1Quelles
perspectives
économiques ?
Après une année 2009 extrêmement chahutée, 2010 semble
bien partie pour renouer avec la croissance, comme en
attestent les chiffres officiels des deux premiers
trimestres. Pour l'ensemble de l'année
2010, les panélistes tablent sur
une progression de l'ordre
de 1,6 % en moyenne, avec
cependant une dispersion
des réponses assez élevée,
s’échelonnant entre 1,0 %
et 2,0 %.
Face aux incertitudes
liées à la rigueur
budgétaire, aux
perspectives peu
encourageantes sur le
front de l’emploi et au
repli des ménages vers
l’épargne, les panélistes
affichent une grande
prudence concernant l’année
2011. Le panel table en moyenne
sur une croissance économique de
l’ordre de 1,5 %, en légère baisse par rapport
à 2010. Ce scénario est cohérent avec les prévisions du
consensus des experts réunis par le Centre de Prévision
de l’Expansion (CPE).
Par ailleurs, un scénario de rechute de la croissance
n’est plus envisagé par les investisseurs interrogés. Ils
sont en effet 95 % à écarter ce risque, qui reconduirait la
France dans une période de récession.
Le marché de l’emploi toujours en berne
Après une courte embellie cet été, le chômage est reparti
à la hausse au second semestre. Les panélistes restent
d’ailleurs très prudents sur le sujet, mais ils estiment
que l'activité économique, bien que n'étant pas encore
suffisante pour créer des emplois, n'en détruira plus. Le
taux de chômage devrait ainsi se stabiliser en 2011.
La pression inflationniste n’est pas à craindre
Malgré le renchérissement du prix des matières premières,
l’inflation sous-jacente ne montre actuellement aucun signe
de tension. Ainsi, la majorité des panélistes pensent que
le niveau d'inflation va progressivement remonter autour
de 2 % et restera maîtrisée en 2011. Certains panélistes
envisagent même une période de déflation à court terme,
en raison de la faiblesse de la consommation des ménages
et de la reprise économique. Dans ce contexte d’inflation
maîtrisée, la Banque Centrale Européenne ne devrait
pas durcir sa politique monétaire avant 2012. C’est l’avis
de 75 % des panélistes interrogés.
-02-
Évolution de la croissance française et
estimation du panel pour 2010 et 2011
2Les
différentes
classes
d’actifs
Malgré un contexte économique encore très fragile et
un chômage persistant, les investisseurs interrogés
font preuve d’un peu d’optimisme. Leurs estimations
de la demande placée de bureaux en Île-de-France
pour 2010 et 2011 se sont constamment améliorées
au fil des mois et dépassent désormais
la barre des 2 millions de m². Les
entreprises semblent poursuivre leurs
mouvements de rationalisation
de l’espace, générant ainsi
de nouvelles prises à bail.
Les créations de postes
restant néanmoins très
timides voire inexistantes,
la demande placée ne
devrait pas connaître de
forte reprise en 2011.
Demande placée de bureaux en Île-de-France
(en milliers de m²)
Croissance française :
L'avenir économique reste incertain,
croissance est écarté.
Les bureaux
Vers une lente reprise de la demande
mais le scénario de rechute de
placée en Île-de-France en 2011