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Modèles théoriques et prise en charge de l’enfant dyslexique
Diapositive 2
Les
Les dyslexies
dyslexies
Il faut être attentif à ne pas parler de dyslexie devant toute difficulté de lecture,
même persistante.
Il est primordial de distinguer les enfants faibles lecteurs (retard simple) de ceux
dont les faibles compétences en lecture sont la conséquence dun trouble cognitif
(dyslexie).
Pour les enfants présentant un retard simple, les difficultés persévèrent moins
dans le temps. Leurs causes sont multifactorielles:
causes environnementales (familiales ou scolaires)
trouble attentionnel
déficit du langage oral
trouble praxique
déficience mentale
troubles du comportement
carences socio-éducatives
difficultés sensorielles (audition/vision)
La dyslexie est un trouble spécifique du langage écrit. Cette notion est médicale et
suppose l’existence d’un lien fonctionnel et spécifique entre une difficulté de lecture
et un processus pathologique de développement. Il faut par conséquent envisager un
trouble durable, sévère et d’origine structurelle de l’apprentissage du langage écrit.
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Diapositive 3
Les dyslexies
Les dyslexies
LOrganisation Mondiale de la Santé, dans sa classification
internationale des maladies de 1992 définit la dyslexie comme
un trouble durable du langage écrit qui se traduit par au moins
18 mois de retard de lecture par rapport à lâge scolaire pour
des enfants entre 8 et 12 ans.
Ce trouble est durable et persistant chez un enfant
dintelligence normale, qui a normalement fréquenté l’école,
na pas subi de carences éducatives, na pas de déficience
sensorielle, mentale ou motrice, des lésions cérébrales, une
pathologie neurologique, un trouble envahissant du
veloppement.
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Diapositive 4
En France on a adopté en 89 la classification de lO.M.S..
Depuis le décret du 4/11/93 il y a eu refonte du guide barème et prise en compte des
déficiences du langage et de la parole comme suit:
Troubles du langage et de la parole congénitaux ou acquis avant ou pendant lacquisition de
l’écriture et de la lecture:
déficience légère (15%)
déficience (20% à 25 %): « perturbant notablement les apprentissages notamment scolaires
mais pas la socialisation. »
déficience importante (50 à 70%): « troubles importants de lacquisition du langage oral et
écrit perturbant notablement les apprentissages et retentissant sur la socialisation »
déficiences sévères (80% à 95%) « troubles sévères et définitifs de lacquisition du langage
oral et écrit rendant celui-ci incompréhensible ou absent. »
Classifications
Classifications
Il est établi que ces troubles concernent entre 8% et 10% des enfants qui fréquentent
les classes ordinaires, troubles légers inclus, et qu’ils affectent 3 à 4 fois plus de
garçons que de filles. Cette fréquence est stable dans l’histoire des données
connues, et atteint de la même manière toutes les populations.
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Diapositive 5
Les dyslexies
Les dyslexies
Les moyens récents dinvestigation du cerveau (imagerie
médicale) ont permis d’établir que ce handicap est la
conséquence dun dysfonctionnement cérébral.
Le trouble existe quel que soit lenvironnement social, culturel,
éducatif et pédagogique de lenfant.
Ces différents facteurs ne peuvent être la cause de la
dyslexie, bien que pouvant être des facteurs aggravants. Le
dysfonctionnement cognitif perdure tout au long de la vie de
lenfant puis de celle de ladulte.
Les neurosciences, en particulier la neuropsychologie, ont fourni une meilleure
connaissance des mécanismes du langage humain qui se situent à un niveau
supérieur dans le fonctionnement général du cerveau. Ces canismes sont très
complexes et mettent en jeu des fonctions cérébrales multiples. Les dyslexies et les
dysorthographies sont dues à un mauvais fonctionnement de ces mécanismes
fondamentaux du langage écrit, et notamment:
des fonctions langagières proprement dites (réseaux spécifiques à la
lecture: déchiffrage + compréhension)
des fonctions permettant l’acquisition et l’utilisation du langage :
attention
mémoire
notions d’espace
notion de temps
compétences visuo-spatiales
capacités de logique, de quentialisation et d’abstraction
(Equipement neuro-cognitif).
Les facteurs actuellement connus sont essentiellement des origines :
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pathologiques (prématurité, souffrance néonatale).
développementaux langagiers (anomalies génétique et hormonales altérant
le développement de l’équilibre et la répartition de diverses fonctions
concourant au langage écrit, sans incidence sur l’intelligence proprement
dite).
neurobiologique : le cerveau des enfants dyslexiques se caractérise par
des particularités morphologiques et physiologiques qui seraient à l’origine
de leurs difficultés d’apprentissage ;
génétique : une transmission génétique du trouble est soupçonnée dans
les familles où plusieurs membres présentent des difficultés de lecture.
Remarque: une approche moderne est nécessairement globale et plurifactorielle:
L’affirmation du tout psychologique ou affectif par opposition au tout cognitif (ou
réciproquement) est une démarche totalement dépassée, sous l’éclairage actuel de
la recherche. En effet, dans beaucoup de cas, ces deux domaines d’altérations «
pouvoir apprendre » et « vouloir apprendre » peuvent cohabiter et s’inter-activer.
C’est pourquoi il faut toujours évaluer l’une et l’autre afin de localiser avec précision
la part qui revient aux troubles spécifiques du langage écrit et celle qui revient aux
blocages, réactions psychologiques ou handicaps environnementaux. Les réponses
à apporter seront en effet très différentes mais complémentaires.
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