Jean-Pierre Geslin, professeur agrégé à l’IUFM de l’académie de Créteil (centre de Livry-Gargan),
enseignant en immunopathologie à la faculté de biologie-médecine de Bobigny de 1985 à 2000.
Ancien vice président régional pour la Picardie de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves.
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Jean-Pierre Geslin, professeur agrégé à l’IUFM de l’académie de Créteil (centre de Livry-Gargan),
enseignant en immunopathologie à la faculté de biologie-médecine de Bobigny de 1985 à 2000.
Ancien vice président régional pour la Picardie de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves.
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... et il ne sert
à rien
de courir ...
Définitions préalables : attention, vigilance, conscience ... et rythmes,
I - ASPECTS NEUROLOGIQUES :
A) - Données neurologiques concernant la vigilance :
B) - Données neurologiques concernant l’attention :
C) - Données biologiques concernant les rythmes :
D) - Données neurologiques concernant le sommeil :
II - LES RÔLES DU SOMMEIL DANS L’APPRENTISSAGE :
A) Sommeil et échec scolaire :
B) Peut-on mémoriser durant le sommeil ?
C) Influence du moment de l’apprentissage par rapport au sommeil
D) Le phénomène de réminiscence.
E) Le rôle du sommeil paradoxal dans l’apprentissage :
III - L’ATTENTION :
A) La durée globale d’attention et de travail effectif au cours d’une journée de
classe (en fonction de l’âge).
B) Les fluctuations de l’attention au cours de la journée.
C) Quelle(s) pédagogie(s) pour lutter contre les troubles de l’attention ?
IV - LE MOMENT DE L’APPRENTISSAGE AU COURS DE LA JOURNEE :
A) Evolution des performances mnésiques
(et de la célérité mentale) en fonction
de l’heure d’apprentissage.
B) Evolution des autres performances
intellectuelles au cours de la journée.
C) L’organisation de la journée :
* Heures d’entrée et de sortie * Les récréations
* La matinée * L’après-midi
* Les accidents... quand ?
D) Des devoirs et les études dirigées.
V- ORGANISATIONS HEBDOMADAIRES ET ANNUELLES :
Introduction historique :
A) Le cadre légal et réglementaire et les modifications possibles.
B) Evolution des performances hebdomadaires.
C) La semaine de 5 jours avec mercredi matin ou samedi matin libre ?
D) La semaine de 4 jours.
E) Evolution des performances annuelles.
F) L’heure d’été. G) Horaires des enfants et horaires des adultes.
H) CATE, contrats de ville... et i) : l’expérience d’Epinal.
J) Les contrats éducatifs locaux ou C.E.L.
K) Et dans les autres pays ?
VI- UNE ORGANISATION PLURIANNUELLE : LES CYCLES
CONCLUSION
Les périodes de
9 h à 11 h et de
15 h 30-16 h à 18 h
sont les plus
bénéfiques au plan
des acquisitions.
Jean-Pierre Geslin, professeur agrégé à l’IUFM de l’académie de Créteil (centre de Livry-Gargan),
enseignant en immunopathologie à la faculté de biologie-médecine de Bobigny de 1985 à 2000.
Ancien vice président régional pour la Picardie de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves.
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DÉFINITIONS
FINITIONSFINITIONS
FINITIONS
PALABLES :
PRÉALABLES :PRÉALABLES :
PRÉALABLES :
La vigilance est l’état du système nerveux qui le rend capable de
s’adapter à une situation imprévue. Il s’agit d’« une notion
essentiellement neurophysiologique, quantitative, objective et
mesurable, qui exprime à la fois l’intensité du fonctionnement
cérébral et celle des conduites qu’il dirige » J-F Lambert.
La vigilance peut être diffuse (c’est l’attente
... terme qui n’a pas ici
son sens le plus courant
) ou focalisée (c’est l’attention).
L’attention est une manifestation de la vigilance cérébrale avec concentration de l’activité
mentale sur un sujet ou un objet déterminé.
L’attention - tension de l’esprit vers - se distingue de l’attente qui se caractérise par sa
dispersion, l’énergie mentale ne sachant où se fixer.
Si l’attention est appliquée à un sujet ou un objet intérieur, à une idée,
elle est « réflexion ».
L’attention peut être
L’attention peut êtreL’attention peut être
L’attention peut être
:
::
:
passive et alors seulement liée à l’intensité du stimulus (Cf. le
message publicitaire télévisuel qui attire l’attention de par son intensité
sonore supérieure).
active et alors correspondre à un effort de concentration (qui nous
rend capable de « résister » aux stimuli = stimulus environnants).
Les tro
Les troLes tro
Les troubles de l’attention sont de 2 ordres
ubles de l’attention sont de 2 ordresubles de l’attention sont de 2 ordres
ubles de l’attention sont de 2 ordres
:
::
:
* Des troubles accidentels et passagers : distraction et inattention.
La distraction est causée :
. soit par la multiplicité des intérêts simultanés
. soit par la centration de l’attention sur un autre problème (
toute attention implique une forme de
distraction).
L’inattention est une incapacité à fixer son esprit par suite de fatigue ou encore du fait
d’un état de rêverie.
* Des troubles chroniques, fréquemment par suite de surmenage,
d’asthénie mais aussi parfois du fait d’une pathologie mentale et en
particulier de démences ( = troubles globaux des processus
cognitifs sans obnubilation de la conscience, qu’il s’agisse de
démences préséniles comme la maladie d’Alzheimer, de démences
séniles ou de démences d’origine vasculaire cérébrale).
L’enfant hyperkinétique est un enfant hyperactif (il ne peut rester en place), incapable de
fixer son attention, qui « est comme un oiseau aux aguets, qui volette sans se
poser ». A l’inverse, on connaît des cas d’hypervigilance focalisée. Il s’agit de
« malades obsessionnels qui vivent, selon Esquirol, une concentration de
l’âme sur une seule idée ».
L’anxiété correspond à un état d’alerte du système nerveux central avec
accélération du pouls et augmentation du rythme respiratoire.
L’habituation est une perte d’efficacité d’un stimulus répété, initialement actif , mais qui
est devenu insignifiant du fait même de sa répétition ... Tous les stimuli ne sont pas
susceptibles d’être l’objet d’une habituation, ainsi en est-il pour la douleur ... » (Christian
Menini : « La vigilance »).
La mesure de la vigilance
se quantifie par «la
capacité de détecter des
signaux imprévisibles et
faiblement supra-
liminaires » c’est-à-dire
des signaux légèrement
supérieurs à notre capacité
auditive.
Citations :
Pierre Etévéron
« Du rêve à
l’éveil », Albin
Michel 1987.
L’obnubilation, au sens médical,
est un trouble psychique consistant
en une diminution de la conscience
... Elle peut aller de la simple
absence à une stupeur profonde ».
Nouveau Larousse médical-1987.
Attention active
Jean-Pierre Geslin, professeur agrégé à l’IUFM de l’académie de Créteil (centre de Livry-Gargan),
enseignant en immunopathologie à la faculté de biologie-médecine de Bobigny de 1985 à 2000.
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CAPITULATIF DES DÉFINITIONS
CAPITULATIF DES DÉFINITIONSCAPITULATIF DES DÉFINITIONS
CAPITULATIF DES DÉFINITIONS
:
::
:
LA
VIGILANCE
différent
différent
Elle est quantifiable et exprime
l'intensité du fonctionnement
cérébral.
= Vigilance diffuse.
= Vigilance focalisée,
laflexion est une
attention appliquée à un
objet interne.
L'ATTENTE
L'ATTENTION
(liée à l'intensité des
stimulus). C'est la concentration.
Causée par la
multiplici des intéts
ou par la centration sur
d'autres sujets.
Incapacité à fixer son esprit par
suite d'un état de fatigue ou de
rêverie.
LA
DISTRACTION
L'INATTENTION
ACTIVE
PASSIVE
Elle n'est pas quantifiable, c'est le
point de départ et le résultat de
l'attention.
LA
CONSCIENCE
L’attention... c’est
l’haleine de l’esprit et le
burin de la mémoire...
comme diraient Joseph
Joubert et le duc de Lévis.
Jean-Pierre Geslin, professeur agrégé à l’IUFM de l’académie de Créteil (centre de Livry-Gargan),
enseignant en immunopathologie à la faculté de biologie-médecine de Bobigny de 1985 à 2000.
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Les rythmes biologiques :
« Les rythmes biologiques peuvent se décrire
comme des fonctions périodiques, avec des pics
(acrophases) et des creux (bathyphases). Ces pics
et ces creux ne se répartissent pas au hasard dans
l'échelle des vingt-quatre heures comme dans celle
de l'année. Ils forment au contraire une structure
temporelle cohérente, véritable anatomie dans le temps et complément de l'anatomie classique dans
l'espace. La chronobiologie se définit alors comme l'étude de la structure temporelle des organismes,
de ses altérations et de ses mécanismes » ...
OÙ, QUAND ET COMMENT ?
Dr Alain Reinberg « Le Quotidien du Médecin » n° 4755 du mardi 28 mai 1991.
« Les biologistes du passé
se sont efforcés de répondre à
deux questions :
(dans quel
organe, tissu ou cellule) et
comment (en termes de
biophysique et / ou de biochimie)
se passe tel processus ? Ces 2
questions avaient bien sûr priorité
sur toutes les autres, qui, de ce fait,
étaient simplement ignorées et
pratiquement exclues. L’existence
de rythmes biologiques impose
aujourd'hui de s'intéresser à une
question complémentaire quand,
dans l'espace de 24 heures ou de
l'année, tel processus se manifeste-
t-il ? Quand a-t-il son pic ? Quand
a-t-il son creux ? Cela est vrai
aussi bien pour la physiologie que
pour la pathologie.
C'est surtout à cette ques-
tion « quand ? » (dans l'échelle des
24 heures, du mois, de l'année) que
les chronobiologistes s'efforcent
de répondre en intégrant évidem-
ment les ponses aux questions «
et comment ? » Une dimension
temporelle indispensable a donc
été prise en compte en biologie et
en médecine.
Une 4ème question est aussi posée
(la plus difficile) : pourquoi
avons-nous des rythmes biolo-
giques ? Je pourrais retourner la
question : pourquoi avons-nous
une anatomie dans l'espace ? Les
réponses à la question « pourquoi»
ne sont pas vérifiables expéri-
mentalement en biologie. En fait,
c'est tout le problème de
l’évolution et de l’adaptation des
êtres organisés qui est ainsi posé.
La réponse la plus plausible est
que les rythmes biologiques
correspondent à l'adaptation de
chaque espèce à un environ-
nement qui varie de façon
périodique en fonction de la
rotation de la Terre sur elle-
même (en 24 heures) et autour
du Soleil (en un an). L'alternance
jour/nuit et sa variation annuelle,
du fait de son extrême précision,
jouent probablement un rôle
prépondérant dans l'histoire passée
et présente des rythmes biolo-
giques. A cela s'ajoutent des
considérations d'ordre énergétique.
Une cellule ne peut pas tout faire
en même temps : assurer sa sur-
vie, ses différentes fonctions, son
renouvellement et / ou sa
multiplication. Pour utiliser au
mieux l'énergie disponible, cha-
cune de nos cellules est pro-
grammée dans le temps. Telle
fonction est privilégiée à une
certaine heure et telle autre à une
autre heure. Le nombre des
mitoses de l'épiderme humain
culmine vers 1 h, sa sensibilité
thermoalgésique (= sensibilité à la
température et à la douleur) vers
18h, sa réactivité à l'histamine ( =
substance libérée par des cellules dans
l’organisme et qui induit une
inflammation
) vers 23 h.
Des horloges biologiques
centrales
- Il existe pour les organismes
supérieurs comme les mammifères
des horloges biologiques cen-
trales ( ou pace-makers. ou
oscillateurs), qui gouvernent un
ensemble de rythmes biologiques
circadiens. C'est le cas du noyau
suprachiasmatique qui est
« l’horloge » des variations
circadiennes des sécrétions de
l'ACTH, de la prolactine, du
comportement rythmique de la
faim et de la soif... D'autres
oscillateurs semblent exister dans
la pinéale (rythme de la
mélatonine), dans le raphé… et,
sans doute, dans le cortex chez
l'homme
- Les synchroniseurs ou
Zeitgeber (donneurs de temps)
sont des signaux périodiques de
l'environnement capables de
calibrer la période des rythmes (=
24 heures par exemple) et de
remettre à l'heure les horloges
biologiques (changement de
phase). Pour la plupart des espèces
végétales et animales, l'alternance
jour/nuit joue le rôle d’un
synchroniseur prépondérant.
Mais l'alternance bruit/silence,
chaud/froid, etc., intervient aussi.
Chez l'homme, ce sont les
impératifs horaires de la vie
sociale qui ont ce rôle
prépondérant. Ainsi, à notre
insu, nous nous servons de repères
temporels pour remettre à l'heure
et calibrer la période de nos
horloges biologiques ».
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