enfants sont mieux soignés par les pédiatres. Bref, comme 80% des
actes de pédiatrie en France sont faits par les généralistes, le drame couve. Illustration par
une chronique de Caroline Eliacheff . Un enfant en bonne santé est-il mieux soigné par un
pédiatre ? Bien sûr que non. Les généralistes prescriraient par exemple "plus d'antibiotiques"
et vaccineraient moins. L'expérience montre que les parents qui vont voir le pédiatre pour
les examens périodiques ont facilement recours au généraliste quand l'enfant est malade. Cet
élément explique déjà quelques (minimes) distorsions statistiques. Les pédiatres ont le droit
et le devoir de défendre leur spécialité, mais il n'est ni utile, ni pertinent, de critiquer le
travail des généralistes. Une bonne solution consisterait à permettre un choix médecin
traitant pour les enfants (ouvert indifférement aux pédiatres et généralistes).
PRESCRIPTION MEDICAMENTS Emission à écouter sur France Culture : "comment
les médecins prescrivent-ils les médicaments ?" (28 janvier), avec Fabienne Bartholdi (
AFSSAPS), Claude Leicher (MG-France), Bruno Toussaint (Prescrire), Christian Lajoux
(Leem), Jean-Yves Nau, journaliste. Le débat est de grande qualité et résume bien la
situation. Il y en a pour une heure d'écoute. A écouter surtout, dans les 20 dernières minutes
une intervention de Claude Leicher qui analyse avec pertinence le plan Alzheimer : conflits
d'intérêts des experts, intérêt discutable du dépistage, intérêt nul des traitements
médicamenteux et dévoiement du plan par ces biais. Quant à Jean-Paul Hamon, président
d'Union Généraliste, il a en a remis une couche chez Michel Cymes sur l'Alzheimer.
TELEMEDECINE WENGO La première minute est gratuite, ensuite c'est 2,5 € de la
consultation par téléphone, soit 35 € du quart d'heure pour avoir un avis médical par
téléphone. C'est Wengo, le premier service de téléconsultation en France. Sans ordonnance à
la clé si ce n'est d'aller acheter un médicament en vente libre ou d'aller dire à son médecin ce
que le téléconseiller a conseillé ! Bref, c'est un service libéral pour ceux qui ont des moyens.
Pourquoi pas ? Mais le problème principal n'est pas réglé : que vaut le médecin qui répond ?
Comment est-il évalué ? Au moins, dans la vraie vie, madame Michu dit à madame Bernard
ce qu'elle pense de son docteur. En tout cas, si un patient vient vous voir avec un conseil
Wengo, c'est 2,5 € au moins de la minute qu'il faut lui demander. Cela met l'heure de
cerveau disponible de médecin libéral à 150 €. Recettes totales à 35 h par semaine (de vrai
contact patient) sur 46 semaines : 241 500 €. Actuellement le généraliste est à 135 000 pour
plus d'heures de contact patient. Cherchez l'erreur. Un petit article de réflexion bien fait sur
la télémédecine à lire sur Atoute.