
Morocco, p. 2
B. Situation Socio-Économique
La population du Maroc s’élève à plus de 27 millions d’habitants dont 51, 4 % est urbaine. Selon
le recensement général de la population et de l’habitat de 1994, le taux d’accroissement annuel
moyen de la population est de 2,06 %, et de 3,60 % pour la composante urbaine de cette
population.
Ces données attestent d’une décélération de la croissance démographique, par rapport au passé.
Le nombre moyen d’enfants par femme étant passé de 7 en 1982 à 4 en 1994. Mais du fait des
acquis des années 60 et 70, on estime la croissance de la population en âge de travailler à plus
de 3 %1 ce qui contribue à expliquer l’accroissement du chômage.
Les jeunes de moins de 15 ans représentent 37,04 % de la population et ceux âgés de 15 à 25 ans,
21,3 %.
Le Maroc a toujours opté pour l’économie de marché. Cependant pendant les années 60 et 70, la
place et le rôle de l’Etat se sont accru, d’une part du fait de la création d’Entreprises Publiques et
d’Offices et d’autre part du fait de réglementations nombreuses et en particulier au niveau des prix
et des échanges extérieurs.
La croissance économique demeure à la fois irrégulière, notamment à cause des aléas climatiques,
et insuffisante.
En effet la croissance annuelle du PIB oscille autour de 4 % en moyenne sur les 30 dernières
années. Les politiques d’ajustement structurel et les réformes qui ont suivi ont permis au Maroc
de rétablir, en partie au moins, les principaux équilibres fondamentaux mais n’ont pas réussi à
mettre l’économie sur un sentier de croissance plus forte ni plus régulière.
Car au regard de la croissance démographique, et notamment de la population active, cette
croissance est insuffisante pour générer les emplois nécessaires. Cela explique le niveau du
chômage global, près de 20 % et l’accroissement du chômage de diplômés.
En fait on estime le taux de croissance nécessaire a 7 % : 3 % pour permettre l’embauche du flux
des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, 2 % pour absorber le stock des
chômeurs et 2 % correspondent aux gains de productivité.
Sur la période récente, la situation est plus préoccupante : La sécheresse des années 1992, 1993 et
1995 s’est traduite par une baisse du PIB de 0,2 % par an entre 1991 et 1995; le revenu par
habitant a diminué de 7,5 % entre ces deux années.
1 F.Mourji et alii (1996) « Linsertion des diplômés des centres de formation professionnelle dans le marché du travail
marocain : une application des modéles de durée »Revue Région et Développement - n°2 1996.