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être exophytique, infiltrante ou endocervicale (Fig 3). Chez les femmes jeunes, le cancer du
col provient habituellement de la zone de transition et tend à être exophytique alors que chez
les femmes plus âgées la tumeur provient plus souvent du canal endo-cervical (8). Ce dernier
aspect est souvent un facteur de moins bon pronostic que la localisation exo-cervicale, car
souvent méconnu par l'examen clinique ou colposcopique (9).
Chez la femme enceinte en raison d'un hypersignal physiologique du col, la tumeur peut
apparaître hypointense (Fig 4).
Une tumeur visible en séquence pondérée T2 signifie qu'il s'agit au minimum d'un stade IB.
L’envahissement d'au moins un des paramètres correspond à un stade IIB. Le meilleur signe
pour l’absence d’envahissement des paramètres est la visibilité sur toute sa circonférence de
l’anneau hypointense fibreux du col en séquence pondéréee en T2 (Fig 5). Lorsque ce liseré
hypointense est visible sur sa totalité, la valeur prédictive négative de l’IRM est de 97 % (10).
La sensibilité de l’IRM dans cette indication varie de 79 à 100 %, avec un risque de sous-
évaluation dans 4 % des cas (9).
- Extension ganglionnaire
L’extension ganglionnaire est un facteur pronostique essentiel. La survie à 3 ans d’une
patiente atteinte d’une lésion de stade I / II sans atteinte ganglionnaire est de 94%, elle n’est
que de 64 % en cas de ganglions pelviens envahis et de 37 % si les ganglions lombo-aortiques
sont atteints (11). La survie est également liée à la pertinence des séquences thérapeutiques
utilisées, d’où l’importance d’un bilan initial précis pour l’extension loco-régional et
l’extension ganglionnaire.
L’IRM pelvienne pour un bilan d’extension d’un cancer du col utérin doit comporter des
coupes imageant le pelvis et la région lombo-aortique, des hiles rénaux au plancher pelvien,
en séquence pondérée en T2.. Le critère de surveillance d’atteinte ganglionnaire en IRM reste
la taille supérieure à 10 mm, pour le plus grand diamètre du ganglion (critères RECIST) (12).