Diagno-photo - STA HealthCare Communications

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Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
Il s’agit d’une cellulite profonde à
streptocoque β-hémolytique du groupe
B (Streptococcus agalactiæ). Les
hémocultures se sont avérées positives
pour la présence de cocci Gram positif
en chaînette, après seulement 10 heures
d’incubation.
Quel est le traitement?
Une infection à Streptococcus spp. est
habituellement traitée avec de la
pénicilline. Étant donné l’antécédent
d’allergie à la pénicilline, la patiente a été
traitée avec de la clindamycine et vue en
immunologie pour une détermination
d’anticorps contre l’antigène majeur de
la pénicilline. Un test de provocation
avec des doses croissantes de pénicilline
s’est avéré non révélateur d’une
réaction d’hypersensibilité. Après
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Il s’agit d’une dame âgée de 43 ans,
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qui a eu une chirurgie pour réducop comm
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Dr Jean-François Roussy
Résident 3, microbiologie-infectiologie
Dr Alain Martel
Microbiologiste-infectiologue, interniste
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le clinicien juin 2010
traitement antibiotique intraveineux.
Fait important : la patiente se dit
allergique à la pénicilline.
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ait important : la patiente se dit
allergique à la pénicilline.
Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
Il s’agit de séquelles d’utilisation
intensive de drogues intraveineuses, dans
ce cas-ci, de la cocaïne.
Quel est le traitement?
Aucun traitement n’est nécessaire, outre
le fait que ce patient doit subir la pose
d’un PICC line (cathéter central inséré
par voie périphérique) à chaque récidive
de cellulite.
2
Piqûres sur les
bras
Un patient de 52 ans se
présente pour une récidive
de cellulite thoracique. Il
est connu pour être atteint
d’une panniculite chronique thoracique qui est
apparue à la suite d’injec-
Dr Jean-François Roussy
Résident 3, microbiologieinfectiologie
Dr Alain Martel
Microbiologiste-infectiologue,
interniste
tions de silicone effectuées
dans le passé sur la région
pectorale. Le patient s’avère difficile à piquer pour
l’injection d’antibiotiques
intraveineux et on note des
lésions sur ses veines.
Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
Une pneumonie lobaire droite est évidente
sur la radiographie (grande flèche,
photo 1).Toutefois, en regardant
attentivement la trame pulmonaire, on
constate la présence de multiples
micronodules sur l’ensemble de la plage
pulmonaire (petites flèches, photo 1). Une
tomodensitométrie thoracique est
demandée rapidement et confirme une
pneumonie multilobaire ainsi que la
présence de multiples bronchiectasies
impliquant également les petites bronches
(flèches, photo 2). Les bronchiectasies des
petites bronches ont un aspect dit de
« tree-in-bud ». Les hémoptysies étaient
probablement secondaires à ces
bronchiectasies.
Photo 1
Quel est le traitement?
Photo 2
3
Poumons éprouvés
Une femme de 61 ans, fumeuse,
se présente à l’urgence pour un
tableau de dyspnée, de fièvre et
d’augmentation d’expectorations purulentes. Elle n’est pas
en choc et sature bien sans
oxygène. Elle a une leucocytose
à 17 000/mm3 avec une petite
déviation à gauche. Deux mois
auparavant, elle aurait eu des
symptômes compatibles avec le
H1N1 non prouvé par PCR
(polymerase chain reaction). De
plus, elle fut investiguée en
pneumologie quatre mois auparavant pour des hémoptysies
importantes. Elle n’est pas
vaccinée contre le H1N1 et le
pneumocoque. Une radiographie pulmonaire est demandée.
La pneumonie est considérée acquise en
communauté, car la patiente n’a pas été
hospitalisée pendant le dernier mois. De
plus, comme elle n’a pas eu plusieurs
traitements antibiotiques dernièrement, il
n’y a pas de raison de couvrir le
Pseudomonas empiriquement, et ce, malgré
les bronchiectasies. Une coloration de
Gram d’un échantillon des expectorations
est demandée et permet de s’assurer qu’il
n’y a pas abondance de bacilles à Gram
négatif (BGN). Un traitement empirique
couvrant le pneumocoque, l’Haemophilus, le
Moraxella catarrhalis (maladie pulmonaire
obstructive chronique probable) et les
atypiques est débuté (ici la ceftriaxone et la
moxifloxacine). Il est important d’obtenir
de bonnes cultures d’expectorations pour
restreindre, par la suite, le traitement
antibiotique.
Après l’épisode aigu, la patiente devrait
être vaccinée contre le H1N1 ainsi que le
pneumocoque (vaccin polysaccharidique).
Les bronchiectasies prédominantes dans la
lingula sont plus souvent associées, dans la
littérature, aux mycobactéries. Dans son
cas, cette hypothèse avait déjà été écartée
lors de l’investigation des hémoptysies.
Dr Jean-François Roussy
Résident 3, microbiologie-infectiologie
Dr Alain Martel
Microbiologiste-infectiologue, interniste
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le clinicien juin 2010
Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
Paralysie de Bell.
Quelle en est la portée
clinique?
La paralysie de Bell est une paralysie
unilatérale aiguë du nerf facial. L’étiologie
en demeure inconnue, mais on envisage
un processus démyélinisant d’origine
post-infectieuse, allergique ou
immunitaire. La paralysie de Bell est
parfois associée à l’apparition aiguë
d’une hypertension grave.
Quel est le traitement?
4
Paralysie subite
Cet adolescent de 16 ans se présente
après l’apparition subite de ptose du
côté gauche de la bouche et d’incapacité de fermer l’œil gauche.
Dr Alexander K. C. Leung
Pédiatre
Dr W. Lane M. Robson
Pédiatre
L
a plupart des patients
guérissent complètement
en quelques semaines ou
quelques mois.
La plupart des patients guérissent
complètement en quelques semaines ou
quelques mois. Jusqu’à guérison
complète, il faut protéger les yeux à
l’aide de gouttes de méthylcellulose. Un
court traitement de corticoïdes par la
bouche ne fait pas l’unanimité.
Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
Il s’agit d’un érythème polymorphe (EP)
atypique, une éruption inflammatoire
aiguë qui disparaît sans traitement.
L’éruption consiste en petites papules
comprenant parfois une zone centrale
violacée ou vésiculeuse. L’EP peut
affecter la bouche, les yeux ou toute
autre région humide.
5
Lésions circulaires
Ce patient de 19 ans consulte pour
des lésions circulaires prurigineuses
à la poitrine. Une semaine auparavant, il présentait un herpès labial. Il
ne présente aucun autre symptôme.
Notamment, il ne présente pas de :
• malaises
• fièvre
• frissons
• autre éruption cutanée
• arthralgies, etc.
Il n’a pas récemment reçu d’antibiotiques en prophylaxie à long
terme.
Dre Katherine J. M. Abel
Omnipraticienne
U
Cet érythème est appelé « polymorphe »
à cause de la grande variété
d’expression clinique qui le caractérise.
Cette variété a conduit à distinguer
deux sous-groupes avec chevauchements :
• EP simple
• Syndrome de Stevens-Johnson.
(Autre diagnostic possible : teigne).
Quel est le traitement?
Le traitement de l’EP devrait reposer
sur l’élimination du facteur déclenchant,
lequel n’est pas toujours identifiable. La
forme mineure, généralement
asymptomatique, ne nécessite aucun
traitement puisque les lésions
disparaîtront d’elles-mêmes en deux à
quatre semaines. Puisqu’une teigne
(infection à tinea) est également
possible, on peut tenter d’appliquer un
antifongique topique (p. ex. : ciclopirox),
avec un suivi rapproché.
ne semaine auparavant, il
présentait un herpès labial.
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le clinicien juin 2010
Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
C’est une kératose pilaire.
Cette affection est-elle
fréquente?
La moitié environ de la population de
l’Amérique du Nord est atteinte de
cette affection à un degré variable. On
croit qu’elle résulte d’un climat sec et de
facteurs génétiques.
Quel est le traitement?
6
Boutons sur
les bras
Une jeune femme de 23 ans,
originaire des Philippines,
présente des papules hyperkératosées rugueuses à la
face externe des bras. Elle
note que ce problème était
absent avant son arrivée au
Canada il y a quatre ans.
Dr Benjamin Barankin,
Dermatologue
L
a moitié environ de la
population de l’Amérique
du Nord est atteinte de
cette affection à un degré
variable.
Éviter de frotter, utiliser un savon doux.
Les produits suivants peuvent s’avérer
utiles :
• hydratants et émollients
• produits à base d’urée et d’acide
lactique
• trétinoïne
• corticoïdes topiques faibles
Diagno-photo
Quel est le diagnostic?
Un vestige cartilagineux de fente
branchiale.
Quelle en est la portée
clinique?
7
Nodule cervical
Cette fillette de sept ans présente
un nodule cervical au côté gauche
de son cou, mesurant 2 mm de dia-
mètre, de texture indurée. Le nodule
ne bouge pas à la déglutition.
Au cours de la sixième semaine de
croissance embryonnaire, le deuxième
arc branchial se développe en direction
caudale pour finalement recouvrir les
troisième et quatrième arcs branchiaux
en se fusionnant avec la crête
épipéricardique de la région inférieure
du cou. La fusion des arcs branchiaux
s’accompagne de l’oblitération du sinus
cervical, formé des deuxième, troisième
et quatrième fentes branchiales. La
présence d’un vestige de fente branchiale
s’explique par la persistance du sinus
cervical. Les vestiges de fentes branchiales
peuvent prendre la forme de :
•
•
•
•
kyste
sinus
fistule
vestige cartilagineux
Quel est le traitement?
Le traitement de choix est l’excision.
Dr Alexander K. C. Leung
Pédiatre
Dr W. Lane M. Robson
Pédiatre
L
e nodule ne bouge pas à la
déglutition.
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le clinicien juin 2010
Diagno-photo
Quels sont les résultats?
Une hypertrophie ventriculaire gauche, une
augmentation du volume en fin de systole du
ventricule gauche et une coronarographie
normale.
Quel est le diagnostic?
Photo 1. Ventriculographie gauche
Photo 2. Coronarographie gauche
Il s’agit d’une myocardiopathie dilatée.
Quelle est l’étiologie?
La cause est inconnue.
Photo 3. Artériographie coronaire droite
8
Problème
cardiaque
Cette cocaïnomane de 34 ans
se présente en raison d’une
fatigue générale, d’un souffle
court et d’une cheville enflée. Le médecin a effectué
une ventriculographie gau-
Dr Jerzy K. Pawlak, omnipraticien
che (photo 1), une coronarographie gauche (photo 2) et
une artériographie coronaire
droite (photo 3).
C
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