
orthopédique définitif jadis fréquent est de plus en plus délaissé au profit de la
chirurgie pour l’obtention de meilleurs résultats fonctionnels [6].
Il ne semble pas exister encore de données sur la question au Centre Hospitalier
Universitaire de Tengandogo. Ce qui a motivé cette étude dont l’objectif était
d’étudier les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs du
traitement chirurgical des fractures de l’extrémité distal du fémur au CHU-T du
1er janvier 2015 au 31 décembre 2022.
METHODES
Il s’agissait d’une étude rétrospective transversale a visée descriptive et analytique
d’une durée de 7 ans, du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2022, réalisée au CHU
de Tengandogo. Elle a concerné tous les patients présentant une fracture du fémur
distal ayant un dossier médical exploitable, qui ont été pris en charge dans notre
service, et d’un suivi post-opératoire d’au moins six (06) mois. Nous avons colligé
41 patients dont 31 (75,60%) hommes et 10 (24,5%) femmes soit un sex-ratio de
3,1. L’âge moyen de nos patients était de 42,9 ±16,9 avec des extrêmes de 15 ans
et 77 ans. Les étiologies étaient principalement les accidents de la voie publique
dans 28 (68,29%) cas, suivi des accidents domestiques dans 5 (12,19%) cas, des
coups et blessures dans 3 (7,32%) cas, des accidents de sport dans 2(4,88%) cas,
des accidents de travail dans 2 (4,88%) cas et des agressions par armes à feu dans
1 (2,44%) cas. Les fractures ont été reparties selon la classification AO comme
suit : A1=11 (26,82%), A2=5 (12,19%), A3=5(12,19%), B1=2 (4,87%), B2=3
(7,31%), C1=5 (12,19%), C2=4 (8%), C3=6 (14,63%). Selon la classification de
Gustilo, ces lésions étaient ouvertes dans 22 (53,66%) cas, avec le type1=6cas,
type2=10cas et type3a=5cas, type2a=1cas, type3c=0cas.
Prise en charge chirurgicale
Tous les patients ont subi une intervention chirurgicale, aucun traitement
orthopédique n’a été signalé. Les patients étaient installés en décubitus
dorsal sur table orthopédique. La voie d’abord a été latérale chez tous les