l`absorption et les mouvements de l`eau dans la plante

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L’ABSORPTION ET LES MOUVEMENTS
DE L’EAU DANS LA PLANTE
Pierre Cruiziat, Hervé Cochard, Thierry Ameglio
UMR-PIAF UBP / INRA Clermont-Ferrand
La très grande majorité des plantes puisent l'eau dont elles ont besoin pour leur vie et leur croissance dans le sol. Ce flux
d'eau traverse tous les tissus vivants et est rejeté dans l'atmosphère, principalement par les feuilles. En conditions normales,
une très faible partie (quelques %) reste dans les tissus. Les plantes n'ont donc pas, en général d'autonomie hydrique : elles
doivent puiser dans le sol des quantités d'eau voisines de ce qu'elles perdent au même moment par la transpiration. L'absorption par les racines et la transpiration sont donc le plus souvent deux phénomènes très couplés. Tous deux sont des phénomènes physiques même si, du fait que l'eau traverse des membranes vivantes, un contrôle physiologiques entre aussi en jeu.
On présentera une vue globale des facteurs qui interviennent pour déterminer l'absorption et la transpiration ainsi que la circulation de l'eau dans la plante. On indiquera pour finir les voies par lesquelles il est possible de réduire les "besoins en eau"
sans pour autant trop pénaliser la production.
L’eau est déterminante pour la vie et la croissance de l’arbre.
Celui-ci puise cette eau dans le sol et en rejette la plus grande
partie dans l’atmosphère. L’arbre doit tirer du sol des quantités
d’eau voisines de celles qu’il perd au même moment par la transpiration. Le moteur de ce transfert est l’énergie solaire.
L’eau qui traverse le végétal est donc, la plupart du temps, tirée
par le haut et non pas poussée par le bas. Ce courant d’eau qui
traverse le végétal assure plusieurs fonctions. Il permet la croissance, nourrit la plante en sels minéraux, lui permet de réguler
ses échanges thermiques et contribue à la photosynthèse en
fixant le CO2 atmosphérique. Les stomates, minuscules trous à
la surface des feuilles dont l’ouverture peut varier, constituent le
mode de régulation le plus important et le plus efficace des pertes en eau d’un végétal à court terme. En se fermant, ils réduisent également la photosynthèse, et donc la formation des réserves carbonées de l’arbre qui lui permettront, à plus long terme,
de passer l’hiver et de fabriquer de nouvelles feuilles au printemps
suivant. De plus, dans les périodes de canicule, la fonction de
régulation thermique n’étant plus assurée par la transpiration,
les feuilles s’échauffent et finissent par griller au soleil.
Enfin, cette circulation de l’eau sous tension, en période de très
forte sécheresse du sol, peut générer de la cavitation
(envahissement brutal dans les éléments conducteurs d’une phase
gazeuse). Lorsque le vaisseau conducteur est plein d’air, on parle
alors d’embolie gazeuse. Cette embolie peut entraîner de graves
conséquences physiologiques allant jusqu’à la mort de l’arbre. La
sensibilité de l’arbre vis-à-vis de cette embolie peut expliquer la
répartition géographique des espèces.
L’EAU EN HORTICULTURE : ECONOMISER MAINTENANT
9e COLLOQUE DU CONSEIL SCIENTIFIQUE DE LA SNHF
11 MAI 2007
Ci-contre : « Circulation » de l’eau dans un végétal (ici un arbre) : un mouvement
globalement ascendant des racines aux feuilles et autres organes transpirant :
fleurs, fruits, tiges …
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