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Guide méthodologique AVC Paris petite couronne 2025

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ACCÈS AUX SOINS
GUIDE MÉTHODOLOGIQUE
Orientation et prise en charge de
l’accident vasculaire cérébral (AVC)
chez l’adulte à Paris et en petite
couronne
OCTOBRE 2025
1
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
I.
1.
2.
Table des matières
Introduction......................................................................................................................................... 3
1.1.
Rappel de la démarche et objectifs des recommandations................................................ 3
1.2.
Professionnels et structures concernés .................................................................................. 4
Descriptif de l’offre chez l’adulte à Paris et en petite couronne ................................................. 5
2.1.
Carte de l’offre en UNV ............................................................................................................ 5
2.2.
Capacitaires autorisés et « armés » au 1er janvier 2025 ........................................................ 8
3.
Principes directeurs ............................................................................................................................ 9
4.
Arbres décisionnels............................................................................................................................ 11
4.1.
Prise en charge de l’AVC aigu pour un patient régulé ........................................................ 12
4.2.
Prise en charge de l’AVC aigu (<24h) arrivant par ses propres moyens au SAU ............. 14
4.3.
Prise en charge de l’AVC >24h arrivant par ses propres moyens au SAU........................ 16
2
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
1. Introduction
1.1. Rappel de la démarche et objectifs des recommandations
En Île-de-France, 20 000 patients sont hospitalisés chaque année pour un Accident Vasculaire
Cérébral (AVC). En 2021, 64% d’entre eux ont été pris en charge en Unité Neuro-Vasculaire (UNV)1.
Si le maillage territorial en UNV mis en place en Île-de-France depuis le plan national AVC est
relativement assuré, des inégalités de prise en charge persistent selon les territoires (le taux des
séjours AVC en UNV varie de 42 % à 77 % selon les départements) ou selon l’âge (seulement 39 %
des plus de 85 ans ont accès à l’UNV en 2021)2.
En outre, ceci s’inscrit dans un contexte de tensions sur les ressources humaines, particulièrement
marqué en Île-de-France pour les professionnels paramédicaux, fragilisant la filière AVC avec la
fermeture temporaire de lits d’Unités de Soins Intensifs Neuro-Vasculaire (USINV) mais
également de lits d’UNV non SI au décours de la crise du Covid-19 dès 2020 (lits qui n’ont pas
réouvert par exemple). Des tensions existent également pour les manipulateurs en
électroradiologie (MERM), pouvant rendre difficile l’accès à l’imagerie en urgence, indispensable
pour la prise en charge des AVC.
Les tensions sur les capacitaires en UNV découlent de ces tensions RH. On estime en début 2025
à 16% de lits fermés en USINV à Paris et en petite couronne. Ces tensions sont directement
ressenties par les acteurs préhospitaliers SAMU (4 SAMU) et BSPP. Cette dernière constate
notamment une baisse de -15% de patients acceptés et admis en UNV entre 2023 et 2024.
En 2024, plusieurs SAU parisiens ainsi que le SAMU de Paris et la BSPP ont fait part à la Délégation
Départementale de Paris de plusieurs situations problématiques récentes, devenues récurrentes,
montrant la nécessité de repartager et formaliser collectivement une procédure adaptée à la
prise en charge de ces patients au regard de l’offre du territoire, en fixant également des principes
directeurs s’agissant d’une procédure en mode “dégradé”.
Ainsi, deux groupes de travail ont été organisés le 30 janvier et le 6 mars 2025 réunissant les
principaux services concernés par la thématique de la prise en charge de l’AVC chez l’adulte à
Paris et en petite couronne, afin de réaliser un constat partagé et définir des orientations et
procédures en conséquence.
Source : PMSI, 2024.
Voir : Allain, S., Naouri, D., de Peretti, C. (2022, février). En France, les AVC sont plus fréquents, plus graves et
moins souvent pris en charge en unité spécialisée pour les personnes les plus modestes. DREES, Études et Résultats,
1219.
1
2
3
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
L’ARS Île-de-France remercie l’ensemble des professionnels engagés et mobilisés dans les groupes
de travail et dans la participation à la rédaction de ce guide :
-
Pr ADNET Frédéric – SAMU de Paris
-
Dr ARROUY Laurence – Direction de la Stratégie et de la Transformation, AP-HP
-
Pr BACHOUD-LEVI Anne-Catherine – UNV, Hopital Henri Mondor, AP-HP
-
Dr BRUANDET Marie – UNV, Hôpital Paris Saint-Joseph
-
Pr DELTOUR Sandrine – UNV, Hôpital Raymond Poincaré, AP-HP
-
Pr DENIER Christian – UNV, Hôpital Bicêtre, AP-HP
-
Dr DONG Anceline – UNV, Hôpital Henri-Mondor, AP-HP
-
Dr GOULET Hélène – SAU, Hôpital Tenon / Présidente de la Collégiale des responsables
des structures d'urgences, AP-HP
-
Dr HADZIAHMETOVIC Melika – SAMU de Paris
-
Dr HOOKER Corinne – SAMU 94
-
Pr JOUVENT Eric – UNV, Hôpital Lariboisière, AP-HP
-
Dr LAFI Medhi – SAU, Hôpital Paris Saint-Joseph
-
Dr LAMY Catherine – UNV, Hôpital Sainte-Anne, GHU Paris Psychiatrie Neurosciences
-
Dr LAPERGUE Bertrand – UNV, Hôpital Foch
-
Dr LE BAIL Gaëlle – SAMU 92
-
Dr MESEGUER Elena – UNV, Hôpital Bichat, AP-HP
-
Dr RAYNOUARD Igor – UNV, Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild
-
Dr TRAN Tuan-Huy – UNV, Hôpital Lariboisière, AP-HP
-
Pr TRAVERS Stéphane – BSPP
-
Dr VASSILEV Christine – UNV, La Pitié Salpêtrière, AP-HP
-
Dr ZAMPIERI Caterina – BSPP
-
Dr ZANKER Caroline – Direction de la Stratégie et de la Transformation, AP-HP
1.2. Professionnels et structures concernés
Les recommandations et procédures inscrites dans ce guide sont destinées à tous les
professionnels de santé et acteurs impliqués dans la prise en charge de l’AVC à Paris et en petite
couronne et notamment :
-
Médecins neurologues, urgentistes, réanimateurs, médecins-pompiers, radiologues et
neuroradiologues, neurochirurgiens, internistes, gériatres, médecins de médecine
physique et réadaptation ;
-
Professionnels
paramédicaux
(infirmiers,
aides-soignants,
kinésithérapeutes,
orthophonistes, etc.) des services d’urgences, des UNV et d’autres services recevant des
patients atteint d’un AVC ;
4
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
-
Assistants de régulation médicale des SAMU-Centre 15 ;
-
Secouristes, ambulanciers.
2. Descriptif de l’offre chez l’adulte à Paris et en petite couronne
2.1. Carte de l’offre en UNV
Au 1er janvier 2025, la région compte 20 établissements avec UNV adultes. L’offre est repartie de
la façon suivante :
-
6 UNV à Paris intramuros ;
-
6 UNV en petite couronne : 2 dans les Hauts-de-Seine, 2 en Seine-Saint-Denis et 2 dans le
Val-de-Marne ;
-
8 UNV en grande couronne : 1 en Seine-et-Marne, 3 dans les Yvelines, 2 en Essonne et 2
dans le Val-d’Oise.
Il existe également une UNV pédiatrique régionale située à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.
Parmi elles, 6 sont portées par l’AP-HP, 11 par des établissements publics et 3 par des
établissements privés à but non lucratif (ESPIC). Il n’y a pas d’offre dans le secteur privé lucratif.
3 UNV ne sont pas adossées à un SAU en IDF 3 . Au total, 198 lits d’USINV sont actuellement
reconnus par l’ARS, ainsi que 412 lits d’UNV non SI.
A noter, à la suite de la dernière fenêtre des autorisations d’activité de soins critiques, l’ARS IDF
a autorisé 5 nouveaux établissements 4 à exercer l’activité de NRI de mention A (mention qui
autorise
les
actes
de
thrombectomie
mécanique).
Ces
activités,
lorsqu’elles
seront
opérationnelles, viendront renforcer le maillage NRI sur la région au bénéfice des franciliens.
Cette offre s’ajoute à celle des 7 centres de NRI de mention B (réalisant tous les actes de
neuroradiologie interventionnelle dont les actes de thrombectomie mécanique).
Concerne le CH Sainte-Anne GHU PPN, l’Hôpital A. Rothschild et l’Hôpital Raymond-Poincaré.
Concerne le Grand Hôpital Est Francilien (GHEF), le CH François Quesnay, le CH Sud Francilien, le CHI Robert
Ballanger et l’Hôpital Novo.
3
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ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
En violet : ES disposant d’UNV et de
NRI mention B
En vert : ES disposant d’UNV sans
NRI à date
6
Figure 1 Carte des ES disposant d'UNV en IDF
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
En violet : ES disposant d’UNV et de
NRI à la garde PDSES NRI
En vert : ES disposant d’UNV sans
NRI à date
7
Figure 2 Carte des UNV à Paris et petite couronne
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
2.2. Capacitaires autorisés et « armés » au 1er janvier 2025
Lits USINV
Capacitaire
autorisé fin
2024
Lits USINV
capacitaire
reconnu
Département
Lits USINV
ouverts
(01/2025)
Lits UNV non
SI capacitaire
reconnu
Lits UNV non SI
capacitaire
autorisé (Fin
2024)
Lits UNV non
SI ouverts
(01/2025)
CHS SAINTE ANNE
GROUPE
HOSPITALIER PARIS
SAINT JOSEPH
FONDATION
OPHTALMOLOGIQUE
ROTHSCHILD
HU SAINT LOUIS SITE
LARIBOISIERE APHP
HU PITIE
SALPETRIERE APHP
HU PARIS NORD SITE
BICHAT APHP
75
10
12
12
26
26
26
75
12
16/12
10
26
38
26
75
10
12
12
18
18
18
75
11
11
11
24
19
13
75
18
20
16
30
32
16
75
10
8
4
18
12
16
HOPITAL FOCH
HU PARIS SITE
RAYMOND
POINCARE APHP
CENTRE
HOSPITALIER DE ST
DENIS HOPITAL
DELAFONTAINE
CENTRE
HOSPITALIER
INTERCOMMUNAL
ROBERT BALLANGER
HU HENRI MONDOR
SITE HENRI MONDOR
APHP
HU PARIS SUD SITE
KREMLIN BICETRE
APHP
92
8
8
5
18
18
12
92
6
6
6
14
14
14
93
8
8
8
20
20
20
93
8
8
8
24
24
24
94
7
10
10
16
23
13
94
12
12
8
21
21
21
95
6
8
8
18
18
18
95
7
7
7
20
20
20
77
6
8
6
20
20
20
78
6
8
6
14
14
14
78
6
6
4
12
12
12
78
8
10
8
14
16
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91
8
8
7
15
15
26
91
12
12
12
36
32
30
CENTRE
HOSPITALIER
GENERAL DE
GONESSE
CENTRE
HOSPITALIER RENE
DUBOS DE PONTOISE
CENTRE
HOSPITALIER DE
MEAUX SITE SAINT
FARON
CENTRE
HOSPITALIER
FRANCOIS QUESNAY
CTRE HOSPITALIER
INTERCOMMUNAL
POISSY ST GERMAIN
SITE POISSY
CENTRE
HOSPITALIER DE
VERSAILLES ANDRE
MIGNOT
GHNE CH PARIS
SACLAY
CENTRE
HOSPITALIER
NOUVEAU SUD
FRANCILIEN
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ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
3. Principes directeurs
Le présent document s’articule autour des principes directeurs suivants :
La prise en charge de l’AVC : une urgence vitale qui doit être régulée médicalement5
-
L'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est une urgence médicale nécessitant une réponse
préhospitalière médicalisée immédiate, le déclenchement et l’intervention des moyens
adaptés dans un délai circonscrit et un accès direct à un plateau technique spécialisé
(Imagerie et unité neuro-vasculaire), afin de minimiser les dommages cérébraux et
améliorer les chances de récupération.
Une prise en charge organisée en filière et non sectorisée
-
En France, les soins d’urgences (y compris les AVC), sont accessibles à tous les patients,
indépendamment de leur lieu de résidence et sans distinction de secteur 6 7. En Île-deFrance, la prise en charge des AVC repose sur une structuration par filière avec un maillage
territorial sans sectorisation. La prise en charge en urgence doit se faire au plus proche du
lieu de survenue de l’AVC. L'Agence Régionale de Santé (ARS) Île-de-France finance des
animateurs de filière chargés de coordonner les actions et garantir une prise en charge
homogène et fluide au sein de leur filière. Les filières AVC assurent également une
coordination efficace entre les différents acteurs de santé, de l'accueil en urgence à la
réadaptation et au suivi post-AVC, permettant ainsi de garantir la continuité des soins tout
au long du parcours. Il est précisé que l’absence de sectorisation n’est pas incompatible
avec la poursuite d’une logique de proximité et de gradation, en particulier entre
partenaires, dans l’intérêt du patient et de son parcours de soins.
L’orientation directe vers une UNV sans passer par le SAU : une organisation
optimale qui permet de garantir une prise en charge rapide et efficace de l’AVC :
-
Les données de la littérature et les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS)
insistent sur le fait qu’un accès direct à un service disposant des moyens diagnostiques et
des compétences pour une intervention immédiate en urgence est un facteur important
pour la survie immédiate des patients et la réduction du risque de séquelles. Les patients
suspects d’AVC doivent bénéficier autant que possible d’un accès prioritaire 24 h/24 et 7
j/7 à l’expertise neurovasculaire et à l’imagerie cérébrale (IRM en première intention ou à
défaut scanner). L’orientation et la prise en charge vers un SAU en première intention n’est
pas recommandée peut conduire, au regard des tensions et de l’environnement non
Via le SAMU-Centre 15 du département. À Paris et en petite couronne, la BSPP dispose également d’une
coordination médicale.
6
Décret n°97-615 du 30 mai 1997.
5
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ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
spécialisé, à une augmentation des délais d’accès au plateau technique nécessaire, voire
une perte de chance pour le patient.
L’usage de la téléexpertise doit être encadré et protocolisé :
-
Pour rappel, le plan national « Accidents Vasculaires Cérébraux 2010-2014 » précise la
nécessité de mettre en œuvre « les outils nécessaires à la télémédecine qui doivent
permettre d’avoir accès, en urgence ou non, à une expertise radiologique ou neurologique
à distance, et de disposer de cette expertise tout au long de la prise en charge du patient
(notamment pour la thrombolyse des infarctus cérébraux). Ainsi, dans le cadre de cette
réponse organisée au sein de la région Île-de-France, les patients nécessitant d’une prise
en charge neurologique, neurochirurgicale, neuroradiologique interventionnelle, accueillis
physiquement dans un établissement disposant de services d’urgences mais n’ayant pas
ces expertises sur place, pourront être évalués par télé-expertise dans un but d’examen,
de traitement, d’assistance et/ ou de transfert vers le centre spécialisé. La téléexpertise
doit être réalisée via des outils de communication sécurisés pour garantir la confidentialité
et la sécurité des données médicales. Aussi l’usage de la téléexpertise peut être complétée
par l’usage de l’outil ORTIF notamment pour interpréter et transférer à distance les
images.
Le ROR : un outil indispensable à l’orientation de la prise en charge des AVC
-
Conformément à l’arrêté du 26 décembre et du décret du 17 novembre 2023, l’usage du
Répertoire Opérationnel des Ressources (ROR) est obligatoire pour les structures
sanitaires. L’actualisation du ROR est donc indispensable à la bonne orientation et prise
en charge des AVC. L’accès et l’utilisation du ROR ne sont pas limités aux professionnels
hospitaliers, mais sont également mis à disposition des opérateurs préhospitaliers (SAMUCentre 15, BSPP). L’utilisation de cet outil par les médecins régulateurs et coordinateurs
est complémentaire d’une logique de régulation et d’une recherche en proximité :
autrement dit, ils peuvent solliciter une UNV qui n’affiche aucune disponibilité dans le
ROR.
10
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
4. Arbres décisionnels
La suite du document présente plusieurs procédures organisationnelles selon les situations
suivantes :
-
Prise en charge de l’AVC aigu pour un patient ayant fait l’objet d’une régulation préalable ;
-
Prise en charge de l’AVC aigu pour un patient arrivant aux urgences sans régulation
préalable ;
-
Prise en charge de l’AVC >24h arrivant par ses propres moyens au SAU.
Ces procédures ont été présentées et ajustée en groupe de travail avec les professionnels (voir
partie 1.1).
11
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
4.1. Prise en charge de l’AVC aigu pour un patient régulé8
Patient avec suspicion d’AVC
--> Reco HAS = appel au 15
Contact téléphonique d'au moins
3 UNV les + proches du lieu de
prise en charge et en lien avec les
données du ROR
Solution trouvée ?
OUI
NON
Transfert direct vers
UNV d’accueil
Recontacte UNV et SAU le +
proche du lieu de prise en
charge du patient
Examens / Imagerie,
prise en charge en
UNV
Organisation du transfert vers
UNV la + proche (si organisation
de site : via le SAU) +
examens/imagerie
Puis parcours UNV /
filières /
consultations pluripro post-AVC…
Lit UNV disponible
Mode très
dégradé
Prise en charge en lit de soins
critiques ou médecine
(avec logique d’organe si
adapté)
8
Ces principes s’appliquent aux SAMU et à la coordination médicale de la BSPP.
12
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
Commentaire :
L’intérêt d’une régulation médicale préhospitalière est précisément de gagner du temps
en filiarisant le patient présentant une suspicion d’AVC avant même son arrivée à l’hôpital.
Logique préhospitalière
La recherche d’au moins 3 UNV autour de la localisation du patient est absolument nécessaire
pour pouvoir lui garantir une prise en charge optimale. En parallèle d’une dynamique de
proximité, le médecin régulateur doit s’appuyer sur les données du ROR, dont le remplissage par
les UNV franciliennes a été sensiblement fiabilisé ces dernières années. Afin de mener à bien cette
procédure de recherche qui peut être chronophage, le médecin régulateur doit pouvoir joindre
un médecin senior via une ligne directe, à toute heure de la journée ou de la nuit9.
L’échange entre le médecin régulateur et le neurologue de la première UNV contactée doit
permettre d’affiner le diagnostic10 et aider à l’orientation pour les autres UNV sollicitées. Cet avis
doit être tracé par la régulation.
Impossibilité d’admettre le patient dans une UNV
Si après avoir sollicité au moins 3 UNV autour de la localisation du patient, le médecin régulateur
n’est pas parvenu à lui trouver un lit, il recontacte l’UNV la plus proche de la localisation du
patient et organise son transfert vers l’établissement. Ce principe s’applique pour tous les
établissements disposant d’une UNV avec ou sans SAU. Une organisation locale doit être définie
quant au protocole d’arrivée à l’initiative du service de neurologie et en concertation avec les
services des urgences et de radiologie. Ce protocole tient compte de l’organisation spatiale et
organisationnelle de l’hôpital : point de rendez-vous des professionnels, arrivée ou non du patient
via le SAU, brancardage jusqu’à l’IRM, etc.
La direction de l’établissement, avec l’appui de la CME et de la cellule de gestion des lits, doit
promouvoir la coordination et la coopération des différents services dans ce cas de figure. En
particulier dans l’hypothèse où après l’examen d’imagerie, le diagnostic d’AVC est confirmé et le
patient ne peut être admis dans l’UNV faute de lit disponible. L’animateur de filière doit
permettre de formaliser et de protocoliser tant que nécessaire l’organisation de sa filière en
amont avec les urgences et avec l’aval des UNV mais également en lien avec les autres services
de soins critiques. L’objectif étant toujours de raccourcir le délai d’accès à l’UNV (engagement de
prise en charge du patient dès la première sortie)11.
Il est rappelé que toutes les gardes en USINV doivent être seniorisées.
S’agissant du SAMU de Paris, le médecin régulateur dédié à l’unité Asphalt peut également apporter son
concours, en appui du médecin de la filière aide médicale urgente.
11
Certaines UNV ont aussi pu mettre en place une procédure d’admission surnuméraire, que le présent guide n’a
pas vocation à remettre en cause.
9
10
13
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
4.2. Prise en charge de l’AVC aigu (<24h) arrivant par ses propres moyens au SAU
ALERTE AVC CONFIRMÉE
Après avis neuro. sur site ou partenaire (téléexpertise)
UNV SUR
SITE ?
OUI
NON
Admission si lit dispo ou
surcapacitaire possible
(sortie prévue)
Admission si lit dispo
dans l'UNV partenaire
SINON
SINON
Demande de prise en charge
vers une autre UNV
SINON
Discuter admission en SC hors NV
(avec appui neuro)
Transfert vers une autre UNV
avec si nécessaire
appui de l'UNV partenaire
SINON
Discuter admission en SC sur
site hors NV pour admission
différée
En cas de logique d’organe et en l’absence d’indication de reperfusion cérébrale en
urgence, la prise ne charge en hospitalisation spécialisée peut être discutée
14
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
Commentaire :
Le patient s’étant présenté spontanément aux urgences pour une suspicion d’AVC doit lui
aussi pouvoir bénéficier d’une prise en charge neurologique dans un délai court. Outre la
formation des professionnels paramédicaux des services d’urgences à la détection des signes
cliniques (y compris pour des AVC sans troubles moteurs mais avec des troubles du langage non
identifiés ou des troubles de l’équilibre d’installation brutale, par exemple…) et aux bons réflexes
à adopter dès l’IOA, le protocole de service doit comprendre les modalités de déclenchement de
l’alerte AVC, en lien avec le service de neurologie de l’hôpital (ou partenaire en cas d’absence de
service spécialisé sur site).
Les services d’urgences qui ne peuvent bénéficier d’un avis neurologique sur site doivent avoir
conventionné avec une UNV partenaire. Cette convention, s’appuyant sur les moyens de la
télémédecine, précise la modalité de sollicitation (avis), de transfert du patient (vecteur) et de
leur prise en charge (délai), notamment en ce qui concerne les patient AVC aigu (<24h) pour
lesquels, dans la limite de disponibilité de lits sur site, l’UNV partenaire s’engage à la prise en
charge. En l’absence de place sur site, l’appui du neurologue de l’UNV partenaire peut parfois
être utile pour faciliter le transfert vers une autre UNV.
Le dialogue entre neurologues peut permettre d’affiner le diagnostic et facilite parfois l’admission
du patient dans un service adapté à son état. Si nécessaire, un échange sécurisé12 peut ainsi être
organisée entre l’urgentiste qui a procédé à l’alerte AVC, le neurologue de l’UNV de site (ou
partenaire) qui a posé le diagnostic, et le neurologue de l’UNV sollicitée en vue de l’admission du
patient.
Rôle de la filière dans le parcours de soins
La structuration de parcours-types et des interactions entre services d’urgences et UNV entre
dans le champ missionnel des animateurs de filière financés par l’ARS.
12
Mise à disposition par l’ARS IDF du Tchat Sécurisé Santélien.
15
ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
4.3. Prise en charge de l’AVC >24h arrivant par ses propres moyens au SAU
En dehors des deux situations décrites ci-dessus, la prise en charge de patients avec une alerte
AVC au-delà de 24h nécessite la prise en compte d’autres principes et d’autres enjeux.
-
Même si le caractère de l’urgence vitale ou de l’aigue est dépassée, le patient doit
bénéficier d’une expertise neurologique précoce et de la prise en charge dans un
environnement neurologique adapté.
-
La prise en charge et la recherche de place en UNV au plus proche du domicile se pose
dans une logique de remettre le patient dans sa filière (rééducation, prévention des
complications, consultations post-AVC).
-
Enfin le rôle de l’UNV partenaire ou de site dans l’appui du SAU dans la recherche d’une
solution et d’une place reste également applicable. L’avis de l’UNV partenaire ou de site
fait foi dans le choix d’orientation du parcours patient.
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ARS Île-de-France – Délégation départementale de Paris – Département ville-hôpital
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