EVÉNEMENT
Ticket Sport devient
Ticket Découverte avec
de nouveaux ateliers
PAGES 6ET 7
Se loger à Bayonne :
projets et perspectives
PAGES 15 À21
Arnaud Saez :
hommage au maître
de l’affiche
PAGES 28 ET 29
Dossier
LE LOGEMENT
À BAYONNE
le renouveau
Dossier
LE LOGEMENT
À BAYONNE
le renouveau
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03 Bayonne Mag
Action publi
que
>Capitale :
Une politique reconnue Page 4/5
>Vie sociale :
Ticket Sport devient Ticket Découverte Page 6/7
La Maison des associations Page 8
Michèle Pintat, l’hommage Page 9
> Finances :
Comment la Ville choisit-elle ses prestataires ? Page 10/11
>Cadre de vie :
Travaux en centre-ville/Nuisances Page 12
>Environnement :
Pollution : la solidarité de Bayonne Page 13
Sommaire
Vie de la C
ité
>Histoire :
Etre une femme en Pays Basque
au XIXesiècle Page 24
> Evénements :
Les Maimorables 2003 Page 25
Journées du chocolat
Page 26
Foire au jambon Page 26/27
Bayonne fête le cidre Page 27
> Portrait :
Arnaud Saez Page 28/29
> Vie des quartiers :
P.M.I. des Hauts-de-Sainte-Croix Page 30/31
Les nouveaux habitants accueillis à l’Hôtel de Ville Page 31
Dossier
>Logement : le témoignage de J.R. Etchegaray Page 16
>Centre ancien : Une politique de reconquête Page 16/17
>Le renouveau à Saint-Esprit Page 18/19
>Rive droite : de nouvelles opportunités Page 20/21
Ville de Bayonne
Directrice de la publication :
Sylvie Durruty
Directeur de la rédaction :
Roger Ruiz
Rédaction :
Karine Danjoux,
Marie Beyris
Photos :
Caroline de Otero
Jean-Philippe Plantey
Ludovic Zeller
Photogravure : Flashcompo
Impression : Cartonnages Larré
Régie publicitaire :
Supports Promotion
04 Bayonne Mag
CAPITALE
En accueillant les 27, 28, et 29 mars derniers le colloque
sur les 40 ans de la loi Malraux, Bayonne est au cœur de
l’actualité patrimoniale. Où en est-on de la réhabilita-
tion de l’habitat en secteur sauvegardé ?
Le secteur sauvegardé à Bayonne a été prescrit en 1975 (il y a
donc 28 ans) mais il a connu une mise en sommeil pendant plu-
sieurs années car les propositions faites à l’époque par l’archi-
tecte du secteur sauvegardé n’avaient pas reçu l’approbation
des élus responsables. Rien ne bougeait faute de solutions rete-
nues. La relance est intervenue quand Alexandre Melissinos a
été désigné nouvel architecte du secteur sauvegardé. Il a compris
la problématique de requalification du secteur sauvegardé qui
concerne le grand et le petit Bayonne. Si beaucoup de loge-
ments en centre-ville étaient inhabités, c’est parce qu’ils étaient
inhabitables et seules des modifications importantes de structu-
re du bâti pouvaient produire des logements lumineux, fonc-
tionnels et confortables satisfaisant aux exigences de la popula-
tion actuelle.
En une dizaine d’années, grâce à cette politique, plus de 84
immeubles ont été concernés par ces restructurations, soit 545
logements réhabilités et mis à la disposition de nouveaux habi-
tants. Il est plus que réconfortant de savoir que tous ces appar-
tements requalifiés ont immédiatement trouvé preneurs. La pro-
blématique bayonnaise est donc particulière car paradoxale-
ment, pour conserver, on démolit : ce sont les fameux curetages
en coeur d’îlots.
Grâce à cette politique menée sans relâche et avec détermina-
tion depuis plus de 10 ans, non seulement la vacance en centre-
ville a été stoppée mais, c’est à une reconquête à laquelle nous
assistons aujourd’hui, avec un repeuplement progressif, certes,
mais incontournable. Sans le secteur sauvegardé, sans l’aide de
l’Etat (8
e
OPAH
1
sur Bayonne), sans la participation très active de
l’ANAH
2
, sans l’aide matérielle de la Ville, enfin, qui abonde les
subventions de l’Etat, rien ici n’aurait pu être fait. Cette politique
est aujourd’hui bien engagée mais on estime que 20 à 30 ans
seront encore nécessaires pour résorber le phénomène de l’ha-
bitat défectueux en centre-ville. Le secteur sauvegardé de
Bayonne devrait être publié en 2004/2005 après enquête
publique bien sûr. Rappelons qu’il en existe 95 en France.
Bayonne exemplaire pour les autres secteurs
sauvegardés ?
La politique de requalification de l’habitat ancien en secteur sau-
vegardé que mène la Ville de Bayonne est aujourd’hui reconnue
à l’échelon national. Je n’en veux pour preuve que le choix de
Bayonne pour célébrer les quarante ans de la loi Malraux. En
1962, c’est la loi Malraux qui a créé les secteurs sauvegardés et
permis en 1977 la défiscalisation, préservant ainsi les plus beaux
de nos centres anciens de France. Bayonne compte parmi ceux
là. Si Bayonne est reconnue pour une politique exemplaire c’est
qu’elle a eu la chance d’avoir avec elle des gens compétents, pas-
sionnés et convaincus qui se nomment Alexandre Mélissinos,
notre architecte du secteur sauvegardé, Anne Mangin-Payen,
architecte des bâtiments de France. Qui se nomment aussi Jean-
Claude Leclerc-d’Orléac et Jean-René Etchegaray qui se sont suc-
cédé depuis 10 ans au poste d’adjoint à l’urbanisme. Comment
ne pas citer enfin la part prépondérante prise par Jacky Cruchon,
devenu un spécialiste reconnu en France et même au-delà.
Inauguration du colloque Malraux
Réception des nouveaux Bayonnais
»
Une politique de requalification
de l’habitat ancien
reconnue à
l’échelon national
«
ENTRETIEN
Dr. Jean Grenet, Maire de Bayonne,
Député des Pyrénées-Atlantiques
Logement
Hommage
Ce Bayonnais qui nous quittait le 1
er
février fut le prési-
dent emblématique des Amis du Vieux Bayonne, com-
mission de la Société des Sciences, Lettres et Arts.
Professeur agrégé, doté d’un pouvoir naturel de com-
munication avec les jeunes, il avait une vision très
vivante du patrimoine de la ville. Plutôt que de laisser
dormir les pierres de la Porte du Réduit, dont la recons-
truction sur site était devenue impossible, il a milité
pour sa reconstitution à la poterne du Château-Vieux.
Si l’orthodoxie historique a pu souffrir de cette opéra-
tion, André Pintat a eu le plaisir de voir cette porte
monumentale renaître de ses cendres dans l’intérêt
des Bayonnais, fiers aujourd’hui de sa mise en lumière.
Cet expert en arts plastiques plaçait la beauté de sa
ville au premier chef de ses objectifs, avec la volonté
souriante mais tenace de la partager avec le plus grand
nombre. Et quoi de plus efficace, pour que les
Bayonnais s’approprient l’histoire architecturale de
leur cité que le lancement, dès les années 70, des pre-
mières visites guidées ou la publication d’un plan his-
torique de Bayonne, illustré et ponctué de haltes. Le
dessin accompagnait toutes ses communications ; il ne
cessait de tracer l’Histoire pour la faire vivre au-delà des
simples dates, tel un vivier de formes, d’ambiances et
de couleurs.
André Pintat cherchait dans l’histoire plus ou moins
proche de Bayonne les raisons authentiques du plaisir
d’y vivre aujourd’hui. Et incontestablement, il fut un
artisan convaincant de ce retour en force du passé dans
le présent de notre belle ville.
André Pintat : un pionnier
CAPITALE
Bayonne Mag 05
Vous avez récemment déposé à l’Assemblée Nationale un
amendement concernant les secteurs sauvegardés. Pouvez-
vous nous parler des motivations qui vous ont poussé à agir ?
Suite à ce colloque sur les 40 ans de la loi Malraux, un consensus s’est
dégagé pour regretter la rigidité du règlement des secteurs sauvegar-
dés qui « figent » la situation une fois publié, sans possibilité de modi-
fication et avec une procédure de révision d’une lourdeur dissuasive. De
nos jours, tout se développe vite dans nos villes, qu’il s’agisse des
contraintes sociales, des contraintes économiques. Dans ce contexte, et
pour ne pas effrayer les maires responsables, éventuels candidats au
label secteur sauvegardé, il fallait donner du « mou » à cette rigueur
réglementaire excessive. D’ailleurs, tous les règlements d’urbanisme
peuvent être modifiés : POS, PLU… pourquoi seul le secteur sauvegar-
dé, ne peut-il pas l’être ? J’ai donc déposé à l’Assemblée Nationale, un
amendement après l’avoir présenté au Ministère de la Culture et au
Ministre du Logement qui ont donné leur accord. J’ai eu la satisfaction que
cet amendement, que j’avais défendu, soit pris en compte et voté par
l’Assemblée Nationale. C’était, je crois, l’attente de tous.
Il faut maintenant obtenir un agrément préalable des services fiscaux
afin d’éviter certains redressements qui ont eu le don de faire fuir un
certain nombre d’investisseurs. Il faut également que les aides attri-
buées aux propriétaires bailleurs le soient également aux propriétaires
occupants dont on sait aujourd’hui qu’ils sont le plus souvent peu for-
tunés et ne sont donc en aucune manière les « nantis » que l’on pré-
tendait jadis.
Toutes ces mesures vont dans le sens d’une plus grande efficacité du dis-
positif pour accélérer la requalification de nos centres anciens.
Aujourd’hui, la pression foncière sur notre agglomération ne cesse de
croître. Nos jeunes qui travaillent ici et souhaitent y vivre éprouvent de
plus en plus de difficultés à se loger. Pourquoi dès lors, ne pas faire le
choix de vivre en ville, dans des appartements anciens parfaitement
rénovés et dotés de tout le confort nécessaire avec des prix raison-
nables, la plupart des loyers étant plafonnés par convention ? C’est un
choix ! Il est très encourageant, pour l’avenir de notre centre ancien, de
savoir que ce choix, de plus en plus de jeunes ménages le font. Ce
constat nous rassure et objective le bien-fondé de notre démarche, il est
le meilleur garant de la mixité sociale indispensable au bon équilibre de
nos secteurs sauvegardés requalifiés.
Remise de la médaille d’or de la Ville à Nicole Pery
1 - OPAH : opération programmée d’amélioration de l’habitat
2 - A.N.A.H. : Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat
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