
ÉOSTRATÉGI
UES N° 32 •
Tur
ulences maghré
ine
13
La raison en est, sans
oute, que
’é
ite po
itico-a
ministrative qui contrô
e ces
économies
e rente est soucieuse
e ne pas voir émer
er une é
ite
ont
e pouvoir
se
on
erait sur une économie
ro
uctive.
n e
et, une économie autre que ce
e émanant
e
a rente, se
éve
oppant en
para
è
e et permettant ipso
act
’émergence
’une é
ite autre que
’é
ite «rentière»,
pourrait, à terme, remettre en cause
e monopo
e
u pouvoir exercé par cette
er
nière: i
aut être tout à
ait conscient que
es pays
e rente sont, pour
’essentie
,
tenus po
itiquement par
e
iais
’un c
ienté
isme s’appuyant sur
a su
vention
es
pro
uits
e première nécessité qui requiert,
e
a part
e
’é
ite
irigeante,
’uti
isa
tion
e seu
ement une petite
raction
es revenus
e
a rente
r
l
La
uestion de la «rente
étrolière» et de son incidence sur le dévelo
ement
est maintenant
osée
ne
remière ré exion s’im
ose, on ne
eut faire du « dévelo
ement hu-
main» c’est-à-dire du «social»
u’avec des économies en bon état de marche mais
ceci dé
end de très nombreux facteurs. Il est certain
ue les
eu
les de l’ensemble
de l’Afrique sont, à des de
rés et à des stades d’évolution divers, dans un proces
sus de dévelo
ement. Nous avons vu les très intéressants indices du PNUD
ui
s’appliquent aux quatre pays d’Afrique du Nord qui font l’ob
et de cette étude.
Deux d’entre eux ne sont
as tributaires de la rente
étrolière et les deux autres, au
contraire, de
rands producteurs ce qui se traduit d’emblée par un PIB plus impor
tant relativisé
ar le nombre d’habitants
Voyons donc le détail
ar
ays des chi res et des indices
ui illustrent le déve-
lo
ement économi
ue de chacun de ces
ays d’Afri
ue du Nord.
Le Royaume du Maroc est, pour des raisons historiques et reli
ieuses, un élé
ment stable du Ma
hreb. Mais il manque d’hydrocarbures et la facture éner
étique
pèse sur son économie. Ses indicateurs sont éloquents à cet é
ard: un PIB par tête
d’habitant de 3.200 USD
avec un taux de croissance de 4% annuel
le met dans
une
osition convenable mais avec un dé cit du commerce extérieur d’environ
17milliards USD, soit 17% du PIB. Il n’occu
e ainsi, comme ra
elé ci-dessus,
ue la 11
m
place mondiale en matière d’IHD, avec 0,567. L’au
mentation des
prix du pétrole brut, selon la con
oncture, est tou
ours une menace pour sa perfor-
mance économi
ue et donc
our les secteurs concernés
ar l’IHD (éducation et
santé), car sa facture éner
étique représente 82% de ses importations. Des e orts
Géo n°32.indd 133Géo n°32.indd 133 06/07/11 14:2406/07/11 14:24