ANATOMO-PATHOLOGIE
08/04 et 10/04/2009
VINCENT Alix
HISTOLOGIE NATURELLE DU CANCER
+
ESSENTIEL DE L’ENSEIGNEMENT ANAPATH
NB : j’ai mis dans cette ronéo le contenu des diapos et des polys ainsi que les commentaires utile. Egalement par souci de
pratique la 2nde partie comporte uniquement la fiche de rappel donnée le 10/04 ce cours n’ayant porté sur rien d’autre.
Les réponses sont données dans le poly papier et informatique, je n’ai pas trouvé utile de les retranscrire, je vous redonne
juste le site du poly dont il suffit de lire les résumé des chapitres concernant les cours dispensés :
http://anapath-paris7.aphp.fr/
I) Histoire naturelle du cancer
1) Tumeur :
Masse tissulaire en excès, secondaire à une prolifération cellulaire anormale échappant
aux mécanismes de régulation de l’organisme
2) Dysplasie:
Modifications cellulaires, architecturales dont l’intensité définit le grade de la dysplasie :
- légère, modérée et sévère
- bas et haut grade
dysplasie = phase précoce = pré cancéreuse
ex : polype tube digestif chez le sujet jeune, on sait que dans la pathologie cancéreuse familiale polyposique, si on
le laisse évoluer dans le temps il dégénèrera en cancer d’où besoin de dépistage voire colectomie totale
3) Histoire naturelle du cancer :
• Lésion précancéreuse, dysplasie
• Cancer : phase locale
– Limitation au tissu d’origine
– carcinome in situ
• Cancer : phase loco-régionale :
– Infiltration des tissus sains de voisinage, carcinome invasif
– Invasion vasculaire
• Phase de généralisation
– Essaimage à distance
TUMEURS MALIGNES
• Caractères macroscopiques
– Mal limitées, pas de capsule
– Remaniements: nécrose, hémorragie
• Caractères histologiques
– Faible différenciation (variable selon les
tumeurs)
– Anomalies cytonucléaires
– Rupture des membranes basales
– Remaniements
• Caractères évolutifs
– Croissance rapide
– Envahissement loco-régional
– Récidive après exérèse complète possible
– Dissémination à distance: emboles
lymphatiques, métastases
– Evolution spontanée vers la mort
TUMEURS BENIGNES
• Caractères macroscopiques
– Limites nettes, capsule
– Refoule les tissus avoisinants sans les
envahir
• Caractères histologiques
– Bonne différenciation, régularité
cellulaire
– Mitoses rares et normales
– Continuité des membranes basales
– Pas de nécrose, inflammation,
hémorragie
• Caractères évolutifs
– Croissance lente
– Refoule le tissu périphérique
– Pas de récidive après exérèse complète
– Pas de dissémination à distance
• Métastases :
– Développement d’une tumeur secondaire à distance
4) Principales localisations tumorales métastatiques
La phase de généralisation est caractérisée par un essaimage à distance = la diffusion du processus cancéreux à
distance dans d’autres organes que celui d’origine.
Néanmoins il s’agit d’un essaimage orienté : métastases spécifiques, électives, d’un cancer initial, déterminées par
l’emplacement du cancer initial, par le type de cellules cancéreuses, et par la voie de dissémination privilégiée.
Principales voies de dissémination :
• Lymphatiques :
ganglion sentinelle voie lymphatique locorégionale et relais ganglionnaires conduit thoracique
circulation systémique
• Sanguines :
Voie porto cave, voie cave
• Conduits naturels (séreuses, voies urinaires, canal rachidien……)
Métastases
– Métastase cancéreuse : foyer néoplasique situé à distance de la tumeur initiale, de même nature qu’elle, et sans
relation de contiguïté avec elle
– Signe la malignité de la tumeur
– Principales localisations :
• Ganglions
• Foie
• Poumon
• Os
• Cerveau
Métastase ganglionnaire
• Infiltration des sinus sous-capsulaires puis croissance métastatique locale, rupture de la capsule, métastase à
distance (soit autres ganglions soit circulation veineuse)
• +++ pour les carcinomes
Les métastases peuvent être révélatrices d’un processus tumoral
initial non identifié :
• comparaison fonction métastases / tumeur primitive :
– identique, le plus souvent
– plus ou moins différenciée par rapport à la tumeur primitive
– Aide de l’immunohistochimie pour tumeurs indifférenciées
• Si la tumeur primitive est inconnue l’examen histologique
des métastases permet :
– soit une simple orientation diagnostique
– soit un diagnostic précis
• L’examen histologique systématique de tous les ganglions d’une pièce opératoire pour cancer est nécessaire
(TNM)
Ex :
- Métastases au niveau pulmonaire : paquet ganglionnaire du hile pulmonaire médiastin + multiples
foyers nodulaires # cancer pulmonaire primitif : 1 nodule unique
- CHC (foie) système cave/cœur métastases pulmonaires
- Cancer sphère gastro-entéro système porte métastases hépatiques
- Cancer sphère uro-néphro système cave métastases pulmonaires
On retient :
Cancer primitif cheminement privilégié locorégional pendant la hase de dissémination, ganglions proximaux
métastases dans les sièges électifs de distribution
La métastase est la reproduction d’une tumeur primitive « mère » mais dont la ressemblance est parfois partielle
(stades de différenciation pas toujours identique voire absence de différenciation) :
en effet, ces cellules doivent acquérir un certain nombre de caractères (perte d'adhésion cellulaire, migration,
invasion, etc.) permettant de passer du phénotype cancéreux à métastatique.
- Soit le diagnostique peut se faire histologiquement du fait d’une ressemblance visible avec la tumeur
primitive
- Soit utilisation de l’immunohistochimie : Ac-Ag pour une orientation diagnostique face à une métastase
indifférenciée
II) Métastases ganglionnaires
Microscopie : métastase cancéreuse
ganglionnaire (lame TP n° 31)
Le parenchyme ganglionnaire est presque
entièrement remplacé par la tumeur. Il
persiste un peu de parenchyme résiduel
(flèches).
DIAGNOSTIC DE L'ORGANE
Les ganglions pathologiques peuvent être de taille variée : le prélèvement peut contenir une partie d'un
ganglion, un ganglion entier ou plusieurs ganglions. Il persiste toujours un peu de tissu normal : un segment
de capsule conjonctive entourant une pulpe ganglionnaire faite de petits lymphocytes au milieu desquels il
existe des centres germinatifs (centres clairs) et des sinus.
Microscopie : métastase cancéreuse (adénocarcinome)
Une partie du ganglion est occupée par un tissu associant des structures glandulaires d'architecture anormale,
manifestement carcinomateuses, avec des formations polyadénoïdes, et un tissu conjonctif répondant au stroma :
métastase d'un adénocarcinome.
DIAGNOSTIC DE LA LESION
Le tissu ganglionnaire est partiellement remplacé par un tissu différent, de nature épithéliale, qui peut être :
- un carcinome épidermoïde : il s'agit d'amas plus ou moins volumineux, à différenciation malpighienne
(cellules de type basal en périphérie, cellules rappelant le corps muqueux en zone moyenne, nécrose ou
maturation cornée au centre).
Microscopie : métastase cancéreuse (carcinome épidermoïde)
Présence dans la pulpe ganglionnaire de lobules épithéliaux présentant une différenciation malpighienne avec
maturation cornée (para kératose) et importantes anomalies cyto-nucléaires : métastase d'un carcinome
épidermoïde.
- un adénocarcinome : il s'agit de formations tubulaires, acineuses, polyadénoïdes ou trabéculaires.
La prolifération épithéliale est accompagnée d'un stroma conjonctif plus ou moins abondant.
Pour évaluer l'histopronostic de la lésion il est important de rechercher :
- une éventuelle rupture capsulaire avec dissémination des éléments carcinomateux dans le tissu
conjonctivo-adipeux
1 / 12 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!