B. Origine

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Le stoïcisme
1. Aux origines (Anne-lise)
A. Contexte
Le stoïcisme apparut dans un monde déséquilibré. C’est une philosophie
pour temps de crise car elle prône une attitude éloignée des sensations,
rejetant tout ce qui peut venir du monde et faire souffrir. Cela permet de
supporter avec impassibilité l’adversité et le malheur.
B. Origine
Cette philosophie est née en Grèce, au IIIe siècle av. J.‐C... Elle fut fondée par
Zénon. Elle doit son nom non pas à son fondateur ou à un de ses principes de
base, mais à un lieu: le Portique Pœcile où les stoïciens avaient l’habitude de
se réunir.
2. Evolution
A. Le stoïcisme ancien qui comprend ses fondateurs Zénon, Cléanthe, Chrysippe
à la fin du IV et du III s. Av JC.
-Zénon de citium, philosophe grec, né en 360 av.j-c, fils de marchant, il suivra d’abord les
traces de son père avant de choisir la voie de la philosophie, c’est le fondateur du
stoïcisme…
-Cléanthe, né en 331 av.j-c, ami de Zénon, il succéda à ce dernier pour la gouvernance de
l’école…
-Chrysippe, né en 280 av.j-c, Venu après Zénon et Cléante, il put découvrir et combler les
lacunes que les deux premiers stoïciens avaient laissé subsister dans leur doctrine. Esprit
puissant, de plus d'étendue peut-être que de profondeur, il enchaîna rigoureusement entre
elles
toutes les parties du système stoïcien et lui donna cette unité et cette force qui lui ont fait une
place à part parmi les conceptions philosophiques des Anciens.
B. Le stoïcisme moyen avec surtout Panétius et Posidonius au II et I S. Av
JC
-Panaetius, né vers 180 av. J.-C, il reprit l’école de stoïcisme d’Athènes après Antipater…
-Posidonius, né au environ de 135, ouvrira une « école » a Rhodes…
C. Le stoicisme nouveau ou impérial avec Sénèque, Epictète et Marc
Aurèle au I et II s ap JC
-Sénèque, né en l’an 3 ap.j-c après avoir suivi son père sur la voie de l’éloquence, Sénèque
se
penchera sur la philosophie, et rejoindra la « communauté du portique… »
-Épictète, Ier siècle après le christ, esclave, ce dernier suivra la doctrine stoïcienne avant
d’être affranchi…
-L’empereur Marc-Aurèle, empereur romain (162-180), né en 121
3. Les principes de bases (florence)
A. Leurs principes
Le stoïcisme dit qu’il est impossible à l’homme de trouver des règles de
conduite ou d’atteindre le bonheur sans s’appuyer sur une conception de
l’univers basé sur la raison. Celle‐ci est le fondement de leur philosophie.
D’autre part, les recherches sur la nature des choses ne doivent pas être
désintéressées, elles visent la pratique et non la simple curiosité scientifique.
Il est également important de faire la distinction ente ce qui dépend de nous
et ce qui ne dépend pas de nous (comme la nature).
B. Leur sagesse
Selon les stoïciens, il faut accepter ce qui découle inévitablement de la nature
qui est raison et ne pas se révolter contre ce qui a l’apparence du mal.
Le sage vit donc dans une “forteresse intérieure” et obéit à “supporte et
abstiens-toi”.
Dès lors, même si les stoïciens approuvent dans certains cas le suicide ils ne
préconisent pas la fuite hors du monde: chacun doit tenir son rôle, ce qui
fonde une morale du devoir et de la participation à la vie de la cité. Ils
définissent par là l’homme comme citoyen de l’univers.
C. Leur but/tâche
Les stoïciens doivent éliminer l’irrationnel afin de ne plus voir agir dans la
nature comme dans la conduite des vivants que de la pure raison, ils doivent
en quelques sortent rendre le monde raisonné. Ils voient la raison prendre
corps dans le sensible car celui‐ci est gouverné par la raison. Ils doivent donc
faire rentrer dans le sensible le domaine de la certitude car tout est raison.
4. Leur vision de l’avenir
Selon les stoïciens, l’univers était réglé suivant un cycle, une période au bout de
laquelle les choses reviennent à leur point de départ et recommencent à
l’infini un nouveau cycle. L’histoire du monde est donc faite de périodes
alternées. Le monde s’achève après un certain laps de temps en rentrant en Dieu,
puis il recommence, identique à lui même avec les mêmes personnes et les
mêmes évènement.
A. Déterminisme
Impossible qu’aucun évènement n’arrive différemment qu’il n’arrive
qu’effectivement. Dieu a déterminé les choses.
B. Destin
Ce n’est pas une force irrationnelle ou un hasard distribuant le sort au
monde mais c’est l’universelle raison, la volonté de Dieu selon laquelle
les évènements passés sont arrivés, les présents arrivent et les futurs
arriveront. C’est différent du déterminisme scientifique selon lequel il y a
des lois selon lesquelles les évènements arrivent. Une loi ne correspond
qu’a certaines substances. Mais le destin selon les stoiciens est une cause
unique qui s’applique à tout l’univers. Ce fatalisme semble nier la liberté
humaine mais ce n’est pas le cas car ce destin ne s’applique qu’aux
circonstances extérieures des hommes ils ont besoin de boire, de
manger... mais ils peuvent agir de leur conscience propre.
‐(Alexandre)
Philosophie de l'acceptation et du courage, à la fois fataliste (pour ce qui ne
dépend pas de nous) et volontariste (pour ce qui en dépend), qui dit oui à tout ce qui
arrive et à tout ce que la situation donnée, la vertu ou la raison exigent de nous, le
bonheur est le souverain bien, et la vertu le seul bonheur.
Mais si ces causes externes déterminent l'homme à réagir et à prendre position, elles ne
déterminent pas sa réaction qui dépend d’autres facteurs, ces facteurs sont propres a
chacun et détermine nos réactions... Dans le Traité du destin de Cicéron, Chrysippe
illustre cette situation par un exemple emprunté à la physique : le « cône » et le
« cylindre ». Ces solides auront beau subir le même choc, ils décriront des trajectoires
différentes, l'un tournoyant et l'autre roulant dans la direction imprimée par
l'impulsion.
On peut aller plus loin dans l'interprétation de la métaphore en moralisant les types
géométriques, le « cône » va, si on lui communique un faible choc du « destin » va rester
sur place et tourner sur lui‐même…Mais pour ce qui est du « cylindre », lui au moindre
choc va dévaler la pente et finir dans les plus bas instincts de l’homme…
Or si le cylindre roule, ce n’est pas parce qu’on l’a poussé, c’est à cause de sa nature
cylindrique…
5. Leur philosophie
Il y a trois parties à la philosophie, la logique, la physique et l’éthique qui sont
indissociablement liées. En effet une seule et même raison les régit toutes les
trois. La raison explique dans la logique le lien entre les différentes propositions
du langage, dans la nature elle lie toute les causes et dans la conduite elle
établit un accord parfait entre tous nos actes. Ces trois parties étaient donc
enseignée ensembles car ils n’arrivaient pas à les classer dans un ordre précis.
A La logique (dialectique et rhétorique)
La logique concerne l’exprimable. Elle est basée non pas sur les choses, mais sur
l’énoncé de choses, vraies ou fausses. Ce sont des jugements, et des faits énoncés. Il
y a bien sûr un lien logique entre ces différents énoncés. L’antécédent est lié au
conséquent.
Il en existe deux formes: la dialectique et la rhétorique. La dialectique est l’art du
discours bref, par questions et réponses et donc science du vrai et du faux. La
rhétorique est l’art du discours long, à la manière de l’orateur et donc science du
bien dire.
La vision du monde chez les stoïciens est donc basée sur l’enchainement de faits,
de conséquences. Deux énoncés de fait sont logiquement identiques exprimant
la même chose de manière différente. La raison unit ces énoncés.
Cependant ce logos ne s’acquière pas directement mais s’apprend, il requière
une matière sur laquelle s’exercer et exprime un rapport au monde qui nous
entoure.
Comment se représenter le sensible pour arriver au
logos?
Au départ de la philosophie stoïcienne, il y a la représentation qu’ils se font
du sensible. La manière dont ils perçoivent le réel est le point de départ de la
connaissance. Avant de connaitre les choses et de voir en elles la raison, il
faut se représenter ses choses.
‐ Tout d’abord, il y a la représentation ou image que l’on se fait d’un objet,
qui se forme dans notre tête la première fois qu’on le voit. C’est
l’impression que fait dans notre âme un objet. Immédiatement, on porte,
par cette représentation un jugement sur l’objet, pourquoi se le
représente‐t‐on d’une telle manière plutôt qu’une autre?
‐ Ensuite lorsque l’on reçoit cette image dans la tête, de manière
inconsciente car on ne réfléchit pas lorsque l’on voit un objet de la
manière dont on va le percevoir, notre âme peut alors décider si cette
représentation est juste ou non. On décide si on l’approuve ou pas. C’est
ce qu’on appelle l’assentiment qui est alors volontaire.
Mais il y a un risque, s’il notre âme donne son assentiment à une
représentation qui est fausse, nous aurons une représentation fausse de
la réalité. D’un autre côté si elle donne son assentiment à une image qui
est bonne, nous aurons une bonne compréhension ou perception de
l’objet. Notre âme ne saisit donc pas les images mais les objets cr en
approuvant une bonne représentation, elle se fait une bonne idée de
l’objet de ses caractéristiques et “saisit ”donc l’objet, c’est la sensation
que l’on a de l’objet.
‐ Mais il faut donc que l’image la première représentation que l’on se fait
de l’objet soit juste. C’est la représentation compréhensive, capable non
pas par elle‐même de comprendre l’objet, de le saisir, mais capable de
permettre l’assentiment juste. C’est donc une représentation conforme à
l’objet et qui tient compte de ses caractéristiques propres.
Cette perception juste d’un objet est le premier degré de certitude que l’on
possède face au réel, on perçoit les choses de façon juste. Cela est commun
au sage et à l’ignorant. Ce qui différencie le sage de ce dernier est sa capacité
à mettre ensembles diverses perceptions afin qu’elles s’appuient les unes sur
les autres. Le sage a donc une vision d’ensemble du réel. Toutes ces
perceptions étant liées par la raison.
Ces perceptions justes sont donc à base de toute la connaissance, car elles
permettent de comprendre toutes les notions existantes grâce à des
raisonnements spontanés.
B la physique
Le but de la physique est de nous représenter par l’imagination un monde
dominé par la raison, sans hasard, sans désordre, tout rentre dans l’ordre
universel. Pourquoi se représenter par l’imagination, tout simplement parce
qu’il nous est impossible de percevoir l’univers dans sa globalité.
Tout d’abord quelques notions globales:
Selon les stoïciens, un souffle, pneuma, anime tout corps animé ou inanimé. La
tension de ce souffle retient les parties de ces corps, les divers degrés de cette
tension expliquent la dureté du fer, la solidité de la pierre. L’univers, le monde
est donc aussi un vivant dont l’âme ou le souffle répandu à travers lui retient ses
parties.
Seuls les corps existent car ce qui existe est capable d’agir et de pâtir. Cela
comprend les âmes, Dieu, les vertus,... La raison agit et est donc un corps actif,
une cause qui s’applique à un autre corps qui subit son action, la matière. Deux
principes de la physique sont donc tout d’abord l’existence d’un corps passif, la
matière première, inerte et ensuite, l’existence d’un principe actif qui donne
unité forme et vie à la matière et qui est un souffle, un esprit, la raison des
choses.
a) la conception de Dieu
Dieu est à la fois en et en dehors du monde. Dieu est présent dans toutes les
parties de l’univers car le monde est fait de Dieu et est en quelque sorte contenu
en lui, a été créé à partir de lui mais Dieu a une vie indépendante du monde. Une
fois qu’il l’a créé, qu’il a déterminé les choses il laisse le monde suivre son cours,
il se met en dehors du monde, il a une vie indépendante du monde puisque le
monde se résorbe en lui à la fin d’un cycle, d’une période. De plus il est en dehors
du monde car les hommes s’adressent à lui comme à un père des hommes qui
règle tout dans le monde au profit des êtres raisonnables. C’est un être tout
puissant, chef de la nature et raison suprême. Dieu est donc de la même
substance que les êtres qu’il dirige mais il est parfait et différent de ceux qu’il
dirige.
b) la conception du monde
‐ Le monde est comme on la vue dans la conception stoïcienne de l’avenir,
compris dans un cycle. Il nait à partir de Dieu, change, évolue puis se dissout en
lui pour renaitre ensuite, à nouveau parfait après avoir été purifié par Dieu. Il n’y
a pas un ordre immuable une perfection, mais tout est cependant ordonné
suivant la raison universelle, Dieu. Celui‐ci absorbe donc le monde en lui à la fin
d’un cycle puis le recrée à partir de lui‐même.
‐ Toutes les individualités du monde se rassemblent pour former le monde. Il y a
une cohésion dans le monde, et cela parce que le monde est contenu dans une
âme unique, Dieu. Il y a dons forcément une cohésion entre les différentes
parties formées à partir de la même substance. C’est la sympathie universelle.
‐ le monde est également une unité pour une autre raison. Dieu en lui donne vie
en lui insufflant un souffle. La tension de ce souffle, la force qui est en lui
maintient toutes ses parties unies.
‐ la conception stoïcienne du monde comprend également le géocentrisme, en
effet selon les stoïciens, la terre se trouvait au centre de l’univers. On en trouve
plusieurs explications: la terre est pressée de tout côté par l’air et se trouve donc
au centre de l’univers parce que là les forces de l’air qui s’appliquent sur lui se
compensent. Une autre raison est qu’ils considéraient que la masse de la Terre
équivalait à celle du reste du monde et afin de maintenir l’équilibre de l’univers
la Terre devait se trouver en son centre.
‐ l’univers dans son ensemble est parfait puisqu’il provient de Dieu mais chacune
de ses parties change au cours du cycle, évolue de manière indépendante et est
donc imparfaite. L’ordre des choses n’est donc pas éternel il évolue de manière
continue mais le cycle qui fait sans cesse renaitre le monde est quand à lui infini.
- conception de l’homme
Selon les stoïciens, les animaux on une âme individuelle. Cependant, seuls les
hommes possèdent la raison. Les actes instinctifs des animaux ne découlent pas
de leur raison mais de la raison universelle, Dieu les a conçut avec cet instinct.
Les hommes agissent donc grâce à leur raison et suite à des représentations
qu’ils ont eu en voyant des choses. La raison de l’homme consiste donc en
l’assentiment qui fait qu’il perçoit justement la réalité et peut agir
‐ la conception du mal
Pour les stoïciens le mal est indispensable à la structure de l’univers, car:
‐ Comment le bien aurait pu exister sans le mal, un contraire ne peut pas
exister sans contraire
‐ Dieu veut le bien, c’est son principal but mais pour y arriver il doit
utiliser des moyens qui en eux‐mêmes sont négatifs (ex la minceur des
os du crâne est nécessaire à l’organisme à l’homme et en même temps
dangereux pour lui.). Le mal est le nécessaire accompagnement du bien.
‐ “Rien n’arrive sans Dieu, excepté les actes qu’accomplissent les méchants
dans leur folie. Le mal est du à la liberté de l’homme qui s’élève contre
Dieu.
C L’éthique
La raison établit entre nos actes l’accord parfait, tous nos actes sont
raisonnés car ils dépendent du logos, lien logique qui règle nos pensées.
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