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de l’hormonothérapie ou pendant celle-ci, les patients sont traités par
radiothérapie externe, à raison de 5 séances par semaines pendant 7 à
8 semaines, pour une dose totale de radiothérapie de 70 Gy* ou de 80
Gy. Le traitement de radiothérapie de 70 Gy ou de 80 Gy est attribué par
randomisation*.
A qui s’adresse l’essai GETUG-AFU 18/0706 ?
Cet essai concerne des patients avec un cancer de la prostate qui présente
un risque d’évolution défavorable, c’est-à-dire qui ont une tumeur étendue
ou touchant d’autres organes proches, et/ou ayant un taux de PSA élevé et/
ou dont la tumeur présente des caractéristiques associées à un risque élevé
d’évolution.
La participation dans cet essai est prévue pour une durée de dix ans.
Quelle est la situation actuelle de l’essai GETUG-AFU
18/0706 ?
L’essai a été lancé en avril 2009 dans une quarantaine de centres hospitaliers en
France. Pour que l’essai puisse apporter une réponse scientiquement valide,
il est nécessaire que 500 patients y participent. A ce jour, 276 participants ont
été inclus.
AFU-GETUG 20/0310 : réduire le risque de récidive lorsque ce
risque est élevé
Quels sont les objectifs de l’essai AFU-GETUG 20/0310 ?
Certaines formes localisées de cancer de la prostate présentent un risque élevé de
récidive* en raison des caractéristiques de la tumeur, ceci même si la prostate a été
retirée chirurgicalement. Une fois l’intervention réalisée, il n’existe pas réellement
de traitement de référence pour les patients concernés. Il peut leur être proposé
une surveillance (avec mise en œuvre d’un traitement en cas de signes de récidive)
ou parfois une radiothérapie immédiatement après l’opération. L’objectif principal
de cet essai clinique* est de voir si une hormonothérapie initiée après l’intervention
chirurgicale permet de réduire le risque de récidive.
Quels sont les traitements évalués ?
Les patients soit font l’objet d’une surveillance, soit reçoivent une
hormonothérapie en même temps que la surveillance habituelle. Le mode
de prise en charge (surveillance +/- hormonothérapie) est attribué par
randomisation*.
Dans les deux groupes, les patients peuvent se voir proposer une radiothérapie
immédiatement après l’opération chirurgicale. En cas de signe de récidive, en
particulier une élévation du taux de PSA, tous les patients, quel que soit leur
groupe, reçoivent le traitement approprié déni par leur médecin.
L’hormonothérapie repose sur l’injection tous les six mois d’un médicament
de la famille dite des analogues de la LH-RH, qui bloque la production de
testostérone. La durée du traitement est de deux ans, soit quatre injections.
A qui s’adresse l’essai AFU-GETUG 20/0310 ?
Cet essai concerne des patients auxquels la prostate a été retirée après le
diagnostic d’un cancer, dont le taux de PSA est indétectable après l’opération,
mais dont la tumeur présente des caractéristiques associées à un risque
important de récidive.
La participation dans cet essai est prévue pour une durée de dix ans.
Quelle est la situation actuelle de l’essai AFU-GETUG
20/0310 ?
L’essai a été initié en juin 2011 dans une quarantaine de centres hospitaliers en
France. Pour que l’essai puisse apporter une réponse scientiquement valide,
il est nécessaire que 700 patients y participent. A l’heure actuelle, 6 patients
ont été inclus.
• Gray (ou Gy) : unité
de mesure utilisée en
radiothérapie.
• Métastase :
développement et
extension de la tumeur
vers des tissus ou organes
voisins. Des cellules
cancéreuses peuvent
s’en détacher et migrer
vers d’autres tissus ou
organes où elles forment
de nouvelles tumeurs,
appelées métastases.
• Mutation : modification
anormale de l’ADN d’un
gène, soit spontanément
lors de la division
cellulaire, soit sous
l’influence d’agents
extérieurs appelés
mutagènes. Ce gène ainsi
modifié est transmis
aux cellules filles.
Certaines mutations n’ont
aucune conséquence
sur la cellule. D’autres
sont la première étape
d’un long processus de
cancérisation.
• Randomisation :
répartition par tirage au
sort des participants à un
essai dans les différents
groupes de traitement. Ce
principe méthodologique
permet de constituer des
groupes comparables et
ainsi de s’assurer que la
comparaison entre les
traitements d’un essai est
scientifiquement valide.
[ * LEXIQUE ]
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