92
SÉNAT
PREMIÈRE
SESSION
ORDINAIRE
DE
1991
-
1992
Annexe
au
procès-verbal
de
la
séance
du
19
novembre
1991
RAPPORT
GÉNÉRAL
FAIT
au
nom
de
la
commission
des
Finances
,
du
contrôle
budgétaire
et
des
comptes
économiques
de
la
Nation
(
1
)
sur
le
projet
de
loi
de
finances
pour
1992
CONSIDÉRÉ
COMME
ADOPTÉ
PAR
L'
ASSEMBLÉE
NATIONALE
AUX
TERMES
DE
L'
ARTICLE
49
,
ALINÉA
3
,
DE
LA
CONSTITUTION
,
Par
M.
Roger
CHINAUD
,
Sénateur
,
Rapporteur
général
.
TOME
m
LES
MOYENS
DES
SERVICES
ET
LES
DISPOSITIONS
SPÉCIALES
(
Deuxième
partie
de
la
loi
de
finances
)
ANNEXE
14
ÉCONOMIE
,
FINANCES
ET
BUDGET
II
.
-
Services
financiers
COMMERCE
EXTÉRIEUR
Rapporteur
spécial
:
M.
Tony
LARUE
(
1
)
.
Cette
commission
est
composée
de
:
MM
.
Christian
Poncelet
,
président
;
Geoffroy
de
Montalembert
,
vice-président
d'
honneur
;
Tony
Larue
,
Jean
Cluzel
,
Paul
Girod
,
Jean
Clouet
,
vice-présidents
;
Maurice
Blin
,
Emmanuel
Hamel
,
Louis
Perrein
,
Robert
Vizet
,
secrétaires
;
Roger
Chinaud
,
rapporteur
général
;
Philippe
Adnot
,
Jean
Arthuis
,
René
Ballayer
,
Bernard
Barbier
,
Claude
Belot
,
Mme
Maryse
Bergé-Lavigne
,
MM
.
Paul
Caron
,
Ernest
Cartigny
,
Auguste
Cazalet
,
Jacques
Chaumont
,
Henri
Collard
,
Maurice
Couve
de
Murville
,
Pierre
Croze
,
Jacques
Delong
,
Marcel
Fortier
,
Mme
Paillette
Fost
,
MM
.
Henri
Goetschy
,
Yves
Guéna
,
Paul
Loridant
,
Roland
du
Luart
,
Michel
Manet
,
Jean-Pierre
Masseret
,
René
Monory
,
Michel
Moreigne
,
Jacques
Oudin
,
Bernard
Pellarin
,
René
Regnault
,
Roger
Romani
,
Henri
Torre
,
François
Trucy
,
Jacques
Valade
,
André-Georges
Voisin
.
Voir
les
numéros
:
Assemblée
nationale
(
9e
législ
.)
:
2240
,
2255
(
annexe
15
),
2260
(
tome
IV
)
et
T.A.
533
.
Sénat
:
91
(
1991-1992
)
.
Lois
de
finances
.
-2
-
SOMMAIRE
l'
ages
PRINCIPALES
OBSERVATIONS
5
EXAMEN
EN
COMMISSION
9
PREMIÈRE
PARTIE
-
DES
RÉSULTATS
RÉCENTS
PLUTÔT
ENCOURAGEANTS
il
I.
UN
CONTEXTE
INTERNATIONAL
PARTICULIÈREMENT
MOUVANT
il
A.
LES
-
CHOCS
-
DE
L'
ANNÉE
1990
il
B.
LES
INCERTITUDES
LIÉES
AUX
RÉSULTATS
DE
NÉGOCIATIONS
INTERNATIONALES
13
>
II
.
UN
DÉFICIT
COMMERCIAL
PRATIQUEMENT
STABILISÉ
....
14
A.
1990
:
UN
DÉFICIT
CREUSÉ
PAR
LA
FACTURE
PÉTROLIÈRE
15
B.
VERS
UNE
STABILISATION
D'
ENSEMBLE
EN
1991
17
III
.
DES
ÉVOLUTIONS
GÉOGRAPHIQUES
CONTRASTÉES
18
A.
L'
EFFET
DE
LA
RÉUNIFICATION
ALLEMANDE
19
B.
UNE
DÉTÉRIORATION
TRÈS
SENSIBLE
DE
NOTRE
SITUATION
VIS
-
À
-
VIS
DES
ÉTATS-UNIS
21
C.
UNE
NÉCESSITÉ
:
ACCROÎTRE
NOTRE
PRÉSENCE
SUR
LES
MARCHÉS
LES
PLUS
PORTEURS
D'
EUROPE
CENTRALE
ET
ORIENTALE
21
IV
.
DEUX
ASPECTS
DE
NOTRE
POSITION
EXTÉRIEURE
GLOBALE
23
A.
UN
BESOIN
ACCRU
D'
ÉPARGNE
EXTÉRIEURE
23
B.
UN
FLUX
TOUJOURS
SOUTENU
D'
INVESTISSEMENTS
FRANÇAIS
A
L'
ÉTRANGER
j
25
V.
UNE
PRIORITÉ
:
ENCOURAGER
LES
P.M.E.
A
EXPORTER
....
26
A.
DES
FAIBLESSES
STRUCTURELLES
PERSISTANTES
27
B.
CRÉER
UN
CONTEXTE
FAVORABLE
A
LA
DÉMARCHE
EXPORTATRICE
28
-3
-
l'
age
31
DEUXIÈME
PARTIE
-
UN
BUDGET
D'
AJUSTEMENTS
I.
SERVICE
DE
L'
EXPANSION
ÉCONOMIQUE
A
L'
ÉTRANGER
:
LES
CONSÉQUENCES
DU
PLAN
DE
MODERNISATION
31
A.
UN
REDÉPLOIEMENT
DES
MOYENS
ET
DES
SERVICES
....
B.
UNE
MODULATION
DES
SUBVENTIONS
AUX
ORGANISMES
DE
NOTRE
COMMERCE
EXTÉRIEUR
III
.
UNE
CONFIRMATION
DE
L'
EFFORT
ENGAGÉ
EN
FAVEUR
DU
COMMERCE
COURANT
A.
L'
ASSURANCE
PROSPECTION
:
UNE
PROCÉDURE
DONT
LE
COÛT
SE
RÉDUIT
EN
RAISON
DE
SON
EFFICACITÉ
B.
UN
STRICT
RESPECT
DES
ENGAGEMENTS
PRIS
DANS
LE
CADRE
DES
CONTRATS
DE
PLAN
C.
PROCÉDURE
CODEX
:
UN
AJUSTEMENT
LIÉ
AUX
REPORTS
DE
CRÉDITS
III
.
LA
CHARGE
LIÉE
AUX
GRANDS
CONTRATS
À
L'
EXPORTATION
42
A.
UNE
ÉVOLUTION
DIFFÉRENCIÉE
DES
AIDES
«
ACTIVES
.
AUX
GRANDS
CONTRATS
44
1
.
Une
diminution
des
moyens
du
fonds
ingénierie
44
2
.
La
garantie
risque
économique
:
une
procédure
moins
coûteuse
45
Z.
Bonification
d'
intérêts
:
une
charge
liée
aux
fluctuations
de
l'
encours
et
des
taux
du
marché
45
4
.
Les
prêts
et
dons
du
Trésor
:
une
.
procédure
proche
de
l'
aide
au
développement
46
B.
UNE
STABILISATION
RELATIVE
DU
COÛT
DES
DÉFAILLANCES
47
1
.
Une
inconnue
majeure
:
le
coût
de
la
COFACE
48
2
.
Une
charge
budgétaire
massive
.:
le
coût
des
refinancements
de
dettes
49
CONCLUSION
51
ANNEXE
:.
AMENDEMENT
DE
LA
COMMISSION
53
-
5
-
PRINCIPALES
OBSERVATIONS
1
.
Le
trait
le
plus
marquant
de
l'
évolution
sectorielle
de
nos
échanges
extérieurs
reste
sans
nul
doute
la
stabilisation
de
notre
solde
industriel
,
qui
intervient
après
cinq
années
de
dégradation
prononcée
.
Encore
fragile
,
ce
résultat
semble
indiquer
que
l'
effort
d'
investissement
et
de
restructuration
consenti
depuis
1985
commence
à
faire
sentir
ses
effets
sur
nos
échanges
extérieurs
.
Dans
le
même
temps
,
la
réorientation
géographique
de
nos
exportations-se
poursuit
,
témoignant
ainsi
d'
une
plus
grande
agressivité
des
industriels
français
sur
les
marchés
les
plus
compétitifs
et
les
plus
dynamiques
.
Mais
l'
appareil
exportateur
français
souffre
encore
de
faiblesses
structurelles
.
Ainsi
,
son
offre
n'
est
pas
toujours
adaptée
à
la
demande
tant
intérieure
qu'
extérieure
,
alors
que
les
actions
de
promotion
commerciales
demeurent
insuffisantes
.
En
outre
,
il
est
très
concentré
autour
des
grandes
entreprises
et
les
PME
restent
peu
présentes
sur
les
marchés
extérieurs
.
L'
action
en
faveur
des
PME
demeure
donc
prioritaire
et
dans
le
prolongement
des
mesures
économiques
annoncées
le
16
septembre
dernier
,
le
Gouvernement
devrait
bientôt
prendre
une
seconde
série
de
dispositions
plus
spécifiquement
destinées
à
faciliter
la
démarche
exportatrice
de
ces
entreprises
.
2
.
Premier
fournisseur
de
l'
Allemagne
,
notre
pays
a
pleinement
bénéficié
de
l'
effet
d'
appel
créé
par
la
réunification
et
de
la
relative
saturation
de
l'
appareil
productif
de
l'
ex-RFA
.
En
outre
,
la
France
demeure
en
bonne
position
pour
répondre
aux
immenses
besoins
qui
restent
à
satisfaire
dans
les
cinq
nouveaux
länder
,
notamment
en
matière
d'
infrastructure
.
Mais
plus
qu'
une
opportunité
,
la
consolidation
des
résultats
récents
est
en
fait
une
nécessité
pour
que
notre
pays
puisse
,
à
l'
avenir
,
résister
à
la
pression
commerciale
d'
une
Allemagne
réunifiée
au
plan
économique
.
-6
-
3
.
Après
une
année
1990
marquée
par
une
nette
dégradation
,
nos
échanges
avec
les
pays
de
l'
Europe
centrale
et
orientale
connaissent
désormais
une
nette
reprise
.
Mais
cette
évolution
globale
recouvre
des
situations
très
différentes
selon
les
pays
de
cette
zone
.
Alors
que
nos
exportations
vers
la
Tchécoslovaquie
,
la
Pologne
et
la
Hongrie
progressent
nettement
,
nos
échanges
avec l'
URSS
n'
enregistrent
aucune
amélioration
,
et
restent
très
dépendants
des
lignes
de
crédit
accordées
à
ce
pays
.
4
.
Stabilisé
entre
1988
et
1989
,
le
déficit
des
transactions
courantes
s'
est
aggravé
l'
an
dernier
de
plus
de
16
milliards
de
francs
pour
s'
établir
à
45,6
milliards
.
Représentant
0,7
%
du
PIB
,
ce
chiffre
demeure
très
nettement
inférieur
au
déficit
enregistré
par
certains
de
nos
principaux
partenaires
,
tels
l'
Italie
(-
1,4
%
du
PIB
)
ou
le
Royaume
Uni
(
2,5
%
du
PIB
).
Mais
il
traduit
une
donnée
qui
reste
préoccupante
:
la
France
a
besoin
de
l'
épargne
extérieure
pour
financer
la
croissance
.
5
.
Depuis
deux
ans
,
le
réseau
public
d'
appui
à
l'
exportation
est
engagé
dans
cette
double
démarche
:
une
politique
de
modernisation
,
qui
se
traduit
notamment
par
un
développement
des
moyens
informatiques
et
une
réorientation
géographique
qui
entraîne
un
redéploiement
des
implantations
et
s'
accompagne
d'
une
réduction
sensible
des
effectifs
.
Ces
mouvements
s'
inscrivent
dans
le
cadre
plus
vaste
des
actions
conduites
au
titre
du
"
Plan
Export
"
de
janvier
1989
en
vue
d'
améliorer
la
coordination
entre
les
différents
intervenants
publics
ou
privés
,
tout
en
assurant
une
meilleure
répartition
des
tâches
.
Formalisée
par
la
charte
nationale
de
l'
exportation
et
expérimentée
dans
trois
pays
"
test
",
cette
approche
donne
des
résultats
satisfaisants
et
le
principe
de
son
extension
à
l'
ensemble
des
pays
de
la
Communauté
Européenne
a
été
retenu
.
6
.
S'
ils
occupent
une
place
moindre
qu'
au
début
des
années
1980
,
les
grands
contrats
restent
une
composante
importante
de
nos
exportations
et
les
commandes
enregistrées
chaque
année
se
maintiennent
a
un
niveau
élevé
(
145,4
milliards
de
francs
en
1990
).
En
fait
,
les
grands
contrats
civils
-
hors
aéronautique
-
demeurent
un
instrument
indispensable
pour
répondre
aux
besoins
des
pays
en
voie
de
développement
les
plus
solvables
,
mais
aussi
les
plus
concurrentiels
.
L'
évolution
des
dotations
budgétaires
correspondant
aux
procédures
"
actives
"
d'
aide
aux
grands
contrats
traduit
ainsi
la
nécessité
de
proposer
des
montages
financiers
attractifs
faisant
appel
,
le
cas
échéant
,
à
des
prêts
ou
des
dons
du
Trésor
,
mais
aussi
la
pression
qu'
exerce
le
système
de
bonification
d'
intérêts
lorsque
les
taux
du
marché
demeurent
élevés
.
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