
2
Le rapport conclut qu'aucune analyse complémentaire n'est nécessaire à ce stade
pour les pays suivants: Allemagne, Autriche, Estonie, Lettonie, Lituanie,
Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, République tchèque et Slovaquie. Ces
pays recevront toutefois, dans le cadre du semestre européen, des
recommandations en matière de politiques budgétaires et macroéconomiques.
Aucune analyse approfondie n'a été proposée pour la Grèce, l'Irlande, le Portugal
et la Roumanie, étant donné que ces pays bénéficient d'un programme
d'assistance financière UE-FMI assorti de conditions et qu'ils font déjà, à ce titre,
l'objet d'une surveillance économique renforcée.
Synthèse des raisons pour lesquelles une analyse approfondie est préconisée
(pour chacun des douze pays):
Belgique: le pays a enregistré d'importantes pertes de parts de marché à
l'exportation, parallèlement à une dégradation de la balance courante et à une
perte de compétitivité des coûts; le niveau de la dette brute du secteur privé doit
être examiné conjointement avec le niveau élevé de la dette publique.
Bulgarie: des déséquilibres extérieurs et intérieurs se sont accumulés à un rythme
très rapide, mais une correction rapide et de grande ampleur est actuellement en
cours; le niveau des déséquilibres accumulés restant élevé, il a lieu d'examiner
attentivement les possibilités d'un ajustement supplémentaire.
Danemark: la bulle immobilière antérieure à la crise, qui a commencé à être
corrigée en 2007, était liée à une croissance très rapide du crédit et à l'envolée de
la dette du secteur privé, notamment dans le secteur des ménages; en dépit d'un
ajustement partiel du crédit et des prix de l'immobilier ces dernières années,
l'encours de la dette du secteur privé reste très important.
Espagne: le pays connaît actuellement une période d'ajustement, après avoir
accumulé, pendant la longue période d'expansion des secteurs de l'immobilier et du
crédit, d'importants déséquilibres extérieurs et intérieurs.
France: la balance commerciale s'est progressivement détériorée, comme
l'indiquent la dégradation de la balance courante et les pertes importantes de parts
de marché à l'exportation.
Italie: la compétitivité du pays s'est fortement détériorée depuis le milieu des
années 1990, ce qui transparaît également dans les pertes durables de parts de
marché à l'exportation; l'endettement du secteur privé est relativement limité; en
revanche, le niveau de la dette publique est préoccupant, étant donné notamment
l'atonie de la croissance et les faiblesses structurelles.
Chypre: le pays doit relever des défis de grande ampleur à l'intérieur comme à
l'extérieur; l'économie chypriote se caractérise à la fois par des déficits courants
persistants, des pertes de parts de marché à l'exportation et un fort endettement du
secteur privé.
Hongrie: l'économie hongroise a connu un rééquilibrage brutal et de grande
ampleur; le niveau d'endettement, surtout du secteur public mais aussi du secteur
privé, reste élevé; par ailleurs, le niveau de la dette extérieure est le plus élevé de
l'UE.
Slovénie: des déséquilibres intérieurs se sont accumulés rapidement, avec une
forte augmentation des coûts unitaires du travail, du crédit au secteur privé et des
prix immobiliers; le secteur bancaire, qui est très endetté, est soumis à une
pression considérable, l'économie slovène venant de s'engager dans un processus
difficile de désendettement.