
d’infrastructures, d’équipements publics et des agglomérations. Elle détermine la manière
dont les politiques de développement (notamment les politiques sectorielles) doivent
concourir à la réalisation de ces orientations et à la mise en œuvre de ces principes.
La pratique de l’aménagement du territoire par l’Etat a suivi deux processus :
L’aménagement de type sectoriel
Ce processus a été mis en œuvre par les ministères chargés de l’agriculture, de l’élevage, de
l’environnement, de l’urbanisme, de l’eau, des travaux publics, etc. qui, au regard du caractère
lourd des actions qu’ils entreprenaient, ont vite senti la nécessité de les inscrire dans un cadre
de cohérence spatial par l’élaboration de schémas directeurs. Les limites de ces démarches
reposent sur leur caractère trop sectoriel qui ne permet pas d’assurer la synergie et la
cohérence entre secteurs.
L’aménagement de type global
Cette démarche a été développée avec la création de la direction de l’aménagement du
territoire et des directions régionales du ministère chargé de la planification. Cela a permis
d’élaborer les programmes provinciaux de développement qui ont contribué, à partir des
années 1985, à assurer une animation de la vie économique des provinces et à améliorer
sensiblement les conditions de vie des populations. C’est à partir de ce moment que le
système national de planification s’est enrichi d’une dimension spatiale.
Justification
L’examen de la situation des ressources naturelles, de l’organisation et du fonctionnement de
l’espace, du développement économique et social du territoire national fait ressortir les
éléments caractéristiques suivants :
Les ressources naturelles de base (eau, sol, végétation, faune), indispensables au
développement économique, sont limitées, faiblement maîtrisées et se dégradent du fait de
leur exploitation irrationnelle ; ce qui renforce la tendance à l’appauvrissement de la
population ;
L’organisation spatiale du développement n’est pas formalisée, ce qui se traduit par l’absence
d’une spécialisation régionale devant favoriser une exploitation rationnelle des potentialités
économiques ;
La situation économique et sociale est difficile, caractérisée par une faible compétitivité de
l’économie notamment une productivité agricole insuffisante, entraînant un état de pauvreté
de la population tant en ville qu’en campagne ;
Les stratégies de développement, les institutions, les instruments et les moyens mis en œuvre
pour l’identification et la localisation des actions sur le territoire ne sont pas toujours en
cohérence. Par ailleurs, la décentralisation met en mouvement des acteurs de l’aménagement
du territoire peu familiarisés avec cette démarche et par conséquent doivent être orientés.