
Des mouvements analogues s’observent avec la Bretagne et particulièrement avec l’agglomération rennaise,
dont la polarisation est sensible sur la partie ouest de la région. À travers l’A 84 notamment, le sud de la
Manche, entre Granville, Avranches et Pontorson, vit l’attraction de Rennes. Sur la période 1990-99, cette
attraction et d’autres plus ponctuelles, entraînent, pour l’ensemble de la région, un solde migratoire déficitaire
de 7 000 habitants avec la Bretagne.
Quant aux flux migratoires récents avec la Haute-Normandie, ils affichent un bilan positif de
2 500 habitants pour la région.
1.5 UN RACCORDEMENT AUX PLATES-FORMES
ET CORRIDORS EUROPÉENS À RENFORCER
Cet objectif doit se traduire par une insertion des transports collectifs dans une vision globale et par une
articulation d’objectifs, mêlant l’optimisation de l’aménagement du territoire et des ressources régionales dans
un souci de développement durable, ainsi que d’amélioration des performances technico-économiques des
réseaux.
Cette politique conduite pour achever le désenclavement de la Basse-Normandie devra se construire dans le
cadre d’un dialogue exemplaire notamment avec les utilisateurs du transport public (usagers, entreprises,…).
L’outil essentiel pour la concevoir sera le schéma régional des transports. Ce schéma, lancé dans le prolongement
du schéma régional d’aménagement et de développement du territoire, aurait ainsi pour but, à partir d’un diagnostic,
des besoins et de l’offre des différents modes de transports, d’établir une politique globale et intermodale des
déplacements.
Trois objectifs paraissent devoir être tenus :
I la priorité aux dessertes nationales et interrégionales et à l’accessibilité du territoire régional
aux grands réseaux de transport ;
I l’amélioration de la qualité du service rendu à l’usager ;
I la valorisation de la région comme plate-forme aéroportuaire et d’échange maritime.
La démarche mise en œuvre devra permettre de réorienter la réalisation des infrastructures et l’organisation des
services à partir des objectifs à satisfaire plutôt qu’en fonction des caractéristiques des modes de transport
à offrir.
La Basse-Normandie doit ainsi s’ouvrir aux grands flux maritimes et à l’international par sa façade maritime
et ses ports (Caen et Cherbourg), par les grands moyens de communications (fer, air, route), favoriser une
plus grande mobilité pour mieux relier l’ensemble du territoire normand aux grands axes nationaux de
communication, aux régions voisines, aux grandes régions françaises et enfin améliorer les déplacements
internes par l’intermodalité (transports publics et modes de transports « doux »), une desserte plus fine des
territoires, la qualité des services et des tarifs adaptés.
FAVORISER L’ACCESSIBILITÉ INTERNATIONALE DE LA RÉGION
Afin de favoriser son accessibilité internationale, la Basse-Normandie doit réaffirmer l’importance du projet
« Liaison Rapide Normandie Vallée de Seine » en s’attachant à valoriser le caractère opérationnel de ce projet.
C’est ainsi qu’il faut saisir toutes les opportunités offertes à court terme pour améliorer le niveau de service
rendu à la clientèle entre Paris – Caen et Cherbourg (fiabilité, fréquence, confort du voyage, nouveaux services
à la clientèle à bord des trains, modernisation du matériel actuel, modernisation de la gare de Caen etc.). A
moyen terme (2010-2015), des travaux d’infrastructures devront être engagés afin d’améliorer les performances
(vitesse, capacité etc.). A plus long terme, la connexion avec le hub TGV de Roissy et le pôle de la Défense
seront recherchés.
Sur le plan aéroportuaire, la relative proximité de l’Ile-de-France et des aéroports parisiens a fortement limité
le développement des plates-formes régionales : 47 % des passagers aériens résidant en Normandie ont utilisé
l’aéroport de Roissy et 34 % celui d’Orly. Les aéroports normands n’ont traité que 11 % de la demande globale
des résidents de Haute et Basse-Normandie et 8 % de la clientèle a voyagé à partir d’autres plates-formes,
telles que Nantes ou Rennes.
De taille modeste, les aéroports normands (Caen, Rouen, Le Havre, Deauville Normandie et, a fortiori,
Cherbourg-Maupertus) enregistrent par conséquent un trafic limité, notamment en Haute-Normandie, et ne
font pas l’objet de projets de développement majeurs.
Au regard des trafics passés et actuels, on peut tirer deux leçons : la croissance du trafic global des aéroports
normands a été freinée par la dispersion des offres sur les cinq plates-formes normandes dont quatre sont
SRADT de la Basse-Normandie - Diagnostic au 9 février 2007 4
Trois défis majeurs