Proposition de donation au Fonds de dotation AVAC - Juillet 2012 - page 5
Le dépistage et le diagnostic précis :
premières armes contre les cancers du sein
Le cancer du sein : le plus fréquent
et le plus meurtrier pour les femmes
En France, 42 000 nouveaux cas sont détectés chaque
année. Les cas chez les femmes jeunes sont en aug-
mentation, et l’incidence aurait presque doublé en 25 ans
(le nombre de cas a presque triplé en trente ans dans
le monde).
Heureusement, si le nombre de cas augmente, celui des
décès n’augmente pas en proportion, grâce aux progrès
thérapeutiques considérables qui ont été réalisés
ces dernières années, au dépistage précoce et à des
capacités de diagnostic affinées.
Le dépistage, première arme
contre les cancers du sein
Aujourd’hui, il n’existe pas de moyens de prévention
contre le cancer du sein. Le dépistage est donc la pre-
mière arme contre la maladie car, plus une tumeur
mammaire est détectée tôt, mieux elle se soigne.
D’où l’utilité du dépistage, qui vise à rechercher
des signes évoquant un cancer du sein débutant.
Le suivi individuel régulier
Le gynécologue ou le médecin traitant examine les seins
une fois par an. S’il décèle une anomalie à l’examen
clinique, il prescrit une mammographie (examen radiolo-
gique) ou une échographie. Car une grosseur au sein
n’est pas toujours signe d’un cancer (sur cinq grosseurs
examinées, quatre sont bénignes). En revanche, une tumeur de
petite taille n’est pas décelable à la palpation.
La campagne nationale de dépistage
Depuis 2004, un dépistage national est organisé par
les pouvoirs publics sur l'ensemble du territoire français :
les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à pratiquer,
tous les deux ans, une mammographie dans un centre
de radiologie agréé.
Ce dépistage organisé présente deux avantages : il est
gratuit (pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale sans
avance de frais) et la radio est analysée par deux radio-
logues (double lecture) afin d’éviter le maximum d’erreurs
d’interprétations.
Plus de la moitié des femmes françaises concernées
participent à ce programme. Le dépistage augmente
donc, mais il n’atteint pas les taux espérés (plus de 70 %
selon les recommandations européennes) notamment
en PACA (44 % des femmes seulement).
”À Marseille, seuls deux centres, dont l’IPC,
sont équipés pour pratiquer des biopsies sous IRM. “
Le dépistage reste la première arme contre les cancers du sein, maladies
que l’on ne sait pas prévenir mais que l’on soigne de mieux en mieux grâce
aux progrès du dépistage et du diagnostic et des soins de plus en plus efficaces.