les troubles du rythme supra ventriculaire ou auriculaire

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Cours de cardiologie du 06/04/2005 – Dr Amara
Les troubles du rythme supra ventriculaire ou auriculaire
LES TROUBLES DU RYTHME SUPRA VENTRICULAIRE OU AURICULAIRE
LA FIBRILLATION AURICULAIRE
Très fréquent et la fréquence est accentuée avec l’âge.
I – DEFINITION = Trouble du rythme, activité anarchique des oreillettes (300-400 bpm).
Symptôme de découverte : palpitations irrégulières.
Autres signes : signe de retentissement douleur thoracique, dyspnée (traduit par une
insuffisance cardiaque), malaise, perte de connaissance.
II – ETIOLOGIE
Toutes les maladies cardiovasculaires peuvent donner de la fibrillation auriculaire,
certaines plus que d’autres, telles que les valvulopathies mitrales, HTA, maladie coronaire….
Causes extra cardiaques qui peuvent favoriser le trouble du rythme : se sont les troubles
ioniques :
 L’hypokaliémie.
 L’hypocalcémie.
 L’hypothyroïdie.
III – DIAGNOSTIC
 ECG : rythme irrégulier sans onde P visible, la ligne de base trémule.
 Dosage ionogramme sanguin.
 Dosage thyroïdien.
 Echo cardiaque.
 Radiologie du thorax.
IV – CONSEQUENCES
 Risque de thrombus en particulier au niveau de l’auricule gauche, donc risque
d’AVC, embolie périphérique….
 Retentissements : tachycardie, insuffisance cardiaque, angine de poitrine.
V – TRAITEMENTS
 Anticoagulants (type héparine).
 Antivitamines K (type Préviscan, sintrom).
 Ralentisseur : la Digoxine.
 Médicaments anti arythmiques (ex : CORDARONE).
Si le traitement ne marche pas faire choc électrique sans urgence sous anesthésie.
VI- EVOLUTION
Elle peut être paroxystique (c'est-à-dire peut durer une heure puis revenir plus tard, un autre
jour par exemple) ou permanente. Le traitement par anticoagulant ne change pas trop.
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Les troubles du rythme supra ventriculaire ou auriculaire
LE FLUTTER
I –DEFINITION
L’arythmie vient le plus souvent de l’oreillette droite. C’est un trouble du rythme organisé
avec une réentrée intraauriculaire le plus souvent dans l’oreillette droite.
Presque identique à la fibrillation avec les mêmes symptômes à la différence que les
palpitations sont régulières avec les mêmes complications, la même étiologie.
II - DIAGNOSTIC
 ECG : il montre une tachycardie régulière une activité auriculaire régulière avec
un aspect en toit d’usine (onde F).
 Echo cœur.
 Radio de thorax.
III - COMPLICATIONS
Les mêmes que les fibrillations auriculaires :
 Risque de thrombus en particulier au niveau de l’auricule gauche, donc risque
d’AVC, embolie périphérique….
 Retentissements : tachycardie, insuffisance cardiaque, angine de poitrine.
IV - TRAITEMENT
 Anticoagulants.
 Pour régulariser :
 Stimulation : c'est-à-dire stimuler l’oreillette pour prendre le contrôle de
l’oreillette, soit en Endocavitaire (sonde) soit en endooesophagienne (on va
coiffer le rythme).
 Ablation par radio fréquence : avec une sonde dans cœur qui chauffe et brûle
la zone ou elle passe.
 Anti arythmiques.
TACHY SYSTOLIE OU TACHYCARDIE ATRIALE
IDEM que la fibrillation sauf que les fibrillations sont régulières.
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Les troubles du rythme supra ventriculaire ou auriculaire
TACHYCARDIE JONCTIONNELLE
I - DEFINITION
Crise de palpitation chez le sujet jeune découvert par BOUVERET.
Tachycardies qui naissent au niveau de la jonction du nœud auriculoventriculaire.
Tachycardie par ré entrée soit en intranodal soit par l’intermédiaire d’une voie accessoire
(souvent par un faisceau de Kent).
Pas de signe de risque embolique (donc pas de risque d’AVC, donc pas de traitement
anticoagulant).
II – DIAGNOTIC
 A la clinique :
 crise de BOUVERET : palpitation régulière à début et fin brusque.
 Douleur thoracique
 Dyspnée.
 ECG : tachycardie régulière le plus souvent à QRS fin et sans activité auriculaire
visible.
III – MESURES THERAPEUTIQUES
 Les manœuvres vagales : stimulent le système parasympathique.
 Massage sinocarotidien.
 Massage des globes oculaires.
 Manœuvre de Valsalva : gonfler la poitrine, bloquer la respiration et poussée
fort + un verre d’eau froide pour plus efficacité.
 Si ça ne marche pas :
 Traitement ATP la Striadyne (donne une impression de malaise, de mort
imminente) en IV.
IV – QUAND LES CRISES SONT ARRETEES
 Eduquer le patient pour traiter ses crises par les manœuvres vagales.
 Traitement antiarythmique
 Ablation par radio fréquence.
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