
économiques, ainsi que la restructuration de l’Etat providence. Mais ce sont surtout
les innovations récentes dans la technologie de l’information et des communications
qui favorisent l’intégration. Cependant celle-ci reste très partiel au niveau mondial.
Ainsi, les mouvements de main d’œuvre sont restreints, les frontières étaient fermées
aux individus sans qualification. L’interdépendance touche aussi les marchés
financiers.
3°) La troisième interdépendance concerne les marchés financiers.
Elle est rendue possible par la conjugaison de trois éléments :
- La désintermédiation, elle permet aux entreprises, à l’Etat de recourir
directement sans passer par les intermédiaires financiers et bancaires pour
effectuer des opérations de placement et d’emprunt. Ils peuvent accéder
directement aux marchés financiers pour satisfaire leur besoin de financement.
- Le décloisonnement qui se traduit par la suppression de certains
compartiments des marchés.
- La déréglementation celle-ci indique l’abolition des réglementations des
marchés des changes pour faciliter la circulation du capital.
Au début du 20ème siècle, les mouvements internationaux de capitaux
participent au processus de mondialisation de l’économie. Mais le développement de
la finance mondiale attestent d’une déconnexion croissante entre les flux de capitaux
et les besoins de financement de l’économie réelle.
La globalisation financière se caractérise par l’interconnexion des marchés
financiers, par un essor de nouveaux produits financiers et de marchés émergents.
On observe également une organisation mondiale de la production dans certains
secteurs stratégiques. Les marchandises circulent de plus en plus librement avec des
coûts de transport décroissants, du fait de la déréglementation et des progrès de
télécommunication permettant des baisses de tarifs. L’instantanéité des informations
abolit temps et espace. La circulation des informations peut remplacer celle des
hommes (télé achat, télé travail).
Les opérations financières génèrent à l’infini ou presque des produits dérivés.
Les produits négociés, bien que de plus en plus sophistiqués, sont standardisés.
Les transactions papier prennent, ainsi, une grande ampleur par rapport aux
opérations physiques. On observe une déconnexion entre les opérations réelles
(commerce et investissement) et la sphère finance-change. L’intégration financière
résulte de la mobilité des capitaux et la substituabilité des actifs (Bourguinat).
Le développement des eurodollars (les dollars circulant hors des Etats-Unis) à
partir de 1957 a marqué le début de la circulation internationale des capitaux hors de
tout contrôle étatique. Après le passage aux changes flottants, l’accélération du
processus de libéralisation de la finance internationale date principalement à la fin
des années 70. Les Etats à la recherche de sources de financement pour leurs déficits,
ont aboli les principales règles qui contraignaient les mouvements de capitaux.
Les mutations sur les marchés financiers sont simplement démentielles et
d’une rare ampleur. Ainsi, les mutual funds aux Etats-Unis ont mobilisé quelques
2600 milliards de dollars en 1995 et les fonds de pension s’élèvent à 3600 milliards de
dollars soit plus que l’encours des réserves de change de toutes les banques centrales