. L`organisation et le management de l`entreprise

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. L’organisation et le management
de l’entreprise
Intérêt du cours
Ce premier chapitre du programme de terminale permet à l’élève d’appréhender les principes de base d’organisation et de fonctionnement de l’entreprise. En particulier, il(elle) doit découvrir l’existence et l’importance
du management dans les entreprises modernes.
Le terme de management s’est petit à petit substitué à celui de direction ou de pilotage d’entreprise et apparaît
aujourd’hui comme l’art de mettre en œuvre l’ensemble des techniques de direction, d’organisation et de gestion de l’entreprise. Le mot sous-entend, dans son acception habituelle, un état d’esprit dynamique, orienté
vers le progrès et la recherche de l’efficacité maximum de l’entreprise.
Ce chapitre ne présente pas de lien précis avec la gestion des dossiers personnels. Il apparaît néanmoins comme
associé à la compréhension du point 3.2 du référentiel consacré à la gestion des dossiers du personnel. Il
importe qu’à la fin de ce chapitre les élèves soient capables :
– de mettre en évidence un problème de gestion d’entreprise ;
– de caractériser les objectifs et les principales fonctions de l’entreprise ;
– d’identifier les caractéristiques structurelles de l’entreprise ;
– de montrer la nécessité de l’information et de la communication dans l’entreprise.
Difficultés du cours
© Nathan/VUEF – La photocopie non autorisée est un délit.
La première partie du cours pose les principes de base de l’organisation de l’entreprise. La notion de valeur
ajoutée, source de nombreux raisonnements économiques, doit être clairement comprise comme la valeur économique créée par l’entreprise au moyen des facteurs de production capital et travail.
Elle est donc à distinguer d’autres valeurs économiques tel que le chiffre d’affaires ou le bénéfice.
La présentation des différents types de structure est volontairement allégée, les élèves n’ayant pas à devenir des
spécialistes de l’organisation d’entreprise. Ils(elles) doivent cependant repérer l’existence de structures différentes qui révèle souvent le degré d’ouverture de l’entreprise à la modernité. Il faut préciser également que, bien
souvent, les structures réelles constituent un mélange de différents types de structure théorique.
La notion de pouvoir, abordée dans la seconde partie consacrée au management de l’entreprise, prolonge la
réflexion puisque, dans la pratique, l’étude d’une structure révèle le mode d’exercice du pouvoir au sein de
l’entreprise et le choix d’un mode de direction détermine la structure de l’entreprise.
Consultez votre dossier (p. 7)
. Le nouveau parc Walt Disney Studio n’a pas atteint l’objectif fixé en nombre de visiteurs sur les six premiers mois
d’activité.
. L’ouverture du second parc a entraîné une baisse de l’action Euro Disney à la Bourse. Cette baisse résulte
des objectifs de nombre de visiteurs non atteints et du mauvais résultat financier qui en découle.
. Les attentes des salariés qui peuvent être classés par les élèves : un poste stable, un travail intéressant, une
ambiance de travail agréable, un bon niveau de salaire, des avantages sociaux…
. Les attentes des patrons vis-à-vis de leurs salariés permettent de distinguer la motivation des salariés et leur
niveau de compétence. La motivation correspond à l’intérêt des salariés pour les tâches qui leur sont confiées
et peut conduire à une culture d’entreprise dans laquelle les salariés se considèrent comme les acteurs de
l’entreprise, avec des intérêts convergents.
Le niveau de compétence dépend de la formation initiale du salarié, de ses expériences professionnelles et de la
formation continue dont il a bénéficié au cours de son activité dans l’entreprise.
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. La structure d’une entreprise se définit comme l’organisation des relations entre responsables de l’entreprise,
d’une part, et entre les responsables et les exécutants, d’autre part.
. L’observation de l’organigramme d’une entreprise permet d’apprécier les relations entre les individus appartenant à un même niveau de structure et entre les individus appartenant à des niveaux différents.
L’organigramme traduit notamment l’existence d’une hiérarchie dans l’entreprise.
. Le schéma présente deux types de relations :
– les liaisons hiérarchiques entre supérieurs et subordonnés ;
– les liaisons de conseils entre les grandes fonctions de l’entreprise et les conseillers spécialisés dans un domaine
de la vie de l’entreprise (marketing, recherche et développement, communication).
. Toutes les activités sont placées sous l’autorité hiérarchique de la direction générale. Quatre d’entre elles correspondent aux fonctions classiques de Fayol : commerciale, financière, de production et de gestion du personnel de l’entreprise ; trois représentent l’état-major de l’entreprise : marketing, communication et recherche
et développement.
. Trois fonctions participent à la prise de décisions sous la forme de conseils : la recherche et le développement, la communication et le marketing. On peut souligner que l’activité de ces trois fonctions est orientée
vers le marché de l’entreprise et son développement à long terme.
. Les recettes de la réussite des groupes suédois en France se résument en trois mots : créativité, efficacité et
marketing.
. Le management à la suédoise repose sur une grande souplesse de fonctionnement, l’absence de hiérarchie
officielle. Les niveaux de direction sont facilement accessibles et la hiérarchie se dégage des compétences et non
des titres.
. Le patron de Wal-Mart est quasiment un patron de droit divin qui règne sur son personnel comme le
seigneur régnait sur ses sujets. Le culte de la personnalité et les slogans constituent la base des relations
entre la direction et les salariés. Ce type de management, qui repose entièrement sur le charisme du dirigeant-fondateur, est de moins en moins répandu car peu favorable à l’adaptation de l’entreprise à son environnement.
. L’erreur de Michelin a porté sur la communication que l’entreprise doit entretenir, tant en interne avec les
salariés, qu’en externe avec les clients et les partenaires. Celle-ci est absolument nécessaire pour construire et
maintenir une image positive de l’entreprise.
. À la suite de l’erreur de communication de la direction, l’image de Michelin s’est dégradée. L’entreprise
a donné une image de mépris à l’égard de ses employés, d’archaïsme dans sa conception des rapports
sociaux.
un bénéfice. Elle peut également rechercher des objectifs sociaux tel que améliorer les conditions de travail, les
salaires ou les avantages sociaux de ses salariés.
. Une structure d’entreprise sera d’autant plus efficace que chaque personne occupe une place en rapport avec
ses compétences. Plus cette structure est simple, particulièrement en termes de niveaux de décision, plus elle
facilite la communication à l’intérieur d’un même échelon de décision et aussi entre deux échelons.
. L’observation d’un organigramme d’entreprise montre l’existence de différents niveaux hiérarchiques, la
nature des relations entre les différentes activités de l’entreprise, le contenu de l’activité pratiquée par chaque
fonction.
. Deux façons de diriger une entreprise peuvent être distinguées :
– la direction de type paternaliste avec un chef d’entreprise charismatique qui décide de tout mais sait aussi
récompenser quand il le faut ;
– la cogestion dans laquelle tout le personnel est associé à la prise de décision et aux résultats de l’entreprise.
Le rôle du chef d’entreprise est davantage orienté vers l’animation que vers le commandement. Ce mode d’exercice du pouvoir peut être qualifié de coopératif.
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Dégagez l’essentiel (p. 8)
. Une entreprise peut se fixer des objectifs économiques comme un nombre de clients, un chiffre d’affaires,
. Pour acquérir une image positive auprès du public, une entreprise doit communiquer, non seulement sur
ses activités, mais aussi sur son rôle social vis-à-vis de son personnel, sur sa fonction de citoyen liée à la protection de l’environnement et des consommateurs, à son engagement dans la lutte contre le chômage et les
inégalités…
Compte rendu de votre mission (p. 8)
Quelques règles simples pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise :
– définir un objectif clair et un délai pour sa réalisation ;
– prendre en compte des objectifs sociaux nécessaires à la cohésion de l’entreprise ;
– définir une structure efficace et acceptée par tous les acteurs de l’entreprise ;
– mettre en place des principes de management qui favorisent la participation de tous à la vie de l’entreprise ;
– organiser la communication de l’entreprise en interne et vis-à-vis de l’extérieur.
Préparation à l’examen (p. 11)
Activité 1
Les décisions de la direction générale se transmettent au service des ventes par l’intermédiaire de la direction
commerciale. Il y a trois niveaux dans l’organigramme de l’entreprise.
Activité 2
L’autorité au niveau de l’atelier de peinture est partagée entre :
– la direction de la production qui veille au bon fonctionnement du matériel, à son entretien et à son remplacement ;
– la direction du personnel qui gère le personnel travaillant dans l’atelier (salaires, promotions, congés…).
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Activité 3
Qu’est ce que la communication interne ?
C’est l’ensemble des pratiques visant à encourager les comportements d’écoute, faire circuler l’information,
faciliter le travail en commun et promouvoir les valeurs de l’entreprise pour améliorer l’efficacité individuelle
et collective.
Communiquer n’est pas informer, surtout en sens unique. Dans la plupart des cas, on se contente d’expliquer
aux salariés les décisions de la direction. Le deuxième degré – l’information ascendante – entre progressivement
dans les mœurs : écoute des salariés puis traduction de leurs réactions, de leurs propositions ou de leurs attentes
auprès des dirigeants.
Pour analyser le dossier (p. 12)
La source du problème de l’entreprise
. La première entreprise Coil emploie 95 salariés et fabrique de l’aluminium; la seconde emploie 500 salariés et
fabrique des produits de boulangerie et pâtisserie industrielle.
. Pour l’entreprise belge, les réunions sont un moyen de communication et d’échanges. Dans l’entreprise
Brioche Pasquier, les réunions servent uniquement à la mise en place des décisions.
Les différents aspects du problème posé à l’entreprise
. Chez Coil, les réunions contribuent à la cohésion de l’entreprise. Elles sont mises en place pour faciliter la résolution des conflits de personnes.
. Chez Brioche Pasquier, Freddy Allaire essaie de susciter un climat de confiance qui favorise l’échange entre
les participants.
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Les solutions retenues
. Le principe retenu par Tim Hutton est celui de la disponibilité. Il sait prendre le temps d’écouter et favorise ainsi la communication entre les participants d’une même réunion.
. Le double principe retenu par Freddy Allaire est celui de l’efficacité et de la confiance. Les réunions doivent
aller vite et aboutir à un résultat.
Les conséquences des solutions retenues
. Les participants aux réunions organisées dans l’entreprise Coil participent activement et sont capables d’ini-
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tiatives dans la prise de parole et l’exposé de leurs problèmes.
. Les participants aux réunions organisées dans l’entreprise Brioche Pasquier sont motivés et contribuent à la
recherche d’un compromis.
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