
Pleurésie séro-fibrineuse gauche 2
–Absence de contage connu : n'élimine pas non plus le diagnostic (contage souvent non
retrouvé).
Syndrome d'épanchement pleural liquidien
–Douleur thoracique gauche irradiant vers l'épaule, d'évolution subaiguë (1 semaine).
–Diminution du murmure vésiculaire et matité à l'examen clinique.
–Absence de fièvre et de dyspnée : compatible avec une évolution torpide, typique de la
tuberculose pleurale.
Aspect radiologique typique
–Opacité dense homogène de la moitié inférieure de l'hémithorax gauche.
–Comblement des culs-de-sac cardiophrénique et costo-diaphragmatique.
–Effacement du bord gauche du cœur et de l'hémicoupole diaphragmatique gauche.
–Limite supérieure concave en haut et en dedans : aspect de la classique courbe de
Damoiseau, typique d'un épanchement pleural liquidien libre.
Ponction pleurale exploratrice
–Protides à 51 g/l (> 30 g/l) : exsudat selon les critères de Light.
–Bactériologie : examen direct négatif (n'élimine pas le BK, souvent négatif à l'examen direct
dans la tuberculose pleurale).
–Cytologie : 100 % de lymphocytes : exsudat lymphocytaire, très évocateur d'une étiologie
tuberculeuse (par opposition aux pleurésies parapneumoniques, riches en polynucléaires).
IDR à la tuberculine
–IDR à 9 mm : évocatrice d'un contact tuberculeux dans ce contexte clinique et radiologique, à
interpréter en tenant compte du statut vaccinal (BCG présent).
→ Les diagnostics différentiels à discuter
1. Pleurésie néoplasique (lymphome, mésothéliome, métastase pleurale)
–Peut donner un exsudat lymphocytaire, mais l'âge jeune, l'absence d'altération de l'état
général et l'absence de cellules malignes à la cytologie rendent ce diagnostic moins
probable en première intention.
2. Pleurésie parapneumonique
–Habituellement associée à un syndrome infectieux (fièvre, exsudat à prédominance de
polynucléaires), absents ici ; peu compatible avec le tableau clinique et cytologique.
3. Pleurésie d'insuffisance cardiaque
–Donnerait un transsudat (protides bas), incompatible avec le taux de protides à 51 g/l
retrouvé ; par ailleurs absence de contexte cardiaque chez ce sujet jeune.
4. Pleurésie au cours d'une connectivite (lupus, polyarthrite rhumatoïde)
–À évoquer si contexte clinique évocateur (arthralgies, signes cutanés, autres atteintes
d'organe) ; aucun argument retrouvé ici.