EUROPEAN
PAYMENT REPORT
2016
Avant-propos du
Président
4
EPR 2016 – En bref 6
La pression subie par
les PME européennes
8
Les quatre Europe 11
Comportements de
paiement
14
Pertes sur créances
irrécouvrables
15
Index du risque de
paiement
16
Risque prévisionnel
par pays
17
Rapport par pays 18
Recommandations 47
Informations sur
l’enquête 48
Dénition des indica-
teurs économiques
49
Mentions légales 49
A propos d’Intrum
Justitia
50
European Payment Report 2016
3
EUROPEAN
PAYMENT
REPORT 2016
Ce rapport présente les résultats dune enquête menée auprès de 9 440 entreprises
européennes, sur les comportements de paiement et la santé financière des entre-
prises.
A travers cette vaste enquête, Intrum Justitia souhaite sensibiliser et nourrir le débat
entre les responsables politiques et les médias, en mettant par exemple en évidence
les impacts des retards de paiement sur le développement de l’économie européenne.
Le rapport sera diusé auprès de ces acteurs et à plus de 8 000 exemplaires en 2016.
Intrum Justitia participe à des séminaires et réunions à Bruxelles pour informer les
délégués de l’Union européenne de la situation et échanger sur les meilleures approches
pour travailler dans une économie saine et sécuriser les paiements en Europe.
En 2013 et 2014, nous avons été invités par la Commission européenne, en tant
quacteur majeur du recouvrement, à intervenir dans 29 pays, lors de la campagne
dinformation sur la mise en œuvre de la Directive sur la lutte contre les retards
de paiement. En 2015, nous avons fourni des informations à la Commission
européenne en vue dalimenter sa réflexion quant à un réexamen éventuel de la
Directive actuelle. Selon ses recommandations, les délais de paiement ne doivent
pas excéder 60 jours (30 jours pour le secteur public).
Trois ans après sa mise en œuvre dans tous les pays de lUnion européenne, la
Directive est connue en moyenne par 28 % des entreprises européennes. Mais
seulement 20 % indiquent qu’elle a eu un effet positif sur leurs délais de paiement.
Ce rapport présente les résultats d’une enquête
menée simultanément dans 29 pays européens
entre février et avril 2016.
European Payment Report 2016 European Payment Report 2016
4
Avec une croissance du PIB de 2 % (T4 2015)* et un taux
de chômage européen en recul qui atteint son niveau le
plus bas depuis mai 2009 avec 8.9 % enregistrés en février
2016, les pouvoirs publics, les banques centrales et les
entreprises dans leur ensemble devraient pouvoir pousser
un grand soupir de soulagement, pour la première fois
depuis des années.
L’inflation reste négative dans les 28 états membres de
l’UE et les banques centrales européennes ont continué
de baisser les taux d’intérêts ces dernières années avec,
toutefois, un effet très limité sur l’investissement. 84 %
des participants à notre enquête estiment que le maintien
des taux d’intérêt à leur plus bas niveau pendant plus d’un
an n’a pas eu l’impact attendu sur la stabilité économique.
A linverse, 33 % des entreprises européennes consi-
dèrent les retards et défauts de paiement comme une me-
nace à leur survie et 25 % se disent même prêtes à réduire
leurs effectifs.
Les 20 millions de PME européennes sont davantage
exposées au risque financier, fragilisées par labsence dun
contrôle plein et entier sur leurs flux de tsorerie. Près de
34 % dentre elles déclarent quelles auraient pu embau-
cher du personnel si elles avaient été réglées plus rapide-
ment (24 % des grandes entreprises) et 41 % arment
que les impayés compromettent leur développement
(30 % des grandes entreprises). Ce constat est dautant
plus révélateur que la croissance future de l’Europe dé-
pend en partie des PME.
Par ailleurs, de plus en plus de PME témoignent de la
pression très souvent exercée par leurs clients les plus im-
portants. Près de 43 % d’entre elles ont été sollicitées pour
des délais de paiement plus longs que ceux habituellement
CRéER UNE éCONOMiE
sAiNE RElèvE dE
NOTRE REsPONsAbiliTé
COllECTivE
Selon l’étude European Payment Report 2016 réalisée par Intrum
Justitia, si plusieurs indicateurs macro-économiques laissent
présager d’un avenir meilleur, les grandes comme les petites
entreprises considèrent toujours les retards de paiement comme un
frein à leur capacité à investir pour cer de la croissance et des
emplois. Une situation qui relève de la responsabilité de chacun
pour favoriser une économie saine.
Créer de la croissance exige
stabilité et optimisme. Des entrepre-
neurs plus confiants augmenteraient
leurs investissements, développe-
raient leurs activités et créeraient
des emplois.”
Avant-propos du Président
* Source Eurostat
5
consentis, 41 % des demandes provenant de multinatio-
nales. Le fait que ces grandes entreprises utilisent leurs plus
petits fournisseurs pour optimiser leur trésorerie est non
seulement pénalisant pour les PME mais aussi source de
déséquilibre pour l’économie.
Développée pour lutter contre ces pratiques, la Directive
européenne sur les délais de paiement reste à la fois peu
connue et d’une efficacité limitée : trois ans après son en-
trée en application dans tous les états membres, seulement
28 % des entreprises européennes en connaissent l’existence
et parmi elles, 20 % seulement ont pu en observer les effets
positifs. La Commission européenne a très récemment
pris la décision de ne pas réexaminer cette Directive dont
la mise en œuvre prend plus de temps que prévu dans de
nombreux pays européens. Si la France fait figure de bon
élève en terme de connaissance de cette disposition (60 %
des entreprises en France en sont informées), les entreprises
doivent plus systématiquement l’appliquer pour se prému-
nir contre les délais de paiement.
Maintenir une économie saine constitue un enjeu
important pour les entreprises. Mettre la pression sur les
plus petites structures afin d’obtenir un allongement des
délais de paiement génère de l’instabilité, de l’insécurité et
limite les opportunités d’emploi. A long terme, ces pratiques
ne servent les intérêts de personne. En revanche, proposer
des délais de paiement plus courts et réduire leurs risques
d’impayés sur le long terme, relèvent de la responsabilité
des entreprises. Je suis convaincu que la mise en œuvre de
conditions de paiement plus équitables doit être placée
parmi les priorités des dirigeants pour contribuer à une
croissance durable qui apporterait stabilité et optimisme.
Des entrepreneurs plus confiants augmenteraient leurs
investissements, développeraient leurs activités et créeraient
des emplois. Un cercle vertueux en somme.
Mikael Ericsson
Président Directeur Général Intrum Justitia
Maintenir une économie saine
constitue un enjeu important
pour les entreprises.
Avant-propos du Président
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