
CHIMIE GÉNÉRALE Chapitre 4 Cinétique chimique
JLH 03/10/2007 Page 4 sur 23
Exemple : considérons la réaction de synthèse de l’ammoniac.
À volume et à température constants, la vitesse de la réaction s’écrit :
3
NH
1 1
v
dc
= + = − = −
tandis que la vitesse de formation de l’ammoniac et les vitesses de disparition du diazote et du
dihydrogène, prennent la forme :
( )
3
NH
f 3
dc
dt
( )
2
H
d 2
dc
dt
et
( )
2
N
d 2
dc
dt
Attention !
Si les coefficients stœchiométriques sont multipliés par une constante K
quelconque, la vitesse de réaction est également multipliée par K. Par exemple, nous aurions
pu écrire la réaction de synthèse de l’ammoniac sous la forme :
1 3
+ =
La vitesse de réaction est alors divisée par deux. Toutefois, les vitesses de formation des
produits et de disparition des réactifs sont indépendantes de toute écriture stœchiométrique
particulière.
Remarque : lorsque les réactifs ou les produits sont à l’état gazeux, il peut être plus efficace de faire
intervenir les pressions partielles, proportionnelles aux concentrations :
i
i i
n RT
V
= =
Facteurs de la cinétique
La première nécessité pour qu’une réaction puisse avoir lieu est à la présence de réactifs et l’on ne
s’étonnera pas, a priori, que la vitesse de réaction soit d’autant plus importante que les réactifs sont en
forte concentration. Si l’on imagine que tout mécanisme réactionnel suppose le choc d’une molécule de
réaction avec un autre protagoniste (qui peut être une autre molécule de réactif, ou une molécule
spectatrice, ou une paroi…), on comprend bien qualitativement que l’influence de la concentration sur la
fréquence de ces chocs. On comprend bien aussi que lorsqu’un réactif devient très rare, la vitesse de
réaction diminue : « et le combat cessa, faute de combattants ».
Nous savons que l’énergie cinétique microscopique disponible au moment du choc est proportionnelle à
la température absolue. Toujours en imaginant les chocs responsables de l’avancement de réaction, on
comprend assez facilement ce fait d’expérience quasi général : une augmentation de la température
favorise les vitesses de réaction.
La cinétique chimique est avant tout une affaire d’expérience. Ainsi a-t-on appris à augmenter la vitesse
de réactions chimique par addition de substances qui interviennent dans le mécanisme réactionnel pour en
améliore l’efficacité, sans être consommées par la réaction : ces « catalyseurs » n’apparaissent pas dans le
bilan de matière. En général, les vitesses de réaction sont alors d’autant plus grande que le catalyseur est
abondant dans le milieu réactionnel.
Principaux facteurs cinétiques
—
Les vitesses de réaction sont initialement plus importantes quand les réactifs sont en forte
concentration et décroissent jusqu’à s’annuler au fur et à mesure que les réactifs sont
consommés par l’avancement de réaction.
—
Les vitesses de réaction sont des fonctions croissantes de la température.
—
Les vitesses de réaction peuvent être améliorées par catalyse : ajout de substances modifiant
le mécanisme réactionnel sans intervenir dans le bilan de matière.