Les IDE en Pologne en 2014 - Direction générale du Trésor

Les IDE en Pologne en 2014
Résumé
Confrontée, depuis sa transition économique, à l’insuffisance de l’épargne nationale à faire face aux
besoins de financement de son économie, la Pologne a mené, depuis les années 1990, une politique
d’attractivité favorable à l’afflux de capitaux étrangers qu’elle considère comme un élément
moteur de sa stratégie de convergence. Si les entreprises à capitaux étrangers représentent,
aujourd’hui, moins de 10% de l’emploi en Pologne mais plus de 28% de la valeur ajoutée du secteur
privé au coût des facteurs –, elles n’en jouent pas moins un rôle prépondérant dans la modernisation
de son économie en représentant, selon l’Agence de promotion des investissements (PaIiIZ), près de
50% de l’ensemble de ses exportations. Il apparaît dès lors difficile de considérer la progression de la
part de marché polonaise dans les exportations mondiales sans s’intéresser à l’évolution de
l’investissement étranger et, partant, des flux d’IDE.
Donnés, depuis 2013, par la Banque centrale sur la base du principe directionnel étendu, qui classe
pour mémoire les prêts entre sociétés sœurs en fonction de la résidence de la tête de groupe et non de
la direction du prêt, les flux d’IDE ont marqué l’an dernier, selon les chiffres de la Banque centrale,
un net rebond après une année 2013 décevante en s’établissant à 37,64 Mds PLN (8,99 Mds €),
soit un chiffre près de quatre fois supérieur aux 8,64 Mds PLN (2,06 Mds €) relevés en 2013 . Ne
marquant, en dépit de ce redémarrage, qu’une légère progression par rapport à 2013 en raison de
facteurs afférents aussi bien au taux de change qu’aux réévaluations opérées au cours de la période,
les stocks d’IDE en Pologne atteignaient, pour leur part, 731,73 Mds PLN (171,7 Mds €, soit 42,6% du
PIB) au 31 décembre 2014, soit une progression de 32,9 Mds PLN (mais seulement 3,2 Mds €) par
rapport à la période analogue de l’année 2013. Portés par le dynamisme des apports en capitaux
propres, les flux sortants d’IDE polonais se sont pour leur part établis à 5,03 Mds PLN (1,20 Mds €)
l’année dernière, leur variation portant à 95,2 Mds PLN (22,34 Mds €, soit 5,4% du PIB) le stock d’IDE
sortants polonais.
I. L’investissement direct étranger constitue un levier de financement
essentiel pour l’économie polonaise
Partageant avec la plupart des économies d’Europe centrale et balte une insuffisance chronique de
capitaux internes afin de faire face aux besoins de financement de son économie depuis la chute
du rideau de fer, la Pologne voit sa dépendance au capital étranger exacerbée par l’insuffisance
structurelle de l’épargne intérieure, qui s’établissait, selon la Commission Européenne (base de
données AMECO), à 329 Mds PLN (78,6 Mds €), soit 19,1% du PIB l’année dernière en termes bruts et
133,1 Mds PLN (31,8 Mds €, soit 7,7% du PIB) en termes nets lannée dernière, une hausse de 1,4
point à 20,5% du PIB étant prévue pour en 2015. Sensiblement inférieur, comme l’avait noté l’an dernier
la Banque mondiale dans un rapport consacré à cette question
1
, aux taux d’épargne affichés, à un stade
similaire de leur veloppement, par des pays comme le Portugal, l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou les
Pays-Bas (voir Annexes) et particulièrement préoccupant au regard d’une démographie qui, si elle fait
de la Pologne l’un des pays les plus jeunes des 28, tend à un vieillissement rapide qui devrait peser sur
l’épargne, cet indicateur doit sa faiblesse à l’insuffisance de l’épargne des ménages, inférieure à 3% du
PIB depuis 2011 selon les chiffres d’Eurostat alors que les Polonais continuent, selon de récentes
1
Banque Mondiale, « Poland Saving for growth and prosperous ageing », Juin 2014, 220 p.
études de la Banque centrale, à placer l’essentiel de leur épargne sous forme de biens immobiliers, ce
qu’on observe également dans d’autres Etats d’Europe centrale et balte
2
.
La modernisation de l’appareil productif polonais a dès lors, depuis les années 1990, reposé sur
trois grands piliers : l’épargne et l’investissement des entreprises à capitaux polonais, les transferts
directs sous forme, essentiellement, de fonds structurels (près de 20 Mds par an au cours des
dernières années en incluant la PAC) et de transferts des migrants (environ 4 Mds par an) et les
investissements directs étrangers, auxquels il convient d’ajouter une partie des flux de portefeuille reçus
chaque année par la Pologne. Plus fortement volatiles, ces deux dernières composantes apparaissent
fortement corrélées à l’évolution de l’investissement : sans établir, naturellement, de lien de causalité
catégorique d’autant plus que sa direction apparaîtrait alors ambiguë , on pourra ainsi noter que le
ralentissement des flux d’IDE en 2012-2013 a coïncidé avec une inflexion significative de la FBCF,
ramenée, après un pic de 22,6% du PIB en 2008, à un niveau de 18,8% du PIB en 2013 avant un
rebond à 19,6% du PIB l’année dernière
un niveau qui demeure relativement faible au
regard de l’objectif de convergence de
l’économie polonaise , la part des IDE
entrants dans la FBCF étant passée, selon la
CNUCED
3
, de 22,8% dans la période
d’avant-crise (2005-2007) à 7,4% puis 0,1%
de la FBCF en 2012 et 2013 avant de
rebondir à 13,0% l’année dernière, contre
des moyennes de 7,2% pour l’Union
Européenne et 5,4% pour les économies
développées.
Reflété par la forte progression de la part des stocks dans le PIB, passée de 5,6% à 44,8% entre 1995
et 2014 selon la CNUCED (42,6% selon la Banque centrale)
4
, le rôle primordial des IDE dans le
financement à long terme de l’économie polonaise apparaît également nettement visible à la
lecture des chiffres de balance des paiements et de position extérieure nette : bien que l’afflux des
fonds structurels européens ait conduit, depuis quelques années, au rééquilibrage externe de
l’économie polonaise, qui affiche désormais une capacité nette de financement légèrement positive
(1,73 Md - soit 0,4% du PIB en 2014, 6,81 Mds au premier semestre 2015), les flux d’IDE
demeurent l’un des principaux éléments, en
flux, du compte financier (les passifs ont
progressé l’an dernier de 12,8 Mds pour des
actifs en hausse de 4,6 Mds ) et, en stocks,
de la position extérieure nette : la Pologne
affichait ainsi, au 31 décembre 2014, une
position extérieure nette débitrice hors-avoirs
de réserve de 1 515,0 Mds PLN
(355,6 Mds €, soit 86% du PIB), dont
631,1 Mds PLN (148,1 Mds €, soit 41,7% du
total) au titre des IDE, 33,2% au titre des
2
Le manque de liquidité des marchés de capitaux a vraisemblablement été aggravé par la réforme en 2013-2014
des fonds de pension privés (OFE), dont la part obligataire a été transférée vers un premier pilier public qu’ont été
invités à rejoindre sauf notification contraire expresse les cotisants des OFE ; procédant en partie de
considérations d’ordre budgétaire, la réforme a fait l’objet de nombreuses critiques au regard, notamment, du rôle
essentiel qu’avaient joué les fonds de pension dans la mobilisation de l’épargne des particuliers depuis leur création
en 1999.
3
Si l’on privilégiera, pour l’étude détaillée des flux d’IDE, les chiffres de la Banque centrale, ceux de la CNUCED,
plus facilement comparables à ceux des économies voisines, présentent en outre l’avantage d’offrir des séries
longues absentes des statistiques de la Banque centrale.
4
Les chiffres de la CNUCED étant donnés en dollars, il convient d’interpréter avec prudence la diminution de
51,6 à 44,8% de la part des stocks d’IDE dans le PIB entre 2013 et 2014, qui résulte largement de la dépréciation
de l’euro et du zloty face à la devise américaine : la part des stocks d’IDE dans le PIB de l’UE prise dans son
ensemble reculait ainsi de 55,0 à 49,6% au cours de la période.
investissements de portefeuille, 1,6% au titre des produits dérivés et 25,0% au titre des autres
instruments ; on notera cependant que la part des IDE dans la position extérieure nette tend, en
tendance longue, à s’infléchir au profit des investissements de portefeuille, qui ne représentaient encore
que 25,0% de la position extérieure nette à la fin du T1 2008 alors que les flux d’IDE représentaient à
eux seuls 50,3% de cet agrégat.
Il convient enfin de mettre en exergue l’importance des IDE dans la modernisation de l’économie
polonaise, apparente dès les premières privatisations des années 1990,les entreprises étrangères
affichaient une productivité nettement supérieure à celle de leurs homologues polonaises : les 10 652
entreprises exportatrices à capital étranger représentaient ainsi, en 2013, pas moins de 49,4% des
exportations polonaises de biens et de matériaux (soit 319,9 Mds PLN), contre 39,3% des exportations
totales de services (soit 55,7 Mds PLN) ; leurs dépenses d’investissement atteignaient, quant à elles,
75,11 Mds PLN (17,9 Mds €, soit 4,3% du PIB), soit plus d’un cinquième de l’ensemble des dépenses
d’investissement des entreprises polonaises pour une main d’œuvre totale de 1,63 million d’employés,
soit moins d’un dixième de la population salariée. La valeur ajoutée des entreprises à contrôle
étranger européen atteignait, quant à elle, 48,4 Mds en 2012, soit 13,3% de la valeur ajoutée
totale et 28,1% de la valeur ajoutée des entreprises privées au coût des facteurs d’après les
chiffres d’Eurostat.
Conscientes de l’importance revêtue par l’investissement direct étranger dans la modernisation de
l’économie polonaise, les autorités ont maintenu, de manière générale, une politique d’attractivité
constante depuis les années 1990 en supprimant l’essentiel des restrictions à l’investissement en-
dehors de quelques secteurs stratégiques (médias, transports aériens, propriété foncière), le poids des
entreprises publiques dans le secteur énergétique et dans les industries extractives y limitant par ailleurs
de facto le rôle de l’investissement étranger. Affichant, selon le FMI un indice de restriction aux IDE de
0,072 comparable à la moyenne des économies de l’OCDE (0,069) en 2014, la Pologne peut également
s’appuyer sur un environnement des affaires généralement considéré comme attractif : ressortant
désormais au 25ème rang du classement Doing Business (édition 2016, voir ci-contre), la Pologne
apparaît également en bonne position, quoiqu’un
peu plus en retrait, dans le classement du Forum
Economique Mondial (41ème place), elle
compense un positionnement médiocre sur les
indicateurs afférents à l’innovation, à la
sophistication des affaires ou aux infrastructures
par un excellent classement dans les indicateurs
relatifs à la qualité du capital humain. Il convient
cependant de noter que la récente loi sur les
investissements stratégiques, adoptée à la fin
de l’été 2015 et qui soumet à aval du Conseil des
ministres les prises de participation dans les
entreprises jugées stratégiques, pourrait, à
l’avenir, poser les jalons d’un durcissement du
régime d’accueil de l’investissement direct étranger.
II. Le rebond des IDE entrants a coïncidé avec la reprise de l’activité
Après avoir déjà marqué, en 2012, un net retrait
par rapport aux années antérieures pour s’établir
à 23,2 Mds PLN (4,72 Mds €) selon la Banque
centrale, les flux d’IDE avaient poursuivi leur
inflexion pour atteindre, en 2013, un étiage de
8,64 Mds PLN (2,06 Mds €) à la suite
d’importants retraits de capitaux propres, dont le
recul de 5,48 Mds € avait excédé le montant des
capitaux réinvestis (3,51 Mds €) pour porter à
1,97 Md le montant total des opérations de capitaux réalisées en Pologne. Largement corrélé au
ralentissement de l’économie polonaise, qui n’avait connu qu’une croissance de 1,3% en 2013,
l’investissement direct étranger a rebondi en même temps que cette dernière, mais également des
disponibilités financières des investisseurs d’Europe occidentale, qui avaient été contraints à des
rapatriements de capitaux vers les maisons-mères au cours des années antérieures : alors que la
Pologne renouait avec un taux de croissance de 3,3% en 2013, les flux d’IDE ont pour leur part
quadruplé pour s’établir à 37,64 Mds PLN (8,99 Mds €) l’année dernière selon les chiffres donnés par
la Banque centrale selon la base du principe directionnel étendu.
Ce redémarrage résulte avant tout de la progression des instruments de participation, les flux
entrants ressortant aussi bien à la hausse pour l’investissement en capitaux propres, dont le recul de
23,0 Mds PLN en 2013 s’est mué en des flux positifs de 6,9 Mds PLN en 2014, que pour les bénéfices
réinvestis, qui passent de 14,7 à 25,3 Mds PLN, alors que les flux au titre des « autres opérations »
(essentiellement des instruments de dette résultant d’opérations intra-groupes) reculaient, en revanche,
de 16,9 à 5,5 Mds PLN en termes nets (10,78 Mds PLN au titre des passifs encourus, 5,32 Mds PLN
au titre des actifs acquis). Coïncidant, dans une certaine mesure, avec des dynamiques à l’œuvre au
niveau régional, la République tchèque voisine ayant également enregistré un net rebond de ses flux
d’IDE en 2013, la reprise des flux d’investissements étrangers n’apparaît qu’en partie imputable aux
nouveaux projets industriels (greenfield), dont le flux apparaît, selon la typologie de la CNUCED,
relativement stable, une fois élidées les variations du taux de change, par rapport à 2013
(7,50 Mds USD, contre 8,85 Mds USD en 2013) et demeure la composante la plus stable de
l’investissement étranger, l’attractivité de l’économie polonaise pour les investisseurs n’ayant pas
évolué de manière significative au cours des dernières années
5
.
La reprise des flux d’IDE ne s’est qu’en partie reflétée sur l’évolution des stocks en raison des
effets inhérents à la variation du taux de change en particulier de la dépréciation du zloty face à l’euro
au cours des dernières semaines de l’année
et aux réévaluations opérées : les stocks
d’IDE étrangers en Pologne atteignaient ainsi
731,73 Mds PLN, soit 171,7 Mds € ou 42,6%
du PIB, en fin d’année dernière ; ils
progressaient dès lors de 32,9 Mds PLN -
mais seulement 3,2 Mds € en variation - par
rapport à la période analogue de l’année
2013 alors qu’ils avaient enregistré une
croissance de 68,6 Mds PLN par rapport à
2012 selon la Banque centrale (voir ci-
contre).
Le revenu des IDE a quant à lui continué à croître l’année dernière : il s’établissait à 62,62 Mds PLN
(14,96 Mds €) selon la Banque centrale, contre 58,24 Mds PLN (13,87 Mds €) en 2013, la hausse des
bénéfices investis de 25,3 à 40,4% du
revenu de l’investissement (voir ci-contre)
s’étant cependant traduite par une diminution
équivalente, en proportion, de la part des
dividendes versés, qui passe de 62,3 à 47,0%
des revenus (soit 29,41 Mds PLN) tandis que
les intérêts perçus sur les instruments de
dette demeurent relativement stables à
7,94 Mds PLN, soit 12,7% du total (12,4% en
2013). La rentabilité moyenne apparente des
stocks d’IDE atteignait donc, par rapport au
stock au 31 décembre, un taux moyen de
5
Les fusions-acquisitions transfrontalières demeurent, quant à elles, une composante largement marginale de
l’investissement direct étranger : elles s’établissaient, selon la CNUCED, à seulement 907 M USD en 2014
(434 M USD en 2013), soit un montant légèrement inférieur à celui des fusions-acquisitions émanant d’entreprises
polonaises (1,14 Md USD en 2014, 243 M USD en 2013).
9,0% en 2014, celle des instruments de participation (10,0% en incluant les bénéfices réinvestis)
demeurant sensiblement supérieure à celle des instruments de dette (5,3%), d’importantes variations
étant cependant à noter entre les différents secteurs d’activité (la distribution et les services financiers
semblent ainsi présenter, de manière général, des taux de rentabilité apparente supérieurs à ceux des
autres secteurs)
6
.
L’orientation favorable de l’investissement direct étranger semble s’être poursuivie en 2015 si
l’on se fie aux chiffres préliminaires de balance des paiements de la Banque centrale : les passifs d’IDE
auraient ainsi progressé, selon cette dernière, de 20,31 Mds PLN (4,83 Mds €) au cours des neuf
premiers mois, les actifs ressortant quant à eux à l’équilibre sur cette période (- 314 M PLN ou
70 M€) ; cette variation semble avant tout résulter de l’évolution des instruments de participation, pour
lesquels le passif progresse de 12,90 Mds PLN (3,03 Mds €) pour un actif en recul de 1,13 Md PLN
(- 267 M€), les passifs d’instruments de dette progressant quant à eux de 7,41 Mds PLN (1,80 Md €)
pour un actif en hausse de 820 M PLN (197 M€).
III. L’investissement direct étranger en Pologne reste fortement
concentré en termes géographiques et sectoriel
Si l’analyse géographique des IDE reçus par la Pologne demeure obérée par la forte représentation,
tant en flux qu’en stocks, de petits pays depuis lesquels l’investissement semble en partie procéder de
flux indirects (Luxembourg, Chypre voire Pays-Bas
7
) et faussent dès lors la lecture des investissements
effectifs de pays comme la France, l’Allemagne ou la Russie, les chiffres de la NBP n’en confirment
pas moins, cette année, la concentration de l’essentiel des flux et stocks d’IDE autour de
quelques investisseurs historiques : les cinq premiers investisseurs directs représentaient ainsi, en
stocks, un investissement direct de 108,72 Mds fin 2014, soit 63,3% du stock total selon la Banque
centrale.
Cette concentration a également été, l’an dernier, reflétée par l’évolution des flux d’IDE : dominés par
les Pays-Bas et le Luxembourg, dont les flux nets de 16,0 Mds PLN et 14,9 Mds PLN (3,81 et
3,46 Mds €, dont respectivement 1,81 et 3,21 Mds au titre des instruments de participation), les flux
d’IDE entrants apparaissent, une fois élidée la participation de pays-plateforme, dominés par les
flux d’investissements français (4,9 Mds PLN, dont 5,0 Mds PLN sous forme de capitaux propres,
2,5 Mds PLN sous forme de bénéfices réinvestis et un rapatriement net de 1,04 Md PLN au titre des
prêts-intra-groupes), la Belgique suivant avec des flux de 4,8 Mds PLN devant Chypre (3,1 Mds PLN)
et l’Allemagne (2,6 Mds PLN) ; on notera, par ailleurs, que le solde des IDE allemands est entièrement
à l’évolution des bénéfices réinvestis (6,14 Mds PLN, contre un recul net de 6,1 M PLN pour les
« autres opérations »), le solde négatif des opérations en capital (- 3,5 Mds PLN) traduisant dès lors
des rapatriements nets vers l’Allemagne.
Implantés précocement en Pologne après la transition démocratique, la France et l’Allemagne sont
également très bien positionnés au niveau des stocks : si l’Allemagne, dont le stock de
119,3 Mds PLN est essentiellement composé d’instruments de participation (101,1 Mds PLN), est
désormais dépassée par les Pays-Bas, dont les stocks atteignaient 126,2 Mds PLN au 31 décembre
2014, elle continue ainsi à faire figure de premier investisseur direct étranger après correction des
distorsions induites par les flux indirects, la France, quatrième avec un stock de 85,0 Mds PLN (environ
6
L’investissement français étant caractérisé par une part particulièrement élevé d’instruments de dette, il
appelle par conséquent structurellement à une rentabilité inférieure à celle d’autres pays (voir Annexes).
Les entreprises françaises ont perçu l’an dernier, selon la NBP, un revenu de 6,66 Mds PLN (dont 2,5 Mds
PLN réinvestis, 2,3 Mds PLN perçus sous forme de dividendes et 1,9 Md PLN sous forme de revenus
d’intérêt sur les prêts intra-groupes) au titre de leur investissement en Pologne, soit 11,3% du revenu total
des IDE en Pologne (58,9 Mds PLN)
7
Le principe directionnel étendu choisissant comme critère de référence le siège social de l’investisseur ultime,
une société « française » ayant établi son siège social au Luxembourg sera référencée comme procédant de ce
dernier pays.
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