LES ÉCO AFRIQUE - MARDI 7 OCTOBRE 2014
AFRIQUE
19
P. 2 2 -2 3
ZOOM
Africa SME champion forum, les PME africaines
à la recherche de financement P. 21
INTERVIEW
Charles Brewer, diirecteur général de DHL
Express Afrique subsaharienne P. 24
OPÉRATEUR DE LA SEMAINE
Fabrilec, une enseigne qui compte
en Afrique P. 2 5
LE MARCHÉ DE LA SEMAINE
LAfrique du Sud face à une croissance
baissière P. 2 6
Peut mieux faire !
Échanges Maroc-Afrique
LES ÉCO AFRIQUE  MARDI 7 OCTOBRE 2014
NEWS
20
Les économies afri-
caines sont plus per-
formantes et beau-
coup plus riches qu’on
ne le croit. Et oui ! Après le Ni-
géria il y a quelques mois,
c’est au tour du Kenya de re-
voir le système de calcul de
son PIB. Contrairement au
géant nigérian, le Kenya na
pas pu décrocher la place de
première puissance écono-
mique africaine, mais réussi
tout de même à se hisser
dans le top 10 des économies
du continent. Nairobi passe
ainsi du 12e au 9e rang, de-
vançant des pays aussi dyna-
miques que le Ghana ou en-
core la très éprouvée Tunisie.
En même temps, son PIB
passe de 42,6 milliards de dol-
lars à plus de 53 milliards, soit
un bond de 25%. Cette per-
formance s’explique par le
passage de 2001, à 2009
comme année de calcul du
produit intérieur brut. Cette
«avancée sur le papier» a au
moins le mérite de rendre en-
core plus attractif ce pays an-
glophone de l’Afrique de l’Est.
«Avancée sur le papier»,
avons-nous dit, car la crois-
sance du PIB est bien loin d’il-
lustrer les réalités vécues par
une bonne partie de la popu-
lation. Cela nous renvoie à la
rhétorique de l’Afrique qui
réalise un fort taux de crois-
sance, alors que dans nom-
bre de pays, la paupérisation
continue son petit bon-
homme de chemin. Dans un
continent où l’économie for-
melle nest tirée que par une
poignée d’acteurs face à une
grande majorité qui essaie de
survivre, parlons d’abord de
«développement humain»,
ensuite de «PIB»!
PIB trompeur
Oumar Baldé
BILLET
Nedbank s’ore 20%
d’Ecobank
Nedbank Group Limited acquiert 20%
d’Ecobank. Lannonce a été faite en fin
de semaine par les deux établisse-
ments. «Cette prise de participation re-
présente une étape importante dans le
processus de consolidation et d’appro-
fondissement du partenariat stratégique
et technique que nous avons avec Eco-
bank», indique Nedbank. Les deux
groupes comptent offrir une expertise
de «banque unique» à leurs clients à tra-
vers le plus grand réseau bancaire en
Afrique, comprenant plus de 2.000
agences et bureaux dans 39 pays.
La BAD active
sa «riposte»
contre Ébola
Alors que l’épidémie d’Ébola a fait plus
de 3.000 morts et que le virus s'est pro-
pagé hors d’Afrique, la BAD décide d’ac-
corder un prêt et un don d'un montant
de 152 millions de dollars à quatre pays
ouest-africains. Il sagit du Liberia, de la
Sierra Leone, de la Guinée et de la Côte
d'Ivoire. Lobjectif est d’aider ces États à
faire face à cette maladie qui impacte
négativement sur leurs économies.
La Côte d’Ivoire veut
valoriser son cacao
Le Conseil ivoirien du café-cacao a or-
ganisé les 2 et 3 octobre les journées
nationales du cacao et du chocolat.
Objectif, mobiliser la nation ivoirienne
autour du cacao, mais surtout confor-
ter la place de la Côte d'Ivoire en tant
que producteur mondial du cacao.
Du côté d’Abidjan, on vise également
à valoriser la production locale, dont
les parts de marché au niveau mon-
dial sont estimées à 40%. La transfor-
mation sur place afin de lui donner
plus de valeur ajoutée semble être
une des pistes à privilégier pour
mieux faire profiter les populations de
cette richesse naturelle.
Nigéria. Plus
de 2 MUSD mobilisés
par les banques
Selon un rapport de FBN Capital Ltd,
la filiale investissement du groupe
First Bank of Nigeria Holdings, le vo-
lume global des fonds mobilisés par
les banques au Nigéria a atteint 340
milliards de nairas (2,1 milliards de
dollars) depuis le début de 2014. Il
est à préciser que ces fonds ont été
affectés pour les besoins de confor-
mité avec les exigences du régula-
teur du secteur en matière de ratio
prudentiel. Les besoins de finance-
ment des banques nigérianes en
dollars, destinés au soutien des in-
vestissements se sont accrus dans
un contexte marqué par l'implication
Kenya. 10.000 km de routes à construire en 3 ans
Le gouvernement kenyan a élaboré un ambitieux programme de construc-
tion de 10.000 km de routes à l'échelle du pays au cours des trois pro-
chaines années. Le programme, dont l'investissement global est estimé à
260 milliards de shillings (environ 2,9 milliards de dollars), s'étale sur trois
phases. La première qui sera lancée prochainement, porte sur la réalisation
de 2.000 kilomètres pour un coût de 40 milliards de shillings. La deuxième
phase (2015-2016) concerne la construction de 3.000 km pour une enve-
loppe budgétaire de 60 milliards de shillings alors que la troisième prévoit
la construction de 5.000 kilomètres (2016-2017) pour un investissement
de 160 milliards de shillings
AGENDA
SIM 2014
(4-6 novembre, Dakar)
La 3eédition du Salon international des mines du Sénégal, SIM
2014, aura lieu à l’Hôtel King Fahd Palace (ex Méridien Prési-
dent) de Dakar, au Sénégal les 4, 5 et 6 Novembre 2014. Cet im-
portant évènement économique biannuel, est organisé par le
ministère de l’Industrie et des mines du Sénégal en partenariat
avec AME Trade Ltd. Il s’agit d’une conférence et d’une exposition de trois jours et des
visites guidées sur des sites-clés de l’industrie minière du Sénégal.
Fonds Afrique verte
(27-30 octobre, Kinshasa)
La République Démocratique du Congo accueille, du 27 au 30 octobre, la Confé-
rence des ministres sur le Fonds fiduciaire pour l’économie verte en Afrique cen-
trale. Le thème retenu est «Diplomatie, intégration, gouvernance et nouvelle éco-
nomie du bois». Cette conférence s’inscrit aussi bien dans le cadre des activités du
programme Ecosystèmes fragilisés d’Afrique centrale (ECOFAC) que dans celui de
la Cellule FLEGT régionale ou du Système de l’économie verte en Afrique centrale,
initié depuis 2010 par le Secrétariat général de la CEEAC.
des banques dans le financement
des projets énergétiques, pétroliers et
gaziers.
Sénégal. Moins de 4%
de croissance en 2014 ?
La croissance économique du Séné-
gal pourrait se situer en deçà de 4% en
2014. Telles sont les mises en garde du
Centre d'études pour le financement
du développement local (CEFDL)
basé à Dakar. Les autorités peuvent at-
teindre ce seuil si elles réussissent à at-
teindre leurs objectifs de réduction du
déficit budgétaire. On estime en effet
que les performances de l'économie
sénégalaise continuent d'être faibles
par rapport aux ambitions affichées
par le pays. Il est à rappeler qu’un pro-
gramme de développement dé-
nommé Plan Sénégal émergent (PSE)
est en cours d’exécution.
LES ÉCO AFRIQUE  MARDI 7 OCTOBRE 2014
ZOOM
21
dont le cabinet AfricSearch. Pour
son président, Didier Acouetey,
«ce forum sera la première plate-
forme d'accès direct aux finance-
ments pour les PME». Il sera ainsi
question, entre autres thèmes,
d’évaluer le bilan et de proposer
des pistes de réformes néces-
saires aux politiques de création
d’environnements propices à la
croissance des PME en Afrique.
Laccès au financement sera bien
évidemment au cœur des débats.
450 millions de la BAD
Faut-il le préciser que l’importance
de cette rencontre est que les di-
rigeants des PME auront directe-
ment en face d’eux des interlocu-
teurs du monde de la finance. Ce
qui est de nature à faciliter la com-
préhension entre ces différents
C’est un événement
considéré comme
une «première» en
Afrique subsaha-
rienne : un forum exclusivement
réservé aux PME du continent. Tel
est le rendez-vous que la capitale
sénégalaise prévoit d’accueillir les
11 et 12 novembre prochains.
Quelques 300 dirigeants de PME
africaines à forte croissance y sont
attendus, mais aussi 100 ban-
quiers, dont le président de la
BAD, Donald Kaberuka, ainsi que
50 experts en développement
des PME. En tout, environ 600
participants devraient prendre
part à cette grand-messe des diri-
geants des PME africaines où tout
le monde nest toutefois pas
admis. Des «critères rigoureux»
ont été établis pour la sélection
des PME devant participer au
forum. «Les entreprises invitées
doivent être officiellement enre-
gistrées en Afrique, avoir été
créées légalement depuis au mini-
mum trois ans, réaliser un chiffre
d'affaires d'au moins 1,5 million de
dollars et compter un effectif mini-
mum de 10 employés», rapporte-
t-on du côté des organisateurs,
Africa SME champion forum
Les PME africaines à la recherche
de inancement
Face à la difficulté des petites et moyennes entreprises (PME) africaines
d’accéder au financement, un important forum est prévu en novembre
à Dakar. Son objectif est de servir de première plateforme d'accès direct
aux financements pour les PME du continent.
acteurs, sans parler de l’accès au
financement. En effet, la problé-
matique du financement consti-
tue un handicap structurel pour
les PME africaines. Ce besoin en
ressources financières s’illustre
d’ailleurs par l’épuisement rapide
d’un premier fonds africain de ga-
rantie de 450 millions de dollars
mis en place par la BAD depuis
plus d’un an. À l’instar du Maroc
où le tissu industriel est constitué
de plus de 80% de PME, l’écono-
mie de la plupart des pays afri-
cains est aussi portée par l’activité
de ces petites structures. Selon
les organisateurs du forum de
Dakar, les PME représentent 90%
des sociétés privées africaines,
33% du PIB du continent et sont à
l'origine de 45% des créations
d'emplois. Ce rôle de premier plan
justifie à lui seul l’urgence de favo-
riser un bon environnement des
affaires pour ces PME, à commen-
cer par l’accès au financement.
80% de lactivité
économique
dans les pays africain
sont portés par
les PME.
Sénégal 1eclient, Afrique du Sud 1efournisseur
En Afrique subsaharienne, les exportations marocaines sont d’abord dirigées vers
le Sénégal (17%), la Mauritanie (10%), la Côte d’Ivoire (8,1%), ainsi que la Guinée
(8%), le Nigeria (7,7%), ou encore le Ghana (7,3%), l’Angola (4,8%) et la Guinée équa-
toriale (3,9%). La part cumulée de ces huit premiers clients subsahariens du Maroc a
atteint 67% en 2013, en hausse de 13 points par rapport à 2003. Les plus fortes hausses
concernent les parts du Sénégal (+6,4 points), de la Guinée (+4,7) et du Ghana (+3,4).
Concernant les importations marocaines, les principaux fournisseurs du Maroc sont
l’Afrique du Sud (avec une part de 23,2%), le Nigeria (22,6%), le Ghana (7%), le Gabon
(6,6%), la Côte d’Ivoire (6,2%) et la Guinée (4,3%). La part cumulée de ces principaux
fournisseurs subsahariens du Maroc s’est établie à 70% au terme de l’année écoulée,
en baisse de 6 points par rapport à 2003. En effet, la chute de la part de l’Afrique du
Sud (-31 %) na été que partiellement compensée par la hausse de celle du Nigeria (+21
%) et du Ghana (+6,5 %).
36 MMDH : Valeur des échanges Maroc-Afrique en 2013
Les échanges commerciaux entre le royaume et l’ensemble des pays du continent se
sont établis à 36 MMDH, selon les calculs de la Direction des études et des prévisions
financières ministère de l’Économie et des finances. Ce montant confirme la tendance
haussière enregistrée ces dix dernières années avec une hausse de 13% en moyenne an-
nuelle sur la période 2003-2013. En dépit de cette nette progression, ces échanges «repro-
duisent les mêmes faiblesses qui caractérisent les relations commerciales entre les pays du
Sud», indique la DEPF. D’ailleurs, ils ne représentent qu’environ 6,4% de la valeur totale des
échanges extérieurs du Maroc même s’ils l’étaient à hauteur de 4,6% en 2003. Autre élément impor-
tant, la plus grande partie des échanges commerciaux du Maroc avec le continent s’effectue avec les
pays de l’Afrique du Nord (60 % en 2013), notamment l’Algérie (35%), alors que les échanges avec l’Afrique
subsaharienne n’ont représenté que 40% en 2013. Ainsi, le commerce avec l’Afrique subsaharienne s’est li-
mité à 14,4 MMDH en 2013, contre 4,7 MMDH, soit une croissance annuelle moyenne de 12%.
LES ÉCO AFRIQUE  MARDI 7 OCTOBRE 2014
CAHIERS DE L’INTÉGRATION
22
Le Maroc couvre 4 fois ses importations
Les statistiques de la DEPF précisent que les exportations maro-
caines vers les pays de l’Afrique subsaharienne ont atteint 11,7
MMDH en 2013. Leur part dans les exportations totales du Maroc
est ainsi passée à 6,3% l’année dernière. En revanche, les impor-
tations en provenance de l’Afrique subsaharienne restent limi-
tées. Elles n’ont pas pu dépasser la barre des 2,8 MMDH contre
un pic de 4,5 MMDH en 2010 et une moyenne de 3,6 MMDH sur
la dernière décennie. Globalement, les exportations africaines
ne représentent que 0,7% des importations totales du Maroc en
2013 contre 1,8% en 2003. Logiquement, le solde commercial
est largement excédentaire en faveur du Maroc. C’était déjà le
cas depuis plusieurs années, mais l’écart ne cesse de se creuser.
Il atteint ainsi 8,9 MMDH au terme de l’année écoulée. «Les ex-
portations marocaines couvrent quatre fois les importations»,
selon les calculs de la DEPF. Lalimentation, les boissons et ta-
bacs (33%), ainsi que les demi-produits (22%), l’énergie et les lu-
brifiants (16%), mais aussi les produits finis d’équipement indus-
triel (14%) représentent l’essentiel des exportations marocaines.
En retour, le Maroc importe aussi des produits alimentaires, de
boissons et de tabacs (35%), d’énergie et lubrifiants (31%), de
demi-produits (13%) et de produits bruts d'origines animale et
végétale (12%).
PEUT MIEUX FAIRE !
C’est un véritable tableau de bord des relations commerciales
entre le Maroc et l’Afrique, notamment les pays subsahariens, que la
Direction des études et des prévisions financières (DEPF) vient de
dresser. Le rapport intitulé «Relations Maroc-Afrique : l’ambition d’une
nouvelle frontière», fait un point actualisé des échanges commer-
ciaux, évoque les obstacles à leur expansion mais aussi les moyens
de les relancer. Synthèse.
Échanges Maroc-Afrique
11,7
milliards
de dirhams
Miser sur les services et le régime préférentiel
Létude de la DEPF, qui constate la faiblesse actuelle des échanges, propose
des pistes de relance. Il sagit notamment pour les exportateurs marocains
d’utiliser plus souvent le régime de commerce préférentiel établi avec les pays
du continent. Autre proposition, adapter l’offre nationale aux spécificités du
marché africain. En plus, il est question de miser sur les services, afin de ren-
forcer considérablement la valeur des échanges. «Les exportations des deux
partenaires demeurent polarisées sur les produits les moins dynamiques de la
demande mondiale (…). En effet, les services représentent l’activité du com-
merce mondial qui a connu l’expansion la plus rapide depuis vingt ans, et ils re-
présentent un produit intermédiaire essentiel dans la production». Toutefois,
ce secteur ne peut être exploité qu’à «la faveur de la libéralisation par les pays
africains du secteur des services». Par ailleurs, les produits agricoles, du textile,
et chimiques disposent également des marges de développement considéra-
bles… à condition que les coûts soient compétitifs.
LES ÉCO AFRIQUE  MARDI 7 OCTOBRE 2014
CAHIERS DE L’INTÉGRATION
23
De nombreux freins à l’expansion du commerce
L’intensification du commerce avec les pays subsahariens est plombée par plusieurs fac-
teurs que la DEPF ne manque pas d’évoquer. Parmi les plus pesants, on cite notamment
la nature des ces «économies protectionnistes» dans lesquelles l’emprise de l’État est
«forte». Les droits de douanes «variables» et élevés (20% en moyenne) en Afrique figurent
également parmi les freins à la fluidité des échanges commerciaux. À cela, il faut aussi
ajouter, selon la note de la DEPF, des «mesures non-tarifaires, comme les certificats d’im-
portation, les contrôles qualité imposés parfois aux importations de manière discrimina-
toire et la multiplicité des régimes fiscaux entre les pays». Lensemble de ces éléments
«sont de nature à augmenter les coûts de transaction afférents aux échanges extérieurs,
avec un effet négatif sur la compétitivité des industries nationales et sur le volume des
échanges». Et ce n’est pas tout : «des problèmes structurels liés notamment à l’infrastruc-
ture des transports limitent l’expansion des relations commerciales entre le Maroc et ses
partenaires africains», lit-on sur le document. En effet, la DEPF mentionne à son tour que
«l’absence quasi totale de lignes directes de transport terrestre ou maritime, génère des
surcoûts et limite incontestablement la compétitivité-prix des produits échangés».
SOURCE : DEPF
1,6 MMDH d’IDE en 2013
Enfin, la note de la DEPF revient sur la répartition sectorielle des investisse-
ments directs marocains en Afrique. On constate ainsi que la moitié des flux
sortants des IDE marocains entre 2007 et 2012 concerne le secteur des
banques (52%), suivi des télécommunications (32%), des holdings (7%) et de
l’industrie (3%). LAfrique subsaharienne s’est accaparé 85% du total des flux
des IDE sortants vers le continent et 51% du total des IDE marocains à l’étranger
entre 2003 et 2013. Cependant, à l’instar des IDE à destination du Maroc, les
investissements marocains dans la région «fluctuent dune année à l’autre»,
même si «leur part reste toujours élevée dans le total, représentant jusqu’à 88%
des flux d’IDE sortants en 2010». On retiendra qu’en 2013, 1,6 MMDH d’IDE ma-
rocains a été injecté en Afrique subsaharienne, soit 54,3% des 3 MMDH investis
par le Maroc dans le monde. Au moins 14 pays bénéficient de ces investisse-
ments, et ce, depuis plusieurs années. Il s’agit, entre autres, du Soudan, de l’Île
Maurice, de la Mauritanie, et de onze pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale.
2,8
milliards
de dirhams
1 / 9 100%