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Le neuvième congrès francophone d’allergologie (CFA) a attiré toujours autant de participants que les années
antérieures, c’est un beau succès. Mais une réussite n’arrive jamais par hasard. Il est justié de remercier ici
chaleureusement le comité scientique qui chaque année renouvelle le programme en dosant savamment les
sciences fondamentales et la pratique an que chacun reparte avec son bagage d’acquisitions.
Rendez-vous l’année prochaine pour les 10 ans du CFA du 21 au 24 avril 2015.
Un immense merci à Jean François Fontaine secondé par Ruth Navarro et Claire Maihol qui ont permis que le
contenu ANAFORCAL du nouveau site www.lesallergies.fr soit disponible pour le CFA malgré le retard pris par
Elsevier. Allez vite le consulter et vous verrez déjà que son look et ses fonctionnalités ont changé.
Le DPC a été mis en route par l’équipe de Jean François Fontaine, Pierre Grave et Joël Lévy qui y ont consa-
cré une part considérable de leur temps. Un très grand merci à eux. Ils ont ainsi permis la création d’un module
innovant en 5 phases, dont une présentielle qui permet un échange de pratiques entre pairs, encadrée par des
phases de e-learning. Ce DPC est décliné en collaboration avec Elsevier. D’autres modules sont en préparation,
ils vous seront bientôt proposés.
Avec le numéro 100 de la revue Allergologie Pratique, nous avions tenté de faire un index pour retrouver
un dossier, un cas clinique ou un compte-rendu d’atelier antérieurement publié. Malheureusement et faute de
temps, cet index n’a pas évolué. Mais son cas n’est pas désespéré car vous allez nous y aider. An de faire un
point sur les rubriques qui vous sont utiles ou agréables, un questionnaire très simple a été élaboré et je vous
remercie par avance de bien vouloir y répondre an que plus encore qu’actuellement Allergologie Pratique soit
VOTRE revue. Vous pouvez vous rendre à l’adresse suivante http://lc.cx/revueAP pour y répondre en moins de
5 minutes. Vous retrouverez cette adresse ou le questionnaire lui-même sur le site www.lesallergies.fr dans la
section ANAFORCAL.
Et la vie allergologique continue avec le douzième et dernier séminaire Botanique et Allergie qui se tiendra en
Touraine. Le relais sera pris par les sorties botaniques qui feront désormais partie des Rencontres Francophones
de Formation Continue en Allergologie et qui permettront de découvrir des végétations plus exotiques. La première
aura lieu lors des Rencontres Francophones de Majunga à Madagascar en octobre 2014. Vous y êtes tous attendus.
A bientôt sur le site ou autour de la revue.
Agnès Cheynel.
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ALLERGIE A ANISAKIS SIMPLEX :
MISE AU POINT
INTRODUCTION
Anisakis simplex est un ver rond (nématode)
de la famille des Anisakidae qui comprend plusieurs
genres parmi lesquels le genre Anisakis (9 espèces)
et Pseudoterranova (6 espèces), tous deux respon-
sables chez l’Homme de la même maladie : l’anisa-
kiose (et non anisakiase : anglicisme). La prévalence
de l’anisakiose est faible en Europe, sauf dans cer-
tains pays à forte consommation de poissons marinés
ou crus (pays nordiques et Europe du Sud) [1]. Ani-
sakis est le seul organisme pouvant être un parasite
lorsqu’il est ingéré vivant et un allergène alimentaire
masqué.
L’Anisakis simplex est aussi responsable d’al-
lergies à manifestations cutanées, respiratoires et
d’anaphylaxie. Dix allergènes somatiques ou sécré-
tés/excrétés ont été décrits. Plusieurs allergènes ont
été clonés et leurs structures et fonctions biologiques
identiées [2].
Les allergies à Anisakis s. sont peu fréquentes
en Europe, touchant plus particulièrement les pays à
forte consommation de poisson. Les connaissances
de cette allergie ont beaucoup progressé grâce aux
travaux espagnols, italiens [2-4]. Le but de cette mise
au point est de rappeler les connaissances actuelles
sur l’anisakiose et l’allergie à Anisakis s. et les circons-
tances devant lesquelles il est utile de les évoquer.
L’ANISAKIOSE
C’est une parasitose interne cosmopolite touchant
plus particulièrement certaines populations en raison
des habitudes alimentaires. Les Anisakidae sont pré-
sents dans toutes les mers et océans, mais ne sur-
vivent pas en eau douce. Selon les espèces entre
15 et 100% des poissons de mer sont infestés. Les
poissons migrateurs (saumon, aiguille, éperlan) sont
touchés. D’autres espèces marines sont touchées,
comme les céphalopodes (calamars, seiches) avec
une infestation plus faible de 20-35%. Les poissons
d’élevage sont nettement moins touchés [1].
C’est en 1960 que remonte la description du pre-
mier cas d’anisakiose rapporté par van Thiel et al. en
Hollande [in 5]. Le Japon est le pays le plus touché
avec environ 2500 nouveaux cas/an. En Europe la
prévalence varie de 10 cas/an dans les pays à faible
consommation de poissons crus à 30 cas/an (Es-
pagne, Italie, Norvège, Pays-Bas) [1, 5-7].
L’infestation de l’homme se fait par voie orale en
ingérant des poissons et produits de la mer conta-
minés de larves vivantes, lorsque ces produits sont
consommés crus, peu cuits (saumon fumé) ou mari-
nés dans des préparations à faible teneur en sel
(anchois, harengs saur) ou en vinaigre (Rollmops).
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