Dès lors que nous commençons à accepter la beauté magnique et singulière de la condition
humaine — celle d’être des créatures vivantes, hyperconscientes et dotées d’une constitution
biologique, en honorant notre unicité, nos contradictions, nos forces mais également nos
faiblesses — nous commençons à mener une vie plus engagée et plus créative. Nous sommes
moins prisonniers des images de ce à quoi nous pensons devoir ressembler. Nous nous tenons
avec davantage de dignité. Nous écoutons plus attentivement les voix de l’instinct et de
l’intuition. Nous faisons plus appel à notre imagination. Nous rêvons plus librement. Nous
prenons plus de risques. Nous n’avons plus peur d’être qui nous sommes ; nous exprimons
notre individualité avec davantage de courage et d’audace.
« La plupart des gens sont quelqu’un d’autre », ironisa un jour Oscar Wilde. « Leurs pensées sont
les opinions d’autrui, leurs vies, un plagiat, et leurs passions, un emprunt. »
Au fur et à mesure que notre authenticité mûrit, même nos identités les plus chères semblent
s’évanouir — être punk, gay, philanthrope ou écolo ; ou encore bouddhiste progressiste,
révolutionnaire spirituel, artiste avant-gardiste, militant radical, auteur, prof de yoga rock star,
ou même chercheur spirituel — ne laissant que ce sentiment de notre humanité la plus
naturelle, en rapport intime, conscient et courageux avec le ux de la vie, ici et maintenant,
dans ce présent imparfait tour à tour poétique, ordinaire, éblouissant, sauvage, érotique,
radieux, terriant et surréaliste. La sincérité guide l’authenticité — l’intégrité implacable d'être
courageusement vrai et transparent, en assimilant à la fois les forces créatrices et diaboliques
de l’univers pour les transformer en vue de l’enrichissement de notre propre être et de
l’amélioration de toute vie.
« N'être personne d'autre que soi-même dans un monde qui fait de son mieux, nuit et jour, pour
faire de vous n'importe qui d'autre signie mener le combat le plus diicile qu'un être humain
puisse mener, et ne jamais cesser de se battre. », écrit E. E. Cummings.
Socrate mit en exergue le manque de profondeur fatal de l'État, en remettant en question sa
politique du « droit du plus fort », avec son concept de « bonté et de justice ».
Avant d’être contraint de boire la ciguë qui le tua, il déclara : « Mieux vaut que la masse de
l’humanité désapprouve… et me contredise, plutôt que d’être en désaccord avec moi-même. »
R.D. Laing écrit : « Le véritable bon sens implique […] la dissolution de l’ego normal, ce faux moi
qui s’est habilement adapté à notre réalité sociale aliénante […] [et de là, une renaissance, et au
nal, le rétablissement d’un nouveau serviteur du divin — et non plus un traître à son égard. »
« Aucun prix n’est trop cher à payer pour le privilège de s’appartenir. »
- Friedrich Nietzsche
Comment permettez-vous aux perceptions des autres de vous dénir ?
Quelles sont les prochaines étapes pour devenir le serviteur revigoré de votre génie propre et
unique ?
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