BILAN 7 - LA I-REPRODUCTION SEXUEE ET STABILITE DE L’ESPECE

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BILAN 7 - LA MEIOSE UNE REDUCTION CHROMATIQUE A L’ORIGINE DES GAMETES
Lors de la reproduction sexuée (=biparentale), deux phénomènes fondamentaux, la méiose et la fécondation, assurent le
maintien de l’espèce de génération en génération, tout en remaniant néanmoins les chromosomes. Méiose et fécondation
assurent donc aussi la diversité des individus.
I-REPRODUCTION SEXUEE ET STABILITE DE L’ESPECE
Chez de nombreux organismes (dont l’espèce humaine) les cellules somatiques possèdent des paires de
chromosomes homologues (un d’origine maternelle l’autre d’origine paternelle) et sont dites diploïdes –à 2n chromosomes.Dans ces cellules chaque chromosome et donc chaque gène, sont donc présents en deux exemplaires.
Un organisme possède donc deux fois le même gène, mais pas nécessairement la même version de ce gène. Ces versions –les
allèles- peuvent être identiques (mêmes séquences de nucléotides) ou différentes (séquences de nucléotides proches mais avec
quelques différences). Lorsque les deux allèles de ce gène sont identiques, l’individu est dit homozygote pour le gène, si les
deux allèles sont différents, il est dit hétérozygote.
Les gamètes -cellules germinales- ne possèdent qu’un seul gène et qu’un seul allèle de ce gène, elles sont haploïdes.
Le cycle de développement d’une espèce (enchaînement des phases de la vie d’un individu depuis sa naissance jusqu’à
sa reproduction) montre que le caryotype des gamètes et celui des cellules somatiques sont maintenus constants au fil des
générations, grâce à l’alternance de deux processus biologiques complémentaires : la méiose et la fécondation.
La méiose assure le passage de la phase diploïde (2n chromosomes par cellule) à la phase haploïde (n chromosomes par
cellule) grâce à la réduction du nombre de chromosomes (réduction chromatique). La fécondation assure le retour à la
diploïdie grâce à la réunion de deux caryotypes haploïdes.
1-Le cycle de développement d’une espèce
(L’importance relative des deux phases, en terme de durée, varie d'une espèce à l'autre)
II- LES MECANISMES DE LA MEIOSE (du grec meiôsis, réduction)
Chez les espèces diploïdes comme l’Homme, la méiose permet la production des gamètes –ou gamétogenèse- dans les
gonades (testicules chez l’homme, ovaires chez la femme).
Lors de cette division particulière, une cellule souche de la lignée germinale, subit deux divisions successives qui
aboutissent à la formation de 4 cellules haploïdes
La 1ère division est réductionnelle :
Elle sépare les paires de chromosomes homologues en Anaphase I.
En aboutissant à la formation de deux cellules à n chromosomes bichromatidiens (à 2 chromatides), elle assure la réduction
chromatique (=du nombre de chromosomes).
La 2ème division est équationnelle :
Elle sépare les chromatides sœurs de chaque chromosome en Anaphase II. Elle aboutit à la formation de 4 cellules
haploïdes contenant n chromosomes monochromatidiens (à une chromatide).
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Cycle cellulaire de méiose d’une cellule souche à 2n =4
Nombre et état des
chromosomes par cellule
interphase
Cycle cellulaire de méiose d’une cellule souche à 2n =2
2-La meiose assure le passage de la diploïdie a l’haploïdie (Bordas 2002)
Attention : Ici les échanges de chromatides en anaphase1, n’ont pas été représentés parce que le schéma vise uniquement à illustrer
le passage de la diploïdie à l’haploïdie et non le brassage génétique. Ils devront être représentés s’il est question du brassage
génétique.
Remarque : La gamétogenèse chez le mâle et la femelle mammifère
Chez le mâle, une cellule souche de la lignée germinale diploïde (à 2n= 46 chromosomes) qui subit la méiose, donne 4
spermatozoïdes haploïdes (à n = 23 chromosomes).
Chez la femelle, la méiose ne produit qu’un seul ovule fonctionnel qui conserve tout le cytoplasme et 2 petites
cellules avec très peu de cytoplasme appelées «globules polaires», qui finissent par dégénérer.-
3-Gamétogénèse (Belin 2002)
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