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BIBLENET
Ouvrir la Bible
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Chers amis,
Nous vous proposons d’entrer avec nous dans la lecture et l’étude de la Bible : une
immense aventure littéraire et humaine qui conduit jusqu’à nous, celle d’une quête du Dieu
unique et véritable que nous poursuivons encore aujourd’hui.
La Bible est d’abord la bibliothèque d’un peuple, le témoin littéraire de l’histoire de ce
peuple qui a toujours lié sa propre identité à la quête de Dieu.
Au cours des siècles, le peuple d’Israël a accumulé sous des formes littéraires
extrêmement diverses un trésor de traditions sans cesse reprises, relues, réactualisées à mesure
que les événements de l’histoire l’amenaient à reprendre cette question du Dieu qui l’avait élu,
et qui continue de l’accompagner et de renouveler infatigablement sa proposition d’Alliance.
La composition littéraire de ce que nous appelons l’Ancien Testament liée à l’histoire
d’Israël est extrêmement complexe et fait encore l’objet de recherches et d’hypothèses. Nous
vous donnerons plus tard des éléments à la fois sur l’histoire d’Israël, et sur les hypothèses de
formation des livres bibliques. Qu’il suffise de dire maintenant qu’il y a eu des grandes
périodes d’activité éditoriales, où les traditions anciennes ont été recueillies, retravaillées,
intégrées à des ensembles plus vaste. C’est ainsi que les cinq premiers livres de l’Ancien
Testament qui constituent la Loi (ou Torah) ont été fixés vers le 5ème siècle avant Jésus-
Christ. A la même époque aussi les livres des principaux prophètes ont été fixés, mais pour
certains d’entre eux l’activité de relecture se poursuit jusqu’à la fin du 4ème ou même du
3ème siècle. Il en va de même pour les livres de Sagesse et les Psaumes.
Au premier siècle, avec l’événement de Jésus-Christ, le peuple de la Bible se
sépare : d’un côté le judaïsme, après la prise de Jérusalem par les Romains et la destruction du
Temple en 70, se restructure autour de la Torah (la Loi) et des traditions familiales, de l’autre
le christianisme naissant s’ouvre aux païens et se répand dans le monde romain. L’histoire a
accentué le fossé et les deux religions se sont durement opposées ; les chrétiens ont au cours
des siècles largement contribué au développement d’un anti-judaïsme inexcusable, qui couvait
déjà dans l’empire romain. Des pogroms à la Shoah, il est devenu un antisémitisme qui a fait
l’une des hontes de notre humanité. Aujourd’hui, un mouvement de rapprochement entre juifs
et chrétien s’amorce, soutenu par certaines demandes de pardon et par un effort mutuel de
compréhension. Les chrétiens reconnaissent que la tradition juive -dont ils viennent- leur a
transmis la foi au Dieu unique, qui est le Dieu de Jésus-Christ. C’est aussi dans cet esprit
d’infini respect et de reconnaissance que nous lirons la Bible.
Les chrétiens appellent « Bible » l’ensemble des deux Testaments ; ils considèrent
souvent, nous en reparlerons, que le Nouveau Testament « accomplit en Jésus-Christ» les
promesses de l’Ancien. Bien sûr nous lirons l’Ancien Testament en tant que chrétien, mais
nous essaierons d’être très respectueux du fait que chaque texte au moment où il a été
définitivement composé était lié à la foi et à l’espérance juive de l’époque. Alors que les
chrétiens ont considéré que l’Ancien Testament s’accomplit dans le Nouveau, au cours des
siècles les juifs ont relu et commenté ces mêmes Ecritures, pour y découvrir les aspects
toujours nouveaux de la volonté de Dieu. Ces commentaires ont pris le nom de « Loi orale »,