Arithmétique exercices

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Terminale S
Arithmétique
exercices
1. Divers
2. Bézout
3. Quadratique
4. Divisibilité
5. Equation diophantienne
6. Equation diophantienne (2, Caracas 01_04)
7. Base de numération
8. Base de numération 3
9. Somme des cubes
10. PGCD
11. Somme des diviseurs
12. Banque exercices 2004 - 29
13. Banque exercices 2004 - 30
14. Banque exercices 2004 - 31
15. Banque exercices 2004 - 32
16. Banque exercices 2005 - 26
17. Banque exercices 2005 - 38
18. Polynésie, juin 2006 (c)
19. National, juin 2006 (c)
20. Centres étrangers, juin 2006
21. Asie, juin 2006
22. Amérique du Sud, sept. 2005
23. National, sept. 2005
24. Antilles, juin 2005
25. Centres étrangers, juin 2005 (c)
26. Liban, juin 2005
27. Polynésie, juin 2005
28. La Réunion, juin 2005
29. Nouvelle-Calédonie, nov 2004 (c)
30. Antilles, sept 2004
31. Asie, juin 2004
32. Centres étrangers, juin 2004
33. National, juin 2004 (c)
34. La Réunion, juin 2004
35. Nouvelle Calédonie, sept 2003
36. Antilles-Guyane, sept 2003
37. France, sept 2003
38. Polynésie, sept 2003
39. Antilles-Guyane, juin 2003
40. Asie, juin 2003
41. Liban, mai 2003
42. Amérique du Sud, décembre 2002
43. Nouvelle-Calédonie, novembre 2002
44. France, septembre 2002
45. Asie, juin 2002
46. Centres étrangers, juin 2002
47. France, juin 2002
48. Polynésie, juin 2002
49. Amérique du Nord, mai 2002
50. Nouvelle Calédonie, décembre 2001
51. Antilles, septembre 2001
52. Amérique du Sud, septembre 2001
53. France, juin 2001
54. Centres étrangers, juin 2001
55. Antilles, juin 2001
56. Amérique du Nord, juin 2001
57. Pondichéry, juin 2001
58. N. Calédonie, juin 2001
59. Polynésie, juin 2001
60. Liban, mai 2000 (c)
61. Pondichéry, mai 1999 (c)
62. Nombres de Farey et approximation d’un
rationnel par un rationnel
1. Divers
1-a : Division Euclidienne - 1 (c)
Dans une division euclidienne entre entiers naturels quels peuvent être le diviseur et le quotient lorsque le
dividende est 320 et le reste 39 ?
Correction
On a 320 = q × b + 39 ⇔ q × b = 320 − 39 = 281 . Cherchons les diviseurs de 281 : 1 et 281. Ce sont les seules
valeurs possibles de q et b.
1-b : Division Euclidienne-2
Quel est le nombre de diviseurs de 2880 ?
1-c : Division Euclidienne-3 (c)
1. Écrire l'ensemble des entiers relatifs diviseurs de 6.
2. Déterminer les entiers relatifs n tels que n − 4 divise 6.
3. Déterminer les entiers relatifs n tels que n − 4 divise n + 2.
4. Déterminer les entiers relatifs n tels que n + 1 divise 3n − 4.
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F. Laroche
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Correction
1. L'ensemble des diviseurs de 6 est D = {−6 ; −3 ; −2 ; −1 ; 1 ; 2 ; 3 ; 6}.
2. n − 4 divise 6 si n − 4 appartient à D, soit si n appartient à D + 4 = {−2 ; 1 ; 2 ; 3 ; 5 ; 6 ; 7 ; 10}.
3. On peut remarquer que n + 2 = n − 4 + 6. Puisqu'il est évident que n − 4 divise n − 4, le résultat du 2.
permet alors d'affirmer que si n − 4 divise n + 2, alors n − 4 divise n + 2 − (n − 4) c'est-à-dire n − 4 divise
6.
Réciproquement si n − 4 divise 6 alors n − 4 divise 6 + n − 4 c'est-à-dire n − 4 divise n + 2. On a donc
démontré que n − 4 divise n + 2 si et seulement si n − 4 divise 6.
4. On peut raisonner en utilisant le même principe qu'à la question précédente. On remarque que
3n − 4 = 3(n + 1) − 7,
et puisqu'il est immédiat que n + 1 divise 3(n + 1), on peut écrire :
- si n + 1 divise 3n − 4, alors n + 1 divise 3n − 4 − 3(n + 1) c'est-à-dire n + 1 divise −7 ;
réciproquement : si n + 1 divise −7 alors n + 1 divise −7 + 3(n + 1) c'est-à-dire n + 1 divise 3n − 4.
L'ensemble des diviseurs de −7 (ou de 7) étant {−7 ; −1 ; 1 ; 7}, on en déduit que n + 1 divise 3n − 4 si et
seulement si n + 1 appartient à {−7 ; −1 ; 1 ; 7} soit n appartient à {−8 ; −2 ; 0 ; 6}.
1-d : Multiples - 1
a et b sont deux entiers relatifs. Démontrez que si a2+b2 est divisible par 7 alors a et b sont divisibles par 7.
1-e : PGCD - 1 (c)
Trouvez le PGCD des nombres 1640 et 492 en utilisant la décomposition en facteurs premiers, puis en
utilisant l’algorithme d’Euclide.
Correction
Avec l’aide de Maple on a immédiatement :
> ifactor(1640);
ifactor(492);
( 2 ) 3 ( 5 ) ( 41 )
( 2 ) 2 ( 3 ) ( 41 )
et le PGCD : 22 .41 = 164 . Avec Euclide :
1640 = 492 × 3 + 164
492 = 164 × 3 + 0
donc…
1-f : PPCM et PGCD - 2
Trouvez les deux nombres a et b sachant que leur PGCD est 24 et leur PPCM est 1344.
1-g : PPCM et PGCD - 3
Trouvez deux entiers dont la différence entre leur PPCM et leur PGCD est 187.
1-h : Théorème de Gauss-1
1. a est un entier naturel. Montrez que a5 – a est divisible par 10.
2. a et b sont des entiers naturels avec a ≥ b . Démontrez que si a5 − b5 est divisible par 10 alors a2 – b2 est
divisible par 20.
1-i : Bases de numération-1
Trouvez toutes les valeurs des chiffres x et y telles que le nombre n = 26 x95 y dans le système décimal soit
divisible par 3 et 11.
1-j : Bases de numération-2
A est le nombre qui s’écrit 16524 dans le système à base 7. Ecrivez ce nombre en bases 10, puis 2 et enfin 16
(tous les calculs doivent apparaître).
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F. Laroche
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1-k : Bases de numération-3
Le nombre N s’écrit 23 dans le système décimal. Peut-il s’écrire 27 dans une autre base ?
1-l : Congruences-1 (c)
Quel est le reste de la division par 7 du nombre (32)45
Correction
Le reste de 32 dans la division par 7 est 4 ; 42 donne 2, 43 donne 8, soit 1 ; comme 45 = 15.3, on a :
( )
3245 ≡ 445 (7) ≡ 43
15
(7) ≡ ( 1 ) (7) ≡ 1(7) .
15
Le reste est donc 1.
1-m : Congruences-2
Démontrez que le nombre n = ab( a2 − b2 ) est divisible par 3 pour tous les entiers relatifs a et b.
1-n : Congruences-3 (c)
1. Déterminer les restes de la division de 5p par 13 pour p entier naturel.
2. En déduire que pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1, le nombre N = 314n+1 + 184n−1 est
divisible par 13.
Correction
1. p = 0 : 1, p = 1 : 5, p = 2 : −1 ou 12, p = 3 : −5 ou 8, p = 4 : 1 donc
pour p = 4k le reste est 1,
pour p = 4k + 1 le reste est 5,
pour p = 4k + 2 le reste est 12 ou −1,
pour p = 4k + 3 le reste est 8 ou −5.
2. N = 314n+1 + 184n−1 : 31 = 2 × 13 + 5 ≡ 5(13) et 18 = 13 × 1 + 5 ≡ 5(13) ; on a donc
N = 314n+1 + 184n−1 ≡  54 n+1 + 54 n−1  (13) ≡  54n+1 + 54n ' + 3  (13) ≡ [5 + 8](13) ≡ 0(13) .
1-o : Divers-1
Un nombre qui s’écrit avec 4 chiffres identiques peut-il être un carré parfait (carré d’un nombre entier) ?
1-p : Divers-2
Démontrez qu’un entier congru à 7 modulo 8 ne peut être égal à la somme de trois carrés.
1-q : Divers-3
a et b sont deux entiers positifs premiers entre eux. Montrez que a + b et a − b sont premiers entre eux.
1-r : Divers-4
n3 + n
avec n entier positif.
2n + 1
a. prouvez que tout diviseur commun d à 2n + 1 et n3 + n est premier avec n.
On considère la fraction
b. Déduisez en que d divise n2 + 1, puis que d = 1 ou d = 5.
c. Quelles sont les valeurs de n pour lesquelles la fraction est irréductible ?
1-s : Nombres Premiers-1
Le nombre 401 est-il premier ? Résolvez en entiers naturels l’équation x2 − y2 = 401 .
1-t : Nombres Premiers-2
p et q sont des entiers naturels.
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F. Laroche
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1. Démontrez que 2 pq − 1 est divisible par 2 p − 1 et par 2q − 1 .
2. Déduisez en que pour que 2n − 1 soit premier, il faut que n soit premier.
3. Prouvez à l’aide d’un contre-exemple que la condition « n est premier » n’est pas suffisante pour que
2n − 1 soit premier.
1-u : Nombres Premiers-3
Soit p un entier premier. Montrer que si p ≥ 5 alors 24 divise p2 − 1 .
1-v : Démonstration de Fermat
Soit p, un entier naturel premier.
 p
1. a. Démontrer que si k est un entier naturel tel que 1 ≤ k ≤ p − 1 , le nombre   est divisible par p.
k
1. b. En déduire que, quel que soit l'entier n, le nombre (n + 1)p – np –1 est divisible par p.
2. Démontrer que, quel que soit l'entier naturel n, np – n est divisible par p (on pourra faire un
raisonnement par récurrence).
3. Montrer que pour tout entier n premier avec p, np−1 – 1 est divisible par p.
2. Bézout
2-a : Bezout-1
1. En utilisant l’algorithme d’Euclide, déterminer le PGCD des nombres 28 et 31. Trouver alors deux
nombres x et y entiers relatifs tels que 31x − 28y = 1.
2. Résoudre dans l’ensemble des entiers relatifs l’équation 31x − 28y = 414.
3. Le plan est rapporté au repère orthonormal (O ; i , j ) .
On donne les points A(−30 ; – 48) et B(82 ; 76). On appelle (D) la droite (AB).
a. Trouver l’ensemble des points M(x ; y) de (D) dont les coordonnées sont des nombres entiers relatifs.
b. Le repère utilisé pour le graphique est gradué de –10 à +10 en abscisses et de –14 à +14 en ordonnées.
Vérifiez et expliquez pourquoi il n’y a pas de point de (D) à coordonnées entières visible sur le graphique.
c. Pour remédier à l’inconvénient du 3.b. on décide d’agrandir la fenêtre à [−40 ; +40] en abscisses et à
[−50 ; +10] en ordonnées. Combien y-a-t-il de points de (D) à coordonnées entières sur ce nouveau
graphique ? Faire la figure.
2-b : Bezout-2
ℤ x ℤ l’équation 13x − 23y = 1.
2. Résoudre dans ℤ x ℤ l’équation –156x + 276y = 24.
1. Résoudre dans
2-c : Bezout-3
x y
− = 3 soit satisfaite, pour x et y entiers naturels, il faut
9 4
prendre x et y de la forme : x = 9( k + 3) et y = 4k avec k entier naturel.
1. Démontrer que, pour que la relation suivante
2. Démontrer que le PGCD de x et y ne peut être qu’un diviseur de 108.
3. On pose m = PPCM(x ; y) et on envisage la décomposition de m en facteurs premiers. Comment faut il
choisir k pour que :
a. m ne contienne pas le facteur 2 ?
b. m contienne le facteur 2 ou le facteur 22 ?
c. m ne contienne pas le facteur 3 ?
d. m contienne le facteur 3, ou le facteur 32 , ou le facteur 33 ?
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4. Comment faut-il choisir x et y de telle façon que l’on ait PGCD(x ; y) = 18 ?
2-d : Bezout-4
1. Décomposer 319 en facteurs premiers.
2. Démontrer que si x et y sont deux entiers naturels premiers entre eux, il en est de même pour les
nombres 3x + 5y et x + 2y.
3. Résoudre dans
ℤ 2 le système d’inconnues a et b :
 (3 a + 5b)( a + 2b) = 1276
où m est le PPCM de a et b.

ab = 2m

2-e : Bezout-5
Au 8° siècle, un groupe composé d’hommes et de femmes a dépensé 100 pièces de monnaie dans une
auberge. Les hommes ont dépensé 8 pièces chacun et les femmes 5 pièces chacune. Combien pouvait-il y
avoir d’hommes et de femmes dans le groupe ?
3. Quadratique
Bac 2000 ( ?)
1. Soit x un entier impair. Quel est le reste de la division de x2 par 8 ?
2. Résoudre dans
ℤ x ℤ l’équation x2 = 8y + 1 .
3. On veut tracer sur l’écran d’une calculatrice comportant 320 points de large sur 200 points de haut les
1
1
points à coordonnées entières de la courbe d’équation y = x2 − .
8
8
Le repère choisi a son origine en bas à gauche de l’écran, et chaque point de l’écran a pour coordonnées sa
position à l’écran – 1 (par exemple, le point en haut à droite aura pour coordonnées (319 ; 199)). Combien
de points pourra-t-on tracer ?
4. Divisibilité
Le nombre n est un entier naturel non nul. On pose a = 4n + 3 et b = 5n + 2. On note d le PGCD de a et b.
1. Donner la valeur de d dans les cas suivants : n=1, n=11, n=15.
2. Calculer 5a – 4b et en déduire les valeurs possibles de d.
3. a. Déterminer les entiers naturels n et k tels que 4n + 3 = 7k.
b. Déterminer les entiers naturels n et k’ tels que 5n + 2 = 7k’.
4. Soit r le reste de la division euclidienne de n par 7. Déduire des questions précédentes la valeur de r pour
laquelle d vaut 7. Pour quelles valeurs de r, d est-il égal à 1 ?
5. Equation diophantienne
1. On admet que 1999 est un nombre premier. Déterminer l’ensemble des couples (a, b) d’entiers naturels
tels que a + b = 11994 et dont le PGCD vaut 1999.
2. On considère l’équation (E) : n2 –Sn+11994 = 0 où S est un entier naturel. On s’intéresse à des valeurs
de S telles que (E) admette deux solutions dans ℤ
a. Peut on trouver S tel que 3 soit solution de (E) ? Si oui, préciser la deuxième solution.
b. Même question avec 5 ?
c. Montrer que tout entier n solution de (E) est un diviseur de 11994. En déduire toutes les valeurs possibles
de S.
6. Equation diophantienne (2, Caracas 01_04)
Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 5, on considère les nombres
a = n3 – n2 – 12n
et
b = 2n2– 7n – 4.
1. Montrer, après factorisation, que a et b sont divisibles par n – 4.
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F. Laroche
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2. On pose α = 2n + 1 et β = n + 3. On note d le pgcd de α et β .
a. Etablir une relation entre α et β indépendante de n.
b. Démontrer que 5 divise d.
c. Démontrer que les nombres α et β sont multiples de 5 si et seulement si (n – 2) est multiple de 5.
3. Montrer que 2n + 1 et n sont premiers entre eux.
4. a. Déterminer, suivant les valeurs de n et en fonction de n, le pgcd de a et b. (On pourra utiliser les
résultats des questions 2.c. et 3.)
b. Vérifier les résultats obtenus dans les cas particuliers n = 11 et n = 12.
7. Base de numération
1. Résoudre dans
ℤ l’équation 5242 + 13x = 6y.
2. Soit N le nombre dont l’écriture dans le système de numération de base 13 est N = 25 x3 . Pour quelles
valeurs de x :
* N est-il divisible par 6 ?
* N est-il divisible par 4 ?
* N est-il divisible par 24 ? (24 est écrit en décimal…).
8. Base de numération 3
1. Démontrer que, pour tout entier naturel n, 32n – 1 est divisible par 8.
En déduire que 32n+2 + 7 est un multiple de 8 et que 32n+4 – 1 est un multiple de 8.
2. Déterminer les restes de la division par 8 des puissances de 3.
3. Le nombre p étant un entier naturel, on considère le nombre Ap défini par : Ap = 3p + 32p + 33p + 34p.
a. Si p = 2n, quel est le reste de la division de Ap par 8 ?
b. Démontrer que, si p = 2n + 1, Ap est divisible par 8.
4. On considère les nombres a et b écrits dans le système "base 3" :
______
a = 1110 trois .
______________
b = 101010100
trois
.
Les nombres a et b sont-ils divisibles par 8 ?
______________________
5. De même, on considère le nombre c = 2002002002000
trois
. Démontrer que c est divisible par 16.
Remarque : pour les questions 4 et 5, on raisonnera sans utiliser la valeur numérique en base dix des nombres a, b, c.
9. Somme des cubes
1. Calculer, en fonction de n, la somme des n premiers entiers naturels non nuls.
n
2. Démontrer par récurrence que
∑
p =1

p3 = 


n
∑
p =1
2

p  . Exprimer sn =


n
∑p
3
en fonction de n.
p=1
3. Soit Dn le PGCD des nombres sn et sn+1 . Calculer Dn lorsque
a. n= 2k,
b. n = 2k+1.
En déduire que sn, sn+1 et sn+2 sont premiers entre eux.
10. PGCD
Pour tout entier naturel n, non nul, on considère les nombres
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an = 4 × 10 n − 1 , bn = 2 × 10 n − 1 et cn = 2 × 10 n + 1 .
1. a. Calculer a1, b1, c1, a2, b2, c2, a3, b3 et c3.
b. Combien les écritures décimales des nombres an et cn ont-elles de chiffres ? Montrer que an et cn sont
divisibles par 3.
c. Montrer, en utilisant la liste des nombres premiers inférieurs à 100 donnée ci-dessous que b3 est premier.
d. Montrer que pour tout entier naturel non nul n, bn × cn = a2n .
e. Montrer que PGCD(bn , cn ) = PGCD( cn , 2) . En déduire que bn et cn sont premiers entre eux.
2. On considère l’équation (1) : b3 x + c3 y = 1 d’inconnues les entiers relatifs x et y.
a. Justifier le fait que (1) a au moins une solution.
b. Appliquer l’algorithme d’Euclide aux nombres c3 et b3 ; en déduire une solution particulière de (1).
c. Résoudre l’équation (1).
Liste des nombres premiers inférieurs à 100 : 2 ; 3 ; 5 ; 7 ; 11 ; 13 ; 17 ; 19 ; 23 ; 29 ; 31 ; 37 ; 41 ; 43 ; 47 ;
53 ; 59 ; 61 ; 67 ; 71 ; 73 ; 79 ; 83 ; 89 ; 97.
11. Somme des diviseurs
1. On considère le nombre n = 200 = 23 52 .
a. Combien n a-t-il de diviseurs ? En utilisant un arbre, calculez les tous et faites leur somme s.
b. Vérifiez que s = (1 + 2 + 22 + 23 )(1 + 5 + 52 ) .
2. On considère maintenant le nombre N = aα b β où a et b sont deux nombre premiers, α et β des
entiers.
a. Quel est le nombre de diviseurs de N ?
b. Soit S la somme des diviseurs de N. Montrez que S = (1 + a + a2 + ... + aα )(1 + b + b2 + ... + b β ) .
Déduisez en une expression « simple » de S.
c. Montrez alors que pour α et β suffisamment grands on a
S
a
b
≈
.
.
N a−1 b −1
3. Application numérique : N = 5100 7 200 ; trouver une valeur approchée de S.
Rappel : la somme des n premiers termes d’une suite géométrique de premier terme u0 et de raison q est
u0
1 − qn+1
.
1− q
Correction : voir Antisèches TS.
12. Banque exercices 2004 - 29
L’exercice propose cinq affirmations numérotées de 1 à 5.
Pour chacune de ces affirmations, dire si elle est vraie ou si elle est fausse, en justifiant le choix effectué.
1. Si un nombre est divisible par 4, alors il est divisible par 8.
2. Si un nombre est divisible par 2 et par 3, alors il est divisible par 6.
3. Si un nombre est divisible par 4 et par 6, alors il est divisible par 24.
4. Si deux entiers a et b sont premiers entre eux, alors les entiers a + b et a − b sont premiers entre eux.
5. Si deux entiers a et b sont premiers entre eux, alors les entiers 2a + b et 3a + 2b sont
premiers entre eux.
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7
F. Laroche
exercices
13. Banque exercices 2004 - 30
Cet exercice, trop long pour un exercice de spécialité, est présenté dans son intégralité pour respecter sa
cohérence ainsi que le travail de l’auteur.
1. a. Déterminer deux entiers relatifs u et v tels que 7u − 13v = 1.
b. En déduire deux entiers relatifs u0 et v0 tels que 14u0 − 26v0 = 4.
c. Déterminer tous les couples (a, k) d’entiers relatifs tels que 14a − 26k = 4.
2. On considère deux entiers naturels a et b. Pour tout entier n, on note ϕ(n) le reste de la division
euclidienne de an + b par 26.
On décide de coder un message, en procédant comme suit : à chaque lettre de l’alphabet on associe un
entier compris entre 0 et 25, selon le tableau :
Lettre
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
Nombre 0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Lettre
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Nombre 13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
Pour chaque lettre α du message, on détermine l’entier n associé puis on calcule ϕ(n). La lettre α est alors
codée par la lettre associée à ϕ(n).
On ne connaît pas les entiers a et b, mais on sait que la lettre F est codée par la lettre K et la lettre T est
codée par la lettre O.
 5 a + b = 10 modulo 26
a. Montrer que les entiers a et b sont tels que : 
.
 19 a + b = 14 modulo 26
b. En déduire qu’il existe un entier k tel que 14a − 26k = 4.
c. Déterminer tous les couples d’entiers (a, b), avec 0 ≤ a ≤ 25 et 0 ≤ b ≤ 25, tels que
 5 a + b = 10 modulo 26
.

 19 a + b = 14 modulo 26
3. On suppose que a = 17 et b = 3.
a. Coder le message « GAUSS ».
b. Soit n et p deux entiers naturels quelconques. Montrer que, si ϕ(n) = ϕ(p), alors 17(n − p) = 0 modulo
26.
En déduire que deux lettres distinctes de l’alphabet sont codées par deux lettres distinctes.
4. On suppose que a = 17 et b = 3.
a. Soit n un entier naturel. Calculer le reste de la division euclidienne de 23ϕ(n) + 9 − n par 26.
b. En déduire un procédé de décodage.
c. En déduire le décodage du message « KTGZDO ».
14. Banque exercices 2004 - 31
Des nombres étranges (part one)!
Les nombres 1 ; 11 ; 111 ; 1111 ; etc. sont des nombres que l’on appelle rep-units (répétition de l’unité). Ils
ne s’écrivent qu’avec des chiffres 1. Ces nombres possèdent de nombreuses propriétés qui passionnent des
mathématiciens.
Cet exercice propose d’en découvrir quelques-unes.
Pour k entier strictement positif, on note Nk le rep-unit qui s’écrit à l’aide de k chiffres 1.
Ainsi N1 = 1, N2 = 11, N3 = 111, …
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Arithmétique
8
F. Laroche
exercices
1. Citer deux nombres premiers inférieurs à 10 n’apparaissant jamais dans la décomposition d’un rep-unit.
Justifier brièvement la réponse.
2. A quelle condition sur k le nombre 3 apparaît-il dans la décomposition du rep-unit Nk ? Justifier
brièvement la réponse.
k−1
3. Pour k > 1, le rep-unit Nk est défini par Nk =
∑10
i
= 1 + 10 + 100 + ... + 10 k−1 .
i =0
Justifier l’égalité : 9 Nk = 10 − 1 pour tout entier k > 1.
k
4. Le tableau ci-dessous donne les restes de la division par 7 de 10k, pour k entier compris entre 1 et 8.
1 2 3 4 5 6 7 8
k
Reste de la division de 10k par 7
3 2 6 4 5 1 3 2
Soit k un entier strictement positif. Démontrer que : « 10 ≡ 1(7) » équivaut à « k est multiple de 6 ».
k
En déduire que 7 divise Nk si et seulement si k est multiple de 6.
15. Banque exercices 2004 - 32
Des nombres étranges (part two)!
Les nombres 1 ; 11 ; 111 ; 1111 ; etc. sont des nombres que l’on appelle rep-units (répétition de l’unité). Ils
ne s’écrivent qu’avec des chiffres 1. Ces nombres possèdent de nombreuses propriétés qui passionnent des
mathématiciens. Cet exercice propose d’en découvrir quelques unes.
Pour k entier strictement positif, on note Nk le rep-unit qui s’écrit à l’aide de k chiffres 1. Ainsi N1 = 1, N2
= 11, N3 = 111, …
1. Citer deux nombres premiers inférieurs à 10 n’apparaissant jamais dans la décomposition d’un rep-unit.
Justifier brièvement la réponse.
2. Donner la décomposition en facteurs premiers de N3, N4 et N5.
3. Soit n un entier strictement supérieur à 1. On suppose que l’écriture décimale de n2 se termine par le
chiffre 1.
a. Montrer que, dans son écriture décimale, n se termine lui-même par 1 ou par 9.
b. Montrer qu’il existe un entier m tel que n s’écrive sous la forme 10m + 1 ou 10m − 1.
c. En déduire que n2 ≡ 1(20) .
4. a. Soit k > 2. Quel est le reste de la division de Nk par 20 ?
b. En déduire qu’un rep-unit distinct de 1 n’est pas un carré.
16. Banque exercices 2005 - 26
Pour tout entier n ≥ 1 on pose un = 1!+ 2!+ ... + n!
On donne la décomposition en facteurs premiers des dix premiers termes de la suite (un ) .
u1 = 1
u6 = 32 × 97
u2 = 3
u7 = 34 × 73
u3 = 32
u8 = 32 × 11 × 467
u4 = 3 × 11
u9 = 32 × 131 × 347
u5 = 3 × 17
u10 = 32 × 11 × 40787
2
1. Montrer que un n’est jamais divisible par 2, par 5 ni par 7.
2. Peut-on affirmer que un est divisible par 11 à partir d’un certain rang ?
3. Peut-on affirmer que, à partir d’un certain rang, un est divisible par 32 mais pas par 33 ?
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Arithmétique
9
F. Laroche
exercices
17. Banque exercices 2005 - 38
On considère les dix caractères A, B, C, D, E, F, G, H, I et J auxquels on associe dans l’ordre les nombres
entiers de 1 à 10. On note Ω = {1, 2, . . . , 10}. On appelle message tout mot, ayant un sens ou non, formé
avec ces dix caractères.
1. On désigne par f la fonction définie sur Ω par « f(n) est le reste de la division euclidienne de 5n par 11 ».
On désire coder à l’aide de f le message « BACF ». Compléter la grille de chiffrement ci-dessous :
Lettre
B
A
C
F
n
2
1
3
6
f(n)
3
Lettre
C
Peut-on déchiffrer le message codé avec certitude ?
2. On désigne par g la fonction définie sur Ω par « g(n) est le reste de la division euclidienne de 2n par 11 ».
Etablir, sur le modèle précédent, la grille de chiffrement de g. Permet-elle le déchiffrement avec certitude de
tout message codé à l’aide de g ?
3. Le but de cette question est de déterminer des conditions sur l’entier a compris entre 1 et 10 pour que la
fonction h définie sur E par « h(n) est le reste de la division euclidienne de an par 11 » permette de chiffrer et
déchiffrer avec certitude un message de 10 caractères.
Soit i un élément de Ω .
a. Montrer, en raisonnant par l’absurde, que si, pour tout i ∈ Ω , i < 10, ai n’est pas congru à 1 modulo 11,
alors la fonction h permet le déchiffrement avec certitude de tous messages.
b. Montrer que s’il existe i ∈ Ω , i < 10, tel que ai ≡ 1[11] , alors la fonction h ne permet pas de déchiffrer
un message avec certitude.
c. On suppose que i est le plus petit entier naturel tel que 1 ≤ i ≤ 10 vérifiant ai ≡ 1[11] .
En utilisant la division euclidienne de 10 par i, prouver que i est un diviseur de 10.
d. Quelle condition doit vérifier le nombre a pour permettre le chiffrage et le déchiffrage sans ambiguïté de
tous messages à l’aide de la fonction h ? Faire la liste de ces nombres.
18. Polynésie, juin 2006 (c)
Pour chacune des cinq propositions suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse et donner une
démonstration de la réponse choisie. Une réponse non démontrée ne rapporte aucun point.
Proposition 1 : « Pour tout entier naturel n, 3 divise le nombre 22n − 1 ».
Proposition 2 : « Si un entier relatif x est solution de l’équation x2 + x ≡ 0 ( modulo 6 ) alors
x ≡ 0 ( modulo 3 ) ».
Proposition 3 : « L’ensemble des couples d’entiers relatifs (x ; y) solutions de l’équation 12x − 5y = 3 est
l’ensemble des couples (4+10k ; 9+24k) où k∈ ℤ ».
Proposition 4 : « Il existe un seul couple (a ; b) de nombres entiers naturels, tel que a < b et
PPCM(a, b) − PGCD(a, b) = 1 ».
Deux entiers naturels M et N sont tels que M a pour écriture abc en base dix et N a pour écriture bca en
base dix.
Proposition 5 : « Si l’entier M est divisible par 27 alors l’entier M − N est aussi divisible par 27 ».
Correction
Proposition 1 : Vrai.
On fait l’essai. Ca semble marcher.
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Arithmétique
10
F. Laroche
exercices
( )
Vérifions : 22n = 22
n
n
1
2
3
2n
2 −1
3
15
63
reste
0
0
0
4
5
6
255 1023 4095
0
0
7
16383
0
0
= 4n ≡ 1[ 3 ] ⇒ 22n − 1 ≡ 0 [ 3 ] .
Proposition 2 : Faux.
x2 + x = x ( x + 1 ) est un multiple de 2 donc pour que ce soit un multiple de 6, il faut qu’un des deux
termes x ou x + 1 soit un multiple de 3 ; on pourrait alors avoir x + 1 ≡ 0 [ 3 ] ⇔ x ≡ 2 [ 3 ] . Par exemple 5
donne 25 + 5 = 30 qui est bien un multiple de 3.
Proposition 3 : Faux.
12x − 5y = 3 a comme solution particulière x = 4 et y = 9 ; on a alors
 x − 4 = 5k
 x = 4 + 5k
 12 x − 5 y = 3
⇒ 12 ( x − 4 ) − 5 ( y − 9 ) = 0 ⇔ 12 ( x − 4 ) = 5 ( y − 9 ) ⇔ 
⇔
.

 12 × 4 − 5 × 9 = 3
 y − 9 = 12k  y = 9 + 12k
Proposition 4 : Vrai.
 a = a1 k
Posons 
où k est PGCD(a, b) ; on a alors a1 b1 k − k = 1 ⇒ k = 1 sinon k diviserait 1. Notre équation
 b = b1 k
 a=1
devient alors : PPCM(a, b) − PGCD(a, b) = 1 devient donc ab − 1 = 1 ⇔ ab = 2 ⇒ 
.
b=2
Deux entiers naturels M et N sont tels que M a pour écriture abc en base dix et N a pour écriture bca en
base dix.
Proposition 5 : Vrai.
M = abc = 100 a + 10 b + c , N = bca = 100 b + 10 c + a donc
M − N = 100 a + 10b + c − 100 b − 10 c − a = 9 ( 11a − 10 b − c )
est divisible par 27 si 11a − 10b − c est divisible par 3.
Sachant qu’on a M = 100 a + 10 b + c = 27 k ⇔ 10 b + c = 27 k − 100 a , on remplace :
11a − 10 b − c = 11a − 27 k + 100 a = 111a − 27 k ;
or 111 est un multiple de 3. Ok.
19. National, juin 2006 (c)
Partie A : Question de cours
1. Énoncer le théorème de Bézout et le théorème de Gauss.
2. Démontrer le théorème de Gauss en utilisant le théorème de Bézout.
Partie B
Il s’agit de résoudre dans
 n ≡ 13 ( 19 )
ℤ le système ( S ) 
 n ≡ 6 ( 12 )
.
1. Démontrer qu’il existe un couple (u ; v) d’entiers relatifs tel que : 19u + 12v = 1.
(On ne demande pas dans cette question de donner un exemple d’un tel couple).
Vérifier que, pour un tel couple, le nombre N = 13 × 12v + 6 × 19u est une solution de (S).
 n ≡ n0 ( 19 )
2. a. Soit n0 une solution de (S), vérifier que le système (S) équivaut à 
.
 n ≡ n0 ( 12 )
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F. Laroche
exercices
 n ≡ n0 ( 19 )
b. Démontrer que le système 
équivaut à n ≡ n0 ( 12 × 19 ) .
 n ≡ n0 ( 12 )
3. a. Trouver un couple (u ; v) solution de l’équation 19u + 12v = 1 et calculer la valeur de N
correspondante.
b. Déterminer l’ensemble des solutions de (S) (on pourra utiliser la question 2. b.).
4. Un entier naturel n est tel que lorsqu’on le divise par 12 le reste est 6 et lorsqu’on le divise par 19 le reste
est 13.
On divise n par 228 = 12 × 19. Quel est le reste r de cette division ?
Correction
Partie A : Question de cours, voir démonstrations arithmétique.
Partie B :
 n ≡ 13 + 19 k
 n ≡ 13 ( 19 )
⇔
.
 n ≡ 6 + 12k′
 n ≡ 6 ( 12 )
( S )
1. Théorème de Bézout : 19 et 12 sont premiers entre eux donc il existe un couple (u ; v) d’entiers relatifs
tel que : 19u + 12v = 1.
N = 13 × 12v + 6 × 19u est une solution de (S) : il faut mettre N sous la forme N ≡ 13 + 19k . Or
12v = 1 − 19u donc N = 13 ( 1 − 19u ) + 6 × 19u = 13 + 19 × ( −7 u ) ; ok.
De même N = 13 × 12v + 6 × 19u = 13 × 12v + 6 ( 1 − 12v ) = 6 + 12 × 7 v ; ok.
n = 13 + 19 k0
2. a. Si n0 est une solution de (S), on a  0
d’où en soustrayant ligne à ligne :
 n0 = 6 + 12k0′
 n − n0 = 19 ( k − k0 )
 n ≡ n0 ( 19 )
⇔
.

 n ≡ n0 ( 12 )
 n − n0 = 12 ( k′ − k0′ )
b. En fait 19 divise n − n0 de même que 12 ; comme ils sont premiers entre eux, 19 × 12 divise n − n0 , ce qui
équivaut à n ≡ n0 ( 12 × 19 ) .
3. a. Avec l’algorithme d’Euclide on a 19 ( −5 ) + 12 ( 8 ) = 1 ; on peut donc prendre u = −5 dans
N = 13 + 19 × ( −7 u ) , ce qui donne N = 678 ; de même on prend v = 8 et N = 6 + 12 × ( 7 v ) , ce qui redonne
bien N = 678 .
b. n ≡ n0 ( 12 × 19 ) ≡ 678 ( 12 × 19 ) ≡ 678 ( 228 ) ≡ 222 ( 228 ) .
4. 222.
20. Centres étrangers, juin 2006
Le but de l’exercice est d’étudier certaines propriétés de divisibilité de l’entier 4n−1, lorsque n est un entier
naturel.
On rappelle la propriété connue sous le nom de petit théorème de Fermat : « si p est un nombre entier et a
un entier naturel premier avec p, alors ap−1 − 1 ≡ 0 mod p ».
Partie A : quelques exemples
1. Démontrer que, pour tout entier naturel n, 4n est congru à 1 modulo 3.
2. Prouver à l’aide du petit théorème de Fermat, que 428 −1 est divisible par 29.
3. Pour 1 ≤ n ≤ 4 , déterminer le reste de la division de 4n par 17. En déduire que, pour tout entier k, le
nombre 44k −1 est divisible par 17.
4. Pour quels entiers naturels n le nombre 4n −1 est-il divisible par 5 ?
5. À l’aide des questions précédentes. déterminer quatre diviseurs premiers de 428 −1.
Partie B : divisibilité par un nombre premier
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Arithmétique
12
F. Laroche
exercices
Soit p un nombre premier différent de 2.
1. Démontrer qu’il existe un entier n ≥ 1 tel que 4n ≡ 1 mod p .
2. Soit n ≥ 1 un entier naturel tel que 4n ≡ 1 mod p .Onnote b le plus petit entier strictement positif tel que
4b ≡ 1 mod p et r le reste de la division euclidienne de n par b.
a. Démontrer que 4r ≡ 1 mod p . En déduire que r = 0.
b. Prouver l’équivalence : 4n −1 est divisible par p si et seulement si n est multiple de b.
c. En déduire que b divise p −1.
21. Asie, juin 2006
Étant donné un entier naturel n ≥ 2, on se propose d’étudier l’existence de trois entiers naturels x, y et z
tels que x2 + y2 + z 2 ≡ 2n − 1 modulo 2n .
Partie A Étude de deux cas particuliers
1. Dans cette question on suppose n = 2. Montrer que 1, 3 et 5 satisfont à la condition précédente.
2. Dans cette question, on suppose n = 3.
a. Soit m un entier naturel. Reproduire et compléter le tableau ci-dessous donnant le reste r de la division
euclidienne de m par 8 et le reste R de la division euclidienne de m2 par 8.
r
0
1
2
3
4
5
6
7
R
b. Peut-on trouver trois entiers naturels x, y et z tels que x2 + y2 + z 2 ≡ 7 modulo 8 ?
Partie B Étude du cas général où n ≥ 3
Supposons qu’il existe trois entiers naturels x, y et z tels que x2 + y2 + z 2 ≡ 2n − 1 modulo 2n .
1. Justifier le fait que les trois entiers naturels x, y et z sont tous impairs ou que deux d’entre eux sont pairs.
2. On suppose que x et y sont pairs et que z est impair. On pose alors x = 2q, y = 2r, z = 2s +1 où q, r, s
sont des entiers naturels.
a. Montrer que x2 + y2 + z 2 ≡ 1 modulo 4 .
b. En déduire une contradiction.
3. On suppose que x, y, z sont impairs.
a. Prouver que, pour tout entier naturel k non nul, k2 + k est divisible par 2.
b. En déduire que x2 + y2 + z 2 ≡ 3 modulo 8 .
c. Conclure.
22. Amérique du Sud, sept. 2005
Le plan complexe P est rapporté à un repère orthonormal direct (O ; u, v ) . On prendra pour unité
graphique 4 cm. On considère les points A, B, C et D d’affixes respectives a, b, c et d telles que :
i
a = i, b = 1 + 2i, c = 2e
π
4
et d = 3 + 2i.
On considère la similitude directe s qui transforme A en B et C en D. Soit M un point d’affixe z et M’,
d’affixe z’, son image par s.
1. Exprimer z’ en fonction de z. Déterminer les éléments caractéristiques de s.
 U0 = 0
Soit (Un) la suite numérique définie par : 
pour tout n ∈ ℕ .
 Un+1 = 2Un + 1
2. Montrer que, pour tout entier naturel n, Un+1 etUn sont premiers entre eux.
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3. Interpréter géométriquement, en utilisant la similitude s, les termes dela suite (Un).
4. Montrer que pour tout entier naturel n, Un = 2n − 1 .
5. Montrer que, pour tous entiers naturels n et p non nuls tels que n ≥ p , Un = U p (Un− p + 1) + Un− p .
La notation pgcd(a ; b) est utilisée, dans la suite, pour désigner le plus grand diviseur commun à deux
entiers naturels a et b. Montrer pour n ≥ p l’égalité
pgcd(Un , U p ) = pgcd(U p , Un− p ) .
6. Soit n et p deux entiers naturels non nuls, montrer que : pgcd(Un , U p ) = Upgcd( n, p) . Déterminer le
nombre : pgcd(U2005 , U15).
23. National, sept. 2005
Pour chaque question, une seule des quatre réponses proposées est exacte. Le candidatindiquera sur la copie le numéro
de la question et la lettre correspondant à la réponse choisie.
Chaque réponse exacte rapporte 1 point. Chaque réponse fausse enlève 0,5 point. Une absence de réponse est comptée
0 point. Si le total est négatif, la note est ramenée à zéro. Aucune justification n’est demandée.
1. On considère dans l’ensemble des entiers relatifs l’équation : x2 − x + 4 ≡ 0 (modulo 6) .
A : toutes les solutions sont des entiers pairs.
B : il n’y a aucune solution.
C : les solutions vérifient x ≡ 2(6) .
D : les solutions vérifient x ≡ 2(6) ou x ≡ 5(6) .
2. On se propose de résoudre l’équation (E) : 24x + 34y = 2, où x et y sont des entiers relatifs.
A : Les solutions de (E) sont toutes de la forme : (x ; y) = (34k−7 ; 5−24k), k ∈ ℤ .
B : L’équation (E) n’a aucune solution.
C : Les solutions de (E) sont toutes de la forme : (x ; y) = (17k−7 ; 5−12k), k ∈ ℤ .
D : Les solutions de (E) sont toutes de la forme : (x ; y) = (−7k ; 5k), k ∈ ℤ .
3. On considère les deux nombres n = 1 789 et p = 17 892 005. On a alors :
A : n ≡ 4(17) et p ≡ 0(17) .
C : p ≡ 4(17) .
B : p est un nombre premier.
D : p ≡ 1(17) .
4. On considère, dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormal, les points A et B d’affixes
respectives a et b. Le triangle MAB est rectangle isocèle direct d’hypoténuse [AB] si et seulement si le point
M d’affixe z est tel que :
A: z=
b − ia
.
1− i
i
C: a − z = i(b − z).
π
B : z − a = e 4 ( b − a) .
D : b− z =
π
2
( a − z) .
5. On considère dans le plan orienté deux points distincts A et B ; on note I le milieu du segment [AB]. Soit
2π
f la similitude directe de centre A, de rapport 2 et d’angle
; soit g la similitude directe de centre A, de
3
π
1
rapport
et d’angle
; soit h la symétrie centrale de centre I.
3
2
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exercices
A : h g f transforme A en B et c’est une rotation.
B : h g f est la réflexion ayant pour axe la médiatrice du segment [AB].
C : h g f n’est pas une similitude.
D : h g f est la translation de vecteur AB .
24. Antilles, juin 2005
1. a. Déterminer suivant les valeurs de l’entier naturel non nul n le reste dans la division euclidienne par 9
de 7n.
b. Démontrer alors que (2005)2005 ≡ 7(9) .
2. a. Démontrer que pour tout entier naturel non nul n : ( (10)n ≡ 1(9) .
b. On désigne par N un entier naturel écrit en base dix, on appelle S la somme de ses chiffres. Démontrer la
relation suivante : N ≡ S(9) .
c. En déduire que N est divisible par 9 si et seulement si S est divisible par 9.
3. On suppose que A = (2005)2005 ; on désigne par :
– B la somme des chiffres de A ;
– C la somme des chiffres de B ;
– D la somme des chiffres de C.
a. Démontrer la relation suivante : A ≡ D(9) .
b. Sachant que 2005 < 10000, démontrer que A s’écrit en numération décimale avec au plus 8020 chiffres.
En déduire que B ≤ 72180 .
c. Démontrer que C ≤ 45 .
d. En étudiant la liste des entiers inférieurs à 45, déterminer un majorant de D plus petit que 15.
e. Démontrer que D = 7.
25. Centres étrangers, juin 2005 (c)
Partie A
Soit N un entier naturel, impair non premier. On suppose que N = a2 − b2 où a et b sont deux entiers
naturels.
1. Montrer que a et b n’ont pas la même parité.
2. Montrer que N peut s’écrire comme produit de deux entiers naturels p et q.
3. Quelle est la parité de p et de q ?
Partie B
On admet que 250 507 n’est pas premier. On se propose de chercher des couples d’entiers naturels (a ; b)
vérifiant la relation (E) : a2 − 250 507 = b2 .
1. Soit X un entier naturel.
a. Donner dans un tableau, les restes possibles de X modulo 9 ; puis ceux de X 2 modulo 9.
b. Sachant que a2 − 250 507 = b2 , déterminer les restes possibles modulo 9 de a2 − 250 507 ; en déduire les
restes possibles modulo 9 de a2 .
c. Montrer que les restes possibles modulo 9 de a sont 1 et 8.
2. Justifier que si le couple (a ; b) vérifie la relation (E), alors a ≥ 501 . Montrer qu’il n’existe pas de solution
du type (501 ; b).
3. On suppose que le couple (a ; b) vérifie la relation (E).
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a. Démontrer que a est congru à 503 ou à 505 modulo 9.
b. Déterminer le plus petit entier naturel k tel que le couple (505+9k ; b) soit solution de (E), puis donner le
couple solution correspondant.
Partie C
1. Déduire des parties précédentes une écriture de 250 507 en un produit deux facteurs.
2. Les deux facteurs sont-ils premiers entre eux ?
3. Cette écriture est-elle unique ?
Correction
Partie A
1. N = a2 − b2 = ( a − b)( a + b) :
s’ils sont tous les deux pairs, leur somme et leur différence sont paires, le produit est pair ;
s’ils sont tous les deux impairs, leur somme et leur différence sont paires, le produit est pair ;
comme N est impair, a et b n’ont pas la même parité.
2. Evident : N = a2 − b2 = ( a − b)( a + b) = pq .
3. Comme il a été dit, pour que le produit soit impair, il faut qu’ils n’aient pas la même parité.
Partie B
1. a.
X
0
1
2
3
4
5
6
7
8
2
0
1
4
0
−2 = 7
−2 = 7
0
4
1
−1 = 8
0
3
−1 = 8
6
6
−1 = 8
3
0
X
X2 −1
b. On a 250 507 = 27 834 . 9 + 1, donc les restes possibles modulo 9 de a2 − 250 507 sont ceux de X 2 − 1 .
c. Comme a2 − 250 507 = b2 , les restes doivent être égaux modulo 9, on a a2 ≡ b2 + 1(9) ;
*si on prend b ≡ 0(9) alors a2 ≡ 1(9) ⇒ a ≡ 1(9) ou a ≡ 8(9) ,
*si on prend b ≡ 1(9) alors a2 ≡ 2(9) , ce qui est impossible,
*si on prend b ≡ 2(9) alors a2 ≡ 5(9) , ce qui est impossible, etc.
2. On a a2 − 250 507 = b2 d’où
a2 = 250 507 + b2 ≥ 250 507 = (500,...)2 ≥ 5012 donc a ≥ 501 . Si on avait
une solution du type (501 ; b), on aurait 251001 − 250507 = b2 ⇔ b2 = 494 or 494 n’est pas un carré
parfait.
3. a. a est congru à 1 ou 8 modulo 9 et doit être supérieur à 501, lequel est congru à 6 mod 9 ; on peut donc
prendre 503 ≡ 8(9) ou 505 ≡ 1(9) .
b. Le plus simple est de faire quelques essais :
Terminale S
Arithmétique
a2 − ...
a
a2−250507
505
4518
67,2160695
514
13689
117
523
23022
151,730023
532
32517
180,324707
541
42174
205,363093
550
51993
228,019736
559
61974
248,945777
16
F. Laroche
exercices
568
72117
268,546085
577
82422
287,09232
On a donc la première solution pour k = 1, ce qui donne la solution (514, 117).
Partie C
1. On a 250 507 = a2 − b2 = ( a − b)( a + b) = (514 − 117)(514 + 117) = 397.631 .
2. Appliquons l’algorithme d’Euclide :
u
v
quotient
reste
631
397
1
234
397
234
1
163
234
163
1
71
163
71
2
21
71
21
3
8
21
8
2
5
8
5
1
3
5
3
1
2
3
2
1
1
Le PGCD est 1, les deux nombres sont premiers entre eux.
3. Cette écriture ne sera pas unique (mis à part p = 1, q = 250507, par exemple) si 397 n’est pas un nombre
premier. Or 397 est premier, la décomposition est bien unique.
26. Liban, juin 2005
1. On considère l’équation (E) : 109x − 226y = 1 où x et y sont des entiers relatifs.
a. Déterminer le pgcd de 109 et 226. Que peut-on en conclure pour l’équation (E) ?
b. Montrer que l’ensemble de solutions de (E) est l’ensemble des couples de la forme (141+226k, 68+109k),
où k appartient à ℤ .
En déduire qu’il existe un unique entier naturel non nul d inférieur ou égal à 226 et un unique entier
naturel non nul e tels que 109d = 1+226e. (On précisera les valeurs des entiers d et e.)
2. Démontrer que 227 est un nombre premier.
3. On note A l’ensemble des 227 entiers naturels a tels que a ≤ 226 .
On considère les deux fonctions f et g de A dans A définies de la manière suivante :
à tout entier de A, f associe le reste de la division euclidienne de a109 par 227 ;
à tout entier de A, g associe le reste de la division euclidienne de a141 par 227.
a. Vérifier que g[f(0)] = 0.
On rappelle le résultat suivant appelé petit théorème de Fermat :
Si p est un nombre premier et a un entier non divisible par p alors ap −1 ≡ 1 modulo p.
b. Montrer que, quel que soit l’entier non nul a de A, a226 ≡ 1 [ modulo 227 ] .
c. En utilisant 1. b., en déduire que, quel que soit l’entier non nul a de A, g[f(a)]= a.
Que peut-on dire de f[(g (a)]= a ?
27. Polynésie, juin 2005
On considère la suite (un) d’entiers naturels définie par u0 = 14, un+1 = 5un − 6 pour tout entier naturel n.
1. Calculer u1, u2, u3 et u4.
Terminale S
Arithmétique
17
F. Laroche
exercices
Quelle conjecture peut-on émettre concernant les deux derniers chiffres de un ?
2. Montrer que, pour tout entier naturel n, un+ 2 ≡ un (modulo 4) . En déduire que pour tout entier naturel k,
u2 k ≡ 2(modulo 4) et u2 k+1 ≡ 0(modulo 4) .
3. a. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 2un = 5n+2 +3.
b. En déduire que, pour tout entier naturel n, 2un ≡ 28(modulo 100) .
4. Déterminer les deux derniers chiffres de l’écriture décimale de un suivant les valeurs de n.
5. Montrer que le PGCD de deux termes consécutifs de la suite (un) est constant. Préciser sa valeur.
28. La Réunion, juin 2005
Dans cet exercice, on pourra utiliser le résultat suivant :
« Étant donnés deux entiers naturels a et b non nuls, si PGCD(a ; b) = 1 alors PGCD(a2 ; b2 ) = 1 ».
n
Une suite (Sn) est définie pour n >0 par Sn =
∑p
3
. On se propose de calculer, pour tout entier naturel
p =1
non nul n, le plus grand commun diviseur de Sn et Sn+1.
2
 n(n + 1) 
1. Démontrer que, pour tout n > 0, on a : Sn = 
 .
2 

2. Étude du cas où n est pair. Soit k l’entier naturel non nul tel que n = 2k.
a. Démontrer que PGCD( S2 k ; S2 k+1 ) = (2k + 1)2 PGCD( k2 ; ( k + 1)2 ) .
b. Calculer PGCD (k ; k +1).
c. Calculer PGCD(S2k ; S2k+1).
3. Étude du cas où n est impair. Soit k l’entier naturel non nul tel que n = 2k +1.
a. Démontrer que les entiers 2k +1 et 2k +3 sont premiers entre eux.
b. Calculer PGCD(S2k+1 ; S2k+2).
4. Déduire des questions précédentes qu’il existe une unique valeur de n, que l’on déterminera, pour
laquelle Sn et Sn+1 sont premiers entre eux.
29. Nouvelle-Calédonie, nov 2004 (c)
Dans cet exercice a et b désignent des entiers strictement positifs.
1. a. Démontrer que s’il existe deux entiers relatifs u et v tels que au + bv = 1 alors les nombres a et b sont
premiers entre eux.
b. En déduire que si
( a2 + ab − b2 )
2
= 1 alors a et b sont premiers entre eux.
2. On se propose de déterminer tous les couples d’entiers strictement positifs (a ; b) tels que
( a2 + ab − b2 )
2
= 1 . Un tel couple sera appelé solution.
a. Déterminer a lorsque a = b.
b. Vérifier que (1 ; 1), (2 ; 3) et (5 ; 8) sont trois solutions particulières.
c. Montrer que si (a ; b) est solution et si a < b , alors a2 − b2 < 0 .
3. a. Montrer que si (x ; y) est une solution différente de (1 ; 1) alors ( y − x ; x) et ( y ; y + x) sont aussi des
solutions.
b. Déduire de 2. b. trois nouvelles solutions.
4. On considère la suite de nombres entiers strictement positifs ( an )n∈ℕ définie par a0 = a1 = 1 et pour tout
entier n, n ≥ 0 , an+ 2 = an+1 + an .
Terminale S
Arithmétique
18
F. Laroche
exercices
Démontrer que pour tout entier naturel n ≥ 0 , ( an ; an+1 ) est solution. En déduire que les nombres an et
an+1 sont premiers entre eux.
Correction
1. a. Démonstration de cours.
(
b. a2 + ab − b2
)
2
 a2 + ab − b2 = 1
 a ( a + b ) − b × b = 1
=1⇔ 
⇔
. Dans les deux cas on peut écrire
2
2
 a + ab − b = −1  b(b − a) − a × a = 1
au + bv = 1 : dans le premier u = a + v, v = −b , dans le second u = b − a, v = − a .
(
2. a. a = b : a2 + ab − b2
)
2
= 1 ⇔ a4 = 1 ⇒ a = 1 (a > 0).
(
b. (1 ; 1) est déjà fait, (2 ; 3) : 22 + 2.3 − 32
)
2
(
= 1 et (5 ; 8) : 52 + 5.8 − 82
)
2
= (25 + 40 − 64)2 = 1 .
c. a2 + ab − b2 = 1 : si on a a2 − b2 > 0 , alors a2 + ab − b2 ne peut pas valoir 1 ; de même a2 + ab − b2 ne peut
valoir −1 dans ce cas puisqu’il serait positif. Dans tous les cas on a a2 − b2 < 0 .
3. a. ( y − x ; x) est une solution ssi (x ; y) est une solution :
( (y − x)2 + (y − x)x − x2 ) = ( y2 − 2xy + x2 + xy − x2 − x2 ) = ( y2 − xy + x2 )
2
2
2
=1 ;
Même calcul pour ( y ; y + x) .
b. (2 ; 3) est solution donc (3 − 2 ; 2) = (1 ; 2) et (3 ; 3 + 2) = (3 ; 5) en sont ; (5 ; 8) est solution donc
(8 − 5 ; 5) = (3 ; 5) et (8 ; 5 + 8) = (8 ; 13) en sont ; on a les nouvelles solutions : (1 ; 2) , (3 ; 5) et (8 ; 13) .
4. a0 = a1 = 1 , an+ 2 = an+1 + an . Démonstration par récurrence : supposons que ( an ; an+1 ) est solution, alors
( y ; y + x) = ( an+1 ; an + an+1 ) = ( an+1 ; an+ 2 ) est solution d’après le 3. a. Comme c’est vrai au rang 0 : (1 ; 1) est
solution, c’est toujours vrai.
La question 1. b. justifie alors que les nombres an et an+1 sont premiers entre eux.
Remarque : ce n’est pas la façon la plus rapide de montrer que deux termes consécutifs de la suite de
Fibonacci sont premiers entre eux : soient un+1 et un deux termes consécutifs de la suite de Fibonacci.
Alors un+1 = un + un−1 ; soit d un diviseur commun positif de un+1 et un ; alors d divise un−1, donc d est un
diviseur commun de un et un−1.
En itérant (et en descendant), il vient : d est un diviseur commun de u1 = 1 et uo = 1 donc d = 1 et un+1 et
un sont premiers entre eux.
30. Antilles, sept 2004
Pour chacune des six affirmations, dire si elle est vraie ou si elle est fausse, en justifiant le choix effectué.
1. Le PGCD de 2 004 et 4 002 est 6.
2. Si p et q sont deux entiers naturels non nuls, 2pq − 1 est divisible par 2p − 1 et par 2q − 1.
3. Pour tout n de ℕ *, 2n − 1 n’est jamais divisible par 9.
4. L’ensemble des couples d’entiers solutions de l’équation : 24x + 35y = 9 est l’ensemble des couples :
(−144+70k ; 99−24k) où k ∈
ℤ.
5. Soient A et B deux points distincts du plan ; si on note f l’homothétie de centre A et de rapport 3 et g
1
l’homothétie de centre B et de rapport
alors g f est la translation de vecteur AB .
3
6. Soit s la similitude d’écriture complexe z’ = iz +(1− i), l’ensemble des points invariants de s est une
droite.
Terminale S
Arithmétique
19
F. Laroche
exercices
31. Asie, juin 2004
On appelle (E) l’ensemble des entiers naturels qui peuvent s’écrire sous la forme 9+a2 où a est un entier
naturel non nul ; par exemple 10 = 9+12 ; 13= 9+22 etc.
On se propose dans cet exercice d’étudier l’existence d’éléments de (E) qui sont des puissances de 2, 3 ou 5.
1. Étude de l’équation d’inconnue a : a2 +9 = 2n où a ∈ ℕ, n ∈ ℕ , n ≥ 4 .
a. Montrer que si a existe, a est impair.
b. En raisonnant modulo 4, montrer que l’équation proposée n’a pas de solution.
2. Étude de l’équation d’inconnue a : a2 +9 = 3n où a ∈ ℕ, n ∈ ℕ , n ≥ 3 .
a. Montrer que si n ≥ 3 , 3n est congru à 1 ou à 3 modulo 4.
b. Montrer que si a existe, il est pair et en déduire que nécessairement n est pair.
c. On pose n = 2p où p est un entier naturel, p ≥ 2 . Déduire d’une factorisation de 3n − a2, que l’équation
proposée n’a pas de solution.
3. Étude de l’équation d’inconnue a : a2 +9 = 5n où a ∈ ℕ, n ∈ ℕ , n ≥ 2 .
a. En raisonnant modulo 3, montrer que l’équation n’a pas de solution si n est impair.
b. On pose n = 2p, en s’inspirant de 2. c. démontrer qu’il existe un unique entier naturel a tel que a2 + 9
soit une puissance entière de 5.
32. Centres étrangers, juin 2004
On se propose dans cet exercice d’étudier le problème suivant :
« Les nombres dont l’écriture décimale n’utilise que le seul chiffre 1 peuvent-ils être premiers ? »
Pour tout entier naturel p ≥ 2 , on pose Np = 1...1 où 1 apparaît p fois.
On rappelle dès lors que N p = 10 p −1 + 10 p −2 + ... + 100 .
1. Les nombres N2 = 11, N3 = 111, N4 = 1111 sont-ils premiers ?
2. Prouver que N p =
10 p − 1
. Peut-on être certain que 10 p − 1 est divisible par 9 ?
9
3. On se propose de démontrer que si p n’est pas premier, alors Np n’est pas premier.
On rappelle que pour tout nombre réel x et tout entier naturel n non nul,
x n − 1 = ( x − 1)( x p −1 + x p− 2 + ... + x + 1)
a. On suppose que p est pair et on pose p = 2q, où q est un entier naturel plus grand que 1. Montrer que Np
est divisible par N2 = 11.
b. On suppose que p est multiple de 3 et on pose p = 3q, où q est un entier naturel plus grand que 1.
Montrer que Np est divisible par N3 = 111.
c. On suppose p non premier et on pose p = kq où k et q sont des entiers naturels plus grands que 1. En
déduire que Np est divisible par Nk .
4. Énoncer une condition nécessaire pour que Np soit premier. Cette condition est-elle suffisante ?
33. National, juin 2004 (c)
1. Montrer que pour tout entier naturel non nul k et pour tout entier naturel x :
( x − 1)(1 + x + x2 + ... + x k−1 ) = x k − 1 .
Dans toute la suite de l’exercice, on considère un nombre entier a supérieur ou égal à 2.
2. a. Soit n un entier naturel non nul et d un diviseur positif de n : n = dk. Montrer que ad − 1 est un
diviseur de an − 1 .
b. Déduire de la question précédente que 22004 − 1 est divisible par 7, par 63 puis par 9.
Terminale S
Arithmétique
20
F. Laroche
exercices
3. Soient m et n deux entiers naturels non nuls et d leur PGCD.
a. On définit m’ et n’ par m = dm’ et n = dn’. En appliquant le théorème de Bézout à m’ et n’, montrer qu’il
existe des entiers relatifs u et v tels que mu − nv = d .
b. On suppose u et v strictement positifs. Montrer que ( amu − 1) − ( anv − 1)ad = ad − 1 . Montrer ensuite que
ad − 1 est le PGCD de amu − 1 et de anv − 1 .
c. Calculer, en utilisant le résultat précédent, le PGCD de 263 − 1 et de 260 − 1 .
Correction
1. On redémontre le théorème sur la somme des termes d’une suite géométrique : on développe
( x − 1)(1 + x + x2 + ... + x k−1 ) = ( x + x 2 + ... + x k ) − (1 + x + x2 + ... + x k−1 ) = x k − 1 .
2. a. n = dk. Remplaçons x par ad dans la relation précédente :
( ad − 1)(1 + ad + a2 d + ... + ad( k−1) ) = adk − 1 = an − 1 .
ad − 1 est en facteur dans an − 1 , c’en est bien un diviseur.
b. On effectue la décomposition en facteurs premiers de 2004 : 2004 = 22.3.167 donc 22004 − 1 est divisible
par 22 − 1 = 3, 23 − 1 = 7, 24 − 1 = 15, 26 − 1 = 63, 212 − 1 = 4095, ... 22004 − 1 est donc divisible par 7 et 63 ;
comme 9 divise 63 il divise également 22004 − 1 .
3. a. Bézout dit : m’ et n’ sont premiers entre eux si et seulement si il existe u et v tels que um '+ vn ' = 1 (ou
um '− vn ' = 1 ). On multiplie tout par d : udm '+ vdn ' = d , soit um + vn = d (ou um − vn = d ).
b. Développons :
amu − 1 − anv + d + ad = ad − 1 ⇔ amu − anv + d = 0 ⇔ amu = anv + d ⇔ mu = nv + d ⇔ mu − nv = d .
amu − 1
)−(
anv − 1
)ad = 1 ; ceci montre
ad − 1
ad − 1
amu − 1
anv − 1
qu’il existe deux entiers tels que 1. A − ad .B = D où A = d
et B = d
. A et B sont donc premiers
a −1
a −1
entre eux et D est le PGCD de A et B.
Divisons la relation ( amu − 1) − ( anv − 1)ad = ad − 1 par D = ad − 1 : (
c. Le PGCD de 263 − 1 et de 260 − 1 est obtenu en passant par le PGCD de 63 et 60 qui est d = 3. On a alors
1.63 − 1.60 = 3 d’où en prenant a = 2 : A = 263 − 1 , B = 260 − 1 et D = 23 − 1 = 7 .
34. La Réunion, juin 2004
On rappelle la propriété, connue sous le nom de petit théorème de Fermat :
« Soit p un nombre premier et a un entier naturel premier avec p ; alors ap −1 − 1 est divisible par p ».
1. Soit p un nombre premier impair.
a. Montrer qu’il existe un entier naturel k, non nul, tel que 2k ≡ 1( p) .
b. Soit k un entier naturel non nul tel que 2k ≡ 1( p) et soit n un entier naturel.Montrer que, si k divise n,
alors 2n ≡ 1( p) .
c. Soit b tel que 2b ≡ 1( p) , b étant le plus petit entier non nul vérifiant cette propriété. Montrer, en
utilisant la division euclidienne de n par b, que si 2n ≡ 1( p) , alors b divise n.
2. Soit q un nombre premier impair et le nombre A = 2q − 1 . On prend pour p un facteur premier de A.
a. Justifier que : 2q ≡ 1( p) .
b. Montrer que p est impair.
c. Soit b tel que 2b ≡ 1( p) , b étant le plus petit entier non nul vérifiant cette propriété. Montrer, en
utilisant 1. que b divise q. En déduire que b = q.
Terminale S
21
F. Laroche
Arithmétique
exercices
d. Montrer que q divise p −1, puis montrer que p ≡ 1(2q) .
3. Soit A1 = 217 − 1 . Voici la liste des nombres premiers inférieurs à 400 et qui sont de la forme 34m+1, avec
m entier non nul : 103, 137, 239, 307. En déduire que A1 est premier.
35. Nouvelle Calédonie, sept 2003
1. a. Soit p un entier naturel. Montrer que l’un des trois nombres p, p +10 et p +20, et l’un seulement est
divisible par 3.
b. Les entiers naturels a, b et c sont dans cet ordre les trois premiers termes d’une suite arithmétique de
raison 10. Déterminer ces trois nombres sachant qu’ils sont premiers.
2. Soit E l’ensemble des triplets d’entiers relatifs (u, v, w) tels que 3u +13v +23w = 0.
a. Montrer que pour un tel triplet v ≡ w(mod 3) .
b. On pose v = 3k +r et w = 3k’ +r où k, k’ et r sont des entiers relatifs et 0 ≤ r ≤ 2 . Montrer que les
éléments de E sont de la forme : (−13k − 23k’ − 12r, 3k + r, 3k’ + r).
c. l’espace est rapporté à un repère orthonormal d’origineO et soit P le plan d’équation 3x +13y +23z = 0.
Déterminer l’ensemble des points M à coordonnées (x, y, z) entières relatives appartenant au plan P et
situés à l’intérieur du cube de centre O, de côté 5 et dont les arêtes sont parallèles aux axes.
36. Antilles-Guyane, sept 2003
Soit l’équation (1) d’inconnue rationnelle x : 78 x3 + ux2 + vx − 14 = 0 où u et v sont des entiers relatifs.
1. On suppose dans cette question que
14
est solution de l’´equation (1).
39
a. Prouver que les entiers relatifs u et v sont liés par la relation 14u + 39v = 1 129.
b. Utiliser l’algorithme d’Euclide, en détaillant les diverses étapes du calcul, pour trouver un couple (x ; y)
d’entiers relatifs vérifiant l’équation 14x + 39y = 1. Vérifier que le couple (−25 ; 9) est solution de cette
équation.
c. En déduire un couple (u0 ; v0) solution particulière de l’équation 14u + 39v = 1 129. Donner la solution
générale de cette équation c’est-à-dire l’ensemble des couples (u ; v) d’entiers relatifs qui la vérifient.
d. Déterminer, parmi les couples (u ; v) précédents, celui pour lequel le nombre u est l’entier naturel le plus
petit possible.
2. a. Décomposer 78 et 14 en facteurs premiers. En déduire, dans ℕ , l’ensemble des diviseurs de 78 et
l’ensemble des diviseurs de 14.
p
une solution rationnelle de l’équation (1) d’inconnue x : 78 x3 + ux2 + vx − 14 = 0 où u et v sont
q
des entiers relatifs. Montrer que si p et q sont des entiers relatifs premiers entre eux, alors p divise 14 et q
divise 78.
b. Soit
c. En déduire le nombre de rationnels, non entiers, pouvant être solutions de l’équation (1) et écrire, parmi
ces rationnels, l’ensemble de ceux qui sont positifs.
37. France, sept 2003
On rappelle que 2003 est un nombre premier.
1. a. Déterminer deux entiers relatifs u et v tels que : 123u + 2003v = 1.
b. En déduire un entier relatif k0 tel que : 123k0 ≡ 1 [ 2003 ] .
c. Montrer que, pour tout entier relatif x, 123 x ≡ 456 [ 2003 ] si et seulement si x ≡ 456 k0 [ 2003 ] .
d. Déterminer l’ensemble des entiers relatifs x tels que : 123 x ≡ 456 [ 2003 ] .
e. Montrer qu’il existe un unique entier n tel que : 1 ≤ n ≤ 2002 et 123n ≡ 456 [ 2003 ] .
Terminale S
Arithmétique
22
F. Laroche
exercices
2. Soit a un entier tel que : 1 ≤ a ≤ 2002 .
a. Déterminer PGCD(a ; 2003). En déduire qu’il existe un entier m tel que : am ≡ 1 [ 2003 ] .
b. Montrer que, pour tout entier b, il existe un unique entier x tel que : 1 ≤ x ≤ 2002 et ax ≡ b [ 2003 ] .
38. Polynésie, sept 2003
On désigne par p un nombre entier premier supérieur ou égal à 7.
Le but de l’exercice est de démontrer que l’entier naturel n = p4 − 1 est divisible par 240, puis d’appliquer
ce résultat.
1. Montrer que p est congru à −1 ou à 1 modulo 3. En déduire que n est divisible par 3.
2. En remarquant que p est impair, prouver qu’il existe un entier naturel k tel que p2 − 1 = 4k( k + 1) , puis
que n est divisible par 16.
3. En considérant tous les restes possibles de la division euclidienne de p par 5, démontrer que 5 divise n.
4. a. Soient a, b et c trois entiers naturels. Démontrer que si a divise c et b divise c, avec a et b premiers
entre eux, alors ab divise c.
b. Déduire de ce qui précède que 240 divise n.
5. Existe-t-il quinze nombres premiers p1, p2, …, p15 supérieurs ou égaux à 7 tels que l’entier
4
A = p14 + p24 + ... + p15
soit un nombre premier ?
39. Antilles-Guyane, juin 2003
(
1. a. Calculer : 1 + 6
) , ( 1+ 6 ) , ( 1+ 6 )
2
4
6
.
b. Appliquer l’algorithme d’Euclide à 847 et 342. Que peut-on en déduire ?
(
2. Soit n un entier naturel non nul. On note a et b les entiers naturels tels que : 1 + 6
)
n
= an + bn 6 .
a. Que valent a1 et b1 ? D’après les calculs de la question 1. a., donner d’autres valeurs de an et bn.
b. Calculer an+1 et bn+1 en fonction de an et bn.
c. Démontrer que, si 5 ne divise pas an + bn, alors 5 ne divise pas non plus an+1 + bn+1 . En déduire que, quel
que soit n entier naturel non nul, 5 ne divise pas an + bn .
d. Démontrer que, si an et bn sont premiers entre eux, alors an+1 et bn+1 sont premiers entre eux. En déduire
que, quel que soit n entier naturel non nul, an et bn sont premiers entre eux.
40. Asie, juin 2003
1. a. Montrer que, pour tout entier naturel n, 3n3 − 11n + 48 est divisible par n + 3.
b. Montrer que, pour tout entier naturel n, 3n2 − 9n + 16 est un entier naturel non nul.
2. Montrer que, pour tous les entiers naturels non nuls a, b et c, l’égalité suivante est vraie :
PGCD(a ; b) = PGCD(bc − a ; b).
3. Montrer que, pour tout entier naturel n, supérieur ou égal à 2, l’égalité suivante est vraie :
PGCD(3n3 − 11n ; n + 3) = PGCD(48 ; n + 3).
4. a. Déterminer l’ensemble des diviseurs entiers naturels de 48.
b. En déduire l’ensemble des entiers naturels n tels que
3n3 − 11n
soit un entier naturel.
n+ 3
41. Liban, mai 2003
Les suites d’entiers naturels (xn) et (yn) sont définies sur ℕ par :
Terminale S
Arithmétique
23
F. Laroche
exercices
 x0 = 3, xn+1 = 2 xn − 1
.

 y0 = 1, yn+1 = 2yn + 3
1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel n, xn = 2n+1 + 1 .
2. a. Calculer le PGCD de x8 et x9, puis celui de x2002 et x2003. Que peut-on en déduire pour x8 et x9 d’une part,
pour x2002 et x2003 d’autre part ?
b. xn et xn+1 sont-ils premiers entre eux pour tout entier naturel n ?
3. a. Démontrer que pour tout entier naturel n, 2 xn − yn = 5 .
b. Exprimer yn en fonction de n.
c. En utilisant les congruences modulo 5, étudier suivant les valeurs de l’entier naturel p le reste de la
division euclidienne de 2p par 5.
d. On note dn le PGCD de xn et yn pour tout entier naturel n. Démontrer que l’on a dn = 1 ou dn= 5 ; en
déduire l’ensemble des entiers naturels n tels que xn et yn soient premiers entre eux.
42. Amérique du Sud, décembre 2002
On considère la suite d’entiers définie par an = 111 . . . 11 (l’écriture décimale de an est composée de n
chiffres 1). On se propose de montrer que l’un, au moins, des termes de la suite est divisible par 2001.
1. En écrivant an sous la forme d’une somme de puissances de 10, montrer que pour tout entier naturel n
10 n − 1
non nul, an =
.
9
2. On considère la division euclidienne par 2001 : expliquer pourquoi parmi les 2002 premiers termes de la
suite, il en existe deux, au moins, ayant le même reste.
Soit an et ap deux termes de la suite admettant le même reste (n < p). Quel est le reste de la division
euclidienne de ap − an par 2001 ?
3. Soit k et m deux entiers strictement positifs vérifiant k < m.
Démontrer l’égalité : am − ak = am− k × 10 k .
4. Calculer le PGCD de 2001 et de 10. Montrer que si 2001 divise am − ak , alors 2001 divise am− k .
5. Démontrer alors que l’un, au moins, des termes de la suite est divisible par 2001.
43. Nouvelle-Calédonie, novembre 2002
On considère deux entiers naturels, non nuls, x et y premiers entre eux.
On pose S = x + y et P = xy.
1. a. Démontrer que x et S sont premiers entre eux, de même que y et S.
b. En déduire que S = x + y et P = xy sont premiers entre eux.
c. Démontrer que les nombres S et P sont de parités différentes (l’un pair, l’autre impair).
2. Déterminer les diviseurs positifs de 84 et les ranger par ordre croissant.
3. Trouver les nombres premiers entre eux x et y tels que : SP = 84.
4. Déterminer les deux entiers naturels a et b vérifiant les conditions suivantes :
 a + b = 84
avec d = PGCD(a ; b)

3
 ab = d
(on pourra poser a = dx et b = dy avec x et y premiers entre eux).
44. France, septembre 2002
On considère un rectangle direct ABCD vérifiant : AB = 10 cm et AD = 5 cm.
Terminale S
Arithmétique
24
F. Laroche
exercices
1. Faire une figure : construire ABCD, puis les images respectives M, N et P de B, C et D par la rotation r de
centre A et d’angle
π
2
.
2. a. Construire le centre Ω de la rotation r’ qui vérifie r’(A) = N et r’(B) = P. Déterminer l’angle de r’.
b. Montrer que l’image de ABCD par r’ est AMNP.
c. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de la transformation r −1 r ' .
3. On considère les images successives des rectangles ABCD et AMNP par la translation de vecteur DM .
Sur la demi-droite [DA), on définit ainsi la suite de points (Ak), k > 1, vérifiant, en cm, DAk = 5 + 15 k .
Sur la même demi-droite, on considère la suite de points (En), n > 1, vérifiant, en cm, DEn = 6, 55n .
a. Déterminer l’entier k tel que E120 appartienne à [Ak, Ak+1]. Que vaut la longueur AkE120 en cm ?
b. On cherche dans cette question pour quelle valeur minimale n0 le point En0 est confondu avec un
point Ak.
Montrer que si un point En est confondu avec un point Ak alors 131n − 300k = 100.
Vérifier que les nombres n = 7 100 et k = 3 100 forment une solution de cette équation.
Déterminer la valeur minimale n0 recherchée.
45. Asie, juin 2002
7
1

 xn+1 = 3 xn + 3 yn + 1
On considère les suites (xn) et (yn) définies par x0 = 1, y0 = 8 et 
, n∈ ℕ .
 y = 20 x + 8 y + 5
 n+1 3 n 3 n
1. Montrer, par récurrence, que les points Mn de coordonnées (xn ; yn) sont sur la droite ( ∆ ) dont une
équation est 5x − y + 3 = 0. En déduire que xn+1 = 4 xn + 2 .
2. Montrer, par récurrence, que tous les xn sont des entiers naturels. En déduire que tous les yn sont aussi
des entiers naturels.
3. Montrer que :
a. xn est divisible par 3 si et seulement si yn est divisible par 3.
b. Si xn et yn ne sont pas divisibles par 3, alors ils sont premiers entre eux.
4. a. Montrer, par récurrence, que xn =
(
)
1 n
4 ×5−2 .
3
b. En déduire que 4n × 5 − 2 est un multiple de 3, pour tout entier naturel n.
Terminale S
Arithmétique
25
F. Laroche
exercices
46. Centres étrangers, juin 2002
Soit p un nombre premier donné. On se propose d’étudier l’existence de couples (x ; y) d’entiers naturels
strictement positifs vérifiant l’équation :
(E) : x2 + y2 = p2 .
1. On pose p = 2. Montrer que l’équation (E) est sans solution.
On suppose désormais que p est différent de 2 et que le couple (x ; y) est solution de l’équation (E).
2. Le but de cette question est de prouver que x et y sont premiers entre eux.
a. Montrer que x et y sont de parités différentes.
b. Montrer que x et y ne sont pas divisibles par p.
c. En d éduire que x et y sont premiers entre eux.
3. On suppose maintenant que p est une somme de deux carrés non nuls, c’est-à-dire : p = u2 + v2 où u
et v sont deux entiers naturels strictement positifs.
a. Vérifier qu’alors le couple
(u
2
− v2 ; 2uv
) est solution de l’´equation (E).
b. Donner une solution de l’équation (E), lorsque p = 5 puis lorsque p = 13.
4. On se propose enfin de vérifier sur deux exemples, que l’équation (E) est impossible lorsque p n’est pas
somme de deux carrés.
a. p = 3 et p = 7 sont-ils somme de deux carrés ?
b. Démontrer que les équations x2 + y2 = 9 et x2 + y2 = 49 n’admettent pas de solution en entiers naturels
strictement positifs.
47. France, juin 2002
1. On considère l’équation (E) : 6x + 7y = 57 où x et y sont des entiers relatifs.
a. Déterminer un couple d’entiers relatifs (u ; v) tel que 6u + 7v = 1 ; en déduire une solution particulière
(x0 ; y0) de l’équation (E).
b. Déterminer les couples d’entiers relatifs solutions de l’équation (E).
2. Soit un repère orthonormal (O ; i , j , k ) de l’espace.
On considère le plan (P) d’équation : 6x + 7y + 8z = 57.
On considère les points du plan (P) qui appartiennent aussi au plan (O ; i , j ) . Montrer qu’un seul de ces
points a pour coordonnées des entiers naturels ; déterminer les coordonnées de ce point.
3. On considère un point M du plan (P) dont les coordonnées x, y et z sont des entiers naturels.
a. Montrer que l’entier y est impair.
b. On pose y = 2p + 1 où p est un entier naturel.
Montrer que le reste dans la division euclidienne de p + z par 3 est égal à 1.
c. On pose p + z = 3q + 1 où q est un entier naturel. Montrer que les entiers naturels x, p et q vérifient la
relation : x + p + 4q = 7.
En déduire que q prend les valeurs 0 ou 1.
d. En déduire les coordonnées de tous les points de (P) dont les coordonnées sont des entiers naturels.
48. Polynésie, juin 2002
n est un entier naturel supérieur ou égal à 2.
1. Montrer que n et 2n + 1 sont premiers entre eux.
2. On pose α = n + 3 et β = 2n + 1 et on note δ le PGCD de α et β .
a. Calculer 2α − β et en déduire les valeurs possibles de δ .
Terminale S
Arithmétique
26
F. Laroche
exercices
b. Démontrer que α et β sont multiples de 5 si et seulement si (n − 2) est multiple de 5.
3
2
 a = n + 2n − 3n
.
3. On considère les nombres a et b définis par : 
2
 b = 2n − n − 1
Montrer, après factorisation, que a et b sont des entiers naturels divisibles par (n − 1).
4. a. On note d le PGCD de n(n + 3) et de (2n + 1). Montrer que δ divise d, puis que δ = d .
b. En déduire le PGCD, ∆ , de a et b en fonction de n.
c. Application : Déterminer ∆ pour n = 2 001 ; déterminer ∆ pour n = 2 002.
49. Amérique du Nord, mai 2002
Soit (E) l’ensemble des entiers naturels écrits, en base 10, sous la forme abba où a est un chiffre supérieur
ou égal à 2 et b est un chiffre quelconque. Exemples d’éléments de (E) : 2002 ; 3773 ; 9119. Les parties A et
B peuvent être traitées séparément.
Partie A : Nombre d’éléments de (E) ayant 11 comme plus petit facteur premier.
1. a. Décomposer 1001 en produit de facteurs premiers.
b. Montrer que tout élément de (E) est divisible par 11.
2. a. Quel est le nombre d’éléments de (E) ?
b. Quel est le nombre d’éléments de (E) qui ne sont ni divisibles par 2 ni par 5 ?
3. Soit n un élément de (E) s’écrivant sous la forme abba.
a. Montrer que : « n est divisible par 3 » équivaut à « a + b est divisible par 3 ».
b. Montrer que : « n est divisible par 7 » équivaut à « b est divisible par 7 ».
4. Déduire des questions précédentes le nombre d’éléments de (E) qui admettent 11 comme plus petit
facteur premier.
Partie B : Etude des éléments de (E) correspondant à une année bissextile.
Soit (F) l’ensemble des éléments de (E) qui correspondent à une année bissextile. On admet que pour tout
élément n de (F), il existe des entiers naturels p et q tels que :
n = 2000 + 4p et n = 2002 + 11q.
1. On considère l’ équation (e) : 4p − 11q = 2 où p et q sont des entiers relatifs.
Vérifier que le couple (6 ; 2) est solution de l’équation (e) puis résoudre l’équation (e).
2. En déduire que tout entier n de (F) peut s’ écrire sous la forme 2024 + 44k où k est un entier relatif.
3. A l’aide de la calculatrice déterminer les six plus petits éléments de (F).
N.B. : Liste des nombres premiers inférieurs à 40 : 2 ; 3 ; 5 ; 7 ; 11 ; 13 ; 17 ; 19 ; 23 ; 29 ; 31 ; 37.
50. Nouvelle Calédonie, décembre 2001
Partie I
Soit x un nombre réel.
(
1. Montrer que x 4 + 4 = x2 + 2
)
2
− 4 x2 .
2. En déduire que x4 +4 peut s’écrire comme produit de deux trinômes à coefficients réels.
Partie II
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
On considère les entiers A = n2 −2n +2 et B = n2 +2n +2 et d leur PGCD.
1. Montrer que n4 +4 n’est pas premier.
2. Montrer que, tout diviseur de A qui divise n, divise 2.
3. Montrer que, tout diviseur commun de A et B, divise 4n.
Terminale S
Arithmétique
27
F. Laroche
exercices
4. Dans cette question on suppose que n est impair.
a. Montrer que A et B sont impairs. En déduire que d est impair.
b. Montrer que d divise n.
c. En déduire que d divise 2, puis que A et B sont premiers entre eux.
5. On suppose maintenant que n est pair.
a. Montrer que 4 ne divise pas n2 −2n +2.
b. Montrer que d est de la forme d = 2p, où p est impair.
c. Montrer que p divise n. En déduire que d = 2. (On pourra s’inspirer de la démonstration utilisée à la
question 4.)
51. Antilles, septembre 2001
1. Soient a et b des entiers naturels non nuls tels que PGCD(a + b ; ab) = p, où p est un nombre premier.
a. Démontrer que p divise a2. (On remarquera que a2 = a(a +b)−ab).
b. En déduire que p divise a.
On constate donc, demême, que p divise b.
c. Démontrer que PGCD(a ; b) = p.
2. On désigne par a et b des entiers naturels tels que a ≤ b .
 PGCD( a ; b) = 5
a. Résoudre le système 
.
 PPCM( a ; b) = 170
 PGCD( a + b ; ab) = 5
b. En déduire les solutions du système : 
.
 PPCM( a ; b) = 170
52. Amérique du Sud, septembre 2001
4 points
Soit n un entier naturel non nul.
On considère les nombres a et b tels que :
a = 2n3 +5n2 +4n +1 et b = 2n2 +n.
1. Montrer que 2n +1 divise a et b.
2. Un élève affirme que le PGCD de a et b est 2n +1. Son affirmation est-elle vraie ou fausse ? (La réponse
sera justifiée.)
53. France, juin 2001
5 points
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal (O ; u, v ) [unité graphique : 6 cm].
On considère la transformation f du plan qui, à tout point M d’affixe z associe le point M0 d’affixe z0
i
définie par z0 = e
5π
6
et on définit une suite de points (Mn) de la manière suivante :
i
M0 a pour afflxe z0 = e
π
2
et, pour tout entier naturel n, Mn+1 = f (Mn). On appelle zn l’affixe de Mn.
1. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques de f. Placer les points M0, M1, M2.
 π 5π n 
i +

6 
2. Montrer que pour tout entier naturel n, on a l’égalité zn = e  2
par récurrence).
(on pourra utiliser un raisonnement
3. Soient deux entiers n et p tels que n soit supérieur ou égal à p. Montrer que deux points Mn et Mp sont
confondus si, et seulement si, (n − p) est multiple de 12.
Terminale S
Arithmétique
28
F. Laroche
exercices
4. a. On considère l’équation (E) : 12x −5y = 3 où x et y sont des entiers relatifs. Après avoir vérifié que le
couple (4 ; 9) est solution, résoudre l’équation (E).
b. En déduire l’ensemble des entiers naturels n tels que Mn appartienne à la demi-droite [Ox).
54. Centres étrangers, juin 2001
5 points
Un astronome a observé au jour J0 le corps céleste A, qui apparaît périodiquement tous les 105 jours. Six
jours plus tard (J0 + 6), il observe le corps B, dont la période d’apparition est de 81 jours. On appelle J1 le
jour de la prochaine apparition simultanée des deux objets aux yeux de l’astronome.
Le but de cet exercice est de déterminer la date de ce jour J1.
1. Soient u et v le nombre de périodes effectuées respectivement par A et B entre J0 et J1. Montrer que le
couple (u ; v) est solution de l’équation (E1) : 35x − 27y = 2.
2. a. Déterminer un couple d’entiers relatifs (x0 ; y0) solution particulière de l’équation (E2) : 35x − 27y = 1.
b. En déduire une solution particulière (u0 ; v0) de (E1).
c. Déterminer toutes les solutions de l’équation (E1).
d. Déterminer la solution (u ; v) permettant de déterminer J1.
3. a. Combien de jours s’écouleront entre J0 et J1 ?
b. Le jour J0 était le mardi 7 décembre 1999, quelle est la date exacte du jour J1 ? (L’année 2000 était
bissextile.)
c. Si l’astronome manque ce futur rendez-vous, combien de jours devra-t-il attendre jusqu’à la prochaine
conjonction des deux astres ?
55. Antilles, juin 2001
5 points
1. Soit B une boîte en forme de pavé droit de hauteur L, à base carrée de côté l, où l et L sont des entiers
naturels non nuls tels que l < L. On veut remplir la boîte B avec des cubes tous identiques dont l’arête a est
un entier naturel non nul (les cubes devant remplir complètement la boîte B sans laisser d’espace vide).
a. Dans cette question, l = 882 et L = 945. Quelle est la plus grande valeur possible pour a ? Quelles sont
les valeurs possibles pour a ?
b. Dans cette question, le volume de la boîte B est v = 77 760. On sait que, pour remplir la boîte B, la plus
grande valeur possible de a est 12. Montrer qu’il y a exactement deux boîtes B possibles, dont on donnera
les dimensions.
2. On veut remplir une caisse cubique C, dont l’arête c est un entier naturel non nul, avec des boîtes B
toutes identiques telles que décrites dans la question 1. (Les boîtes B, empilées verticalement, doivent
remplir complètement la caisse C sans laisser d’espace vide).
Terminale S
Arithmétique
29
F. Laroche
exercices
a. Dans cette question, l = 882 et L = 945. Quelle est la plus petite arête c pour la caisse C ? Quel est
l’ensemble de toutes les valeurs possibles pour l’arête c ?
b. Dans cette question, le volume de la boîte B est 15435. On sait que la plus petite arête possible pour la
caisse C est 105. Quelles sont les dimensions l et L de la boîte B ?
56. Amérique du Nord, juin 2001
4 points
1. Montrer que, pour tout entier relatif n, les entiers 14n + 3 et 5n + 1 sont premiers entre eux.
2. On considère l’équation (E) : 87x + 31y = 2 où x et y sont des entiers relatifs.
a. Vérifier, en utilisant par exemple la question 1., que 87 et 31 sont premiers entre eux. En déduire un
couple (u ; v) d’entiers relatifs tel que 87u + 31v = 1 puis une solution (x0 ; y0) de (E).
b. Déterminer l’ensemble des solutions de (E) dans ℤ 2 .
c. Application : Déterminer les points de la droite d’équation 87x − 31y − 2 = 0 dont les coordonnées sont
des entiers naturels et dont l’abscisse est comprise entre 0 et 100.
Indication :On remarquera que le point M de coordonnées (x ; y) appartient à la droite (D) si, et seulement
si, le couple (x ; y) vérifie l’équation (E).
57. Pondichéry, juin 2001
4 points
1. On considère l’équation (1) d’inconnue (n, m) élément de ℤ 2 : 11n −24m = 1.
a. Justifier, à l’aide de l’énoncé d’un théorème, que cette équation admet au moins une solution.
b. En utilisant l’algorithme d’Euclide, déterminer une solution particulière de l’équation (1).
c. Déterminer l’ensemble des solutions de l’équation (1).
2. Recherche du P.G.C.D. de 1011 −1 et 1024 −1.
a. Justifier que 9 divise 1011 −1 et 1024 −1.
b. (n, m) désignant un couple quelconque d’entiers naturels solutions de (1), montrer que l’on peut écrire
(1011n −1) − 10(1024m −1) = 9.
c. Montrer que 1011 −1 divise 1011n −1 (on rappelle l’égalité an − 1 = (a−1)(an−1 +an−2 +···+a0), valable
pour tout entier naturel n non nul).
Déduire de la question précédente l’existence de deux entiers N et M tels que :
(1011 −1)N −(1024 −1)M = 9.
d. Montrer que tout diviseur commun à 1024 −1 et 1011 −1 divise 9.
e. Déduire des questions précédentes le P.G.C.D. de 1024 −1 et 1011 −1.
58. N. Calédonie, juin 2001
5 points
Dans tout l’exercice x et y désignent des entiers naturels non nuls vérifiant x < y. S est l’ensemble des
couples (x, y) tels que PGCD(x, y) = y − x.
1. a. Calculer le PGCD(363, 484).
b. Le couple (363, 484) appartient-il à S ?
2. Soit n un entier naturel non nul ; le couple (n, n +1) appartient-il à S ? Justifier votre réponse.
3. a. Montrer que (x, y) appartient à S si et seulement si il existe un entier naturel k non nul tel que
x = k(y − x) et y = (k +1)(y − x).
b. En déduire que pour tout couple (x, y) de S on a : PPCM(x, y) = k(k +1)(y − x).
4. a. Déterminer l’ensemble des entiers naturels diviseurs de 228.
b. En déduire l’ensemble des couples (x, y) de S tels que PPCM(x, y) = 228.
Terminale S
Arithmétique
30
F. Laroche
exercices
59. Polynésie, juin 2001
4 points
1. On considère x et y des entiers relatifs et l’équation (E) 91x +10y = 1.
a. Énoncer un théorème permettant de justifier l’existence d’une solution à l’équation (E).
b. Déterminer une solution particulière de (E) et en déduire une solution particulière de l’équation (E’) :
91x +10y = 412.
c. Résoudre (E’).
2. Montrer que les nombres entiers An = 32n −1, où n est un entier naturel non nul, sont divisibles par 8.
(Une des méthodes possibles est un raisonnement par récurrence).
3. On considère l’équation (E’’) A3 x + A2 y = 3296.
a. Déterminer les couples d’entiers relatifs (x, y) solutions de l’équation (E’’).
b. Montrer que (E’’) admet pour solution un couple unique d’entiers naturels. Le déterminer.
60. Liban, mai 2000 (c)
5 points
1. Le plan (P) est rapporté à un repère orthonormal direct (O ; u, v ) .
Soit A et B dans ce plan d’affixes respectives a = 1 + i ; b = −4 − i.
Soit f la transformation du plan (P) qui à tout point M d’affixe z associe le point M’ d’affixe z’ tel que
OM ' = 2 AM + BM .
a. Exprimer z’ en fonction de z.
b. Montrer que f admet un seul point invariant Ω dont on donnera l’affixe. En déduire que f est une
homothétie dont on précisera le centre et le rapport.
2. On se place dans le cas où les coordonnées x et y de M sont des entiers naturels avec 1 ≤ x ≤ 8 et
1 ≤ y ≤ 8.
Les coordonnées (x’ ; y’) de M’ sont alors : x’ = 3x + 2 et y’ = 3y − 1.
a. On appelle G et H les ensembles des valeurs prises respectivement par x’ et y’. Écrire la liste des éléments
de G et H.
b. Montrer que x’ − y’ est un multiple de 3.
c. Montrer que la somme et la différence de deux entiers quelconques ont même parité. On se propose de
déterminer tous les couples (x’ ; y’) de G × H tels que m = x '2 − y '2 soit un multiple non nul de 60.
d. Montrer que dans ces conditions, le nombre x’ − y’ est un multiple de 6. Le nombre x’ − y’ peut-il être
un multiple de 30 ?
e. En déduire que, si x '2 − y '2 est unmultiple non nul de 60, x’ + y’ est multiple de 10 et utiliser cette
condition pour trouver tous les couples (x’ ; y’) qui conviennent.
En déduire les couples (x ; y) correspondant aux couples (x’ ; y’) trouvés.
Correction
1. a. z ' = 2 ( z − a ) + ( z − b ) = 3 z − 2 a − b = 3 z − 6 − i .
1
b. z = 3 z + 2 − i ⇔ 2 z = −2 + i ⇔ z = −1 + i . On a ΩM ' = 3ΩM donc f est une homothétie de centre Ω et
2
de rapport 3.
2. x’ = 3x + 2 et y’ = 3y − 1, et 1 ≤ y ≤ 8.
a. 1 ≤ x ≤ 8 donc 3 × 1 + 2 ≤ x ' ≤ 3 × 8 + 2 ⇔ 5 ≤ x ' ≤ 26
et 1 ≤ y ≤ 8 donc 3 × 1 − 1 ≤ y ' ≤ 3 × 8 − 1 ⇔ 2 ≤ y ' ≤ 23 .
b. x '− y ' = 3 x + 2 − 3 y + 1 = 3 x − 3y + 3 = 3 ( x − y + 1 ) .
Terminale S
Arithmétique
31
F. Laroche
exercices
c. Si on prend deux entiers pairs ou impairs, la somme est paire, la différence également ; si on prend deux
entiers de parité différente, la somme est impaire, la différence également.
d. m = x '2 − y '2 = 60 k ⇔ ( x '− y ' ) ( x '+ y ' ) = 60 k ; x '+ y ' = 3 x + 2 + 3 y − 1 = 3 x + 3 y + 1 = 3 ( x + y ) + 1 .
Si x’ et y’ sont de parité différente, x '− y ' et x '+ y ' sont impairs et leur produit également ; ce ne peut être
un multiple de 60. Donc x’ et y ‘ sont de parité identique ; comme x '− y ' est un multiple de 3 et pair, c’est
un multiple de 6.
Si le nombre x’ − y’ est un multiple de 30, x − y + 1 est un multiple de 10, or x et y sont plus petits que 8,
c’est impossible.
e. Comme x '− y ' est un multiple de 6 et pas de 30, x '− y ' n’est pas divisible par 5 ; pour que x '2 − y '2 soit
un multiple non nul de 60, il faut donc que x’ + y’ soit divisible par 5 ; comme il est pair, c’est un multiple
de 10.
 x '− y ' = 6 p
 2 x ' = 6 p + 10 q
 x ' = 5q + 3 p
On a alors 
⇔
⇔
avec p = 1 ou 2 et q = 1, 2, 3 ou 4, ce qui
x
'
+
y
'
=
10
q
2
y
'
=
10
q
−
6
p


 y ' = 5q − 3 p
donne :
p
q
x’
y’
x’ 2 − y’ 2
x
y
1
1
8
2
60
2
1
1
2
13
7
120
11/3
8/3
1
3
18
12
180
16/3
13/3
1
4
23
17
240
7
6
2
1
11
−1
120
3
0
2
2
16
4
240
14/3
5/3
2
3
21
9
360
19/3
10/3
2
4
26
14
480
8
5
et donc les solutions en x et y : ( 2 ; 1 ) , ( 7 ; 6 ) , ( 8 ; 5 ) . On pouvait le faire rapidement avec Excel…
y
1
2
3
4
5
6
7
8
y’
2
5
8
11
14
17
20
23
x
x’
1
5
21
0
-39
-96
-171
-264
-375
-504
2
8
60
39
0
-57
-132
-225
-336
-465
3
11
117
96
57
0
-75
-168
-279
-408
4
14
192
171
132
75
0
-93
-204
-333
5
17
285
264
225
168
93
0
-111
-240
6
20
396
375
336
279
204
111
0
-129
7
23
525
504
465
408
333
240
129
0
8
26
672
651
612
555
480
387
276
147
61. Pondichéry, mai 1999 (c)
4 points
Partie A
Terminale S
Arithmétique
32
F. Laroche
exercices
On admet que 1999 est un nombre premier. Déterminer l’ensemble des couples (a ; b) d’entiers naturels
admettant pour somme 11 994 et pour PGCD 1999.
Partie B
On considère l’équation (E) d’inconnue n appartenant à ℕ :
(E) : n2− Sn + 11994 =0
où S est un entier naturel.
On s’intéresse à des valeurs de S telles que (E) admette deux solutions dans ℕ .
1. Peut-on déterminer un entier S tel que 3 soit solution de (E) ? Si oui, préciser la deuxième solution.
2. Peut-on déterminer un entier S tel que 5 soit solution de (E) ?
3. Montrer que tout entier n solution de (E) est un diviseur de 11994. En déduire toutes les valeurs
possibles de S telles que (E) admette deux solutions entières.
Partie C
Comment montrerait-on que 1999 est un nombre premier ? Préciser le raisonnement employé.
La liste de tous les entiers premiers inférieurs à 100 est précisée ci-dessous :
2 3 5 7 11 13 17 19 23 29 31 37 41 43 47 53 59 61 67 71 73 79 83 89 97.
Correction
Partie A
On admet que 1999 est un nombre premier. Déterminer l’ensemble des couples (a ; b) d’entiers naturels
admettant pour somme 11 994 et pour PGCD 1999.
 a = kd
On pose 
où d est le PGCD de a et b : a + b = dk + dk ' = d( k + k ') = 1999( k + k ') = 11994 ⇒ k + k ' = 6 .
 b = kd '
Les valeurs possibles de k et k’ et celles de a et b sont donc :
k
k'
a
b
0
6
0
11994
1
5
1999
9995
2
4
3998
7996
3
3
5997
5997
4
2
7996
3998
5
1
9995
1999
6
0
11994
0
Partie B
On considère l’équation (E) d’inconnue n appartenant à ℕ :
(E) : n2− Sn + 11994 =0
où S est un entier naturel.
1. 3 est solution de (E) ssi 9 − 3S + 11994 = 0 ⇔ S = 4001 ; la deuxième solution est alors 4001−3=3008.
2. 5 est solution de (E) ssi 25 − 5S + 11994 = 0 ⇔ 5S = 12019 , S n’est pas entier, ça ne colle pas.
3. (E) peut s’écrire également 11994 = Sn − n2 = n( S − n) donc n divise 11994.
Comme 11994 = 6 × 1999 = 2 × 3 × 1999 , n peut prendre les valeurs 1, 2, 3, 6, 1999, 3998, 5997 et 11994 d’où
S peut prendre les valeurs 2005, 4001, 5999 et 11995.
Terminale S
Arithmétique
33
F. Laroche
exercices
n
S−n
S
1
11994
11995
2
5997
5999
3
3998
4001
6
1999
2005
1999
6
2005
3998
3
4001
5997
2
5999
11994
1
11995
Partie C
Evident… inutile de dépasser
1999 ≈ 44,7 …
62. Nombres de Farey et approximation d’un rationnel par un rationnel
Définition
m
m'
m m'
et
sont consécutives si
<
et s’il n’existe pas de
n
n'
n n'
a
 m m' 
fraction
comprise dans l’intervalle ouvert  ;
telle que b soit inférieur au plus petit des deux
b
 n n ' 
dénominateurs n et n’.
On dira que deux fractions irréductibles
Théorème
Deux fractions irréductibles
m
m'
et
sont consécutives si et seulement si
n
n'
nm '− mn ' = 1 (*)
Démonstration
• Démontrer d’abord que si la relation (*) est vérifiée, alors les deux fractions sont effectivement
a m
m' m
consécutives (comparer −
et
− , dans le cas où b est inférieur à min(n, n’)).
b n
n' n
m
m'
• Inversement, soit
et
deux fractions irréductibles ne vérifiant pas la condition(*). On suppose
n
n'
d’abord : n ≤ n ' .
• Démontrer que l’équation nx – my = 1 a des solutions en nombres entiers, puis donner tous les couples
d’entiers solutions à partir d’une solution (x0, y0).
• Démontrer qu’un des couples (m”, n”) solution est tel que 1 ≤ n '' < n .
m
m'
et
ne sont pas consécutives.
n
n'
• Procéder de façon similaire dans le cas n’ < n, en considérant l’équation : xm’ – yn’ = 1.
• Conclure d’après la démonstration du sens direct que les fractions
Définition
Soit N un entier naturel non nul.
On appelle suite de Farey d’ordre N la suite finie des fractions irréductibles inférieures ou égales à 1, dont
le dénominateur vaut au plus N, classées dans l’ordre croissant.
Terminale S
Arithmétique
34
F. Laroche
exercices
0 1 1 1 1 2 1 2 3 1 4 3 2 5 3 4 5 6 1
, , , , , , , , , , , , , , , , , ,
1 7 6 5 4 7 3 5 7 2 7 5 3 7 4 5 6 7 1
m
m'
Il est alors immédiat que deux termes successifs d’une suite de Farey :
et
, sont consécutifs au sens
n
n'
ci-dessus. Donc, d’après le Théorème : nm’ – mn’ = 1 (proposition 1).
Exemple : la suite de Farey d’ordre 7 est :
Examinons maintenant comment une nouvelle fraction s’insère dans la précédente suite de Farey.
m
m ''
Supposons que
et
soient consécutifs dans une suite de Farey, et que dans une suite de Farey
n
n ''
m m ' m ''
postérieure on ait comme termes consécutifs :
,
,
. (m’, n’) est une solution de nx – my = 1 ;
n n ' n ''
(m”, n”) est la solution suivante, donc m” = m + m’, n” = n + n’ (proposition 2).
Telle est la formule qui donne l’insertion d’une nouvelle fraction. Il faut donc rechercher les dénominateurs
de fractions consécutives dont la somme est égale au nouvel ordre de Farey.
Par exemple, avant la suite de Farey d’ordre 7 ci-dessus, nous avions celle d’ordre 5 :
0 1 1 1 1 2 1 3 2 3 4 5 1
, , , , , , , , , , , , .
1 6 5 4 3 5 2 5 3 4 5 6 1
Les fractions consécutives dont la somme des dénominateurs fait 7 sont
1
1
et
, entre lesquels va
4
3
2 2
1
3
,
et
qui vont donner naissance à , etc.
7 5
2
7
On peut aussi montrer, plus généralement :
s’intercaler
Si
m m ' m ''
m ' m + m ''
,
,
sont trois termes successifs d’une suite de Farey, alors
=
.
n n ' n ''
n'
n + n ''
Farey était un géologue britannique. Il introduisit en 1816 les suites qui portent son nom, en en énonçant
les propriétés que nous venons de voir. Cauchy compléta ses preuves.
On peut aussi parler de l’approximation rationnelle d’un réel, par exemple sous l’aspect graphique, pour
commencer. Les meilleures fractions approximantes sont les réduites de la fraction continuée. Le “Résultat”
m
m'
ci-dessus permet d’affirmer que deux réduites consécutives
et
vérifient l’équation : nm’ – mn’ = 1
n
n'
ou – 1.
Terminale S
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