Table des matières
Avant-propos :
J’ai eu l’impression de devenir folle ............................................................. 9
Introduction ............................................................................................................ 15
Comment utiliser ce livre ..................................................................................... 25
PREMIÈRE PARTIE
Explications scientifiques de la folie et solution ....................................... 41
Chapitre 1 : Pourquoi le cerveau féminin se détraque-t-il ? ................... 43
Chapitre 2 : La solution : les hormones bio-identiques ........................... 63
DEUXIÈME PARTIE
Quatre étapes pour retrouver la raison –
votre Plan de sauvetage émotionnel ............................................................ 87
Étape 1 : Identifiez votre phase hormonale .............................................. 89
Étape 2 : Découvrez votre type émotionnel ............................................. 123
Étape 3 : Les aliments et les suppléments à la rescousse ........................ 135
Étape 4 : Traitements anti-stress et techniques d’amélioration
de la vie .......................................................................................... 159
TROISIÈME PARTIE
Étapes supplémentaires de soutien surrénal et thyroïdien ......................... 179
Étape 5 : La santé des glandes surrénales ................................................. 181
Étape 6 : La connexion thyroïdienne ......................................................... 205
Postface :
Rester saine d’esprit – comment garder à jour
votre Plan de sauvetage émotionnel ....................................................... 221
AVANT-PROPOS
J’ai eu l’impression de devenir folle
En 1990, à l’âge de 34 ans, j’ai donné naissance à mon deuxième
enfant et je me suis confortablement installée dans mon rôle
de mère comblée. Après cinq mois d’allaitement réussi et satisfai-
sant, j’ai décidé de sevrer mon fils. Il passa facilement du sein au
biberon, mais pas moi. Soudainement, j’ai commencé à éprouver
des sentiments horribles complètement nouveaux pour moi. Des
vagues de nervosité et d’anxiété me traversaient le corps. Je
n’arrivais pas à maîtriser mes intenses sentiments de peur et de
panique, je faisais de l’insomnie, et je ne mangeais plus. J’avais
l’impression de perdre les pédales. Je n’avais aucune idée de ce
qui se passait en moi et j’étais convaincue d’être en train de deve-
nir folle. Quelle autre explication y avait-il ? J’avais toujours été
une personne sûre d’elle et confiante. Quand j’avais sevré mon
aîné, plusieurs années auparavant, je n’avais eu aucune difficulté.
Et voilà qu’en six semaines j’avais perdu huit kilos et le contrôle
de mes émotions ! Et j’avais aussi perdu tout espoir de redevenir
normale. Je me demandais : Qu’est-ce qui ne va pas ? Suis-je en train
de devenir folle ?
Tentant de rester saine d’esprit, je me suis mise à faire des
recherches frénétiques pour trouver une explication à ce qui m’ar-
rivait. Il y avait peu de choses sur mes symptômes (cela se passait
des années avant le livre de Brooke Shields et d’autres ouvrages
sur la dépression post-partum). J’ai finalement découvert les
10 • Aux femmes qui ont l’impression de devenir folles
écrits de Katarina Dalton, médecin anglais, qui voit dans des
souffrances comme les miennes une forme de dépression post-
partum. La Dre Dalton a traité avec succès des femmes souffrant
de dépression post-partum et de syndrome prémenstruel (SPM)
à l’aide de comprimés, de suppositoires vaginaux et d’injections
de progestérone naturelle micronisée. J’ai senti que je pouvais
peut-être reprendre espoir.
À l’époque, je travaillais comme infirmière dans le cabinet
d’un gynécologue de Los Angeles. Même si j’étais au bord de la
crise de nerfs, je n’avais pas perdu tous mes moyens et j’étais suf-
fisamment désespérée pour essayer le protocole de la Dre Dalton.
J’ai demandé à mon médecin traitant de me donner une injection
de progestérone naturelle. En 20 minutes, tous mes symptômes
(l’anxiété, la peur et la panique) s’étaient tout simplement volati-
lisés. Malheureusement, l’effet n’a duré que 48 heures. J’ai essayé
une autre injection avec les mêmes résultats. Comme j’avais des
réticences à utiliser de la progestérone, j’ai mis fin au traitement
et j’ai consulté un psychiatre. Celui-ci m’a confirmé le diagnostic
de dépression post-partum et m’a prescrit un antidépresseur tri-
cyclique maintenant complètement démodé. J’hésitais à prendre
des antidépresseurs, mais au bout de deux mois je m’y suis rési-
gnée. Je ne me suis jamais sentie parfaitement bien quand je pre-
nais ces médicaments, mais j’ai graduellement fait des progrès et,
un an plus tard, j’avais surmonté ma dépression post-partum et
le traumatisme d’avoir perdu le contrôle. Bien qu’il y ait 19 ans de
cela, je n’oublierai jamais combien mon cerveau détraqué m’a fait
souffrir.
Ma propre expérience de la dépression post-partum et le
soulagement de mes symptômes – grâce aux injections de pro-
gestérone naturelle – ont attisé ma curiosité au sujet de la danse
complexe des hormones féminines avec le cerveau féminin. En
outre, je voulais trouver des moyens, les plus naturels possible,
d’aider les femmes à composer avec l’effondrement émotionnel
associé aux déséquilibres hormonaux. Après ma propre guérison,
j’ai commencé à travailler comme infirmière dans une clinique
Avant-propos • 11
pour femmes à Manhattan Beach, en Californie. À cette époque
(qui paraît si lointaine), on donnait aux femmes ménopausées de
l’œstrogène, comme du Premarin, principalement pour éliminer
leurs symptômes, comme les sueurs nocturnes et les bouffées de
chaleur, de même que pour prévenir l’ostéoporose.
Or, le Premarin est dérivé de l’urine de juments enceintes ; un
cocktail d’œstrogènes naturelles pour les juments, mais pas pour
les femmes ! Il s’agit sans doute d’un excellent traitement pour la
ménopause, pourvu qu’on ait quatre sabots et une queue. Ce qui
n’est pas notre cas. Autrefois, le Premarin était souvent prescrit
en combinaison avec du Provera, une progestérone synthétique
qui a sa place dans un laboratoire, mais pas dans le corps d’une
femme. Ce protocole était complètement illogique, surtout qu’il
existe des hormones végétales bio-identiques qui ont la même
structure et les mêmes effets que nos hormones. J’ai commencé à
changer les hormones de mes patientes, œstrogènes de jument et
progestérone synthétique, pour des hormones bio-identiques.
Nous avons constaté presque instantanément une amélioration
remarquable de certains symptômes, et une amélioration de la
personnalité et de la qualité de vie. Ce n’est que plus tard que j’ai
compris que le traitement hormonal n’était qu’un des éléments de
l’équation qui allait aider les femmes à retrouver leur équilibre.
Aujourd’hui, je sais que les femmes s’en tirent mieux en pre-
nant des hormones bio-identiques. Pourquoi ? Parce que, comme
leur nom l’indique, les molécules des hormones bio-identiques
utilisées comme traitement hormonal substitutif sont identiques
à celles que produisent les ovaires. L’œstrogène du traitement
hormonal substitutif et l’œstrogène naturel produit par les ovaires
fonctionnent ensemble comme antidépresseur naturel en soute-
nant des taux sains de sérotonine et d’autres neurotransmetteurs
dans le cerveau féminin. Aujourd’hui, je sais aussi que l’on peut,
grâce à des suppléments nutritionnels, comme des acides aminés
et certaines vitamines, renforcer la chimie du cerveau féminin et
permettre à une femme de retrouver le bien-être et la paix inté-
rieure. Hormones bio-identiques + précurseurs chimiques
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