SERVICE desPUBLICS - Les Arts Décoratifs

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SERVICE
PUBLICS
SERVICE
desPUBLICS
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
des
AIDE À LA VISITE N°21
ACCÈS
DÉPARTEMENT PÉDAGOGIQUE métro : Palais-Royal, Pyramides, Tuileries
ET CULTUREL
autobus : 21, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95
parkings : Carrousel du Louvre, Pyramides
TARIFS
Billet musées Rivoli :
> plein tarif : 8 €
> tarif réduit : 6,50 €
> accès gratuit aux moins de 26 ans de l’union européenne
donne accès au musée des Arts décoratifs,
aux expositions de la Mode et du Textile, et de la Publicité.
Pour les étudiants (18-25 ans) de l’union européenne :
visites guidées (1h) : 60 € / groupe
visites guidées (1h 30) : 90 € / groupe
>
Pour les étudiants (18-25 ans) hors UE :
visites guidées (1h) : 80 € / groupe
visites guidées (1h 30) : 110 € / groupe
>
Les groupes sont limités à 25 personnes maximum
>
Accès pour les personnes handicapées
le musée est accessible par le 105, rue de Rivoli
>
Ouverture de l’exposition
du mardi au vendredi de 11h à 18h, nocturne le jeudi de 18h à 21h
samedi et dimanche de 10h à 18h, fermée le lundi
DÉPARTEMENT PÉDAGOGIQUE ET CULTUREL
>
Pour le public étudiant et adulte
visites pour groupes, renseignements et réservations :
mail : [email protected]
tél. : 01 44 55 59 26 / 75 // fax : 01 44 55 59 58
>
Pour les jeunes de 4 à 18 ans
ateliers, parcours et visites guidées pour les jeunes de 4 à 18 ans
renseignements et réservations :
mail : [email protected]
tél. : 01 44 55 59 25 / 75
reproductible rédigé par Anne Amiot Defontaine, conférencière
>
DEPARTEMENT PÉDAGOGIQUE
ET CULTUREL
– PUBLICITÉ
HOMMAGES À TOULOUSE-LAUTREC,
© Les Arts Décoratifs - document
Visites guidées pour public individuel le samedi :
Première approche de l’exposition destinée au public étudiant et
adulte. (1h)
12 et 26 septembre, 10 et 24 octobre, 7 et 21 novembre,
5 et 19 décembre à 15h
Tarifs de la visite + entrée à l’exposition :
18 - 25 ans de l’UE : 2 € / 18 - 25 ans hors UE : 8,50 €
Amis des Arts Décoratifs : 4 € / Plein tarif : 10,50 €
Sans inscription préalable, billets à retirer à la caisse, le jour de la
visite.
Renseignements : www.lesartsdecoratifs.fr ; tél. 01 44 55 59 26
AIDE À LA VISITE
MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS
juin 2009
>
N °21
AFFICHISTE
18 JUIN 2009 - 3 JANVIER 2010
fig.1 – Nouveau Salon des Cent, Jane
Avril et le chien électronique de Sony,
Shigeo Fukuda, 2001, inv. 2002.144.30
LES ARTS DÉCORATIFS
107, rue de Rivoli
75001 Paris
tél. : 01 44 55 57 50
L’exposition présente les affiches créées par ToulouseLautrec entre 1891 et 1900 et les mêle à celles du Nouveau
Salon des Cent, hommage-clin d’œil au peintre de 100
graphistes à l’occasion du centenaire de sa mort en 2001.
Un des premiers peintres à explorer le genre de l’affiche,
Lautrec reste à part, il ne peut être classé dans aucune
école. Cependant, l’impact visuel de ses affiches touche
encore les graphistes contemporains.
Icônes d’une Belle Époque de légende - Montmartre,
les cafés concerts, les bals - les créations de Lautrec
marquent un jalon important dans la conception des
affiches publicitaires. Dès sa première affiche, il apporte
à l’art publicitaire une modernité esthétique : mise en
page audacieuse, simplification des formes, économie de
moyens, contraste. Il a un réel talent pour communiquer
immédiatement le message par l’image. Les règles
ainsi établies (visibilité et lisibilité, effet de choc et valeur
esthétique) sont encore celles qui prévalent aujourd’hui.
En faisant descendre l’art dans la rue, Lautrec fait de
l’affiche publicitaire un art à part entière, répondant ainsi au
désir des artistes de voir abolir les frontières entre les arts
majeurs et mineurs, les beaux-arts et les arts appliqués.
Désormais, l’art de l’affiche est indissociablement lié aux
courants artistiques contemporains et nombre d’artistes s’y
emploient.
Temps de visite conseillé : 1h 30
NOTES
Crédits photographiques :
© Les Arts Décoratifs - Jean Tholance : fig. 1-12
2
11
BIOGRAPHIE
HENRI DE TOULOUSE LAUTREC, 1864-1901
HOMMAGE À TOULOUSE LAUTREC : LE NOUVEAU
SALON DES CENT ( SALLE 1 )
1864 : naissance à Albi. Henri de TL passe son enfance dans sa
famille aristocratique puis en 1873, poursuit ses études au lycée
Condorcet à Paris.
Variations graphiques simples ou complexes, les 100 affiches conçues
à l’occasion du Nouveau Salon des cent en 2001, explorent ToulouseLautrec et son œuvre. Les images qu’il a créées sont détournées
en mots-images ou réintroduites avec une écriture contemporaine,
en particulier par l’usage de nouvelles techniques et un travail sur
la typographie. Malgré la diversité de penser une image, tous les
graphistes présentés ont en commun le souci constant de la lisibilité
du message visuel : l’impact de l’image tient à sa simplicité, au
travail sur la couleur (aplats vifs) et à un subtil équilibre entre
provocation et communication, ligne et élégance visuelle.
Si certaines s’appuient sur des œuvres qui ont traversé le temps,
Aristide Bruant ou Jane Avril, sur le goût du spectacle et des femmes
de Lautrec, beaucoup des affiches contemporaines s’attachent au
personnage de Lautrec connu par des photographies : silhouette,
binocle et chapeau melon se relaient dans un jeu de miroir où le
corps devient signe comme l’a initié Lautrec lui-même dans ses
affiches (I. Ferrer, P. Apeloig, M. Bierut, K. Piippo...). La variété des
solutions proposées font alterner respect et impertinence (R. van
Empel, L. Kai), humour et détournement (S. Chwast, I. Orosz,),
gaieté et angoisse (R. Pfund, A. Le Quernec).
Les affiches les plus directement inspirées par des créations de
Lautrec sont présentées à côté de leur source dans les salles
thématiques de l’exposition.
1878-79 : deux fractures successives à la jambe arrêtent sa
croissance. Ses seules distractions sont le dessin et la peinture
auxquels il se consacre après le Bac en 1881.
1882-84 : élève dans les ateliers des peintres académiques Bonnat et
Cormon.
1885-87 : il installe son atelier à Montmartre et fréquente alors les
cafés-concerts, les bals, les maisons-closes. Il rencontre le chanteur
Aristide Bruant.
1889-1894 : période d’intense activité artistique au cœur de
Montmartre. Première affiche pour le Moulin Rouge en 1891.
1894-1896 : il expose à La Libre Esthétique à Bruxelles, chez DurantRuel à Paris, au Royal Aquarium à Londres, et au Salon des Cent. Il
réalise l’affiche annuelle de la Revue Blanche. Il expose son album de
lithographies intitulé Elles à la galerie de La Plume.
1899-1901 : sa santé mentale et physique décline. Il meurt le 9
septembre 1901.
BIBLIOGRAPHIE ( non exhaustive )
R. Bargiel, 150 ans de publicité
Collections du musée de la Publicité, UCAD, Paris, 2004
Le Japonisme, ouvrage collectif
Éditions de la Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1988
L’affichomanie : collectionneurs d’affiches - affiches de collection
(1880 - 1900), musée de l’Affiche, Paris, 1980
A. Beeke, Le Nouveau Salon des Cent
Exposition internationale d’affiches / Comité du centenaire de la mort
de Toulouse-Lautrec, Editions Odyssée, 2001.
Ph. Huisman et M. G. Dortu, Lautrec par Lautrec
La Bibliothèque des Arts, Paris, 1964.
B. Lorquin, Toulouse-Lautrec, l’art de l’affiche
Découvertes Gallimard (hors-série)
SITE INTERNET
www.lesartsdecoratifs.fr
Pour le dossier de presse des expositions, les dossiers d’œuvres et
les aides à la visite.
10
LA PLUME, ET LE SALON DES CENT... ( SALLE 2 )
Les revues artistiques et littéraires s’ouvrent dès 1880 à l’art de
l’affiche. On voit dans ce domaine artistique émergeant le symbole
de la modernité, l’alliance de l’art, de l’industrie et du commerce.
La Plume qui paraît en 1889 joue un rôle avant-gardiste majeur
dans le mouvement de renouvellement du graphisme et des arts
décoratifs alors en marche. Son directeur, Léon Deschamps, offre une
tribune aux jeunes talents sans distinction d’école ou de hiérarchie
artistique. En 1893, il fait paraître un numéro spécial consacré à
l’affiche illustrée. Il organise dans le hall de la revue, des expositions
dont le fameux Salon des Cent qui va assurer la promotion et la
vente des affiches illustrées en proposant chaque année à partir de
1894, une sélection de 100 affiches. Pour diffuser ces rencontres,
Deschamps commande des affiches à des artistes comme P. Bonnard,
A. Mucha, E. Grasset et bien sûr Toulouse-Lautrec qui signe celle de
1896. Lautrec exposa aussi à La Plume, son album de lithographies
Elles, sur le monde des maisons closes, dont la couverture servit
d’affiche (1896).
L’affichomanie, passion des collectionneurs pour les estampes
commerciales, se développe entre 1880 et 1900. C’est ainsi qu’entre
aux Arts Décoratifs, la collection de Georges Pochet en 1901 (cachet
Art Nouveau très visible) : elle comprend toutes les pièces majeures
de Lautrec avec pour certaines, les étapes intermédiaires du procédé
lithographique. Pour satisfaire ces collectionneurs recherchant la
rareté, Lautrec, comme d’autres artistes, ajoute des remarques,
petits dessins, sur certaines de ses épreuves lithographiques.
3
REZ-DE-CHAUSSÉE
107
Ces affiches japonisantes s’appuient sur la juxtaposition de couleurs
pures (jaune, bleu, rouge), soulignées par un cerne gras, puissant et
énergique, montrant le personnage « chanteur à la voix d’émeutes et
de barricades » tel qu’il est, massif et provocant : c’est en ce sens
que Lautrec ouvre la voie à l’expressionnisme.
Ces images fortes sont amalgamées dans les affiches contemporaines
(silhouette fragile de Lautrec en melon portant l’écharpe de Bruant
dans les affiches de F. Nygaard ou de S. Geissbuhler, fig. 10).
ENTRÉE DES ARTS
DÉCORATIFS
ACCÈS PAR L’ESCALIER
2
3
4
5
6
7
8
9
DES DONATEURS
10
11
12
13
14
105
15
ENTRÉE DES ARTS
DÉCORATIFS
Colonne SÈche
7
2.45
8
9
10
11 12 13 14
15
16
18
17
19
LA LITHOGRAPHIE ( SALLE 8 )
20
6
2.60
21
5
ATELIER
ATELIER
22
4
ATELIER
23
3
24
ASC.
ASC.
2
25
1
26
ATELIER
ATELIER
27
ATELIERS
BOUTIQUE
BOUTIQUE
33.61
2.20
2.75
2.35
RIA 2
2.25
Les affiches de Lautrec sont des lithographies en couleurs. Passionné
par cette technique, il travaille lui-même sa pierre.
10
PR10
MAGASINS ADULTES
9
8
7
6
5
4
C
3
In plano
A
B
1
B'
2
17
1
2
Photographies
3
16
15
5
4
6
7
8
9
11 12
E
RESERVE PETIT FORMAT
13
14
VESTIAIRES
1
6
9
2
5
3
7
8
4
11
VESTIAIRES - REPROGRAPHIE
10
VIDE
33.61
12
RESERVE GRAND FORMAT
E
MAGASINS - BIBLIOTHEQUE
2.73
A
C
A
1
B'
2
3
5
4
6
7
SALLE INFORMATIQUE
PERIODIQUES
10 11 12 13 14
B'
33.61
In plano
B
SALON DE L'AMATEUR
Ce procédé d’impression à plat, inventé par Senefelder en 1798, est
fondé sur la répulsion naturelle de l’eau face à un corps gras. Sur
une pierre calcaire polie, on dessine à la plume ou au crayon. Sous la
presse, l’encre grasse est acceptée face à la trace grasse du dessin,
et rejetée là où la pierre est mouillée. Cette invention a permis la
production en série d’images diverses et d’affiches à partir de 1830 ;
le dessin apparaît en noir et blanc, les couleurs en aplat passées au
pochoir et à la brosse. Jules Chéret perfectionne la lithographie en
introduisant la couleur et les grands formats dans les années 1870.
2
1
alcove
Photocopieur
RIA
1
33.61
2
3
AccËs H
2.56
33.97
LOCAUX HORS DES ARTS DECORATIFS
1
2
RESTAURANT
3
2.67
TR7
4
5
6
7
BANQUE D'ACCEUIL
2.67
9
0,15
0,515
10
11
12
13
BUREAU
BUREAU
Les Arts DÈcoratifs
8
2.67
SALLE DE LECTURE- BIBLIOTHEQUE
BUREAU
Main Courrante
2.67
18
17
plans gÈnÈraux
16
15
14
Commanditaire
BUREAU
Les Arts DÈcoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
T : 00 33 1 44 55 58 88
F : 00 33 1 44 55 58 72
pente 5%
plan niveau 0
6'
7'
7"
8'
9'
10'
ASCENSEURS
10"
11'
12'
12"
13'
:
NIVEAU 3, PUBLICITÉ
ASCENSEUR
14'
VERS
CAISSES
nom du fichier
UCAD-plan-niv0.dwg
dessinÈ par :
UK
28/07/2005
190 / 50 cm
1/100
date :
format :
Èchelle:
NIVEAU 3 PUBLICITÉ
:
ASCENSEUR
GALERIE
3
4
5
R3C
AP
6
7
8
9
10
11
12
ASCENSEUR
13
14
15
R3D
R3E
R3G
AP
R3F
2.05
51.2
15
16
2.12
2.15
2.23
2.63
3.55
Podium
E1
1
6
2
3
5
4
9
16
ESC.
LEFUEL
21
19
18
17
20
31
22
23
26
25
24
27
28
29
30
3033
G.T.
E - Salle de La Madeleine
F - Salle Maciet
sp
3.02
3011
3010
2.60
PALIER LEFUEL
3.35
3.35
3.35
3.35
3.35
3.35
3.06
3.40
RIA
2
G - Raoul Duseigneur
3.02
PALIER 109
A20
hsFp
2.10
M‡D
V6.2
3031
42.80
sp
Escalier Rivoli
3003
A19
R3M
AP
R3L
2.12
3.55
3.39
26
RIA
43st1
2.14
3.55
3.39
44.78
25
27
44.77
Ascenseur
R3K
AP
R3J
2.62
2.12
3.55
3.55
23
24
ASC.
ASC.
3005
2st1
R3I
AP
R3H
2.16
3.55
21
22
8
14
7
13
11
11 12
15
10
3076
3
4.90
3009
12
9
3.39
SAN.
HOMME
3008
13
8
ESCALIER 109
SAN.
FEMME
10
7
4
LOCAL
TECH.
hsFp
2.45
hsFp
2.45
14
Colonne SÈche
6
5
3007
3006
hsFp
3.18
43/3002
Zone de repos
903.16
ue
Gaine
technique
5,
VERS NIVEAU
D’ACTUALITÉ
3.35
3.06
sp
44.77
2.36
3032
3.19
sp
A3
3.60
3.35
1.21
V6.1
38088
38092ABCD
44/3003
Local entretien
8 7
2000.43.1 / Coriolan
26691 ABCD
Escalier Rivoli
Secours
38161
RI 2004.14.1
38156
Tenture cuir
25936A
32126
M‡D
V1.1
38061
38160
V7
38159
07/3013
SALON DORE
A2b
CLIMATISATION
38153
00/3035
SALLE D'INTRODUCTION DU
MUSEE DES ARTS DECORATIFS
VIDE SUR NEF
V1.2
hsFp
3.48
41st1
M3
M23
5408
PE703
Tableaux
V1.3
3834A
14
23732
20490
38154
38631
5405
38140
+ 44.78
hsFp
38147
M‡D
A2a
38148
2
3
4
5
6
7
5
4
3
2
D904.1
V5
RIA
V5.1
V3.1
04/3039
Cabinet de dessins
06/3037
14383
M6
1
09st2
E2b
Escalier
GR816
A4
36219
20429
M7
21119
hsFp
3.18
hsFp
3.36
hsFp
3.36
GR139
M‡D
D407
CL11761
PE117
PE118
9992
2588B
M‡D
hsFp
3.40
M‡D
3131
21920
Repr.
997.76.35
29380
3 4 5 6
Podium A1
M1b
01/3043
ARCHITECTURES ET ORNEMENT
20431
17479
3
23
22
5
21
A - Salle des vitraux
20
PALIER
JARDIN
7
19
8
18
9
3045
M1a
0.97
17
10
ASC.
16
11
M.C.
33876
23472
25
24
4
ASC.
Fente en plafond pour reprise
5 cm de large
hsFp
3.36
33856
D998
999.29.1
1
2
15
12
14
13
42748
31986
26546
4837
10
36189
38193
G.T.
23772
3464
11
23466
Joint creux 5cm
26652
CL 10899
02/3042
21926
hsFp
3.36
9
40/3020 A
31983
hsFp
3.36
CL.11762
03/3041
DECOR ARABESQUE
05/3038
V4.1
V3.2
26
M‡D
D12835
hsFp
3.18
39871
29901
8
40/3020
09st1
45743B
6
3046
44.77
G.T
D903.1
09/3036
GEOMETRIE DES FRISAGES
D903.2
Ext
T
10128
1
3044
PE119-120
38042
F.32
M‡D
V4.2
ESCALIER
V1
hsFp
3.18
hsFp
3.18
35184D
31977
LT
CVC
E2a
+ 44.77
M2
Ext
V1
V1
35184C
35184B
hsFp
3.18
45743A
hsFp
2.40
A17
35184A
hsFp
3.18
A21
M5
R.I.A.
hsFp
3.18
hsFp
3.18
hsFp
2.15
LT
CVC
40st1
V1
V1
V1
3025
D902.5
V5.2
D - Galerie des Èmaux
D52
38157
31980
38139A
1
MUSEE DE LA PUB
M‡D
08/3012
TENTURES ET GARNITURES
38142
42.78
Colonne SÈche
M‡D
21919
12
13
M‡D
41855
PE33
10586
4325A
4325B
8516B
8516A
Les Arts DÈcoratifs
C3P
C3O
C3M
C3L
AP
C3K
C3J
AP
C3I
C3H
AP
C3G
C3F
AP
C3E
C3Q
plans gÈnÈraux
C3N
AP
C3D
AP
C3C
Les épreuves d’essais, témoignages uniques, racontent les étapes
techniques et la genèse des œuvres :
- l’impression des couleurs est basée sur la décomposition du
dessin initial en autant de parties qu’il y a de couleurs. Chacune est
reportée sur une matrice, une pierre lithographique. Il faut passer
successivement sur ces pierres pour que les couleurs se déposent et
forment une affiche,
- le tirage commence toujours par le jaune qui est la couleur la plus
couvrante, puis le rouge, le bleu et le noir qui vont donner relief ou
modelé à la composition. Une même couleur peut être imprimée en
plusieurs tons ou graduée (superpositions),
- des modifications du dessin peuvent apparaître et aider à
comprendre les étapes dans la recherche d’efficacité visuelle typique
de Lautrec.
Commanditaire
Les Arts DÈcoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
6'
7'
7"
8'
9'
ASCENSEURS
GALERIE
:
10'
10"
11'
12'
VERS NIVEAU
D’ACTUALITÉ
5,
12"
14'
ASCENSEURS
1-8 : HOMMAGES À TOULOUSE-LAUTREC, AFFICHISTE
4
T : 00 33 1 44 55 58 88
F : 00 33 1 44 55 58 72
plan niveau 3
13'
ESPACE MULTIMÉDIA
nom du fichier
UCAD-plan-niv3.dwg
dessinÈ par :
UK
28/07/2005
190 / 50 cm
1/100
date :
format :
Èchelle:
Lautrec a créé les affiches d’un certain nombre de livres paraissant
alors en feuilletons aux thèmes noirs symbolistes (Le Pendu,
le Tocsin, Au pied de l’Echafaud), et de journaux (L’Aube).
L’affiche pour le lancement d’un petit journal La vache enragée
(1896, fig. 11), est traitée comme une scène de cirque, proche
déjà du gag visuel de Savignac. On y voit une vache enragée rouge
poursuivant cornes baissées, un Père la Pudeur, jaune de frayeur,
en redingote verte, sous les sourires moqueurs de personnages
de la Commedia dell’arte! Les cinq états préparatoires montrent
l’extraordinaire travail de composition colorée de Lautrec. La
diagonale dynamique a été reprise dans la composition de l’affiche
de Wolf Erlbruch pour le Nouveau Salon des Cent (fig. 12).
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Ainsi, dans son affiche Reine de Joie (1892, fig. 4), on observe :
- une mise en page audacieuse et dynamique, basée sur la diagonale
et sur des plans étagés où les sujets se découpent de façon
tronquée et force le spectateur à reconstituer et prolonger la scène
mentalement,
- des couleurs pures juxtaposées en aplats, et une absence de
modelé des figures,
- un dessin stylisé et précis des silhouettes délimitées par un cerne
noir épais se détachant sur un fond clair (papier blanc laissé en
réserve).
Pour l’affiche de ce roman de mœurs de Victor Joze, Lautrec compose
une véritable page de psychologie en décrivant très directement les
amours vénales dans les milieux bourgeois de la Belle Époque. Il
choisit un point de vue réel qui nous fait entrer dans la scène comme
au cinéma. Il dessine les visages qui l’intéressent à la recherche du
caractère de chacun. « Seule la figure existe, le paysage n’est qu’un
accessoire, il ne doit servir qu’à mieux faire comprendre le caractère
de la figure » disait-il.
LES FEMMES ( SALLES 5 ET 6 )
Lautrec aime représenter des femmes amies, des artistes (May
Belfort, Jane Avril, La Goulue...), des prostituées... Il en saisit toute
la vie et la force intérieure, sans regard complaisant, loin du côté joli
des affiches contemporaines de Chéret par exemple. Il met l’accent
sur une partie du corps en mouvement, sur le visage ou sur un
accessoire qui attire le regard (bas, gant, froufrou, chignon...).
Dans l’affiche pour la Revue Blanche (1895, fig. 5) - revue d’avantgarde où se côtoient Jules Renard, Proust, Mallarmé, Gide, Tristan
Bernard, Jarry, Fénéon, Bonnard, Maurice Denis, Vuillard, SignacLautrec s’inspire de la silhouette élégante et dynamique de Misia, la
belle épouse de Natanson, directeur de la revue. Il utilise un cerne
tendre et souple pour décrire la séduction même qu’elle incarnait.
Les allusions sensuelles voire sexuelles sont souvent directes,
teintées d’humour (Affiche pour le photographe P. Sescau, 1896,
fig. 6). Les graphistes contemporains reprennent à leur compte
ces approches : érotisme, sexe, fantasmes sont montrés par des
traits humoristiques (R. Savignac, fig. 7, A. François), à l’aide de
techniques diverses, photos et photos-montages (A. Beeke, C.
Maviyane-Davies fig. 8).
ARISTIDE BRUANT ( SALLE 7 )
Grands amis, Bruant et Lautrec vont chacun participer à la notoriété
de l’autre, l’un offrant un lieu d’exposition, l’autre illustrant les
albums de chansons et créant des décors pour les concerts. Lautrec
realise quatre affiches qui ont fait connaître la silhouette de Bruant
par des signes visuels (chapeau noir de l’anarchie et écharpe rouge
de la sociale), reconnaissables même de dos !
Aristide Bruant (1851-1925) chante à partir de 1885 dans son propre
cabaret montmartrois, le Mirliton (ancien Chat Noir) puis, le succès
venant en 1892, à l’Eldorado et au célèbre café-concert des Champs
Elysées, les Ambassadeurs (fig. 9). Il impose, parfois difficilement,
Lautrec comme dessinateur de ses affiches.
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L’Art Nouveau à la même période, magnifie l’image de la femme et
de ses courbes naturelles gracieuses, dont E. Grasset (1845-1917)
a créé l’archétype dans ses affiches ou ses vitraux, et que H. Vever
et R. Lalique ont sublimée dans leurs bijoux : vous pouvez découvrir
leurs œuvres dans les salles du musée des Arts décoratifs (cf. Mad,
niv. 3 et 1, salon du bois, et galerie des bijoux).
MONTMARTRE ( SALLE 3 )
La vie culturelle parisienne à la Belle Époque est particulièrement
riche. Les affiches qui l’annoncent font maintenant partie du paysage
urbain.
Montmartre devient le centre des réjouissances. Artistes en tous
genres s’installent sur la Butte. Ils se retrouvent la nuit dans les
cabarets (Divan Japonais), les cafés-concerts, et aux bals (Moulin
Rouge), symboles de la gaieté bourgeoise, où se produisent les
chahuteuses et cancaneuses, et où viennent s’encanailler les gens
du monde. On ne danse plus dans ces bals, on regarde danser les
professionnels !
La première affiche de Lautrec, Moulin Rouge (1891, fig. 2) va
changer le regard porté sur l’art de l’affiche. Dans une seule image,
tout l’art du peintre est concentré : la silhouette de Valentin le
Désossé nous invite à regarder la scène au premier plan dans
un cadrage cinématographique la Goulue derrière attire l’œil par
la tâche blanche mouvante de son jupon; la masse sombre des
spectateurs forme une haie d’ombres chinoises sous les halos des
lampions. Cette mise en page dynamique et hardie, basée sur
la diagonale, s’inspire de l’art des estampes japonaises, et sert
d’emblée le message « publicitaire » en simplifiant les formes – loin
des surcharges ornementales contemporaines. La répétition des mots
Moulin Rouge à partir du grand M, évoquant une enseigne lumineuse,
a été reprise par le graphiste Paul Davis (fig. 3).
LE JAPONISME ET LE GOÛT DES ESTAMPES
COMMERCIALES ( SALLE 4 )
Les européens découvrent réellement l’art japonais lors de
l’Exposition Universelle de 1867. Le Japonisme triomphe à
celle de 1878. Les arts décoratifs, alors en pleine recherche de
renouvellement, adoptent cette source d’inspiration à la fois
ornementale (nature), technique (grès, émail, verre) et formelle
(courbe). Certaines créations d’Emile Gallé témoigne de cet influence
(cf. Mad, niv. 3, Vase à la carpe, Mobilier de salle à manger).Comme
d’autres artistes de la Belle Époque, il cherche à nouer des liens
entre art et industrie pour abolir les distinctions et accomplir la
synthèse des arts majeurs et mineurs Collectionneur d’estampes,
notamment d’Hokusai, Lautrec signe parfois ses affiches d’un
monogramme particulièrement japonisant, et surtout intègre des
caractéristiques de l’art de l’ukiyo-e (images du monde flottant) dans
ses compositions.
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2. Bal du Moulin Rouge, Toulouse-Lautrec
lithographie couleur, 1891, inv. 11970
3. Nouveau Salon des Cent, P. Davis
2001, lithographie couleur, inv. 2002.144.19
8. Nouveau Salon des Cent, C. Maviyane-Davies
2001, lithographie couleur, inv. 2002.144.55
9. Les Ambassadeurs, Toulouse-Lautrec
lithographie couleur, 1892, inv. 12787
4. Reine de Joie, Toulouse-Lautrec
lithographie couleur, 1892, inv.12673
5. La Revue Blanche, Toulouse-Lautrec
lithographie couleur, 1895, inv. 12721
10. Nouveau Salon des Cent, S. Geissbuhler
2001, lithographie couleur, inv. 2002.144.32
11. La vache enragée, Toulouse-Lautrec
lithographie couleur, 1896, inv.12162
6. P. Sescau, Toulouse-Lautrec
lithographie couleur, 1896, inv. 12516
7. Nouveau Salon des Cent, R. Savignac
2001, lithographie couleur, inv. 2002.144.79
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12. Nouveau Salon des Cent, W. Erlbruch
2001, lithographie couleur, inv. 2002.144. 24
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