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Compte-rendu formation WEIO 2012 – Carole L. 2A
IMC
Dominique Crunelle, orthophoniste
On ne peut pas travailler avec un patient enfermé dans sa pathologie. Adaptation posturale + inhibition
de la pathologie sont indispensables ! Pour la déglutition encore plus important car le pronostic vital
est engagé.
Les personnes sont de plus en plus maintenues à domicile. L’orthophoniste est sollicitée pour savoir
quelle alimentation adopter.
Normalement, il y a une régulation tonique. Chez la personne cérébro-lésée, il y a des problèmes de
posture et de tonus.
Lésion neurologique centrale  PB de tonus  spasticité (raideur), hypotonie (excès flexion), ataxie,
formes mixtes.
Hémiplégie = atteinte dominant les membres inférieurs
Quadriplégie : atteinte de tout le corps et de la tête
Spastique : extension en arrière
Hypotonie : flexion
Spasme : très en flexion  stimulation  extension
/ !\ déglutition très risquée ! / !\
Troubles BPLR ( bucco pharyngo laryngo respiratoire)  conséquences sur la déglutition,
l’alimentation, la respiration, la phonation, la communication non-verbale (CNV). Quelquefois
conséquences vitales avec beaucoup de fausses routes (FR) : FR massive : morceau bouche la trachée :
étouffement -> manœuvre de Heimlich :
Si FR, on appelle les secours !
FR massive  alimentation mixée/semi liquide  PB car l’alimentation risque de tomber dans la
trachée partiellement close.
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FR minime  souvent pas de réflexe de toux.
Pneumopathie  première cause de décès chez la personne cérébro-lésée.
Vidéo : « tu préfères le café ou le chocolat ? » : le patient bascule la tête en arrière, regarde le
plafond et ouvre la bouche. L’ouverture de la bouche est une réponse : il préfère le chocolat car il
ouvre la bouche quand elle dit « chocolat ».
Troubles de la motricité buccale et pharyngée entièrement liés à la lésuib neurologique centrale. Pas
de troubles associés à la pathologie motrice globale. Si je travaille la bouche je dois augmenter le
tonus hypotonique par extension pour inhiber la pathologie motrice ! C’est indispensable, il faut aller
à l’inverse de ce que la pathologie induit :
Extension  viser flexion
Flexion  viser redressement tronculaire en particulier
Asymétrie pathologique  symétriser
L’hypotone est souvent hyposensible à ce qu’il a dans la bouche. On lui demande de se redresser mais
il est atteint par une pathologie très tronculaire donc il ne va redresser que la tête : spastique au niveau
de la nuque  très dangereux !
Quand on trouve la posture, il faut faciliter la fonction. La facilitation a pour objectif de permettre
l’alimentation avec un minimum d’effort et en évitant l’augmentation de la pathologie motrice.
Si on demande à des personnes raides de faire des praxies, cela leur demande un effort supplémentaire
et on accélère la dégénérescence. On va plutôt maintenir la fonction en limitant les efforts. Il faut une
évaluation précise de la sensibilité et de la motricité buccale.
Si troubles sensitifs, on adapte els aliments à la sensibilité.
Si troubles moteurs, selon les besoins on :
o Facilite la fermeture des lèvres et des mâchoires
o Appuie la cuillère sur la langue
o Facilite l’élévation de la base de la langue
o Aide la motricité latérale de la langue pour la mastication
o Facilite la prise de liquide (gobelet découpé)
o Favorise les déglutitions répétitives
o Propose des repas fractionnés en respectant la fatigabilité du patient
Il faut respecter le temps nécessaire au repas car la digestion est plus longue.
La déglutition :
L’apex se colle
Accolement des bords latéraux de la langue au palais
Contraction de la base de la langue qui se colle au palais et empêche le reflux nasal
Abaissement de l’épiglotte
La motricité latérale de la langue est nécessaire pour la déglutition et la mstication  PB chez
beaucoup de patients
A observer chez le patient :
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Installation
Sensibilité
Fermeture de al bouche
Mobilité de la langue
Prise de liquide : aspirer le liquide + coordonner la respiration et la déglutition
La projection de la tête en arrière dépend du diamètre du verre car le nez ne passe pas à un moment
donné  découper le gobelet.
Il faut aussi adapter les textures des aliments, des boissons :
Adapter leur goût
Aliments mixés +/- épais
Aliments mixés +/- homogènes
Aliments mixés +/- goûteux
Aliments mixés +/- chauds
Les liquides sont adaptés en fonction du goût (sucre), pétillant ou non, de la température, de la
consistance.
Eau  eau sucrée/pétillante  soda sucré  nectar de fruits  eau gélifiée.
Il faut respecter les goûts de la personne, soigner la présentation des aliments surtout s’ils sont mixés
(les séparer).
Approches individualisées, réajustées régulièrement.
Proposer installation fonctionnelle adaptée à la personne (apaité motrice et fatigabilité). Eviter les
situations bruyantes et de va-et-vient pendant le repas.
PEC alimentaire : 3 objectifs
Sécurité : position de la tête
Nutrition, hydratation
Confort, relation, plaisir
Il faut une évaluation précise et pluridisciplinaire : élaboration de projets fonctionnels
transdisciplinaires.
Asymétrie : ne pas se mettre du côté où le patient regarde, il faut se baisser pour être à son niveau.
Avant bras autour de la nuque puis on facilite la fermeture de la bouche au moment opportun.
Inhiber : mettre la tête en avant + faciliter la fermeture de la bouche.
Demander au patient de ne pas aider en ouvrant la bouche sinon il repart dans sa pathologie.
Facilitation : pression sur la langue avec la cuillère. S’il repart en spasmes on ne fait rien. Puis on met
le majeur sous le menton et l’index sous la lèvre inférieure pour fermer la bouche.
Rôle de l’orthophoniste en institution : former les autres professionnels !
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