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pourquoi nous la rejetons. Selon Swissmem, il y a trois raisons à cela:
1.!Sécurité d’approvisionnement
Premièrement: notre première préoccupation est la sécurité d’approvisionnement en électri-
cité de la Suisse. Il est incontesté que les cinq centrales nucléaires suisses qui produisent
aujourd’hui 38% de l’électricité seront petit à petit retirées du réseau. Nous partons aussi du
principe qu’aucune nouvelle centrale nucléaire ne sera construite. Le principal défi réside
dans le fait d’approvisionner la Suisse avec suffisamment d’électricité notamment en hiver.
Il faut toujours rappeler le fait que les processus de fabrication industriels ont besoin d’élec-
tricité, parfois même beaucoup. Ils ne supportent pas les pannes d’électricité même brèves.
Les pannes d’électricité peuvent engendrer de grands dommages dans l’infrastructure d’une
installation industrielle. Les pannes d’électricité nuisent à la qualité des produits de l’indus-
trie. Les pannes d’électricité peuvent toucher des chaînes de valeur ajoutée internationales
et mettre en péril la place industrielle. En résumé: sans électricité, rien ne fonctionne plus
dans l’industrie. Il en va d’ailleurs de même pour presque toutes les autres entreprises et les
ménages.
La loi sur l’énergie n’offre pas de solution pour relever ce défi. Même si la production d’élec-
tricité à partir d’énergies renouvelables augmentait comme prévu, notre pays ne peut pas
produire suffisamment d’électricité durant les mois d’hiver. Il manque jusqu’à présent la pos-
sibilité de stocker l’électricité produite en été à partir des sources renouvelables pour l’hiver.
L’énergie en ruban perdue des grandes centrales ne peut de ce fait pas être remplacée. Des
importations d’électricité en suffisance constituent donc un élément clé de la Stratégie éner-
gétique 2050.
Les importations de l’électricité manquante ne seront déjà plus garanties dans environ dix
an. Les analyses des gestionnaires de réseau de transport européens montrent que nos
fournisseurs actuels d’électricité, l’Allemagne et la France, pourraient être dans la même si-
tuation au cours des mois d'hiver. En arrêtant certaines de leurs centrales, ils seraient eux-
mêmes confrontés à une pénurie d’électricité. Le président de la commission fédérale de
l’électricité, Carlo Schmid, ancien conseiller aux Etats (PDC), met vivement en garde contre
le fait de suivre une stratégie d’importation d’électricité pour assurer la sécurité d'approvi-
sionnement en Suisse. Une telle stratégie ne peut fonctionner que si les importations peu-
vent être garanties en permanence ce qui ne pourra plus être le cas dans un laps de temps
prévisible. Dans ce contexte, la politique attend de nous que nous mettions à disposition des
technologies dans quelques années déjà qui n'existent pas encore ou seulement en tant que
modèles fonctionnels. Jusqu’à ce que ces derniers fonctionnent réellement pour la produc-
tion en série, cela peut durer encore des années. C’est un risque que l’on ne peut pas pren-
dre.
2. Subventions
Deuxièmement: par ailleurs, nous critiquons le fait que la loi sur l’énergie mise sur l’extension
des subventions. Il en résulte encore davantage d’Etat que de marché ce qui va à l'encontre
de toute approche libérale. La Suisse est sur le point de commettre les mêmes erreurs que