Insuffisance hypophysaire Hypopituitarisme antérieur

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L3 médecine AMIENS 2012/2013 – S6 UE2 – Pr R DESAILLOUD - Insuffisance hypophysaire
Insuffisance hypophysaire
1 Hypopituitarisme antérieur
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Cette insuffisance hypophysaire peut toucher une ou plusieurs lignées cellulaires
de l’hypophyse :
1.1 Déficit corticotrope
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On aura une insuffisance en cortisol sans insuffisance sur l’aldostérone.
On aura tous les signes cliniques de l’insuffisance de cortisol, une tendance à
l’hyponatrémie et l’hypotension car le cortisol à un effet aldostérone-like.
Mais on n’aura pas un tableau aussi prononcé car l’aldostérone continue à réguler
et est présente dans des taux normaux.
Pas d’atteinte de la zone glomérulée d’où aldostérone normale :
o Moins d’hypotension.
o Moins de troubles hydro-ioniques.
Le taux d’ACTH est normal ou bas :
o Pâleur et absence d’hyperpigmentation.
1.2 Déficit gonadotrope
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Peut se manifester par des troubles du cycle chez la femme : l’oligospanioménorrhée (peu et rare) puis aménorrhée.
Dépilation chez l’homme et surtout troubles de la fonction sexuelle (impuissance
et baisse de libido).
Troubles de la fonction sexuelle et de la fertilité dans les deux sexes.
Impubérisme chez l’enfant = retard pubertaire, qui si n’est pas diagnostiquée
donnera un impubérisme complet.
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Sémio biologique :
o Si on a une insuffisance gonadotrope : on a l’œstradiol diminuée, et les
FSH et LH seront diminuée ou normale (« anormalement normale »).
o Le fait que les hormones aient un taux normal est un signe d’origine centrale.
Si on avait eu une insuffisance gonadique primitive, les FSH et LH seraient
augmentés par le feedback.
1.3 Déficit thyréotrope
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On y voit les signes d’hypothyroïdies.
La seule différence avec l’hypothyroïdie périphérique  On n’a pas le myxœdème
: donne un aspect bouffi infiltré, jaunâtre, un syndrome du canal carpien et
hypoacousie à cause d’infiltration.
1.4 Déficit somatotrope
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Fatigabilité accrue.
Perte d’énergie.
Baisse des performances à l’exercice.
Diminution de la masse maigre, osseuse et musculaire.
Augmentation de la graisse viscérale.
1.5 Déficit de l’axe lactotrope
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Pas de montée de lait, donc pas d’allaitement possible.
1.6 Pan hypopituitarisme
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Si tous les axes sont atteints, on parle de Pan hypopituitarisme.
C’est l’Association des différents déficits hormonaux.
Combine les signes déjà évoqués, avec en particulier :
o une asthénie marquée.
o une peau pâle, sèche, fine.
o des troubles sexuels.
2 Insuffisance post-hypophysaire ou diabète insipide central
2.1 Signes cliniques
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Syndrome polyuropolydipsique (boissons >2,5 l/j).
Déshydratation compensée tant que le patient boit à sa soif.
Possibilité d’un état de choc chez les personnes n’ayant pas accès à l’eau ou
diminution du seuil de la soif (personnes âgées +++).
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2.2 Diagnostic différentiel
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Diurèse osmotique : Diabète sucré déséquilibré, hypercalcémie (donc doser
glycémie et calcémie).
Diabète insipide nephrogénique :
o Génétique.
o Acquis (hypokaliémie).
Potomanie : Syndrome « polydipsopolyurique ».
2.3 C’est un syndrome qui complique
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Les tumeurs de la région sellaire non-adénomateuses.
Les interventions chirurgicales hypophysaires.
Les traumatismes crâniens.
2.4 Test de restriction hydrique
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