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dirigeante africaine l’occasion de gagner des voix lors des élections.
A ce niveau, il convient de se demander si le libre-échange serait à
l’origine de tous les maux en Afrique ?
Avec la théorie des avantages absolus, A. Smith, l’un des pères
fondateurs des sciences économiques signe sa marque sur la théorie
du libre-échange. Depuis, cette théorie justifie la domination
politique et économique des pays riches sur les pays en voie de
développement. Notons que cet avis est partagé par la plupart des
économistes d’inspiration marxiste. Les pays développés ont intérêt
à promouvoir le libre-échange car cela renforce leur emprise sur
l’Afrique mais également le reste du monde. Le cas de l’Inde et du
Royaume-Uni vers fin 19ème siècle est un exemple frappant. Des
exemples allant dans ce sens sont légions.
Pour revenir à un fait déjà mentionné, l’Afrique vend
essentiellement des produits de base et achètent des produits
industriels à forte valeur ajoutée. Tel est le cas de pays comme la
République Démocratique du Congo (RDC), qui d’ailleurs a décidé
depuis 2010 d’intégrer la zone libre-échange SADC en sigle anglais
(communauté de développement d’Afrique australe en français),
nous nous demandons si ce pays va échanger quoi concrètement
avec les autres Etats membres de ladite organisation régionale ( !)
surtout qu’elle ne produit presque rien de tout ce que sa population
consomme, la RDC est fortement dépendante des importations. De
ce fait, toute dégradation de termes de l’échange crée la croissance
appauvrissante, plus d’endettement dans le pays exportateur des
produits de base telle est la triste réalité de la plupart des économies
africaines.
Dans le même registre, l’économiste coréen Ha-Joon Chang
observe que les pays les plus riches ont pratiqué le protectionnisme
pour se développer, puis une fois arrivés au sommet, ils ont enlevé
l’échelle pour que les autres ne puissent plus grimper, autrement dit,